Les bructères

Publié le par gentle13

Les bructères

En lisant Clotilde(femme de Clovis) de Anne Bernet*, j'ai découvert l'existence de peuple que je n'aurais jamais soupçonné d'exister. Des peuples que les manuels scolaires n'ont jamais parlé, afin à mon sens,Commençons par les Bructères, bien entendu je n'aurais pas la prétention de vous faire un cours d'histoire j'en serais le premier incapable. Mais comme je suis curieux et que depuis je je m'intéresse à cette époque du moyen âge, je tiens à vous faire partager ma passion pour cette période.

Répartition des peuples germaniques au Ier siècle ap. J.-C.

Les Bructères sont un peuple germanique. Ils s'établirent au début de notre ère à Hanovre et en Westphalie. Leur territoire, l'actuel district allemand de Berg, était compris entre la Lippe et les sources de l'Ems et autour de la ville de Soest (anciennement Soester Boerde).

À partir de -12, ils furent soumis ainsi que les Sicambres et les Usipètes par le général romain Drusus, qui pénétra le pays par la rivière Lippe, avec fondation du camp d'Aliso sur la Lippe. Les Chauques, les Chattes et les Chérusques furent aussi soumis jusqu'à l'Elbe.

Tibère continua la conquête suite au décès de Drusus en -8. Les Ubiens, alliés des Romains, furent transférés sur la rive gauche du Rhin près de Cologne.

Mais en l'an 1, les Germains se soulevèrent. En l'an 4, Tibère franchit à nouveau le Rhin et soumit à nouveau les Bructères, les Chérusques, les Chattuaires. Les territoires des Sicambres et des Bructères étaient totalement soumis au joug de Rome et commençaient à se transformer sous la présence romaine.

Puis Quinctilius Varus fut nommé commandant en chef des troupes de Germanie et tout se dégrada. Il voulut à toute force imposer le droit romain et sa notion de la propriété privée (inconnue chez les Germains) et supprimer les coutumes locales, notamment le Thing, assemblée où le compagnon était jugé par ses pairs.

Ce fut la révolte générale, animée par le chérusque Arminius, à laquelle se joignirent les Bructères. Ils participèrent à la lutte contre les Romains jusqu'à la défaite de Varus au Teutoburg.

En 58, le chef des Ampsivariens Boiocalus demande leur aide ainsi que celle des Tenctères pour un conflit de terre sur le Rhin inférieur avec les Romains. Mais sous la menace de Rome, ni eux ni les Tenctères ne bougeront.

En 69, en Germains libres, ils soutiennent la révolte des Bataves pour soutenir Vespasien. Ils y sont poussés par leur fameuse vierge prophétesse Velléda qui leur prédisait la victoire et qui joua un rôle diplomatique entre eux et les Romains. Lors de leur défaite en 77 ou 78 par C. Rutilius Rufus elle fut menée à Rome en triomphe.

Ils furent envoyés plusieurs fois aux jeux du cirque.

Tacite affirme qu'ils furent alors détruits (comme les Ampsivariens). Mais ils vont réapparaître plus tard, peut-être avec des liens plus forts avec les autres Francs.

Ils envahirent plusieurs fois la rive gauche du Rhin en effectuant des razzias, notamment en 250, etc.

En 306, des bandes franques pillent la région du Rhin. Parmi elles se trouvent Ascaric et Mérogaise (ou Ragaise), qualifiés de "rois francs". Ils ne sont probablement que de simples chefs de guerre élus ou proclamés rois par leurs guerriers, le peuple qu'ils gouvernent est probablement celui des Bructères (Settipani, Kurth, Rouche).

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Historienne et juriste de formation2, Anne Bernet, à la fin de ses études, se tourne vers le journalisme, en collaborant aux pages littéraires, culturelles et religieuses de nombreuses revues françaises et suisses3, dont certaines proches des milieux royalistes.

En 1985, elle sort un premier disque intitulé Chansons pour les chouans4 qui est suivi en 1989 par Le Printemps capétien5.

Elle publie son premier livre en 1993 : Les Grandes heures de la chouannerie, où elle réhabilite l'insurrection royaliste de Vendée, qui éclata peu après la Révolution française (en 1793). Les livres qu'elle fait paraître par la suite comme Martin de Tours, La Vie cachée de Catherine Labouré, Les Chrétiens dans l'Empire romain, Jérôme Lejeune, Clotilde, reine de France ou Mémoires de Ponce Pilate sont empreints d'un catholicisme traditionnel, voire royaliste pour certains. Elle a publié une dizaine de livres chez Perrin.

Un de ses éditeurs, Plon, la décrit comme « un écrivain d'essais historiques renommé »6. Ses partisans (qui louent sa finesse psychologique) comme les autres (qui lui reprochent de trop romancer ses biographies) louent unanimement son style littéraire7,8.

À côté de l'écriture, elle donne des conférences, par exemple à Lyon lors de la sortie de sa biographie consacrée au chef chouan Charette ou à Reims, en 20079, au sujet de la vie du généticien Jérôme Lejeune (découvreur de l'anomalie chromosomique à l'origine de la trisomie 21) dont elle fut la biographe.

Elle est nommée en 2013 « postulatrice » de la cause en béatification de l'abbé Michel Guérin, curé de Pontmain, témoin (non voyant) d'apparitions reconnues par l'Église. À ce titre, elle coordonne les recherches sur la vie de l'abbé Guérin10.

Anne Bernet

Historienne, journalisme, collaborant à de nombreuses revues, auteur d'une vingtaine d'ouvrages historiques dont Frédégonde, Brunehaut, et Radegonde chez Pygmalion, souvent récompensés et traduits dans une dizaine de langues, Anne Bernet est notamment spécialiste de l'église primitive et des temps barbares

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