La naine hystérique qui gouvernait la France

Publié le par gentle13

http://renaissance.mrugala.net/Concini/La naine hystérique.htm Lire ci-joint l'article sur cette femme qui traita la reine Marie de Médicis de "palourde"

C'était une foule immense, bousculée, ardente, avide. Elle s'agglutinait, le 8 juillet 1617, entre la Conciergerie et la place de Grève — notre place de l'Hôtel de Ville. Au milieu de cette foule, une charrette. Elle avançait à peine, empêchée qu'elle était par la masse du peuple. Pour aller de la Conciergerie à la place de Grève, il fallut une heure. Oui, une heure. Or, dans cette charrette, il y avait une femme. Et cette femme allait vers la mort.

« une sorte de naine noire... »

Elle s'appelait Léonora Galigaï. Elle était là, effarée, épouvantée. Elle était là, au bout de son destin, au bout de la course la plus extraordinaire peut-être qu'une femme ait traversée en France. Nul n'était venu de si bas et n'était allé si haut. Elle avait régné sur la France.
Autour d'elle, il n'y avait plus que de la haine. De ce peuple accouru pour la voir aller à la mort, ce n'était plus que des insultes qui fusaient :
— La méchante ! La diablesse ! La sorcière ! La vilaine ! Qu'elle est laide !

 

Léonora Galigaï (1568-1617), maréchale d'Ancre, portrait par François Quesnel. (Musée de Rennes). Compagne de jeux, femme de chambre, amie intime et âme damnée de Marie de Médicis. Lors de son procès, un pamphlétaire trace ce vigoureux et imaginatif portrait : « Cheveux de méduse, blonds comme geai, front poli comme une pierre ponce, yeux verts comme le feu, nez d'éléphant, dents en crocs, mains de harpie, pieds de homard, corps grêle comme un buffle, bouche petite comme l'entrée du four. »

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