le pseudo écrivain

Publié le par gentle13

Vous lecteur anonyme qui me suivait je vous remercie. Vous m’encouragez dans ma démarche et votre présence m’incite à continuer plus avant cette aventure dans laquelle je me suis lancé à corps perdu sans jamais baisser les bras. Donc, il suivit la trace son illustre prédécesseur, il mènera le même combat pour lui-même et les défenseurs de notre belle langue. Les verbes être et avoir ne peuvent disparaître dans le néant linguistique universel dans lequel notre pays se trouve.

J’ai lu des livres, mais je n’ai jamais su écrire comme tous ses romanciers et grands écrivains, de Zola à Céline. J’ai voyagé grâce à eux d’une page à l’autre, mon horizon s’est éclairci, débarrassé des gros nuages noirs qui obscurcissaient le ciel au-dessus de ma tête. Je ne souhaite pas la gloire mais juste l’envie d’écrire. L’écriture n’est pas qu’un dérivatif, c’est une forme d’existence à laquelle j’ai adhérer il y a fort longtemps mais je n’ai jamais pu l’exprimer complétement, pourquoi si tel votre question, tout simplement parce que je n’ai pas le talent véritable pour le faire.

Oui bien entendu je griffonne quelque mot par ci par là que j’étale sur mon blog comme de la confiture sur une tartine de pain grillé qu’on savoure allégrement. Mais cela est-il suffisant pour en faire un livre ? Certainement pas ! J’en suis conscient bien évidement. Mais je ne puis m’arrêter, je ne puis m’en empêcher, je ne puis réfréner cette envie irrépressible qui m’habite et me conduit depuis maintenant quelque décennie. J’en ai pleinement conscience, mais ce n’est pas grave mon plaisir n’en est pas moins grand.

La solitude on la cherche ou la subit, pour certain c’est un remède pour d’autre une maladie. Moi je navigue entre les deux, d’une eau calme est apaisante à la fureur d’une rivière déchainée par des vents violent qui charrie des déchets de toute sorte. Ce sont mes déchets que je charrie, que je transporte dans un coin de ma tête et, quand là-haut ça bouillonne un peu trop fort quand ça cogne à en m’en faire péter le cerveau je les dépose avec plus ou moins de force sur le papier. Une fois le calme revenu dans ma tête je lis ce que j’ai écrit et là je me désespère ou je ris.

C’est la nuit que les idées me viennent mais au matin elles s’enfuies, elles désertent ma conscience et me laisse orphelin, ce qui a le don de m’agacer au plus haut point. Mais j’évite de lutter en me disant qu’elles reviendront faire tours dans ma tête un peu plus tard. Des fois le miracle opère des fois non…

Ceci est un fait, une évidence que j’ai acceptée il y a fort longtemps. La page blanche est obsédante et la griffonner est mon obsession. Il y a des histoires et l’histoire à écrire absolument pour concrétiser mon rêve, un vieux rêve, le rêve d’un vieux fou qui voue son existence à le réaliser. Je suis comme don quichotte lui avec ses moulins à vent moi avec ma lubie. Elle me taraude l’esprit et vrille ma conscience causant une souffrance avec laquelle je vis depuis très longtemps, c’est comme ça je n’y peux rien. C’est un constat, un échec que j’ai dû mal à encaisser, je sais que je me résignerais jamais dussé-je y passais le reste de ma vie.

Si on ne né pas écrivain, comment le devient-on ? Apparemment je n’ai pas ce don là, non, j’ai juste l’envie presque un besoin comme une soif insatiable qu’on ne parvient pas à étancher, jusqu’au jour où enfin j’y parviendrais alors ce jour-là mon âme sera libérait de ce poids qui l’enserre dans cet étau de la page blanche. Je me dois d’être patient même si mon âge ne va pas me le permettre longtemps, ce n’est pas grave ni une fin en soi. J’aurais eu malgré tout le mérite d’avoir essayé. Je ne laisserais jamais d’essayer, de tenter l’aventure jusqu’à ma mort quand mes os seront blanchis et que mes chairs auront disparus, comme ces âmes errantes. J’erre sur cette terre sans véritable but, mon objectif est resté bloqué sur ce désir, comme une lame de fond qui revient sans arrêt se jeter sur plage. L’éternité c’est le temps qui me faudrait pour exaucer mon vœu mais hélas je ne l’est pas, car l’éternité ne fait pas partir de ce monde, alors je me dois de trouver une idée ou une inspiration quelconque pour y arriver. Sous un clair de lune palissant les ombres défilent sans but précis, que cherchent-t-elles et surtout où vont-elles ? Ferais-je partis de ces âmes errantes ? Je me suis souvent posé la question. Oh mon Dieu que c’est difficile d’aligner deux mots qui soit cohérent et pourtant j’ai l’impression que cela peut avoir un sens… enfin bref.

Voilà dans l’état d’esprit où se trouve le pauvre écrivain qui se refuse à abdiquer devant la difficulté. Malgré tout il est persuadé qu’un jour, enfin un jour… qu’il réussira à le faire. Mais bon, n’allons pas le décourager dans son délire, il est assez traumatiser comme ça, pas la peine d’en rajouter. Il finira par s’en rendre compte tout seul, enfin un jour peut-être… Plus le défi est compliqué plus il s’accroche. Comme une arapède à son rocher, comme une araignée qui englue sa proie sur sa toile avant de la dévorer. Petit à petit le vide se fait autour de lui, ses amis le fuient, sa femme ne s’en préoccupe même plus elle vit sa vie sans lui, d’ailleurs n’a-t-elle pas pris un amant ? Non ! Êtes-vous sûr ? Moi je crois que oui. S’en aperçoit-il, je ne pense pas, tellement il est habité par cette idée, une sorte d’entité qui a pris possession de son esprit. Le voilà prisonnier de lui-même enfermé dans sa tour d’ivoire qu’il n’a pas vu le danger arriver. Il est désormais trop tard il n’est plus qu’une ombre qui erre dans cette maison vide, sans vie, froide sans la présence de sa femme. Il malheureusement victime de son propre entêtement.

Il doit se calmer, respirer un grand bol d’air, se vider la tête et laisser les mots venir à lui comme une offrande, s’infiltrer dans sa conscience comme un rai de lumière qui se fraie un passage quand le jour se lève et que le soleil pointe le bout de son nez. Le chemin sera long parfois obscure parfois lumineux, il s’y est engagé il se doit d’aller jusqu’au bout. Mais au final ça ne restera qu’un rêve qu’il ne pourra jamais exaucer, il aura tout perdu tout gâcher. Il aura voué sa vie à cette cause…perdue. Le plus beau dans tout ça c’est qu’il le savait pertinemment, mais l’orgueil est un moteur puissant qui peut fausser tout jugement et entravé l’humilité.

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