La folie de l’être double

Publié le par gentle13

 

J’écris pour ne pas sombrer dans les affres de la dépression, cette maladie sournoise qui vous ronge l’âme et vous enferme en vous-même.

C’est une thérapie, je laisse mon imagination vagabonder là où bon lui semble sans lui mettre de barrière.

Mais là mon ami on ne parle plus de dépression c’est bien plus grave et « de quoi parle-t-on je te prie ! » On parle d’aliénation mentale, de folie, mais d’après toi qui est fou, moi ou toi ! Mais pour définir et pour plus de compréhension, moi je suis P le sain(t) d’esprit et de corps (du moins en apparence) et l’autre moi c’est R. Et donc d’après toi c’est moi R qui suis fou, mais oui mon ami rétorqua P!!! Mais n’oublie pas dit R nous sommes la même personne. La réponse de P est cinglante « je ne peux pas être ce que je ne suis pas »Ce qui désarçonna R un petit moment qui resta sans voix.

Fin du monologue.

En fait l’un et l’autre sont fou, mais aucun des deux ne l’accepte, d’où le terrible conflit qui les opposent. Se rejetant mutuellement la faute et il n’y aura de guérison que les si les deux l’accepte autrement ils ne seront l’un est l’autre jamais soigné ni guéri. Terrible dilemme, dur combat : l’humilité contre l’orgueil. Résistance contre sacrifice, pour que l’un vive il faut que l’autre meure

Mais ce n’est pas moi qui souffre, c’est l’autre moi, celui qui geint tout le temps. C’est pénible à la longue, croyez-moi, de toujours entendre quelqu’un se plaindre de tout et de rien. Alors pour le calmer je lui concède quelques caprices comme ça il est content et moi j’ai la paix pendant ce temps. Mais avec lui ça ne dure jamais bien longtemps…

C’est l’histoire de ce pauvre garçon prisonnier de lui-même qui n’a pas la force de se défendre de son autre moi, cet alter ego violent, qui le force à commettre des actes insensés dont il n’a aucun souvenir. Mais d’ailleurs comment le peut-il ! Il ne sait même pas de quel mal il souffre

Commenter cet article