Mardi 9 février 2010
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Vivre pour elle
C’est la vie qui s’offre à moi
Vivre sans elle, à quoi bon !
Son souvenir me tient éveillé
L’amour Ô Sublime sentiment
Tes pensées ardentes nous brûlent
Et nous consume sur l’autel de la vie
Cette vie qui nous est chère
La nuit je m’endors dans le calme, quand le monde s’éteint, quand le monde des rêves surgit dans nos têtes, nous partons Dieu sait où ! Le monde est alors bien meilleur, la beauté nous
apparaît dans son éclatante vérité, débarrassé du poids des images trompeuses, nous la contemplons dans son ensemble.
La nuit je vais et je viens, quand je ne dors pas j’écris ou je lis.
La nuit, quand le sommeille me gagne mon esprit s’égare, s’évade des images apparaissent et disparaissent, instantané fugace où une brève vision surgie du fond de la nuit : Elle. Chevelure
blonde comme un champ de blé, soyeux comme un tissu de satin. Je pense à elle. Jeune femme de mes rêves, sensuelle beauté qui vient hanté mes nuits. Sa voix est cristalline pareille à une douce
musique qui vient bercer mes nuits. Pourquoi n’existe tu qu’en rêve, pourquoi me torturer de la sorte, que t’ai-je fais, que t’ai-je dis ?
Qui est-elle ? Je ne sais !
D’où vient-elle ? Mystère là encore ! Est-elle réelle ou le fruit de mon imagination ! Comment répondre à ces questions. Mon esprit en fusion, mon âme torturée par cette image,
suis-je à la recherche d’un rêve, d’une idée, d’un sentiment qui n’existe pas ? Peut être bien ! Utopiste invétéré je poursuis une illusion. Une sensation étrange me
dit que je finirais par la rencontrer, un picotement qui me donne la chair de poule. Dans la vie ou dans la mort, ici ou ailleurs peu importe, seule compte cette rencontre, cet ultime rendez-vous
avec l’amour, avec la beauté, avec la sensualité qui me fait tourner la tête à l’envers. Cette sorte de beauté que nous idéalisons tous. Mais ce n’est qu’une allégorie !
La nuit souffle magique, vision féerique.
Mon âme souffre en silence, mes cris de douleurs sont muets.
Pourtant tu les entends, je le sais mon âme en est convaincue
Tu passes, tes mains effleurent mon visage, tes yeux rencontrent les miens et le temps s’arrête ! Plus rien n’existe alors.
Le temps a passé, maintenant je suis vieux et mes rêves datent d’une autre époque. La vie me quitte sensiblement, le souvenir s’estompe, la mémoire faiblit tout s’écroule autour de moi comme un
château de carte balayait par un souffle. Une seule chose pourtant perdure dans le fatras de mes pensées, une image se fraie un passage et tente d’arriver jusqu’à mon esprit. Et, dans un effort
ultime, un dernier sursaut avant le grand saut dans le noir, une vision colorée se dessine, un contour merveilleux, un sourire d’ange, un regard bienfaisant : ton visage éblouissant vient
donner un dernier réconfort à une âme qui se meure.
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