Amicalement
Gentle13
Agée de 23 ans jeudi, j'ai terminé des études d'institutrice maternelle. Je vis depuis peu en appartement avec mon Amour... La musique et la poésie sont mes passions.
Je m'appelle Sarah Godfroid, je suis née à Bruxelles le 15.11.1984. . Mes passions sont: jouer du piano, écrire et lire de la poésie.
J'écris parce que je dois écrire, j'en ressens le besoin. Mes sources d'inspirations sont tout ce qui m'entoure, des choses qui me font penser à d'autres et je suis partie, j'écris...
Mes lectures sont essentiellement constituées de poèmes, j'essaie d'élargir mon champ de lecture mais cela m'est pénible car je trouve dans la poésie des choses que je ne trouve pas ailleurs. J'écris des poèmes depuis l'âge de 13 ans.
Semence...
J'imagine
tour à tour
les différents visages
sur lesquels
il aurait pu
prendre racine
et vivre sa vie
couleur paille
Il gît là
c'est un cheveu
Anonyme
de la racine
A la pointe
On peut juger
Sa taille
Sa couleur
N'aide en rien.
Voyage...
La page ne resta
pas longtemps blanche,
les pliages conçus
par l'enfant
lui donnèrent des rivières.
La voilà devenue bateau,
avion piquant du nez.
Ces pliures source de vie
je les peindrai en rouge.
perdre connaissance
Demi-soleil
Furtif
Qui
Amicalement
Gentle13
Parisien, né en 1972, Xavier Jardin enseigne la science politique. Il écrit de la poésie depuis plusieurs années en particulier sur internet (aurorepoetique.com)

Ce soir
toutes les étoiles
ce soir éteintes
le ciel tord le cou
tourne au dedans les yeux
pour y voir plus clair
si les flaques sont
de la pluie le reflet
ce soir elles sont vides
de ce bruit
pleines de cette absence
pas de mots inutiles
dans les arbres
le deuil du jour
à chaque branche
et sur la lande ce soir
le souvenir du vent
comme une pierre
blanche
J'ai l'immense plaisir de vous informer de la publication de mon nouveau recueil aux éditions Le Manuscrit, Alchimies (avec une préface de Thierry Le Baill).
le vent comme nu
dérobe la flamme
pour parfaire l'union
les sens en fusion
sous la terre
le métal en feu
le feu en chemin de pluie
s'y mêlent les odeurs
du miel et du plomb
qu'on martèle
du souffre et de l'ambre
qu'on écartèle
les mains sont les mots
les mots les visages
il suffit de le dire
il suffit de le croire
le vent comme nu
déporte le rêve
un peu plus loin encore
au bord du doute
tout au bord
à toucher l'ombre
de cet or nocturne
éclat de lune
vapeur santal
pierre philosophale "
Comme le dit l'ami Francky je suis ici pour avant tout me faire plaisir, même si je souhaite passer le cap "confiance" et aller vers le cap "privilège" pour je ne sais raison
obscure, je continue cette belle aventure qui me tient à coeur depuis des lustres. Aujourd'hui je vous présente cet écrivain qui pour moi à un talent énorme. J'ai mis en ligne trois autres
extraits de ces oeuvres qui je crois, du moins l'espère, vous plairont autant qu'à moi.
Michèle M. Gharios
Biographie
![]()
Michèle M. Gharios est née à Beyrouth où elle vit. Son parcours littéraire commence très tôt lorsqu’elle publie des poèmes dans la revue de son lycée. Mais la guerre et les contraintes
l’obligent à interrompre le chemin de l’écriture pour essayer de s'en frayer un dans les affaires. Sauf que, son diplôme en poche, elle se rend compte un peu tard qu’elle préfère les lettres
aux chiffres qu’elle décide d’abandonner.
En 2004, elle participe à un concours de nouvelles organisé par le Forum Femmes Méditerranée et gagne le prix d’Excellence pour son texte «le chant des dunes» qui sera publié.
En 2005, elle publie chez Dar An-Nahar «Apartheid» son premier recueil de poèmes.
Bibliographie :
· apartheid, Dar an Nahar, Beyrouth, 2005· Le chant des dunes, in recueil de nouvelle 2004-2005, Forum Femmes Méditerranée
un refuge dans les yeux
à tous les prisonniers de guerre
Mon pays
PRISE SURPRISE
C'était au printemps, dans un de ces petits villages typiques de la montagne libanaise. La grand place prenait chaque matin l'allure d'une salle de classe. Les élèves de tout âge se
rassemblaient autour du vieux sage qui, fouillant dans les livres, choisissait des passages de textes, lisant d'une voix solennelle des mots qui sonnaient faux dans le décor simple et
pittoresque où baignait la foule avide.
Mon équipement insolite intriguait tout le monde depuis que j'étais arrivé, deux jours plus tôt. C'était surtout les petits qui m'espionnaient, épiant mes gestes et mes mouvements. A mon
passage, ils se taisaient, se figeaient, fixaient de leurs petits yeux inquisiteurs mon attirail. Il y avait bien un étranger chez eux, émissaire imposé par je ne sais quel illuminé, qui venait
instruire les enfants du village. Et déjà sa présence agitait le fleuve tranquille de la vie.
Mais ça n'avait pas suffit. Il eut fallu que je vienne moi aussi, le gars bizarre à la grosse boîte noire qui arpentait les ruelles paisibles, violant leur intimité, éternisant le temps par sa
machine maléfique !
Je la voulais naturelle, cette photo, capturant le moment soi-disant béni de l'apprentissage. Mais ils s'étaient retournés. Aurait-on comme préjugé le fait de croire les dessins capables
d'agrémenter un texte, attirant les enfants qui jugeraient sèches les histoires sans images ? Il n'en est rien car c'est bizarrement à cet instant précis où je les croyais absorbés par
les explications de l'instituteur qui arborait fièrement une illustration de son livre, que les petits s'étaient donnés le mot, décidés à détourner le regard, comme si, en voulant se fixer sur
du papier au lieu de fixer du papier, ils contournaient délibérément la réalité en lui faisant le plus effronté des pieds de nez.
Avant de sombrer dans les bras de Morphée, pour une nuit de sommeil bien mérité, je vous présente Emmanuel blas que je viens tout juste de découvrir sur la toile en rentrant du boulot. N’ayant pas sommeil je prends plaisir, alors que tout est calme et que je suis en paix et en harmonie avec la nuit, d’écrire ce petit commentaire en guise de présentation. Il est quand même dur de passer du mode confiance au monde privilège je me demande bien ce qu’il faut faire pour y accéder ? Mais bon peu importe ce n’est pas cela qui va m’empêcher d’écrire.
Le temps importe peu
Seule compte la vie
Ecrire envers et contre tout
Lire au-delà des symboles, déchiffrer le mystère et se réaliser.
Vivre sa passion jusqu’au bout
Rester debout, écrire encore et toujours.
Ne plus croire en ses rêves ?
Quelle idée saugrenue !
Le rêve d’aujourd’hui sera la réalité de demain, rien n’est plus triste qu’une vie sans espoir, l’espoir d’un lendemain moins funeste où la vie se transformera en un conte de fée, la foi ne déplace t-elle pas les montagnes!!
Gentle 13
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Mon recueil Quelques rares qualités Si vous aimez mes poèmes du recueil Quelques rares qualités, vous pouvez vous procurer mon recueil sur le site des éditions Poiêtês . Prix : 2.30 € (+ frais de port) |
L'écriture de poèmes
J'écris des poèmes depuis une dizaine d'années.
En 2002, j'ai réalisé un premier recueil Quelques rares qualités qui reprenait quelques uns de mes meilleurs poèmes.
En 2003, j'en ai fait un second Octobre, composé de douze poèmes.
En 2004, j'en ai fait un troisième Le roi de la Terre, composé aussi de douze poèmes.
Dans le recueil Fatal, vous découvrirez sept poèmes à suivre de moins en moins gai...
Et régulièrement, je vous propose d'autres poèmes.
Féerie charnelle
Comme une montagne enfouie sous le creux alpin
Mon regard s'enfonce à l'intérieur de tes reins
Mon cœur s'embrase, il se transforme en aliéné
Mon âme s'évade de la prison de ses pensées
Mon esprit est surpris devant tant de beauté
Il a enfin trouvé tout ce qu'il recherchait
Il crie, il rugit comme un lion possédé
Qui a enfin trouvé la proie qu'il pourchassait
Le spectateur enchanté ne cesse d'applaudir
Cette féerie charnelle si souvent espérée
Ce défilé de formes trop souvent exploité
Le poète désespéré cesse enfin d'écrire
Lui qui croyait avoir à jamais échoué
Il ne cesse de contempler cette grâce, ta beauté.Gentle13
Les Fleurs du Mal ou le labyrinthe charnel de l’âme
lundi 14 janvier 2008.
Au milieu de la Fête, nous avons retenu la parution que nous propose Diane de Selliers (La Petite Collection) qui, plus qu’un livre, est un véritable miracle...
Les Fleurs du Mal ont tant fait couler d’encre, agité juges et magistrats, mis en déroute les images anciennes, poursuivi les rêves et les cauchemars pour mettre sur le visage des sentiments des mots coulés dans la pourpre même du sang, qu’il se devait d’être un symbole : celui de notre immortalité sur la barque du Verbe ! Diane de Selliers a gagné son pari en accompagnant les textes de Charles Baudelaire par la peinture symboliste et décadente.
La Poésie, comme un paysage trouve son écho dans la couleur et le trait de son époque et la peinture se penche au dessus de ces textes que le poète a dérobés dans la chambre des mondes... Un va et vient s’organise surprenant la beauté dans sa robe crépusculaire, et le monde infidèle à ses promesses, trempe ses mensonges dans le mirage de l’âme où chaque flacon peut devenir un cercueil de verre...
Le lecteur est alors l’otage de ce monde fantasque où la crinière de l’ombre murmure la chevauchée du cœur, jamais assouvi...
Notons l’avant propos magistral de Diane de Selliers qui s’ouvre sur les vers du poète.
« car j’ai de chaque chose extrait la quintessence Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or » C’est ainsi que Charles Baudelaire a tenté « d’extraire la beauté du mal », mais le chemin était encore vierge et le voyage fut mouvementé. Le poète s’est alors retrouvé au milieu de la Terra Incognita... qui aurait pu l’ensevelir... mais c’était compter sans le génie du poète...
Il est devenu l’explorateur d’un pays que nous ne connaissons pas et qui marche à tâtons dans la nuit de nos êtres...
Un mot aussi sur l’excellente préface signée Jean-David Jumeau-Lafond dont je cite un extrait :
"Avec les Fleurs du Mal, Baudelaire investit l’univers symbolique et transpose mentalement le spectacle de la vie en sensation, les paysages en états d’âme, les formes en visions oniriques, il invoque les correspondances, et chante les vies extérieures pour affirmer la vie spirituelle de l’artiste et « le secret douloureux » de sa subjectivité. Dans ce sens, il crée la poésie moderne. L’attitude du poète révèle, autant que son œuvre, cette revendication au droit d’être soi et personne d’autre."
Il fallait un écrin exceptionnel pour un livre immortel et Diane de Selliers, toujours fine et intuitive, a su le trouver. Lecteur, achète, sans remords ce recueil dont tout le monde connaît le titre et dont si peu ont traversé les yeux de l’âme...
Soulignons que cet ouvrage réunit l’intégralité des poèmes des "Fleurs du Mal", qu’il est illustré par cent quatre vingt cinq œuvres peintes, dessinées, lithographies, aquarelles, datant de la fin du XIXème siècle. Bien plus qu’un livre, ce recueil représente à lui seul, la conquête d’un monde invisible que l’homme appelle tout simplement « le cœur ». Ce poète d’ombre et d’azur a trouvé le Cercle d’Or où la naissance et la mort n’ont plus qu’un seul visage... celui de la lumière perdue dans les ténèbres !!!...
"Les Promesses d’un visage,
J’aime, ô pâle beauté, les sourcils surbaissés,
D’où semblent couler des ténèbres,
Tes yeux, quoique très noirs, m’inspirent des pensers
Qui ne sont pas du tout funèbres.Tes yeux, qui sont d’accord avec tes noirs cheveux,
Avec ta crinière élastique,
Tes yeux languissamment, me disent : « si tu veux,
Amant de la muse plastique,Suivre l’espoir qu’en toi nous avons excité,
Et tous les goûts que tu professes,
Tu pourras constater notre véracité
Depuis le nombril jusqu’aux fesses ;Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds,
Deux larges médailles de bronze,
Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
Bistré comme la peau d’un bonze.Une riche toison, qui, vraiment, est la sœur
De cette énorme chevelure,
Souple et frisée, et qui t’égale en épaisseur,
Nuit sans étoiles, Nuit obscure ! »« La Fontaine de sang,
Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu’une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l’entends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.A travers la cité, comme dans un champ clos,
Il s’en va, transformant les pavés en îlots,
Désaltérant la soif de chaque créature,
Et partout colorant en rouge nature.J’ai demandé souvent à des vins captieux
D’endormir pour un jour la terreur qui me mine ;
Le vin rend l’œil plus clair et l’oreille plus fine !J’ai cherché dans l’amour un sommeil oublieux ;
Mais l’amour n’est pour moi qu’un matelas d’aiguilles
Fait pour donner à boire à ces cruelles filles !"