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gentle13

 

Nouveau blog, nouvelle idée. Un blog qui résumera l'ensemble des personnages et des sites auxquels je me suis référé pour mon blog passion poésie. Sur se site je décrirais en détail si du moins j'ai toutes les informations sous la main, la vie, les œuvres des poètes et écrivains présentaient sur passionpoésie. D'abord je commencerais par les sources sans toutefois dévoiler la totalité des renseignements qui me sert à créer mes articles, eh ! Oui autrement mon blog n'aurait plus lieu d'être.

 

PassionPoésie

 
Vendredi 29 février 2008
Volià un poète, qui je pense ne vous laissera pas indifférent, quant à moi il m'a interpellé mais jusqu'à présent sans raison vraiment précise j'hésitais à le mettre en ligne. Aujourd'hui en relisant le texte et les vers cités en contre bas je me suis finalement décidé à le publier. J'espère que mon choix sera judicieux.
Amicalement
Gentle13



Guy Jean : un poète à la proue de la vie

lundi 19 février 2007.
 
Je vais vous parler aujourd’hui d’un poète tout à fait étonnant que j’ai rencontré lors du dernier festival du livre de Nice. Il se nomme Guy Jean. Il a vu le jour de l’autre côté des mers sur les bords de la baie des chaleurs, en Acadie.
Guy Jean : Du sang sur les Astilbes
Guy Jean : Du sang sur les Astilbes
Ecrits des Hautes Terres Collection « Cimes, EAN : 9782922404388
Ce sont des paysages merveilleux qui virent la naissance de ses premiers poèmes et lorsque j’ai découvert les recueils de cet artiste, ce fut pour moi, un véritable évènement.

En effet, cette poésie possède à la fois le trait, la fulgurance, mais ce qui est très rare de nos jours, cette part de sensibilité qui plonge chaque mot dans la gorge du coeur.

Ce peintre du langage trace au couteau la marche du sang qui troue la toile de notre quotidien et bouscule notre pauvre mémoire. Guy Jean nous parle aussi de la cruauté du monde où il n’existe aucun bouclier capable de protéger l’homme du mauvais sort. Le poète s’intéresse également au temps, cet espace éphémère et terrible, où le jour disparaît sans cesse entre les aiguilles de l’heure et les doigts crochus de la nuit... Et puis il évoque cette indifférence où les hommes se croisent, se bousculent sans jamais se voir. Ce décor aveugle et cruel marque au fer rouge notre poète. Le dialogue, se traduit c’est avant tout par la rencontre entre deux êtres, deux mondes, deux solitudes, avant que la mort ne vienne frapper à la porte du soir et Guy Jean l’exprime magistralement dans la rivière de ses poèmes.

Mais n’oublions pas l’amour, l’amour omniprésent ; qu’il porte le masque de la révolte, de l’indignation, ou même qu’il incarne cette quête de la réconciliation avec les origines de cette humanité entre le Serpent de la Connaissance et l’Innocence sous le Pommier ! Mais lorsque Guy Jean nous propose « Sur le fil tendu des amours », nous entrons dans l’océan du désir où chaque vague est une promesse qu’une autre bouscule avant que la troisième ne vienne occuper un instant toute la scène. Ainsi passent les jours sous la meule du quotidien. Mais entre oubli et regret, nos rêves n’ont pas épuisé toutes les graines. La beauté ouvre la cascade toujours neuve du plaisir. Des odeurs, où prend racine la danse des corps, invente des étoiles au ciel des jeunes filles mêmes si les blessures serrent de refuge ou de fuite à nos étreintes déçues.

Attention, le poète met en garde celui qui possède la lucidité, celle qui écarte la lumière et dont le regard ne perçoit jamais les bras tendus des secrets ni l’aveu sur les lèvres de la chair. Comme tout artiste véritable, Guy Jean nous convie à partager une expérience insolite. En effet, à l’occasion d’une nouvelle connaissance que fit notre poète avec un bédéiste de renommée internationale, Edmond Baudoin, il fut décidé la création d’un ouvrage à quatre mains : « les blanches feuilles où dansent nos âmes ». Ce livre traduit l’inspiration mêlée de ces deux artistes. J’avoue que le résultat est étonnant car la maîtrise dont ces deux créateurs ont fait preuve, nous pousse dans les bras d’une aventure unique entre le lecteur, le poète et l’illustrateur. Un « journal d’atelier » conclut l’oeuvre et sert de guide à celui qui découvre la quête merveilleuse entre le Verbe et le trait, le mot et l’image.

Je voulais avant de vous quitter attirer votre attention sur un autre recueil « Et l’eau répondit... ». L’eau, cet or bleu du XXIe ne pouvait laisser indifférent un poète, et encore moins celui qui passe ses jours dans la musique des rivières.

Guy Jean multiplie les expériences, car un artiste ne peut que poursuivre sa voix sur les chemins inconnus où la Terra Incognita garde jalousement les trésors de secrets ancestraux toujours à découvrir. L’artiste est un conquérant, un explorateur, un pionnier qui, au péril de sa vie, doit repousser sans cesse, les limites de son art. Guy Jean appartient à cette race de poètes jamais rassasiés, qui remettent toujours au lendemain la halte que la plupart ne cesse de réclamer. Mais le verbe n’attend pas et l’artiste se doit de le servir, sans aucune réserve. N’est-ce pas là, justement, que réside la grandeur et la majesté de ce poète d’exception.

" Le jour disparaît au bout du sillage
à la dérive
A la faveur de la nuit
les étoiles raconteront
la profondeur du temps

Les liens noués à s’en briser le cœur
la longue vibration des peines et joies
les trésors qui nous glissent des mains éclatent en mille larmes
les montages, les ruelles, leurs odeurs
la soif, les deuils, les objets de famille
les corps qu’on a servis dans l’amour et la maladie
La mémoire coule au fond de la mer
je me retourne face au vent
la mort se lève au large... "

(Extrait de"Terres frontalières du quotidien"

"Ton absence m’écrase
je deviens pierre
je ferme les yeux
te ramène tout autour de moi
tisse à neuf le cordon ombilical
mère mienne, toute mienne.

Sarcophage de pierres précieuses
j’y couche ton corps
ne s’arrachera jamais plus du mien.

Qu’a-t-on besoin du père
en marche vers l’ailleurs ?

Ma mémoire décompose ton visage
je ne puis retenir l’odeur du lait
sur ton sein.
Ton absence m’écrase
je deviens pierre."

Extrait de "Les blanches feuilles où dansent nos âmes"

" Si la rivière était à sec ?

La rive ridée
comme chagrin en deuil.

Un trou
une échelle de bâtons ficelés
à dix mètres les coups de pelle
poursuivent un mince filet d’eau
chaque jour plus loin de la lumière
chaque jour plus faible
chaque jour la soif
plus creuse que le puits.

Les pieds dans la boue sèche
perdue la route vers l’autre monde."

par gentle13 publié dans : anthologie
Jeudi 28 février 2008
Bonjour à vous toutes et tous qui me suivez j'ai mis en place un forum et un livre d'or afin de partager la même passion. Je tiens à remercier tout particulièrement Arthémisia qui s'est inscrite et qui a inauguré ce forum j'espère que d'autres suivront.
Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente journée
Amicalement
Gentle13
Mardi 26 février 2008


Michaël Glück

© Michel Durigneux

L'auteur

Naissance le 10 juin 1946 à Paris
Écrivain, traducteur. Est traduit en italien, espagnol, catalan, allemand, chinois.
- Enseignant (lettres, philosophie) de 1969 à 1983
- Lecteur, traducteur dans l’édition (Flammarion, Ed. Jean-Michel Place 1980-1982)
- Directeur du Centre Culturel Municipal puis du théâtre la Colonne, Miramas (1985-1989)
- Multiples collaborations artistiques

Propos du livre  

Dans les marges de la Genèse, j’écris. Dans la suite des jours. Pour ouvrir dans les mots.
Risquer des sens. Cette fois, il s’agit d’un rêve, d’une incapacité à le comprendre, à l’entendre ;
il s’agit d’une échelle dont les barreaux se brisent quand la main prétend les saisir.
Ou d’une résistance. Au rêve ou du rêve.

cliquez ici pour voir en grand

 

 



Extrait
il s’endormit là

il rêve
dans l’insomnie je lis cela qu’il
rêve
que sa tête lève une échelle
vers le désert du ciel

nuées d’oiseaux
montent et descendent
nuées d’oiseaux sur leurs perchoirs

au-dessus du dormeur
une voix se lève
une voix dit
c’est moi

je lis cela dans le livre
posé sous la nuque

je n’entends rien
je vois la pierre et…

par gentle13 publié dans : anthologie
Mardi 26 février 2008

 Au dessus des cimes il vole

L’auguste oiseau aux ailes déployées

 

Majestueux il plane au dessus du monde

Il voyage d’un bout à l’autre de la planète

 

Quel constat peut-il faire de ce qu’il voit ?

Quelle interprétation peut-il en tirer ?

 

Passe les jours, passe les nuits.

S’il pouvait parler et écrire, il en aurait des histoires à raconter.

Dans son univers tout est différent,

Aucune vengeance mais un besoin instinctif de survie.

 

Au dessus des cimes il vole

L’auguste oiseau aux ailes déployées,

Soumis à un ordre invisible,

Continue sa route vers des horizons plus cléments

 

Je voudrais être comme lui et le suivre dans sa course à travers le monde, voyagé au rythme des saisons

Car sans questions se poser

Vivre sa vie d’oiseau lui suffit

 

Mais voilà je suis homme

Avec mes doutes et mes craintes

Soumis aux contraintes existentielles

Je me plie aux contraintes matérielles.

 

De loin en loin je suis le vol des oiseaux migrants

Je ferme les yeux un instant

Et je suis parmi eux

Voyageant côte à côte dans un ciel limpide.

 

Dans un ciel d’azur

Sans limite pour nos yeux

Eblouis par la beauté du monde

Mais anéantis par la bêtise humaine.

 

Et l’oiseau alors me dit :

2000 ans ont passés et qu’avait vous appris ?

Sans voix suis-je resté !

Q’aurais-je pu lui répondre sinon

RIEN…

 

Gentle13

Lundi 25 février 2008

Une petite nouveauté sur anthologie, un forum de discussion pour partager notre passion commune pour la poésie et la littérature, j'espère que vous accueillerez  favorablement ce nouveau service
http://passionpoesie.forumperso.com/

 

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