Monsieur Aubret Félicien

Publié le par gentle13

Je suis mort, mon âme est libérée de mon corps. Je suis enfin libre d’aller et de venir où bon me semble ni contrainte ni barrière je file à travers la matière brute, je vois et j’entends je sens presque les odeurs comme si je vivais toujours. Drôle de sensation, en état d’apesanteur je flotte dans l’espace, je voyage par la pensée sans m’en rendre compte. Comment définir ceci… c’est difficile de l’expliquer car un mort ne pense plus il est confronté à l’absence de vie de sa vie qui n’est plus que le souvenir de ce qu’il était.

Or ce n’était pas ce que j’avais prévu mais la vie est ainsi faite ; elle est imprévisible. La vie se joue de nos envies de nos désirs. Nos craintes nos peurs nos angoisses nous devons faire avec, les affronter chaque jours comme un défi à relever.

Comme je disais ce n’est pas ce que j’avais imaginé. La vie est une farce pour certains une tragédie pour d’autres, on joue un rôle à la mesure de nos capacités. Etre soi est la chose la plus dure qui soit.

Voilà les premières lignes d’un certain Monsieur Aubret Félicien retrouvé dans son journal un matin du mois de Juin 1898. Alors que lui personne ne le revit et nul ne sut ce qu’il était advenu de lui.

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