Aimé Césaire est né en Martinique en 1913. Il obtient en 1931 une bourse qui lui permet de suivre des études supérieures à Paris. En 1934, il fonde la revue l'Etudiant noir avec Senghor, Damas, Sainville et Maugée, puis entre à l'Ecole Normale Supérieure. En 1936 il commence à écrire et en 1939 retourne en Martinique où il enseigne au lycée de Fort de France. En 1941, il fonde la revue Tropiques. A partir de 1945, date de son élection à la mairie de Fort de France puis à la députation, il mène une double carrière : homme politique et écrivain.
http://www.radiofrance.fr/parvis/cesaire.htmLe peuple martiniquais rend hommage à Aimé Césaire
2008-04-18 07:53:29
FORT-DE-FRANCE (AFP)
© AFP
Hommage à Aimé Césaire le 17 avril 2008 lors d'une cérémonie à Fort-de-France
Un premier hommage populaire à la mémoire du poète Aimé Césaire décédé jeudi à 94 ans à Fort-de-France, et dont le combat contre le colonialisme avait trouvé des échos jusqu'en Afrique et aux Etats-Unis, doit avoir lieu vendredi dans les rues de Fort-de-France, en attendant ses obsèques nationales que la France organisera dimanche.
La presse quotidienne rend un hommage unanime à Aimé Césaire dont les obsèques nationales sont approuvées par tous les éditorialistes, qui soulignent souvent la "double vie" du poète et de l'homme politique.
Le président Nicolas Sarkozy, qui a salué en Aimé Césaire un "symbole d'espoir pour les peuples opprimés", a fait savoir qu'il se rendrait aux obsèques du militant anti-colonialiste.
Et l'idée de transférer le corps du poète et homme politique au Panthéon, le temple parisien que "la patrie reconnaissante" voue "à ses grands hommes", était avancée par la ministre de la Culture Christine Albanel, comme par l'ancienne candidate socialiste à la présidence Ségolène Royal, qui fera également le voyage en Martinique.
En attendant, c'est le peuple martiniquais qui accompagnera et veillera vendredi et samedi "Papa Césaire", le surnom de celui qui fut maire de Fort-de-France (1945-2001), et député (1945-1993) pendant une durée inégalée au Palais Bourbon. Un cortège emmenant la dépouille d'Aimé Césaire circulera dans les rues de Fort-de-France vendredi jusqu'au stade de Dillon, où le corps sera veillé par la population jusqu'à sa mise en terre dimanche.
Figure emblématique des Antilles françaises, et objet d'un véritable culte en Martinique, Aimé Césaire avait été admis le 9 avril au CHU de Fort-de-France, où il est décédé jeudi à 05h20 heure locale (11H20 à Paris). Né en 1913 à Basse-Pointe, sur la côte nord de la Martinique dans une famille de petits fonctionnaires, Aimé Césaire avait été confronté très jeune à la misère de la population rurale d'une île profondément marquée par deux siècles d'esclavage, qui avait alors le statut de colonie.
Etudiant à Paris dans les années 1930, il avait forgé avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas, le concept de la "Négritude", la conscience de l'identité noire, la "fierté d'être nègre" et de revendiquer ses origines africaines.
La "négritude" avait rapidement débordé le cadre des seuls intellectuels français pour se répandre dans les pays colonisés, en Afrique, dans les Caraïbes, et au delà chez les militants noirs américains en lutte pour les droits civiques. Son message avait dès lors pris un caractère universel, notamment après la publication de son "Discours sur le colonialisme" (1950), cri de révolte contre l'Occident, juché sur "le plus haut tas de cadavres de l'humanité".
De tous les combats contre le colonialisme et le racisme pendant 70 ans, l'auteur du "Cahier d'un retour au pays natal" a consacré sa vie à la littérature et à la politique. Il avait notamment été en 1946 le rapporteur de la loi sur la départementalisation des territoires de Martinique, Guyane, Guadeloupe et de La Réunion. Il avait fondé le Parti Progressiste Martiniquais (PPM) en 1958, après sa rupture avec le PCF.
A l'annonce de son décès, les chaînes de télévision locales ont interrompu leurs programmes pour diffuser de la musique classique ou afficher une photo du poète.
Ségolène Royal (PS) a demandé l'entrée au Panthéon de cet "éclaireur de notre temps". Jacques Chirac a salué "un homme de lumière", et le secrétaire général de la Francophonie, le Sénégalais Abdou Diouf, a exprimé la "très grande émotion" de toute la "famille francophone".
Cette unanimité des réactions au décès d'Aimé Césaire tranche avec l'âpreté des combats menés par le poète-militant tout au long de sa vie. Ainsi Aimé Césaire avait-il d'abord refusé de rencontrer M. Sarkozy lors d'un voyage prévu par ce dernier, puis annulé, aux Antilles en 2005, en signe de protestation contre la loi de février 2005 dont un article reconnaissait "le rôle positif de la présence française outre mer". Le poète avait finalement reçu en mars 2006 celui qui était alors ministre de l'Intérieur, lui offrant son "Discours sur le colonialisme".La presse quotidienne rend un hommage unanime vendredi à Aimé Césaire.
Didier Pourquery, dans Libération, estime que "la grandeur de Césaire fut de prendre à bras-le-corps (les) problèmes issus du colonialisme et de les régler au jour le jour, sans relâche". "Poète et député, maire et visionnaire, Aimé Césaire fut l'homme de la culture en action", conclut-il.
Dans La Croix, Dominique Quinio célèbre "l'engagé et le rêveur, le magicien du verbe et le laboureur d'idées (qui) fut homme de mots et homme d'action". "Il est bon que la postérité n'oublie aucun de ses visages", écrit-il.
Xavier Panon (La Montagne) approuve les obsèques nationales en l'honneur de cette personnalité et de "son apport exceptionnel dans la littérature et dans la conscience nationale".
"Entre ici, Aimé Césaire!", écrit Didier Pobel dans Le Dauphiné Libéré en reprenant la fameuse exclamation d'André Malraux lors du transfert des cendres du résistant Jean Moulin au Panthéon. C'est pour Didier Pobel la place où doit reposer celui qui "fut une conscience" et qui est "devenu une légende".
Une idée qui n'est cependant pas reprise par Olivier Picard des Dernières Nouvelles d'Alsace: "La proposition est belle mais l'intéressé n'en demandait pas tant". "Il doit vivre, et pas disparaître sous des gerbes de fleurs."
Toujours à propos des obsèques nationales du "poète vénéré de tous", Jules Clauwaert souligne dans Nord-Eclair que "la France s'y retrouvera, métissée comme elle l'est sur les stades".
Dans La Nouvelle République du Centre-Ouest, Hervé Cannet entend retenir "sa voix dérangeante et revendicative, ce +besoin de rugir+ qui portait jusqu'au plus profond de l'Afrique et de l'Amérique".
Ce qui fait écrire à Jacques Gantié (Le Midi Libre) qu'"un demi-siècle après son Discours sur le colonialisme, la révolte d'Aimé Césaire ... brûle encore".
L'Union, sous la plume d'Hervé Chabaud, écrit enfin que Césaire est "un messager de l'universel" qui a été "accompagné par cette foule qui, de la Martinique à l'Afrique jusqu'en métropole, avait compris qu'il appartenait déjà à l'histoire".
C’est la nuit quand tout s’éteint
Quand l’homme s’endort
Libéré des affres du quotidien
Il oublie ce qu’il est
Il aime mais il souffre
Il souffre d’avoir perdu celle qu’il aime
Suspendu au bord l’abîme
La question semble posée
Que doit-il faire ?
S’avouer vaincu comme un soldat blessé
Où reprendre sa vie là où elle s’est arrêtée
S’affirmer et reconquérir
Rien n’est acquis, rien n’est vraiment perdu
Aimer c’est choisir
Les mots importent peu
Seul comptent les actes
Alors agissons encore et toujours !
Le temps est éphémère
L’amour est éternel
C’est le seul bagage qu’on emporte
Pour le grand voyage
Gentle13
Il n'y a rien qu'on puisse dire ou faire
Le temps permet l'oublie
Ni regret ni remord
Entre doute et certitude
Au delà du rivage de l'amour
sur les quais de ta vie
Mon cœur à fait naufrage.
Suis-je perdu pour autant ?
que nenni !
Tes yeux et ton sourire
sont une lumière qui éclaire mon chemin.
Le chemin de la vie
sans embûche ni écueil
j'embarque pour une croisière sans retour
toi capitaine moi matelot
Je hisse bien haut les couleurs de notre amour
Rouge pour la passion
Blanc pour la fidélité
Vert pour l'espoir
Bleu pour la tendresse
Je laisse mon cœur dériver
entre tes bras je m'égare
sur ton sein je me repose
Dieu ! Que l'amour est doux.
gentle13
Que reste-t-il des nos amours
Quand le temps est passé et qu’on l’a laissé filer
Inconscient du bonheur que l’on a sous les yeux
On s’obstine à croire qu’il n’est pas pour soi
Tel est le cas pour bon nombre d’entre nous
Rien n’est plus terrible que celui qui ne veut ni voir ni entendre
Le temps a passé et l’être vieilli
A force d’attendre sa conscience s’est raidie
Le temps a passé et son visage s’est flétri
Mille blessures ne suffiront pas à le guérir
Cependant le temps permet l’oubli
Malgré les complots ourdis
Par amour l’être s’est soumis
Et en retour il fut puni
Quel mal a-t-il commis !
Celui qui aime ne peut être blâmé
Et pourtant lui fut banni
Et sa vie durant il fut accablé.
A qui la faute se demande l’être ? La faute à pas de chance se dit il comme pour se convaincre qu’il n’avait rien à se reprocher ou pour rejeter la faute sur quelqu’un d’autre que lui-même.
Telle est l’histoire…
Gentle13
Bonne journée
Gentle13

Des mots des phrases des idées
Etre le mot ou celui qui dicte le mot ?
Entre le mot et la phrase toute une conjugaison se décline
Féminin ou masculin
Singulier ou pluriel
Lire et écrire
C’est aimer le verbe
C’est aimer la femme qui le cite
C’est lire en elle la passion qui l’anime
Les mots, les phrases tout un programme
On se délecte, on se déchire, on s’aime
Les mots à couvert, les mots découverts
Les mots d’amour les mots de haine
Il y a longtemps déjà,
Que j’ai découvert ce rythme de vie
Cette étincelle qui anime mes nuits sans sommeil
Du livre à l’écriture c’est la page qu’on tourne
Page blanche ou griffonnée
Belle ou moche
Ardente et passionnée
Femme je vous aime
Sensuel ou pudique
Les mots se dévoilent distance
Cachés dans la phrase ils arborent un fier sourire
Ubiquité, ambiguïté un mot peut en cacher un autre
Cherché le mot et vous créerez la phrase !
Cherché l’homme et vous trouverez la femme !
Aragon le disait…
Le mot est à la phrase ce que la femme est à l’homme
L’un sans l’autre ça n’a pas de sens
La femme est l’avenir de l’homme
Il suffit de le dire ?
Non ! Il suffit d'y croire !
Croire et vouloir
Foi et volonté
Le verbe contre le mot
Le verbe et le mot
Masculin féminin
Singulier pluriel
C’est dans la femme qu’on trouve l’ivresse de la vie
Un mot, une phrase qui meure
C’est la vie qui s’éteint
Une femme qui meure c’est la vie qui ne nait pas
Paradoxe ou évidence ?