Souvenir d’un temps…
Au-delà des brumes apparaît la magie
La magie d’un matin
D’un matin sans nom, sans personne pour crier ton nom
Au-delà des brumes apparaît la magie
La magie d’un soir
Eternelle comme le temps qui nous enveloppe
Eternelle comme la vie qui nous enivre
Eternelle comme une ode qu’il nous faut déchiffrer
Mais à force d’amour la vérité se dévoile
Alors, nous apparaît la magie éclatante d’un jour dans son éclatante beauté
La volonté d’éclairer le monde de son savoir
Car l’absolu est volonté
Par delà la signification des mots empreints d’un ordre
Emanant d’une source aux mille figures
Rhétorique d’un temps où présent et passé se mélange
Pour donner naissance à notre langage
Idiome complexe aux mille interférences de la pensée
Font que les mots s’entrechoquent et s’accordent
Pour que naisse enfin …
Les prémisses d’une vie sans maux
Homme tranquille au coin du feu
sais-tu ce qui t'attend !
dans la froide vallée où le vent s'engouffre
surgit la peur et l'angoisse
Toi qui croyais tes souvenirs enfouis à tout jamais
au fond de ta mémoire s'éveillent à nouveau
comment lutter contre l'inexorable
comment lutter contre l'invisible force d'un passé
Qui es tu aujourd'hui !....
Seul parmi tes réminiscences fantomatiques
tu n'es plus aussi fier
la nuit s'écoule, la peur au ventre tu t'en dors,
comme d'autres sont morts la peur dans les yeux
N'oublie jamais !....
Il n'existe aucun moyen d'échapper à son destin
Gentle13
où une fine pluie battait le pavé,
la campagne s'émousse
et les fleurs se trémoussent
Par un doux matin d'été la vie s'écoule
tandis qu'un amour perdu s'enfuit au gré des pleurs
comme une cascade sans fin
l'eau jaillit et se brise sur les rochers
Par une nuit d'hiver
la vie renaît au souffle du vent du Nord
qui pousse vers le soleil ses fleurs gelées
afin qu'y naissent ses femmes exquises
que l'amour réchauffe comme mille soleils
Gentle13
Cet ouvrage nous transporte de l’autre côté de la mer, où les souvenirs, devenus impalpables, se mêlent à la
D’où provient ce miracle ? Inutile de chercher bien loin ce qui crève les yeux. En effet, depuis qu’elle tient une plume, Olympia sait dompter les mots, les soumettre à sa volonté d’images, de rythmes et à sa profonde humanité.
Elle a le goût de l’écriture sonore qui évoque et bouleverse, qui vous saisit à bras le coeur. Elle noircit une page comme elle frotterait une lampe magique. Aussitôt « le bon génie » paraît et exauce les vœux de l’auteure qui, comme le vent, cherche à coiffer l’impossible de son bonnet de joie.
Ce livre est un journal d’âme. Il évoque des situations, des lieux avec une telle intensité que l’on sent les odeurs monter de la terre, les arbres danser sous la caresse du jour, mais aussi la poussière du chemin, la respiration de la mer et toute la simplicité de cette vie dont l’écho pénètre le lecteur d’une douce violence, comme les couleurs suaves et chaudes qu’entretiennent les comètes.
Le rêve est là, éveillé, comme sorti de son berceau, il marche, parle, s’agite, il cherche à capturer notre regard, sa présence devient familière comme le sable errant dans la rue Abou-Nawas, comme le jour dessine et rature les formes et les lignes, attachés à la course du soleil. Alors, quand on a vécu sous le feuillage des légendes, au milieu d’un éblouissement qui, sans cesse, entrebaille la porte du quotidien, il est presque impossible de vivre ailleurs, où les maisons se ferment, les rues se métamorphosent en moteurs bruyants aux chaussures de gomme et où les voisins se griment à l’abri de leurs volets mi-clos, cherchant à brouiller les heures en agitant le mirage d’un emploi du temps imaginaire.
L’éternité semble dormir là-bas, où « la grande bleue » incarne la liberté d’être et la joie de vivre avec le pain si chaud, si tendre, si vivant, si drôle. Ici, ce pain n’a plus de goût, il est devenu fade, triste, presque résigné sous sa croûte brune.
Alors, on rouvre la fenêtre, celle qui donne sur l’écriture, sur le voyage, celle qui possède la profondeur de l’infini où l’on puise l’eau pure et fraîche dans la paume d’un monde que l’on ne peut oublier. Il est devenu cette cicatrice qui semble coudre le cœur en son milieu, comme une frontière, et qu’un chagrin trop lourd ne manquerait pas de déchirer.
Peut-on réapprendre à vivre, comme on apprend à marcher ? Ici, le paysage est si différent. Ici, on dirait un décor qui chercherait des comédiens pour l’animer... Ici, on ne devient qu’une existence...
Il ne reste plus, pour se sauver du naufrage, que la création... Qu’elle entre, submerge, emporte tout sur son passage laissant la vie, plus vraie que la parole, surgir de la grisaille avec cette sincérité qui transporte les âmes au-delà de cette petitesse qui écrase les jours entre les doigts poisseux du quotidien.
Ce livre est une beauté qui se visite comme une révélation sous l’œil bienveillant de la lumière.
"J’écris pour les mains calleuses
Qui jamais ne toucheront mes livres
Pour les analphabètes
Et ceux qui ne croiseront jamais
Qu’au large de mes mots
J’écris pour ceux qui ont soif
Qui ont faim du seul pain
Qui leur manque
L’Amour
J’écris parce qu’ils ne le savent pas
Et qu’ils se trompent pour de l’argent,
J’écris pour essuyer le crachat
Des racistes à leur visage
J’écris là pour leur rendre
Un jardin -
Celui qu’ils m’ont pris
Sans le savoir"
"j’ai vécu au bord d’une plage de bleu et de sables lents à s’étirer. Les promenades m’y étaient moins solitude que communion, parfois, avec le monde, ouverture au chant subreptice des êtres. Les claquements de vagues me firent souvent élargir le cercle de mes pas ; j’allais, plus loin, jusqu’aux jardins intérieurs, où des airs de flûtes cascadent et font leur fraîcheur. Un jour, je dépassai un mur délité bordant un jardin immobile : il semblait veiller à contenir un parfum, une histoire. Revenant des rosées d’une autre musique, je m’arrêtai. Le mur se craquelait, des plaques de sable séché s’en étaient exco- riées. Cette retenue précaire de terre ocre attirait ma paume : je la posai sur l’om- breuse pierre ameublie. Je n’attendais rien, j’étais."
Aujourd’hui je pars, reviendrais-je ?
Je ne sais pas,
pourquoi le ferais-je !
Libéré de son souvenir
Je suis sur le chemin du renouveau
Libre dans mon cœur et ma tête
Je suis …
Ivre de vie et d’amour
je ne puis la concevoir sans,
même si l’amour laisse des traces,
Je préfère cette empreinte là.
La solitude n’est pas un fardeau,
c’est une amie à laquelle je me confie,
quand le poids de la vie se fait sentir
Mais allégé IL EST par ta présence !
Ton sourire est un bienfait
Ton rire est ma thérapie
Ton regard me tiens captif
Tes bras mon havre de paix
Ecrire sans rime ni raison, écrire pour le plaisir
Ecrire pour te dire « je t’aime »
Ecrire pour te confier les secrets de mon âme
Ecrire parce qu’en moi nait le désir.
Tu es ce plaisir auquel je dis je t’aime
Tu es ce désir qui m’émoustille
Tu es la vie que j’attendais
Tu es l’espoir qui renait.
Gentle13