Anthologie
vous propose 
les plus belles pages de la poésie
 
Lundi 4 février 2008

Il y a longtemps que je n’ai plus écris

Je ne sais pas pourquoi

Mais je sais pour qui

Pour toi qui n’est plus qu’une ombre dans ma vie

 

Douce fleur tu embaumais ma vie

Tu lui donnais de l’éclat

J’adorais ton rire et ton sourire

Ton parfum vient encore troubler mon esprit

 

Mais je sais une chose à laquelle je me rattache, comme une bouée de sauvetage

Ballotté par les flots du regret

L’amour n’est pas mort

Veux-tu encore de moi ?

 

Rien ne pourra effacer ton visage de mon cœur

Je suis coupable du mal que je t’ai fais

 

Je suis descendu au plus profond de mon être

Privé de l’essence même de la vie

J’erre à travers la brume

Je suis face au silence

 

Je n’ai rien compris, je n’ai rien vu

Drapé dans mon égoïsme je n’ai fait que briser les chaînes qui nous unissaient

Et aujourd’hui encore trop fier

Je campe tel un imbécile sur mes positions

 

Il n’y a pas de retour possible

Pas de rédemption

J’ai pêché par orgueil

Et dans la solitude je noie mon chagrin

 

Je ne suis pas malheureux

Mais suis-je heureux ?

Je ne suis pas triste

Mais suis-je content pour autant ?

 

Je vis !

Du moins je le crois

 

On fait tous des choix et on pense que sur le moment se sont les bons mais dès fois on se trompe.

C’est ce qu’Antoine n’arrêtait pas de se répéter en relisant la lettre qu’il avait écrit à sa femme Laurence. Il l’avait laissé en évidence sur le guéridon de l’entrée pour être sûr qu’elle l’a trouverait en rentrant du travail. Il savait son geste empreint de lâcheté, il avait honte de lui. Le mépris est une lourde chaîne à porter, le remord un lourd boulet à traîner tel était le prix à payer et il le savait. Comme Sisyphe qui remonte son rocher et qui retombe une fois arriver en haut il est voué à faire la même chose sa vie durant.

 

 

Mais lui l’auteur sait qu’il a de la chance, il ne commettra pas la même erreur qu’Antoine car le passé sert d’avertissement et l’avenir est le garant des leçons à retenir. Il est conscient, lui le repus le bien heureux d’être aimé, que rien n’est acquis en ce bas monde et que le mérite en revient à ce qui ose dire et faire les mots et les gestes sans avoir honte de s’être livré, de s’être déshabillé le cœur et l’âme.

Mais ça Antoine ne sait pas le faire, n’a pas su le dire. Il sait qu’il sera juger à l’aune des ses fautes. A quoi bon le repentir il suffit de ne pas fauter… Mais hélas la chair est forte mais l’esprit est faible

 

Extrait de  « Antoine où Rêverie d’un pseudo écrivain »

Gentle 13

Dimanche 13 janvier 2008

Il y a fort longtemps dans une contrée oublié des hommes vivait un homme. Un ermite dit on, le temps n’avait plus de prise sur lui il avait arrêté de vieillir, son visage buriné par le temps et les souffrances, des rides aussi profonde que des rigoles modelaient son visage. Ses yeux d’un bleu clair et vif vous transpercait quand il vous regardait qu’on avait l’impression qu’il sondait notre âme.

Au pays du soleil levant, sur les pentes enneigé de la montagne sacré le dernier sage vivait ses derniers instant de sérénité, petit à petit le monde moderne envahit son espace vital au profit d’un monde bruyant, égoïste et sans honneur. C’est le dernier survivant des traditions anciens il conserve avec soin les écrits sacrés de ses ancêtres.

 

Véritable mémoire vivante

Le sage médite

Sur la folie des hommes

 

Au seuil de sa grotte

Il contemple la vallée

Celle qui l’a vu naître

 

Il n’a plu la force de se battre

Il ne peut que se souvenir

Qu’un jour elle était verdoyante

 

Mais le temps a passé, les hommes ont évolués dans une autre direction que la sienne, pour son plus grand malheur parce que son Japon n’était plus. Le monde de silence dans lequel il vivait périclitait. Il n’entendait plus le chant des oiseaux, il ne voyait plus ces jolis papillons qui virevoltaient autour de lui. Le bruit du monde moderne envahissait son territoire, venait troubler sa sérénité et gâcher son horizon.  

Adieu la faune et la flore.

 

Il n’y a plus que béton

Bruit et désordre

A quoi lui sert de vivre 

 

Alors sa décision est prise

Ce soir il s’endormira

Demain il ne sera plus

 

C’est pour lui une délivrance

La mort sera plus douce

Que cette vie là

 

Tel est l’ultime décision qu’il prendra, la conscience en repos, il ira rejoindre ses ancêtres.

Gentle13

Vendredi 11 janvier 2008

Voici ce qui est :

Le subterfuge

Je suis celui qui est dit l’homme imbu de lui-même dans une longue lettre qu’il s’envoie dans ses moments d’égarements.

Il a perdu pieds lors de son voyage en Inde alors qu’il se croyait à l’abri de ses propres démons… il en est la victime.  Il partit chercher des réponses dans cette lointaine contrée, dans cette partie du monde qui l’a vu naitre lui et celui qu’on nomme l’Eveillé. Depuis tout ce temps sa conscience est envahie d’images qu’il ne connait pas, qu’il ne contrôle pas, de ce fait il prit son courage à deux mains et s’en alla au-delà des mers quittant sa famille sans étant d’âme.

Où va tu lui demandas la voix ?

Trouver des réponses répondit il !

Mais de quelles questions renchérit la voix ?

Si seulement je le savais dit-il !

Tu pars donc à la recherche de réponses dont tu ne connais pas les questions, est-ce cohérent d’après toi ?

Non je l’avoue mais je ne puis faire autrement c’est à cause de ces images qui me hante chaque nuit et dont je ne connais pas la signification mais je sais qu’elles ont leur importance à mes yeux.

Sais tu seulement ce qu’elle représente ?

Non, se sont juste des images qui apparaissent et disparaissent.

Avant de partir assure toi d’en connaître le sens, car ce qui demeure caché doit le rester autrement il serait visible par tous. C’est toi que tu cherches à fuir et ces images ne sont que la conséquence de tes actes et tant que tu ne les accepteras pas elles viendront troubler tes nuits et nuire à ta santé mentale.

 

Il en va de même pour beaucoup d’entre nous sommes nous toujours conscient de nos actes au moment où nous les commettons ?

L’impulsivité, la colère, la jalousie, l’envie, le manque de communication etc etc… ne sont ils pas des facteurs aggravant, ne mettent ils pas en périls notre équilibre et l’équilibre de notre couple, nous ne forcent- ils pas à commettre l’irréparable.

 

L’amour

Quand je suis près de toi j’en oublie les heures

Le monde peut s’écrouler

Mon refuge c’est toi avec tes bras qui m’enserrent

Je suis captif de ton sourire et prisonnier de ton regard

 

Mais ce n’est pas une prison

C’est juste la vie que j’ai choisie

Celle de vivre près de toi

Tu es le rêve auquel j’aspire

 

Rien ne pourrait me rendre plus heureux

Que de voir briller dans tes yeux le désir

Celui de partager mon envie

De dormir près de toi chaque jour que Dieu fait

 

Ton parfum m’enivre

Les sens en éveillent

Le cœur en alerte

Enfin je vis

Gentle13

 

Mardi 8 janvier 2008

Qui y a-t-il de plus tragique qu’une œuvre inachevée, un destin qui s’abrège sans que le nécessaire soit fait ?

Quoi de plus terrible que de vivre dans l’incertitude, cet instant suspendu entre désir et devoir, où les mots sont bloqués à la porte de votre conscience mais ne veulent pas en franchir le seuil. Vous avez beau vous forcer, vous obliger, vous triturer les méninges, rien n’y fait : Le temps semble figé comme une horloge qui s’arrête sur une heure donnée.

Alors que faut-il faire ?

L’œuvre inachevée c’est une vie brisée comme le verre cassée de cette horloge qui a rythmé notre existence au bruit régulier du tic tac, tic tac, les aiguilles du temps ne tourneront plus : Le temps n’est plus qu’un souvenir qui s’évapore, qui se dilue et qui finit par disparaître dans une longue agonie

Chronique d’une fin annoncée

Est-ce la fin de l’histoire ? Une histoire sans consistance sans avenir, un verni qu’on gratte et qui s’effrite en laissant la place à des paillettes colorées qu’on a pris, ne fusse qu’un instant, pour de la poudre d’or.

Mais le réveil est brutal, la réalité est là et le rêve s’évanouit.

Est-ce le début de l’histoire ?

Le prologue.

L’histoire d’une vie insipide où l’homme par vanité s’octroie le mérite de celui qui l’écrit : le plagiat. L’homme sans vergogne s’approprie ce qui ne lui appartient pas mais le mérite ne lui en revient pas. Alors il vole, il grappille comme une pie les miettes d’un gâteau qui se trouve à sa portée.

L’œuvre inachevé

Une vie brisée

Le sceau du destin

Mais l’histoire finit bien, l’œuvre sera écrite et ce n’est pas grâce au temps

Gentle13

Samedi 5 janvier 2008

 

L’ombre qui chavire, la lumière qui s’installe

Plus rien n’a d’importance

De loin en loin l’écho de ta voix disparaît

Tu quittes enfin mon univers

 

Il faut tourner la page

Prendre un autre chemin

Changer de plume pour écrire une autre page

Oublier et ne rien faire d’autre qu’oublier

 

L’espoir c’est le temps qui vient

Le regret c’est le temps passé

Les remords c’est le temps oublié

Mais quoiqu’il arrive le monde continuera à tourner

 

On ne force pas le destin ; c’est lui qui s’impose à nous !

On ne force pas la chance ; elle est capricieuse !

Il faut laisser le temps faire son œuvre et vivre sans jamais désespérer. Au-delà du rivage il y a toujours une berge accueillante, une rive doré où le rêve devient réalité et où les désirs se matérialisent

Mais…Car il y a un mais et de taille si je puis dire c’est que tout dépend de nous et des choix que l’on fait, il suffit de rester à sa place et de saisir ce qui est à notre porté : L’humilité c’est la voix de la sagesse, c’est l’écho de la sérénité, c’est le marchepied vers la plénitude de notre être.

Aimer c’est être aimé, donner c’est recevoir. Nous ne devrions jamais oublier des mots aussi simples mais hélas ils ne sont que trop souvent bafoués….

 

Gentle13

par gentle13 publié dans : texte perso
 

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