Liberté liberté, voilà le mot est dit,
mais qu'en reste il quand l'homme en enchaîne un autre ? Le soleil se lève sur un monde en danger, un monde en colère où les minorités deviennent une majorité de gens laissé sur le bas
côté de la route
L'ombre de la mort s'étend sur la terre
Les cavaliers de l'apocalypse parcours le monde
En semant les graines du mal
D'où naîtra la relève noire
L' ange déchu prendra sa revanche
Sa colère est venimeuse
Sa langue acérée
Prêt à piquer tout ce qui bouge
Mais voilà que se dresse le chevalier au casque d'or
Debout seul face au désordre
Courageux il va au combat
Sous son heaume un visage confiant
Mais l'homme brave se lèvera
Il rejoindra les rangs des justes
Afin de combattre les hommes en noirs
Pour que règne enfin l'ordre blanc
Chacun se rappelle ce que le nazisme à fait, chacun sait que l'ordre noir était une ignominie que rien ne justifiée, doit-on encore revivre cela sans rien dire, sans rien faire ?
Levons-nous et d'une seule voix disons stop à la barbarie à la folie
que chacun avec moi se lève et entonnons ce chant de gloire, cet hymne de paix et de justice
REFRAIN
Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !
COUPLETS
I
Allons ! Enfants de la Patrie !
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé ! (Bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes.
Aux armes, citoyens ! Etc.
COUPLET DES ENFANTS
Nous entrerons dans la carrière,
Quand nos aînés n'y seront plus ;
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus. (Bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre.
Aux armes, citoyens ! Etc.
Enfants, que l'Honneur, la Patrie
Fassent l'objet de tous nos vœux !
Ayons toujours l'âme nourrie
Des feux qu'ils inspirent tous deux. (Bis)
Soyons unis ! Tout est possible ;
Nos vils ennemis tomberont,
Alors les Français cesseront
De chanter ce refrain terrible :
Aux armes, citoyens ! Etc.
Amicalement
Armando
Marc Blanchet est avant tout un poète qui, au fil des pages sait par le truchement d’une prose inventive, sensible, toujours à la lisière du poème, nous entretenir de cette princesse du verbe.... Source même de toute éternité.
Pour donner un titre à son ouvrage aussi vaste que le cœur, il s’est souvenu de Pétrarque, qui nommait les auteurs anciens grecs et latins qu’il admirait le plus : "les amis secrets".
Nous entrons donc toujours plus avant, dans l’univers artistique et secret de l’auteur. Nous sommes au cœur même de sa pensée et nous découvrons un monde où règne la poésie mais où la musique est loin d’être absente. M arc Blanchet nous fait découvrir des couloirs inconnus qui relie l’écriture musicale aux vers qui constituent le chant même de l’âme.
Le lecteur comprend alors qu’il n’existe aucune frontière entre les arts. Peinture, sculpture, musique ou poésie, ce sont là les enfants d’un même lit.
Nous découvrons de grands maîtres disparus mais aussi des contemporains qui font de cet ouvrage le carrefour des arts.
Chaque page agit comme une rencontre qui pénètre notre chair et notre esprit mêlant images et rythmes comme une lumière qui pousserait toujours plus loin nos derniers repères. La découverte est chaque fois synonyme de surprise, tant le pouvoir des mots est rendu à sa puissance première.
L’auteur nous donne envie de connaître ces artistes dont il nous brosse en quelques pages le portrait saisissant.
Dès les premières lignes, le lecteur cède au charme de la promenade. Il devient impossible de renfermer le livre sans l’avoir lu tout entier et la liste est impressionnante des noms et œuvres que l’on a notés au passage.
Cédez sans résistance à cette aventure poétique où vous puiserez les forces vitales de l’univers qui offrent à l’homme la première image du monde.
Marc Blanchet, Les amis secrets, José Corti -
Pour entrer dans la poésie de Marc Blanchet , on lira ses deux derniers recueils (dont je vous parlerai le mois prochain) Cheval blanc aux Editions Virgile et Meurtrières, Atelier la Feugraie.
Extraits
""Ne coupez pas le cordon qui relie le corps à l’enfant du rêve,/ le cordon astral à l’enfant aldébaran, ne coupez/pas le sang, l’or." Ces vers au début d’un poème de "Science ultime" du portugais Herberto Helder ont les vertus de la grande œuvre qui tient en une page : donner par le verbe une ouverture proprement musicale, créer un état de conscience que l’on peut appliquer en échelle sur notre chair, allant du périssable qui nous engendre au corps astral qui nous accompagne, peut-être, éternellement. Helder ne cherche pas à bâtir : il révèle. Prodiges et infini sont sa langue. A la différence d’Artaud - une œuvre du corps en voix de tête - Helder découvre dans le désespoir amoureux des vertus guérissantes. Ses livres sont d’incessantes noces. Ces vers cités sont à l’image de l’œuvre, un métal précieux forgé sur l’enclume. Le coup de marteau doit toujours être l’ époux de la lumière."
Voilà quelqu'un que beaucoup doivent déjà connaître pour avoir lu au moins un de ses livres, pour ceux qui ne la connaissent pas encore vous avez affaire à une grande romancière, c'est vraiment un personnage à (re)découvrir eu égard au talent qu'elle a pour écrire. J'ai passé de grand moment à lire soit la Marquise des ombres soit un amour fou, vous ne le regretteraient pas c'est un pur moment de plaisir et de détente. Les heures défilent et vous faite durer le plaisir vous retarder l'échance de la fin vous êtes plongés au coeur du roman et vous partagez la vie des personnages et l'intrigue du livre plus vous lisez et plus vous avez envie d'en lire plus.
Le gardien du phare...
mardi 20 mars 2007.
Un ouvrage où les différentes voix du récit - loin de diluer l’intrigue - renforcent la profondeur de vies âpres et dénuées de toute notion d’amusement dans une Nature farouche et indomptée.
Un beau texte à découvrir, poignant et intense.
Catherine Hermary-Vieille, Le gardien du phare, Editions Albin Michel -
La Bourbonnaise
(LGF - Livre de Poche, 2003, 542 pages)
Quelle superbe biographie (romancée à juste dose) que celle-ci! Le destin d'une femme sans pareille, avec qui les lectrices partageront les sentiments et révoltes, avec qui les lecteurs vivront un art consommé de la séduction... Les
unes et les autres ne resteront pas indifférents à la vie de Jeanne Bécu, partie de rien, pour devenir Jeanne du Barry, comblée d'amours et d'amants - notamment Louis XV -, de richesses et d'honneurs, mais aussi mortifiée par les haines et jalousies de ses rivaux et rivales.
Et comme tout est éphémère, après avoir fait tourner les têtes, cette charmante comtesse perdra la sienne sous la guillotine...
C'est non seulement une vie qui nous est dévoilée mais aussi toute une époque, avec ses fastes et ses misères.
Gentle13
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présentation du travail d’Olga Sedakova et lectures par :
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Olga Sedakova est née en 1949 à Moscou. Poètes de loin amènent la parole. « L’on peut commencer un entretien sur la poésie – ou bien plutôt sur le drame de la poésie dans la société contemporaine (d’aucuns diraient volontiers sur la fin de la poésie dans notre civilisation, sur sa mort, sur l’heure post-poétique qui a sonné à nos montres) de n’importe quel endroit. Le caractère arbitraire de ce point de départ est la première leçon que nous donne la poésie : leçon de transformation de l’espace. L’espace touché par la poésie, de réalité chosifiée qu’il était, local rempli d’objets (entre lesquels existent des distances plus ou moins grandes, franchissables ou infranchissables) devient quelque chose d’autre. Il se dématérialise, de même que les cordes effleurées par les doigts, l’archet ou le plectre cessent d’être des objets et se muent en pure vibration sonore. Ainsi, en poésie (j’entends ici la poésie indépendamment de l’activité versificatrice proprement dite), ce qui est proche peut s’avérer plus éloigné qu’une galaxie, tandis que le plus lointain résonne non pas de près, mais de l’intérieur – et tout peut répondre à tout, sans tenir compte de son emplacement « prosaïque », de ses propriétés lexicales, sémantiques, logiques, historiques. » LA PLUIE |
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Le voyage en Chine et autres poèmes ou l’amour de la création
mardi 1er novembre 2005.
Elle passe une partie de son enfance en Chine, où son père, travaillait comme coopérant. Elle fit ses études à l’Université d’État de Moscou avant de soutenir, en 1973, à l’Institut d’Etudes Slaves et Balkaniques de l’Académie des Sciences d’URSS, une thèse sur les rites funéraires archaïques des Slaves du Sud et de l’Est.
Ces longues études et ses recherches ont permis à Olga de découvrir tout d’abord la poésie russe classique, puis la poésie européenne. Elles abordent ainsi, dans l’original, les oeuvres de Dante, Goethe, Hölderling, Baudelaire, Claudel etc....
Cette poétesse écrit ses premiers vers à l’âge de 11 ans. La poésie représente la concrétisation la plus naturelle de sa pensée.
Olga n’est pas un auteur officiel, et ses poèmes seront ignorés jusqu’à la Perestroïka. Cependant, son oeuvre est largement diffusée par les réseaux parallèles du « Samizdat ». Au moyen de lectures et réunions clandestines, la poésie fut et demeure pour tous les peuples opprimés de la terre, l’expression et le symbole de la résistance et de la liberté. C’est sans doute pour cela que dans certains pays occidentaux elle est, de nos jours, sous haute surveillance.
Vorota, Okna, Arki (fenêtres, portes, arcades) fut le premier recueil de notre poétesse. Notons qu’il parut à Paris en 1986, aux éditions Y. M. C. A Press. L’oeuvre d’Olga est aujourd’hui traduite dans plus de quinze langues, ce qui permet de dire que cette poétesse est devenue à la fois internationale et incontournable.
Mais lorsqu’elle fut publiée dans les années 60, c’était dans des journaux et revues contrôlés par le parti. 1967 marque le début du silence. Plus aucun poème ne parut et cette « disparition poétique » dura jusqu’en 1991.
1967 n’est pas une date innocente, elle est à la frontière de l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du Pacte de Varsovie qui marquera la fin du rêve socialiste et de la liberté des peuples. Année sombre et glaciale où Olga a fait de la résistance spirituelle, non pas contre le régime, mais contre « l’étant », le donné, la vie sans vie que le pays doit subir. L’arme essentielle de cette résistance pacifique est le désir de forme dans un monde devenu justement uniforme.
Olga fait partie d’un cercle d’artistes, poètes, écrivains, philosophes, qui ont pour point commun le refus de toute compromission avec le pouvoir. Aujourd’hui, sa poésie circule dans le monde entier. Elle incarna l’attitude du héros lyrique inflexible devant les tentations et les pièges de l’histoire, mais aussi cette profonde humilité face aux forces divines.
Contrairement aux États-Unis et à l’Europe, la Russie n’a accepté l’emploi du verbe dit libre, qu’à partir de la dernière décennie du 20e siècle. Olga se démarque par la synthèse qu’elle opère entre la tradition et l’avant-garde. Ces maîtres en poésie sont Mandelskam et khlebnikov. Ce dernier, qui est sans doute le plus génial des poètes d’avant garde russe est peut-être aussi un des plus grands du 20e siècle, se retrouve dans certains poèmes d’Olga. Elle lui rend également hommage en lui consacrant plusieurs études critiques.
Le voyage en Chine et autres poèmes regroupe des extraits de plusieurs recueils dont Stèles et Inscriptions, chansons anciennes, sans oublier naturellement le Voyage en Chine.
L’humilité (smirénie), la compassion, la douceur, le partage en une communion profonde, sont les acteurs de ses poèmes où le courage, l’indépendance et l’acte de foi en la vie offrent au lecteur la vision d’un autre futur. Souhaitons que ce recueil, en français, sera suivi de beaucoup d’autres (en version bilingue cette fois) permettant ainsi au public de découvrir et d’apprécier une voix majeure de notre époque.
"Elégie se transformant en Requiem (extraits)
Je ne veux pas savoir de quelle angoisse
s’agite cette mer inouïe.
« En bas » - ici cela veut dire : « devant nous ».
Je hais l’approche du malheur !Oh ! prendre tout, et par tout, et sur tout,
ou bien avec un pin trempé dans le Vésuve,
sur les cieux, comme quelqu’un a dit,
écrire, écrire à ces seuls mots
écrire en sanglotant les mots « VIENS A NOTRE AIDE ! »
en lettres énormes, pour que les voient les anges
pour que les lisent les martyrs
assassinés avec notre accord
pour que le seigneur le croie : rien
ne reste dans le coeur détesté,
dans l’esprit vide, sur la terre ruinée
nous ne pouvons plus rien. Viens à notre aide ! »"
Femme du monde béni soyez vous
Puisse un jour l'homme vous aimer
Puisse un jour l'homme vous comprendre
Et partager avec vous la vie que vous souhaiteriez avoir
Femme je vous aime disais notre ami Julien Clerc et Ô combien ll raison. Puisse votre vie être comblée maintenat et à tout jamais, c'est le voeux et la prière que je fais en espèrant que quelqu'un part entendra et excaucera ma prière.
Poème pour la femme
Le temps furieux gronde
L'homme n'est pas sage
Le temps furieux tonne
L'homme est-il sourd ?
Nous avons l'expérience du temps qui passe
Nous avons les yeux ouverts sur le monde
Nous avons des oreilles pour entendre
Que voyons-nous, qu'entendons-nous ?
Laissons la femme régir et gérer
Nous avons pas su oeuvrer pour le bien commun
Peut être fera-t-elle mieux
Pour le devenir de tous.
La femme est mère
Le père est homme avant tout
La différence est considérable
Suffit que nous l'acceptions une fois pour toute.
Peut être qu'un jour le monde sera devenu sage
Par l'homme qu'enfin il vive en paix
Puisse les enfants
Grandir dans un monde en paix
Mais j'en doute, l'expérience parle pour moi
L'histoire jusqu'à présent ne montre rien
Qui puisse d'avis changer
L'histoire ne fait que se répéter
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Gentle13
