http://atheisme.free.fr/Religion/Abbe_pierre.htm
Henri Grouès, dit l’Abbé Pierre, né le 5 août 1912 à Lyon, mort le 22 janvier 2007 à Paris, est un prêtre catholique français, résistant puis député, fondateur en 1949 des Compagnons d'Emmaüs, une organisation caritative laïque destinée à aider les pauvres, les exclus et les réfugiés, et de la Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés pour les sans domicile fixe (SDF). Des sondages l'ont désigné dix-sept fois « personnalité préférée des Français » de 1989 à 2003. [1].
26/01/2007 16:45 Les humbles et les puissants remercient l'abbé Pierre
Cérémonie poignante, vendredi 26 janvier en fin de matinée, à Notre-Dame de Paris, où les plus démunis comme les autorités suprêmes de l’État et de l’Église ont rendu un dernier hommage au fondateur d’Emmaüs
Encore une découverte que je viens de faire, comme toujours je tiens à vous les faire partager là s'en est une aussi. J’irais pour ma part me le procurer afin d'en savoir un peu plus long et de découvrir qui se cache derrière ce livre. Le titre là encore est pour moi une invitation ce paradoxe entre parler ou se taire me fait supposer que le livre doit être intéressant à lire d'ailleurs une phrase plus bas le dis aussi :
A lire absolument et à méditer
Je n'en dirais pas plus, juste de quoi vous mettre "l'eau à la bouche" et vous donner l'envie de lire encore et toujours, mais comme tous les goûts sont dans la nature, chacun se fera son opinion et mes choix ne sont ou ne seront pas les vôtres. L'essentiel c'est la curiosité de découvrir autre chose qu'on n'a pas forcément l'habitude de lire ou de faire.
Mes amitiés à toutes et vous tous
Il fallait que je le dise ou le refus du silence
vendredi 30 septembre 2005.
Maïr éclate, elle ne peut plus demeurer muette, à contempler sur son grand écran, le film d’une série B qui raconterait les actions folles et souvent suicidaires, ordonnées par des êtres atteints du syndrome inguérissable du pouvoir.
Lorsqu’elle a décidé d’écrire ce livre, Maïr a pris conscience de la marche d’abord lente puis de plus en plus sourde et vive du monde vers l’abîme. Course d’autant plus insensée que les richesses financières amassées, le plus souvent au prix fort du sang, n’aura plus aucune valeur face aux catastrophes engendrées par nos attitudes irresponsables.
En rejoignant les savants qui dénoncent les erreurs et tirent la sonnette d’alarme depuis 1950, le poète reprend le rôle qui est le sien : celui de transmettre mais aussi de dénoncer, de mettre en garde. Maïr est donc dans son rôle primordial d’artiste. Elle a choisi la voie la plus difficile qui existe.
N’est pas pour cela que la plupart de nos poètes contemporains préfèrent nous entretenir de toute autre chose, "oubliant" que nous sommes assis sur le couvercle d’un volcan qui s’éveille ?
L’horreur, sous toutes ses formes, les catastrophes, les attentats, les accidents, ne sont plus que des faits divers banalisés par les grands médias. On déjeune entre une épidémie, une prise d’otages ou un nouvel incendie criminel. Quoi de plus banal ? La mort n’a plus de visage, elle est "statistique" uniquement.
Pour nous ouvrir les yeux du cœur, pour nous faire comprendre ce qui se passe réellement, Maïr a décidé de prendre les mots à bras de corps les métamorphosant ainsi en messagers de la vie.
Face à tant de vérités, tant de dangers véritables, certains prennent le parti de rire, mais le rire dans ce cas précis n’est que le masque de la peur. Courageuse, jusqu’au bout de la plume, l’auteur nous entraîne au bord de ce quotidien qui risque de nous aspirer un jour ou l’autre.
Poésie libre et ardente, passionnée mais lucide, les poèmes, sans concession aucune, nous obligent à regarder puis à réfléchir.
Ces imprécations de Maïr brisent le faux silence derrière lequel se déroule notre existence au jour le jour et nous place devant le miroir d’une vérité que nous n’aimons pas entendre mais qui, si nous n’y prenons pas garde, risque de nous asservir pour peut-être aller encore plus loin.
En achetant ce recueil, vous pénétrez dans votre quotidien par une autre fenêtre, celle qui permet de prendre le recul nécessaire face à une situation préoccupante.
A lire absolument et à méditer.
Maïr Rancher, Il fallait que je le dise, Editions Chemins de Plume - EAN :
Extraits
"Peurs,
Peux-tu vivre
Et croire
Que tous ces cadavres ne parleront plus !
Peux-tu penser
Qu’il n’y aura jamais
Des tombes ouvertes
d’où surgiront
Mille corps décharnés
Aux yeux troués.
Ils n’ont pu supporter
Les fleurs, les couronnes
Ni surtout le silence
Où pieusement tu les contrains !Cassant leur bière
Ils hanteront tes nuits
Ils cracheront
Leurs vérités
Pour réclamer
Leur survie
Dans tes paroles...
Poète
Ne rêve plus de luth
Mais lutte avec tes mots
Et reconstruis."
Amicalement
Armando
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/ né en 1972 à boulogne billancourt / études à rueil malmaison puis versailles / il commence à écrire des récits en 1985 / découverte de la poésie au lycée / abandon de la narration jusqu’en 2004 / 1990 : premières parutions en revue / études de lettres à l'université paris X puis paris III / il voyage : villes, regs, toits habitables, ports donnant sur l’atlantique / il se met à peindre à partir de 1994 / doctorat sur henri michaux / étude du fonctionnement des rêves / parallèlement, il enseigne trois ans à l’université paris X / 2002 : blanche par-dessus la mer / 2003 : premiers dons de la pierre / création de ce site / 2004 : onirocosmos (sa thèse) / le 2 août 2005, il visite la grotte chauvet / il s'essaie à la vidéo / 2006 : zones sensibles, un premier roman et sol pour l'enfoncement / il vit en banlieue parisienne / enseigne dans le secondaire / / 1979 / 1989 / 1990 / 1992 / 1994 / 2005 / 2006 / 2006 / 2006 / 2006 / 2007 /
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Henri Michaux ou l’intérieur du miroir
dimanche 25 décembre 2005.
L’aventure commença vers la fin de la seconde guerre mondiale avec l’achat de « Panorama de la jeune poésie française » de René Bartelé, publié à Marseille en 1943. Un poème toucha tout particulièrement Robert Bréchon qui avoua, que 60 ans plus tard, ce poème « emportez-moi » le touche toujours autant.
Puis, ce fut la découverte en 1946, dans la collection « Poète d’aujourd’hui » chez Seghers, de Michaux. Il y eut, plus tard, Raymond Bellour qui donna un « Henri Michaux ou une mesure de l’être » paru chez Gallimard, mais aussi, les introductions des oeuvres complètes en trois volumes à la bibliothèque de la pléiade, toujours chez Gallimard.
Tout semblait dit... Il n’y avait plus, peut-être, qu’à souligner ou suivre la route déjà balisée... Mais relever un défi, est avant tout faire acte de création. Pour atteindre son but. Robert Bréchon eut recours à l’écriture. Une écriture qui, ne cherche pas l’effet, une écriture, qui connaît le chemin de l’âme toute simple, toute pure. Avec cet ouvrage, Robert Bréchon réalise une synthèse entre l’homme et son œuvre, tout en respectant l’un et l’autre, ce qui représente un véritable tour de force.
Seul Michaux, artiste peintre, demeure quelques pas en arrière, laissant à l’écrivain le rôle principal, car l’oeuvre picturale connaît une audience universelle encore à venir pour la prose et la poésie.
Michaux est-il un poète à part entière, un poète véritable ? N’est-il pas plutôt un pionnier du monde visible, mais également et surtout du monde invisible ? Mais, me direz-vous, devenir comme dans le Nouveau Monde, l’aventurier des grandes plaines, n’est-ce pas justement incarner « le poète » dans ce qu’il a de plus authentique et de plus sacré ?
Michaux a suivi la piste des hallucinogènes pour atteindre et pénétrer dans des univers fantastiques. De ces expériences mystérieuses, le poète nous a laissé une écriture qui sent la foudre et où les éclairs de la vie claquent à l’intérieur de chaque mot, comme autant de paroles inconnues qui nous traversent, nous bousculent, transfigurant le pas minuscule de notre quotidien. N’est-ce pas ainsi que l’artiste se métamorphose en mythe ?
Hors de tous les courants, de toutes les modes éphémères, Michaux, a refusé tous les honneurs, les décorations, car il considérait que ’l’écriture ne suit pas, elle précède’. Il ne faisait que poursuivre une direction qui depuis sa naissance, ’lui fait choisir sa voie singulière’. Le poète se défiait de tout ce qui pouvait limiter, clore, enfermer, sa marche dans le doux ronron hypnotique de la ’ routine’.
Michaux savait maintenir « cet état d’éveil » qui s’exprimait par une présence active. ’Nous dormons notre vie, nous passons à côté d’elle, nous sommes des somnambules, l’ambition du poète c’est de parvenir à ce niveau supérieur d’éveil qui est à l’éveil ordinaire ce que celui-ci est au sommeil’
’j’écris pour me parcourir...’. L’écriture semble bien à la recherche du poète. De cette chasse naît, derrière chaque mot vaincu, un nouveau personnage ! Aussi le poète incarne-t-il ce ’fameux point d’interrogation en marche’. ’À la mesure, au limité, on aboutit plus, quoi qu’on fasse alors, on est dans les ondes sans fin du démesuré. D’une façon, c’est un peu un retour...’
’L’homme est un enfant qui a mis une vie à se restreindre, à se limiter, à se voir limiter, à s’accepter limité. Adulte, il y est parvenu, presque parvenu. L’infini, à tout homme, quoi qu’il veuille ou fasse, l’Infini ça lui dit quelque chose, quelque chose de fondamental. Ça lui rappelle quelque chose. Il en vient.’, nous confie le poète dans le dernier volume de la saga mescalienne, « les Grandes Epreuves de l’Esprit ».
Robert Bréchon nous montre dans ce livre indispensable à une approche plus profonde peut-être de « cet artiste univers » entre prose et poésie, tout ce qui exclut l’enfermement, cette limitation plus ou moins consciente de soi-même. Michaux n’a cessé, par le biais de ses phrases mouvantes, tendues comme une coulée de lave, d’exprimer les malaises de ce Mystère qui nous entoure.
Cette quête multiple, jamais achevée, prouverait la présence d’un mouvement que l’homme doit saisir pour atteindre le seuil où se tient « le vivant ». Tout est en devenir, tout est donc à découvrir, au-delà de ce temps aussi insaisissable que ce monde à trois dimensions.
Le livre de Robert Bréchon s’achève par « quelques renseignements sur quatre vingt années d’existence, sorte de guide qui permet au lecteur de comprendre le cheminement de « cet artiste cosmique » que nous sommes encore loin de cerner.
Il faudra, sans doute, plusieurs générations, avant que nous appréhendions l’oeuvre dans son ensemble. L’ouvrage de Robert Bréchon ouvre une brèche, admirable et terrible, offrant à notre regard stupéfait l’étendue de notre éternité, non aux confins des galaxies, mais bien à notre porte, dans la fuite innocente du contenu de notre sablier.
(mesure de l’homme -Henri Michaux)"... Il y a une solidarité des créatures
Contre les abus de pouvoir du créateur
Si j’étais Dieu, j’aurais pitié du cœur des hommes,
Et des bêtes"
... ..."Le problème de la nuit reste entier. Comment la traverser, chaque fois la traverser tout entière ?
Que mes secondes sont lourdes ! Jamais je ne les aurais crues si lourdes. Instants éléphantiasiques.
Loin de tout, rien en vue et pourtant comme des bruits à travers un filtre.
J’entends des paroles ininterrompues, comme si sans cesse, on répétait : Labrador, Labrador, Labrador, Labrador,
Labrador, Labrador. Une poche me brasse. Pas de fond. Pas de porte, et moi comme un long boa égaré... Oh espace, espace abstrait (...) (...)
Fatigué de monter, vais-je descendre ? Mais je ne suis plus fatigué. Je ne sais plus rien de ce qui est de la fatigue. Je ne la connais plus.
Je suis grand. Je suis tout ce qu’il y a de plus grand. Le seul peut être tout à fait grand. Où sont les êtres ?..."
"Grand, j’aimerais aller vers plus grand encore, vers l’absolument grand. Je m’offre s’il existe. J’offre mon néant suspendu, ma soif jamais encore étanchée, ma soif jamais encore satisfaite. Tout convient : le lieu est vaste. Plus vaste. Plus de fermeture. Pas de témoins. Fais signe si tu existes, viens, me prenant comme insecte dans une couverture. Viens tout de suite. Ceux d’en bas tirent sur moi, cerf-volant dans le vent, cerf-volant qui ne peut résister, qui ne peut couper sa corde..."
Que vais-je faire, je ne sais plus vraiment ! Le temps manque, l'inspiration s'enfuie à tire d'aile. D'ailleurs elle ne me demande pas mon avis, à mon grand désespoir dirais-je ! Qui puis-je, rien Hélas ! On ne peut lutter contre son destin, c'est lui qui décide de nos existences.
C'est la nuit, quand tout est calme, quand le monde s'assoupit quand les consciences s'éteignent enfin, alors je suis en paix. Les images vont et viennent, les mots se pressent à la porte de mon imagination.
La nuit, le mouvement se fige, plus rien ne bouge le temps est suspendu au dessus de l’abîme noir. Rien n’est plus pareil, les ombres et les lumières jouent à cache cache sans qu’il n’y ai un véritable gagnant au bout du compte. Mais ce n’est pas vraiment important, l’essentiel c’est d’écrire le roman de toute une vie, c’est finir en apothéose, c’est connaître un moment de gloire même fugace.
La nuit fait place à l’utopie, au rêve, à l’instant magique où je ferme les yeux et laisse faire mon imaginaire. Là tout est possibles, tout est facile les mots se bousculent et s’alignent d’une manière différente sans que j’intervienne d’aucune façon. Qu’importe, j’aime ce moment je me sens libre parce que je suis libre, allégé de la lourdeur de la journée empêtré dans les vicissitudes routinières qui me font penser à autre chose de plus concret, de plus matériel parce qu’il faut vivre chaque jour qui passe.
Voilà pourquoi j’aime ce moment, quand on est seul, quand plus personne vient dicter nos faits et gestes, quand on est débarrassé de l’œil indiscret, inquisitoire de ceux qui nous entourent, qui ne nous laissent guère de répit, qui aurais-je tendance à dire, nous vampirisent parce qu’ils sont incapables de penser et d’agir par eux même. Alors vous subissez ces instants tant bien que mal en languissant que cette fichue journée se termine afin de regagner votre havre de paix.
Là je suis tranquille, quand je rentre chez-moi et que je ferme ma porte en laissant dehors le bruit et les cris. Là devant mon écran, la télé en sourdine qui me tient compagnie, un livre sur le bord du bureau rien ne me manque vraiment, je trouve mon équilibre et sans être tout à fait égoïste je suis bien, je suis en paix. La fatigue me gagne, l’esprit en repos je me couche, mes yeux se ferment, ma conscience sombre dans un sommeil profond où j’oublie ce monde et ces tracas, ces ennuis quotidiens, ces malheurs journaliers. J’ignore où je vais et ce que je fais, j’ignore qui je rencontre et qui je deviens dans ces moments là.
Le matin survient, l’espoir renaît, la vie est là belle, intransigeante, répétitive où le hasard se mélange à la certitude. Car rien n’est définitif, tout peut subvenir à n’importe quel moment, et comme nul ne peut dire de ce que demain sera ne préjugeons de rien, vivons simplement avec ce que la vie nous apporte. Pour conclure je dirais qu’il ne faut jamais désespérer car on ne sait jamais de quoi demain sera fait !
Armando
Je me consume dans le temps, je me désagrège dans l’espace, solidaire de l’un comme de l’autre, mon esprit plane au-dessus du monde.
Je vois à travers le monde les esprits malfaisants, les esprits malicieux, les âmes en peines et les esprits torturés.
Je voyage au-delà des mots, sur les ailes des oiseaux migrants, sur les phrases toutes faites qui ne résument rien, qui expliquent tout.
Voyageur infatigable je parcours le monde tel un ermite éternel qui, plongeait dans sa solitude contemple les mots dans la splendeur de l’azur.
Avant que le soleil s’éteigne, que la lune disparaisse, que le monde s’engloutie dans les ténèbres, je préfère partir en fumée dans l’éclatante blancheur d’une éternité : Car qui n’a point d’espérance n’a point de vie.
La vie, la mort, l’amour une seule et même chose quelque soit le côté où l’on se trouve.
Le temps, l’espace porte ouverte sur l’autre coté du miroir, miroir sans tain où rien ne transparaît mais laisse deviné ce qui se cache derrière.
Rien !
Voilà l’unique Vérité. Rien de plus rien de moins autant vivre avec ça comme absolue certitude que notre monde, notre univers n’est en faite rien d’autre que le fruit d’un hasard compliqué où entre en jeu des forces qui dépassent notre entendement.
Rien !
Voilà l’unique Vérité, toute « révélation » n’est que pure exagération, car rien n’existe de plus faux qu’une contre vérité sur un Dieu qu’on trahi quand tout ne va pas comme on le voudrait.
