Gentle13

J'ai exercé la profession de professeur de français jusqu'en 1999. A
cette époque, j'ai pris une retraite anticipée afin de me consacrer à ma passion, l'écriture. Avec mon homme, Jean-Claude, nous avons fondé Atypique-Editions mais nous n'avons pas pu continuer, malheureusement. Nous animons un atelier virtuel d'écriture qui commencera bientôt son quatrième recueil. Les autressont édités et l'un d'eux a remporté un prix. Je vis à Dijon depuis deux ans et, si Paris me manque, J'apprécie pourtant le calme de cette belle région. Je termine actuellement plusieurs écrits, (roman et nouvelles) et je commence un autre roman. Deux de mes ouvrages sont édités et un troisième le sera en début d'année. J'aime me frotter à tous les genres d'écriture mais avec une préférence pour mon amour de jeunesse, le fantastique, surtout depuis la parution de mon premier livre qui fut parrainé par le grand Claude Seignolle. Ecrire ? Faire écrire les autres ? Une grande passion !
ELLE
Les Princes du silence m'avaient avertie que ce serait une fille et qu'elle serait belle. Dès sa naissance, elle brilla. Il pleuvait ce jour-là, mais, à son premier cri, un rayon de soleil est venu se poser entre ses lèvres, et elle s'est tue. Elle n'a jamais parlé. L'astre lui avait volé la chaleur de sa voix pour nous réchauffer et, en retour, dans ses yeux scintilla un éclat bizarre : lumière magique auprès de laquelle celles de la terre furent à jamais bien pâles.
Quelle que soit l'heure, elle resplendissait, elle dansait et si je ne l'ai vue qu'une fois la nuit, je sais que l'obscurité se nourrissait de ses gestes et que les Etres du silence l'admiraient. Son esprit palpitait et se fondait avec les leurs dans cet Univers où elle était reine d'argent scintillante. Depuis elle, l'ombre n'est plus que l'ombre et le monde caché est vide. Je suis seule...
Ce fut une belle enfant qui ne pleurait ni n'émettait jamais le moindre son, mais qui resplendissait. Et qui dansait. Avant même de savoir se traîner à quatre pattes, tout son corps s'épanouissait en mouvements harmonieux qui semblaient des gestes de communion avec le ciel. Elle levait les mains et c'était une prière, elle arrondissait ses lèvres muettes et c'était un chant, elle fixait la lumière lunaire de ses yeux tendres et c'était une magie. Tout en elle était beauté. Elle était un ange et je sentais le souffle du monde invisible glisser jusqu'à elle et la caresser.
Souvent j'ai eu peur pour ma petite ! Je craignais le froid ou la chaleur, les braises du feu dans la cheminée, le couteau oublié sur l'évier, la précipitation à l'embrasser et à l'oublier de quelque invité de passage chez nous... elle était si fragile !
Elle grandit.
Elle brillait et dansait toujours. Elle ne parlait pas, comme si les mots eussent trahi son cúur. Son cúur, il luisait dans ses regards. J'ai vu des larmes sur ses joues pour les oiseaux blessés, les mendiants, les levers de soleilÖ Les Princes en firent des étoiles. Je l'ai vue sourire devant l'océan et devant les sommets enneigés, en plein froid, les joues toutes roses et ses cheveux soulevés par le vent. De ses sourires, les Princes firent des saisons.
Ils m'ont interdit de lui apprendre les gestes qu'il nous faut souvent connaître pour survivre et je n'ai laissé personne d'autre le faire. Ils l'auraient abîmée, ma toute belle, mon enfant, si je l'avais obligée à utiliser ces gesticulations qui me semblèrent ridicules dès que je la vis danser, briller ou sourire pour la première fois. J'ai cessé, moi aussi, de vouloir être écoutée et comprise, quand ce ne fut pas pour la protéger. Et je suis restée, sourde et muette comme elle, avec elle, près d'elle.
Quand elle devinait mes peurs, elle dansait pour moi. Je la regardais. J'avais si souvent fait la même chose pour combler le silence, pour montrer que j'étais là ! Maintenant, elle existait pour nous deux. Elle était toute ma vie !
Tous les Etres de son univers m'aidèrent à la protéger. Les autres ne la comprenaient pas. Ils voulaient qu'elle aille à l'école, une école spécialisée, pour qu'elle ressemble aux enfants normaux, qu'elle apprenne à s'exprimer ! Ils ne la regardaient même pas danser, ils ignoraient ses larmes, ses sourires, sans doute n'avaient-ils même pas vu qu'elle resplendissait ! Alors, quand ils vinrent, je la gardai serrée dans mes bras, contre mon cúur, et je ne laissai personne l'approcher. Lorsque nous f°mes seules de nouveau, elle me sourit, m'embrassa et dansa. Mais ils revinrent. Ils voulurent me l'arracher, l'emmener... Les Princes nous protégèrent.
Elle, elle resplendissait et dansait. Elle me faisait confiance. Alors nous nous sommes enfermées dans la chambre, clef tournée et meubles poussés devant la porte contre laquelle nous ne les entendions même pas cogner : en paix, toutes les deux ! Nous avions tout ce qu'il nous fallait : une grande fenêtre qui, du troisième étage, rideaux tirés le jour, nous offrait souvent la nuit et ses étoiles. Dans le cabinet de toilette je lui brossais longuement les cheveux. Dans le grand lit nous dormions et rêvions enlacéesÖ Toutes les nuits elle se levait pour danser, et capturait dans ses yeux, les rayons de lune et la mouvance du vent. Chaque matin, son regard était plus lumineux encore. Je ne l'ai vue danser qu'une fois dans la nuit, sans qu'elle le sache.
Depuis combien de temps étions-nous enfermées ainsi, sous le regard tendre des Princes muets ? Il me semblait que nous avions toujours vécu dans cette grande paix. Mais elle eut faim et, comme le temps passait, elle se mit à pleurer, tout doucement, sans gestes : juste de grosses larmes qui coulaient sur ses joues. Je la caressai et elle finit par s'endormir. Puis, elle s'éveilla en sursaut, et pleura encore. Je ne savais plus que faire. Si nous sortions, ils me la prendraient pour qu'elle trouve sa place parmi les autres, ceux qui entendent, ceux qui parlent. Elle serait mal-aimée, mal comprise, raillée même. Les Anges muets ne la suivraient pas au dehors : elle serait toute seule.
Il fallait la laisser vivre tranquillement, comme ça, près de moi. Il fallait qu'elle resplendisse et qu'elle danse. C'est tout !
Mais elle avait faim ! Ils le savaient : il leur suffisait d'attendre. Elle pleura de plus en plus souvent. Dans l'épaisseur des heures qui passaient, les Princes pleurèrent aussi.
Il faisait nuit depuis longtemps déjà. Un souffle d'air venant de la fenêtre ouverte me réveilla. La clarté de la lune coulait dans la chambre. Elle était là, dehors, sur le balcon, plus lumineuse encore que l'astre que je pouvais voir, tout rond dans le ciel. Cêest cette nuit-là que je l'ai vue danser, caressée par l'obscurité qui vivait de son éclat, entourée de ses Amis du silence qui se pressaient pour l'approcher.
Elle dansa. Elle dansa longtemps. Je n'avais jamais rien vu d'aussi merveilleux. Elle s'animait sous la lune, en mouvements plus amples qu'à l'ordinaire, sa tête levée et un sourire sur ses lèvres. Elle était si belle !
Elle tournait le dos à la grille basse du balcon.
Elle s'y est appuyée, s'est renversée en arrière et a disparu dans le vide. J'ai hurlé ! Les autres sont arrivés, j'ai ouvert la porte, je les ai bousculés et j'ai, en courant, descendu l'escalier. Dans le jardin, pour la première fois de ma vie, d'étranges sons parvinrent à mes oreilles : de la musique, la musique de ses danses... Je me suis évanouie dans un néant où le Silence m'enveloppa pour me protéger.
Son corps n'a pas été retrouvé et je suis la seule à savoir que, là où elle est maintenant, là où toutes les paroles laissent place à l'amour, elle ne cesse de danser dans son aura d'argent et qu'elle m'attend.
Amicalement
Gentle13
Agée de 23 ans jeudi, j'ai terminé des études d'institutrice maternelle. Je vis depuis peu en appartement avec mon Amour... La musique et la poésie sont mes passions.
Je m'appelle Sarah Godfroid, je suis née à Bruxelles le 15.11.1984. . Mes passions sont: jouer du piano, écrire et lire de la poésie.
J'écris parce que je dois écrire, j'en ressens le besoin. Mes sources d'inspirations sont tout ce qui m'entoure, des choses qui me font penser à d'autres et je suis partie, j'écris...
Mes lectures sont essentiellement constituées de poèmes, j'essaie d'élargir mon champ de lecture mais cela m'est pénible car je trouve dans la poésie des choses que je ne trouve pas ailleurs. J'écris des poèmes depuis l'âge de 13 ans.
Semence...
J'imagine
tour à tour
les différents visages
sur lesquels
il aurait pu
prendre racine
et vivre sa vie
couleur paille
Il gît là
c'est un cheveu
Anonyme
de la racine
A la pointe
On peut juger
Sa taille
Sa couleur
N'aide en rien.
Voyage...
La page ne resta
pas longtemps blanche,
les pliages conçus
par l'enfant
lui donnèrent des rivières.
La voilà devenue bateau,
avion piquant du nez.
Ces pliures source de vie
je les peindrai en rouge.
perdre connaissance
Demi-soleil
Furtif
Qui
Amicalement
Gentle13
Parisien, né en 1972, Xavier Jardin enseigne la science politique. Il écrit de la poésie depuis plusieurs années en particulier sur internet (aurorepoetique.com)

Ce soir
toutes les étoiles
ce soir éteintes
le ciel tord le cou
tourne au dedans les yeux
pour y voir plus clair
si les flaques sont
de la pluie le reflet
ce soir elles sont vides
de ce bruit
pleines de cette absence
pas de mots inutiles
dans les arbres
le deuil du jour
à chaque branche
et sur la lande ce soir
le souvenir du vent
comme une pierre
blanche
J'ai l'immense plaisir de vous informer de la publication de mon nouveau recueil aux éditions Le Manuscrit, Alchimies (avec une préface de Thierry Le Baill).
le vent comme nu
dérobe la flamme
pour parfaire l'union
les sens en fusion
sous la terre
le métal en feu
le feu en chemin de pluie
s'y mêlent les odeurs
du miel et du plomb
qu'on martèle
du souffre et de l'ambre
qu'on écartèle
les mains sont les mots
les mots les visages
il suffit de le dire
il suffit de le croire
le vent comme nu
déporte le rêve
un peu plus loin encore
au bord du doute
tout au bord
à toucher l'ombre
de cet or nocturne
éclat de lune
vapeur santal
pierre philosophale "
Comme le dit l'ami Francky je suis ici pour avant tout me faire plaisir, même si je souhaite passer le cap "confiance" et aller vers le cap "privilège" pour je ne sais raison
obscure, je continue cette belle aventure qui me tient à coeur depuis des lustres. Aujourd'hui je vous présente cet écrivain qui pour moi à un talent énorme. J'ai mis en ligne trois autres
extraits de ces oeuvres qui je crois, du moins l'espère, vous plairont autant qu'à moi.
Michèle M. Gharios
Biographie
![]()
Michèle M. Gharios est née à Beyrouth où elle vit. Son parcours littéraire commence très tôt lorsqu’elle publie des poèmes dans la revue de son lycée. Mais la guerre et les contraintes
l’obligent à interrompre le chemin de l’écriture pour essayer de s'en frayer un dans les affaires. Sauf que, son diplôme en poche, elle se rend compte un peu tard qu’elle préfère les lettres
aux chiffres qu’elle décide d’abandonner.
En 2004, elle participe à un concours de nouvelles organisé par le Forum Femmes Méditerranée et gagne le prix d’Excellence pour son texte «le chant des dunes» qui sera publié.
En 2005, elle publie chez Dar An-Nahar «Apartheid» son premier recueil de poèmes.
Bibliographie :
· apartheid, Dar an Nahar, Beyrouth, 2005· Le chant des dunes, in recueil de nouvelle 2004-2005, Forum Femmes Méditerranée
un refuge dans les yeux
à tous les prisonniers de guerre
Mon pays
PRISE SURPRISE
C'était au printemps, dans un de ces petits villages typiques de la montagne libanaise. La grand place prenait chaque matin l'allure d'une salle de classe. Les élèves de tout âge se
rassemblaient autour du vieux sage qui, fouillant dans les livres, choisissait des passages de textes, lisant d'une voix solennelle des mots qui sonnaient faux dans le décor simple et
pittoresque où baignait la foule avide.
Mon équipement insolite intriguait tout le monde depuis que j'étais arrivé, deux jours plus tôt. C'était surtout les petits qui m'espionnaient, épiant mes gestes et mes mouvements. A mon
passage, ils se taisaient, se figeaient, fixaient de leurs petits yeux inquisiteurs mon attirail. Il y avait bien un étranger chez eux, émissaire imposé par je ne sais quel illuminé, qui venait
instruire les enfants du village. Et déjà sa présence agitait le fleuve tranquille de la vie.
Mais ça n'avait pas suffit. Il eut fallu que je vienne moi aussi, le gars bizarre à la grosse boîte noire qui arpentait les ruelles paisibles, violant leur intimité, éternisant le temps par sa
machine maléfique !
Je la voulais naturelle, cette photo, capturant le moment soi-disant béni de l'apprentissage. Mais ils s'étaient retournés. Aurait-on comme préjugé le fait de croire les dessins capables
d'agrémenter un texte, attirant les enfants qui jugeraient sèches les histoires sans images ? Il n'en est rien car c'est bizarrement à cet instant précis où je les croyais absorbés par
les explications de l'instituteur qui arborait fièrement une illustration de son livre, que les petits s'étaient donnés le mot, décidés à détourner le regard, comme si, en voulant se fixer sur
du papier au lieu de fixer du papier, ils contournaient délibérément la réalité en lui faisant le plus effronté des pieds de nez.
Avant de sombrer dans les bras de Morphée, pour une nuit de sommeil bien mérité, je vous présente Emmanuel blas que je viens tout juste de découvrir sur la toile en rentrant du boulot. N’ayant pas sommeil je prends plaisir, alors que tout est calme et que je suis en paix et en harmonie avec la nuit, d’écrire ce petit commentaire en guise de présentation. Il est quand même dur de passer du mode confiance au monde privilège je me demande bien ce qu’il faut faire pour y accéder ? Mais bon peu importe ce n’est pas cela qui va m’empêcher d’écrire.
Le temps importe peu
Seule compte la vie
Ecrire envers et contre tout
Lire au-delà des symboles, déchiffrer le mystère et se réaliser.
Vivre sa passion jusqu’au bout
Rester debout, écrire encore et toujours.
Ne plus croire en ses rêves ?
Quelle idée saugrenue !
Le rêve d’aujourd’hui sera la réalité de demain, rien n’est plus triste qu’une vie sans espoir, l’espoir d’un lendemain moins funeste où la vie se transformera en un conte de fée, la foi ne déplace t-elle pas les montagnes!!
Gentle 13
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Mon recueil Quelques rares qualités Si vous aimez mes poèmes du recueil Quelques rares qualités, vous pouvez vous procurer mon recueil sur le site des éditions Poiêtês . Prix : 2.30 € (+ frais de port) |
L'écriture de poèmes
J'écris des poèmes depuis une dizaine d'années.
En 2002, j'ai réalisé un premier recueil Quelques rares qualités qui reprenait quelques uns de mes meilleurs poèmes.
En 2003, j'en ai fait un second Octobre, composé de douze poèmes.
En 2004, j'en ai fait un troisième Le roi de la Terre, composé aussi de douze poèmes.
Dans le recueil Fatal, vous découvrirez sept poèmes à suivre de moins en moins gai...
Et régulièrement, je vous propose d'autres poèmes.
Féerie charnelle
Comme une montagne enfouie sous le creux alpin
Mon regard s'enfonce à l'intérieur de tes reins
Mon cœur s'embrase, il se transforme en aliéné
Mon âme s'évade de la prison de ses pensées
Mon esprit est surpris devant tant de beauté
Il a enfin trouvé tout ce qu'il recherchait
Il crie, il rugit comme un lion possédé
Qui a enfin trouvé la proie qu'il pourchassait
Le spectateur enchanté ne cesse d'applaudir
Cette féerie charnelle si souvent espérée
Ce défilé de formes trop souvent exploité
Le poète désespéré cesse enfin d'écrire
Lui qui croyait avoir à jamais échoué
Il ne cesse de contempler cette grâce, ta beauté.