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J'ai trouvé le livre original et je profite de l'occassion pour vous le présenter. La poésie des oiseaux nous emmène voyager d'un pas léger, je dirais
sans jeu de mot aucun, à tire d'aile d'un continent à l'autre. Amicalement Gentle13 Ornithopoésie C’est dans le cadre de l’année Pierre Garnier organisée par la région Picardie que les éditions Les Vanneaux tentent de rééditer toute l’œuvre de ce poète majeur. Pierre Garnier est mondialement connu comme fondateur avec son épouse Ilse de la poésie spatiale. Ce recueil réunit de la poésie « linéaire » et de la poésie spatiale. L’écriture est simple et forte à la fois, simple dans l’abord des yeux, forte à l’esprit qui y entend comme une corrélation entre le visible et le sacré. Il est remarquable que les images nous font penser à ce rapport au sacré qui existe dans la culture Dogon. Pour présenter cet Ornithopoésie je vais laisser l’écriture à Pierre Garnier : oiseaupoésie, poésieoiseau. Europe, Afrique, Amérique. partout j’ai regardé les oiseaux. Le regard du poète est sensible et voit dans chaque oiseau son rapport au monde. En voici deux exemples :
Et plus loin :
Comme Monet a médité vingt ans sur les nymphéas. Il y découvrit l’Être. Il nous faut méditer sur les oiseaux. Il s’agit bien de cela : ne pas voir, mais regarder avec les yeux ouverts sur ce qu’est le monde. Ce "monde", tel que l’écrit Pierre Garnier. Pour y voir couler la source, il inscrit l’espace et fait apparaître l’onde.
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![]() Editions des Vanneaux Collection L'Abreuvoir 15 € http://les.vanneaux |
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Gentle13
Jean Malrieu est né à Montauban le 29 août 1915 et meurt 24 avril 1976 à Mautauban .. Ses parents sont originaires de Bourret dans le Tarn et Garonne. (Victor Varjac dans panorama du livre)
Homme du Sud, fidèlement : s'il convient de présenter Jean Malrieu d'une formule, il faut insister sur ses origines. Elles sont géographiques et historiques, mais la poésie les vivifia sans cesse. Cette terre intimement connue, aimée pour ses paysages et son passé, pour ces mythes et sa lumière, il ne l'a jamais quittée : lui-même se définissait volontiers comme « un Occitan de langue française ».(...)(Universalis.fr)
Jean MALRIEU

Editions des Vanneaux
Collection
Présence de la poésie
Faut-il raconter la vie des poètes ? Les plus fascinants ne sont-ils pas ceux dont nous ignorons presque tout, qui n’ont laissé qu’une œuvre ? Ou encore :
Que savons-nous de ce qui importe ! Surtout, savons-nous de quelle manière elle influence la vie ? se demande Pierre Dhainaut en ouverture de son essai. Il y répond par le contenu de
celui-ci en ne donnant que des éléments de vie que Jean Malrieu lui a donnés en partage et que pour certains il a utilisés – ou a voulu utiliser – dans des présentations de ses ouvrages. En
quelques lignes, Pierre Dhainaut répond à ce questionnement : De l’absolu Jean Malrieu avait une autre approche. Ce ne sont pas les mots seuls qui tremblaient pour lui. La perte d’un chat, la
chute d’une feuille, la venue d’un poème : a-t-il une fois distingué l’absolu du relatif, ce que du moins on croit désigner par de tels termes ? Il aimait les anecdotes […] mais il s’agissait à
ses yeux d’événements ou de mythe… Ce tremblement de l’être entier, Jean Malrieu, nous laisse un seul poème, morcelé, recommencé qui est son œuvre, qui est sa vie. Je trouve que
Pierre Dhainaut a superbement bien situé l’œuvre de Jean Malrieu. Il continue en abordant Jean Malrieu en travail d’écriture : du morcelé au recommencé et parfois à de l’inachevé. Un regard de
quelqu’un qui a bien connu Jean Malrieu, qui l’a fréquenté (rencontres, échanges épistolaires) et qui n’est jamais dans une affirmation de celui qui sait, mais dans une approche sensible, pleine
d’empathie pour l’homme et son œuvre, nous montrant des impressions, des rapprochements, des portées. Il nous fait vivre un voyage comme on les aime, fait de découvertes au fur et à mesure de
l’écriture des pas sur le chemin à parcourir. Et qui, par ce mouvement d’analyse, entraîne le lecteur en une compréhension – non pas de la vie de Jean Malrieu – de quelque chose qui a à voir avec
le cheminement créatif de celui-ci. Nous pouvons remercier Pierre Dhainaut de ce cheminement sensible auquel il nous invite. Le choix des poèmes présentés offre une trajectoire entière de Jean
Malrieu : de 1935 à sa mort. Pour finir, je vous donne un petit extrait de poème de Jean Malrieu :
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Insensé qui a joué avec le feu. Insensé qui a passé sa vie dans l’ascèse, la privation, la colère retenue. L’indignation appartient au pauvre. Il courbe l’épaule, l’humble artisan. Et voici que j’ai soif d’air et de dérision. J’ai faim de pluies torrentielles. J’ai faim de santé, de femmes, de vie vécue, d’abondance et de folie.
Jean Malrieu : Libre comme une maison en flammes
"Cette plainte merveilleuse de l’âme, c’est l’amour. Ecoute-la. Je n’ai point d’âge, mais, nourri d’épices, chargé de sel, couvert d’humus, empli de choses à naître, Je suis maître de moi comme d’un navire et mon corps est un voilier d’avril, de vice, d’impudeur. J’ose aimer et je délire. Notre d’amour sent le lys et le soufre. Désir rauque, fouette-moi de tes ronces. Je lutte avec toi dans la broussaille. Cherche-moi. Trouve-moi. Les herbes giclent vert. Nous sommes un printemps au monde, Acharnés comme des lutteurs au dessus de la mort." |
Gentle13
Victor Hugo dans l’arène politique où le poète au service de l’humanité
lundi 14 novembre 2005.
Ce catholique, ce royaliste, du parti des ultras, après un périple de quatre vingt trois ans, meurt républicain !
Catholique, certes, mais certainement pas dévot, puisqu’il traîne les pieds pour se rendre à la messe, comme le lui demande de l’abbé de Lamennais. À 20 ans, on le nomme poète des ultras. Pourtant son père ce "héros au visage si doux", Général des armées napoléoniennes, devenu durant les 100 jours gouverneur de Thionville, refusa la capitulation et combattit jusqu’au 13 novembre 1815. Il représente aux yeux du jeune poète, le vaincu de l’histoire, le demi solde, consigné à Blois, en résidence surveillée. Surprenant ?
peut-être pas, car ce général fut aussi un père autoritaire qui voulut enfermer ses fils dans de ténébreux collèges, les privant ainsi de liberté, mais également de l’affection de Sophie, leur mère, née Trébuchet.
Le choix politique de Victor semble donc une prise d’opposition vis-à-vis de son père, en faveur de sa mère, fille de vendéens, donc fidèle à la royauté. Le modèle masculin de notre jeune poète et comme pour toute une génération se nomme René François de Chateaubriand, l’auteur du Génie du Christianisme, qui écrivit également de Buonaparte et des Bourbons. Adolescent, Victor Hugo n’aurait-il pas juré "Je veux être Chateaubriand ou rien !".
Les frères Hugo créent une revue littéraire Le conservateur littéraire. Victor tombe amoureux d’Adèle Foucher, jeune bourgeoise, insignifiante et sans dot, que les yeux de notre poète amoureux métamorphosent en une muse bénie des dieux. Après le décès brutal de sa mère, c’est le général Hugo qui finira par consentir à cette union. Pas de certificat de baptême, qu’à cela ne tienne, son père lui adresse une attestation et l’abbé Lamennais signera un billet de confession de complaisance. Ce mariage rapprochera le père et le fils qui recevra, quelques mois plus tard, une pension du roi, à la demande de la duchesse de Berry.
Chateaubriand, chassé du ministère des affaires étrangères, passe à l’opposition et son admirateur, sans l’ombre d’une hésitation, le suit. Le roi meurt et son successeur, Charles X, décore le poète de la Légion d’honneur.
Le premier événement remarquable, se produit avec la pièce Cromwell dont la préface définit le nouveau théâtre. Hugo réclame la liberté dans l’art que seul le drame peut incarner. Marion Delorme sera censurée, Alexandre Dumas a réussi à faire jouer sa pièce Henri III et sa cour.
La bataille entre les classiques et modernes, trouvera son apogée à la première d’Hernani en février 1830. Ce drame romantique bouscule toutes les règles et ouvre une ère nouvelle. Quelques mois plus tard, ce sera Les trois glorieuses. L’acte le plus fort, sans doute, sous la restauration sera la publication de son livre Le dernier jour d’un condamné.
La critique se déchaîne mais derrière ce personnage sans identité, c’est la peine de mort qui est mise sous les projecteurs. Ce plaidoyer doit atteindre son but et pour cela, il ne vise que l’abolition de cette acte injustifiable. Toute sa vie, le poète luttera contre ce crime inutile et barbare, car en tuant le condamné, on lui retire tout espoir, toute possibilité de rachat.
En 1845, il est nommé Pair de France. En 1846, il défend la Pologne qui subit la répression austro-russe, mais il n’est pas suivi. Après la révolution de 1848, il se voit offrir par Alphonse de Lamartine, le ministère de l’instruction publique. Hugo refuse. Pourtant le gouvernement provisoire obtient l’abolition de la peine de mort, que le poète qualifie de "fait sublime". Il propose une république universelle, et face au drapeau rouge, il préfère "la sainte communion de tous les Français".
"J’ai usé mon mandat depuis trois jours pour concilier les coeurs et arrêter l’effusion de sang... ". Puis, ce sera la loi Falloux, votée en 1850, qu’Hugo combattit de toutes ses forces. La droite perd du terrain, et imagine, pour restreindre le suffrage universel, que seules les personnes ayant résidées pendant trois ans dans le même canton, deviendront électeurs : "Dites-leur qu’ils sont insensés", s’écrit Alexandre Dumas.
Ainsi, la classe ouvrière, la plus livrée au nomadisme, sera amputée de plusieurs millions de voix. 1851 est l’année de la révision constitutionnelle qui permettrait au président en exercice de se représenter à l’issue de son mandat de quatre ans pour lequel il n’est, pour l’instant, pas rééligible.
Hugo est contre ce rétablissement pernicieux de l’Empire " Napoléon, après Charlemagne, et prendre dans vos petites mains ce sceptre de titans, cette épée de géants ! Pourquoi faire ? Quoi, après Auguste, Augustule ! Quoi ! Parce que nous avons eu Napoléon Le Grand, il faut que nous ayons Napoléon Le Petit !" . Jamais le Prince Président ne se remettra de ce trait de plume !
Puis, ce sera le coup d’état du deux décembre et l’exil pour Victor Hugo, dix neuf ans de résistance et de créations sublimes. Le retour en France et la montée vers la gloire éternelle.
Ce nouveau livre sur Victor Hugo, nous prouve que le poète est une source inépuisable et que son visage est une foule. Il est dans cet ouvrage, plus vivant que jamais. Il représente notre conscience à travers les siècles, il est, et demeure, la grande âme des peuples, à la proue de l’Histoire.
Octobre
Ils sont là, menaçant Paris. Ils le punissent.
De quoi ? d’être la France et d’être l’univers,
De briller au-dessus des gouffres entr’ouverts,
D’être un bras de géant tenant une poignée
De rayons, dont l’Europe est à jamais baignée ;
Ils punissent Paris d’être la liberté ;
Ils punissent Paris d’être cette cité
Où Danton gronde, où luit Molière, où rit Voltaire ;
Ils punissent Paris d’être âme de la terre,
D’être ce qui devient de plus en plus vivant,
Le grand flambeau profond que n’éteint aucun vent,
L’idée en feu perçant ce nuage, le nombre,
Le croissant du progrès clair au fond du ciel sombre ;
Ils punissent Paris de dénoncer l’erreur,
D’être l’avertisseur et d’être l’éclaireur,
De montrer sous leur gloire affreuse un cimetière,
D’abolir l’échafaud, le trône, la frontière,
La borne, le combat, l’obstacle, le fossé,
Et d’être l’avenir quand ils sont le passé. (Extraits, l’année terrible, 1872)
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L'auteur | ||||
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Romancier, essayiste, critique d’art, poète – même s’il n’aime pas ce terme ! – Bernard Noël est né en 1930 dans l’Aveyron. Son œuvre, d’Extraits du corps (1958) à Romans d’un regard
(2003) compte une cinquantaine de titres et de très nombreux livres d’artistes, œuvre essentielle dans une époque en crise de sens, œuvre où l’esprit se tient debout à même un corps
ouvert au dehors.
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J'ai trouvé ce recueil très dépaysant car il nous fait voyager au grès des flots, non pas de la poésie, mais de la mer et de ses filles les vagues, la houle nous entraîne loin des rivages
où la tempête fait rage. L'amour est à ce prix, faut savoir changer d'horizon quand le moment est venu mais ce n'est jamais sans risque car l'amour est un volcan où sommeille la braise
ardente des sentiments. Gentle13 |
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Cet auteur est une découverte pour moi, mais de ces découvertes que l’on aime faire. Ce recueil est composé de deux parties : Soudain l’appel des
vagues… et Enfin renaître au rivage. L’écriture inscrit en son rythme des évolutions, des changements liés aux évènements dits. Ceci donne une intensité vivante que l’on
ressent au plus profond de soi. Ainsi, dans la première partie, commençons nous tranquillement avec un désir de partir ailleurs, de changer de continent pour y rencontrer celle ou celui
qui nous attend et le sentiment de cette attente qui nous pénètre. Nous partons, prenons la mer, essuyons une tempête et tout se détruit sous la violence des éléments, nous devenons un
rescapé qui aborde un rivage. La deuxième partie est la rencontre avec une chimère. Le tout comme une métaphore de l’écriture, où la chimère sera quittée au bord de ces mots qui
déploient leurs ailes et me quittent. Alors que la chimère nous dit : Tu m’oublieras quand tu partiras fier sur le dos des vagues l’œil rivé à l’horizon des signes.
C’est un recueil qui ne vous laisse pas de répit, on veut y croire, être ce partant qui sera pris dans la tempête pour y trouver la voix apaisante de la
chimère.
J’oubliais de vous dire que ce recueil a reçu le prix de poésie de la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour la Vocation 2007. |
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