François-René de Chateaubriand (1768-1848)

Publié le par gentle13

François-René de Chateaubriand (1768-1848)

Né le 4 septembre 1768 à Saint-Malo, Chateaubriand passe son adolescence au château de Combourg avec son frère aîné et ses sœurs. Après des études à Dol, Rennes puis Dinan, il entre au régiment de Navarre (1786) avant d’être présenté à la Cour de Versailles (1787).

Réprouvant les premières agitations révolutionnaires, il entreprend un voyage en Amérique (1791-1792), où il découvre une République naissante qui influencera fortement sa conception du régime représentatif. De retour à Saint-Malo, il épouse Céleste Buisson de La Vigne (1792), qu’il abandonne aussitôt pour rejoindre l’armée des Princes, où il est blessé au siège de Thionville.

Émigré en Angleterre (1793-1800), il publie à Londres son premier ouvrage, l’Essai sur les révolutions anciennes et modernes (1797), et commence la rédaction du Génie du Christianisme (1802). Détaché de cet ouvrage, le petit roman Atala (1801) lui vaut son premier succès littéraire.

Il débute sa carrière politique en tant que secrétaire de légation à Rome (1803-1804), avant d’être nommé dans le Valais, poste qu’il ne rejoint pas : il donne sa démission quand il apprend l’exécution du duc d’Enghien (mars 1804). À l’été 1806, il entreprend son voyage en Orient, qui le mène jusqu’à la Terre Sainte et d’où il rapporte l’Itinéraire de Paris à Jérusalem (publié en 1811).

À son retour, il publie dans le Mercure de France (juillet 1807) un virulent article où il stigmatise le despotisme de l’Empereur. Contraint de s’éloigner de Paris, il achète la Vallée-aux-Loups. En 1814, il publie deux brochures politiques qui lui ouvrent à nouveau – brièvement – la carrière politique. Il suit Louis XVIII à Gand puis est nommé ministre et pair de France (1815).

Après la publication de la Monarchie selon la Charte (1816), où il condamne la dissolution de la Chambre dite « introuvable », il est destitué et contraint de vendre la Vallée-aux-Loups. Cofondateur du journal Le Conservateur, il y collabore de 1818 à 1820 et se fait un ardent défenseur de la liberté de la presse (1824).

Ambassadeur à Berlin (1821) puis à Londres (1822), il est ministre des Affaires étrangères en 1823-1824. En 1826, il signe un contrat avec Ladvocat pour l’édition de ses Œuvres complètes. Ambassadeur à Rome (1828-1829), il refuse de se rallier au nouveau régime après la chute de Charles X et se retire de la vie politique.

Il donne la première lecture publique des Mémoires d’outre-tombe chez Juliette Récamier, en 1834. L’ouvrage est publié après sa mort (4 juillet 1848), d’abord en feuilleton dans la Presse, puis en librairie (1849-1850).

Commenter cet article