Châteaux et cathédrales

Publié le par gentle13

Symbole d'un âge d'or, panthéon des illustres. Wawel, c'est aussi l'histoire d'une femme qui changea le pays et d'un projet architectural grandiose.

Le château royal de Wawel symbolise l'âge d'or de la Pologne ou plutôt du royaume polono-lituanien - alors l'un des plus étendu d'Europe. La cathédrale de Wawel contient dans son mausolée parmi les plus illustres : Des rois et des reines, des généraux, des artistes et même un président de la République qui n'a rien à y faire (le malheureux Kaczynski). Le chateau accueille un musée sur l'histoire du chateau.

Wawel se trouve sur une colline de 228 mètres d'altitude surplombant le fleuve Wisla. Au sud de la Vieille ville.

La légende du dragon de Cracovie a lieu aux pieds du chateau côté fleuve. Une croyance hindouiste veut que l'un des 7 chakras du monde se trouve dans une crypte sous le chateau.

Wawel au Moyen Age

Avant l'an 1000, les Vislanes - une tribu paienne - occupe la colline. Vaincu par le christianisé Mieszko Ier, la colline de Wawel accueillira d'abord des édifices religieux.

En 1038, Le roi Casimir fait de Wawel sa résidence royale, elle restera le siège de la monarchie polonaise jusqu'au déplacement de la capitale à Varsovie sous l'impulsion des rois polonais de la dynastie suédoise des Vasas.

En 1142, la cathédrale est consacrée. Elle brulera au court du moyen âge et sera reconstruite. Pendant la période gothique, de nombreux bâtiments sont construit pour accueillir artisans, religieux et soldats. Des tours de défenses sont construites.

Renaissance et la reine Bona

La période Renaissance voit l'arrivée et le mariage de Sigismond I à Bona Sforza, héritière de la puissante famille milanaise en 1518. L'influence de Bona va transformer la cour, le château et au de là, Cracovie et la Pologne toute entière.

Bonne gestionnaire, elle multiplie les sources de revenus pour la couronne et s'investit, comme jamais auparavant une femme ne le fit, dans la vie politique du royaume. Des ponts, des routes, des moulins, des tours sont construits à travers la Pologne.

Amoureuse des arts et mécène, elle transforme les moeurs de la cour. Les idées, techniques et tendance voyagent jusqu'en Pologne. Les artistes toscans suivent. Nous leur devons une belle partie de Cracovie, à travers Wawel et la halle aux draps des Sukiennice. La naissance de la littérature polonaise intervient à cette période (Rej et Kochanowski).

Bona a aussi eu une influence exceptionnelle sur la cuisine polonaise. C'est elle qui introduit les pâtes, les tomates, herbes aromatiques, chou fleur, carotte, salade, haricot, brocoli... Elle remplaça progressivement sur les tables de la cour l'alcool de miel par le vin.

Pendant cet âge d'or, Wawel voit sa cour intérieure cour entourée d'arcanes. Un mausolée est crée, des sarcophages sont sculptées dans le marbre par des génie de l'époque.

Declin et retour en grâce au 19e siècle

La splendeur et l'importance politique de Wawel déclina par la suite. Un terrible incendie en 1595, le déplacement de la capitale à Varsovie en 1609, les sièges suédois (1655-1657) puis l'occupation du château par l'armée prussienne (1794).

Lors de la dernière partition de la Pologne, Cracovie intègre l'Autriche Hongrie des Hasbourg. La caractère défensif de Wawel est renforcé. Une garnison occupe le château. Un hôpital militaire est construit.

Début 1900, la construction de nombreuses fortifications et fortins autour de la ville rendent obsolètes la présence de garnison sur le château.

L'archiduc Franz Josef I lance un programme de rénovation de Wawel. Des peintures de Wlodzimierz Tetmajer et des nouveaux vitraux de Jozef Mehoffer viendront décorer les chapelles de la cathédrale.

Le projet grandiose d'Akropolis

En 1900, la Pologne n'existe toujours. L'Autriche Hongrie, en comparaison de la Prusse ou de la Russie Tsariste, offre aux artistes polonais plus de liberté et plus d'espoir en la futur indépendance.

Alors que certain, comme Matejko, illustre les grandes étapes de l'histoire du royaume. D'autres se tournent vers l'avenir et imaginent la future colline du Wawel en Acropole : Centre politique, religieux et culturel de la Pologne.

Stanislaw Wyspianski et l'architecte Wladyslaw Ekielski ont produit nombre de dessins et de plans pour intégrer sur la colline du Wawel :

  • Le parlement et le sénat,
  • Le musée national, un théâtre grecque, une académie, un stade,
  • La palais des évèques et le siège de l'épiscopat.

Le style est un ménage d'architecture néogothique et classique. La présence d'une coupole rappelle l'actuel château de Budapest.

Le projet n'a jamais vu le jour. L'indépendance entre les deux guerres fût trop courte. Le pouvoir communiste a cherché à nuire à la Cracovie conservatrice et intellectuelle autant que possible. Et quand bien même la volonté politique eut été acquise, le budget de l'état aurait-il permis pareille ambition ?

La maquette d'Akropolis est visible dans le musée Wyspianski à Cracovie. Plus de photos et de dessin d'Akropolis.

Musée de Wawel

Le musée de Wawel n'est à la hauteur du lieu. Le parcours guidée parmi les appartements royaux est d'un faible intérêt.

Les collections sont assez pauvres, mis à part quelques toiles et des tapisseries d'Arras.

Il n'est pas permis de prendre des photos.

Vous pouvez visiter le chateau, ses cours et remparts, sans payer de billets pour visiter les musées.

Photos de Wawel


Panorama du chateau de Wawel à Cracovie


"Prières adressées" au chakra du chateau de Wawel à Cracovie

Intérieur du chateau de Wawel à Cracovie - Photo d'Alex Monin

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