Amicalement
Gentle13
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Pascal ALLARD
Voilà un livre étrange qui, hors des sentiers battus, nous entraîne au cœur de la forêt amazonienne pour une
expérience d’écriture peu ordinaire.
Serge Cabrol |
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![]() Le Castor Astral
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En effet, comment décrire au public une jeune femme qui, peu à peu, se métamorphose en apparition de plus en plus diaphane ?
Saisir l’instant, depuis ce 10 décembre 1830 à Amherst (Massachussetts) où Emily, fille d’Edward Dickinson, homme de loi et d’Emily Norcross, jette à la face du monde, son premier cri, jusqu’à ce matin du 15 mai 1886, où la poétesse, telle une fleur de lys, rend son dernier soupir dans sa ville natale.
Aucun habitant d’Amherst n’avait croisé la poétesse depuis vingt cinq ans. Sa disparition prit alors des airs de légende. La mort avait retrouvé la trace de celle qui marchait vers la transparence depuis un quart de siècle. Sa silhouette ne put retenir la moindre poussière d’ombre, même le médecin, venu constater le décès, dut rédiger son acte sur le seuil de la chambre d’où il apercevait une _ forme immaculée qui reposait sur un lit.
"quand ce sera mon tour de recevoir une couronne mortuaire, je veux un bouton d’or". Comme une réponse de la nature au désir d’Emily, le pré derrière la maison accueillait une foule vibrante de taches d’or, accourues des quatre coins du cœur.
Pour son ultime voyage terrestre, elle passa de sa table d’écriture à sa tombe, (située derrière la maison), respectant ainsi jusqu’au bout, son vœu de ne pas quitter sa demeure. Elle avait cinquante cinq ans... mais doit-on, peut-on donner un âge à une poétesse qui s’entretint durant toute son existence avec l’éternité ?
Christian Bobin, nous emporte , nous éblouit, nous éclabousse de sa plume, si légère et si dense, si tendre et si profonde. Chaque phrase devient une découverte, une surprise, une pépite et devant nos yeux ébahis, se dresse une fine silhouette, jeune et frêle qui va, tout au long de l’ouvrage nous entraîner dans un monde si humain et si sensible, que vous ne pourrez plus jamais percevoir la société du XXIe siècle avec le même œil.
Il existe une magie qui vous prend la main et vous mène face à une existence si particulière, qu’elle ressemble à un personnage venu d’un autre âge, d’un autre monde... et pourtant, Emily est et demeure tellement humaine qu’elle vous entre dans le corps, comme la beauté dévore vos sens. Avec ce livre indispensable, je dis bien indispensable, Christian Bobin, nous permet d’être dans l’intimité d’un génie presque effacé par les hommes.
Au fil des pages, nous apprenons l’alphabet de la passion et l’écriture admirable du ciel. Il y a tant de mystères qui nous entourent, tant de questions suspendues à nos lèvres, tant de soifs accrochées à notre curiosité qu’ouvrir ce livre, c’est pousser le cercle d’or qui pulvérise nos peurs et nous offre le chemin qui mène doucement à notre vérité...
"Son jardin est sa seule église. Elle ne s’embarrasse pas de théologie : elle voit la brise maternellement passer sa main fraîche sur le front enfiévré des roses, et elle en conclut ce que n’auraient jamais conclu les docteurs de l’Eglise confits dans leur prudente érudition : « l’amour que Dieu nous porte n’est pas semblable à celui des ours. » L’auteur d’un manuel sur les fleurs d’Amérique du Nord parle avec la même ardeur de l’innocence des ronces et de la sauvagerie du ciel où personne n’entre de son vivant. L’enthousiasme de ce jardinier visionnaire la séduit. « Quand j’étais petite et que les fleurs mouraient, j’ouvrais le livre du docteur Hitchcock. Cela me consolait de leur absence et m’assurait qu’elles vivaient encore. » Les pissenlits - avec leurs caravanes solaires arrêtées partout dans les prés - sont ses fleurs préférées. Elle cueille un trèfle sur la tombe de son père et le met à sécher dans la Bible, sur ce passage de l’Epitre aux Hébreux : « la foi est la garantie des biens que l’on espère, la preuve des réalités qu’on ne voit pas. »
Depuis l’enfance - jusqu’à son séjour chez Mary Lyon - Emily cueille les fleurs qui rêvent dans les bois et les collines autour d’ Amherst. Elle les baptise de leur nom latin puis les couche sous une couverture de papier cristal, dans le dortoir de son herbier où dorment bientôt plus de quatre cents religieuses décolorées d’un autre monde : plusieurs fleurs sur chaque page encadrent la majesté d’une fleur centrale, leurs pétales à peine froissés et leurs tiges maintenues par de luisants papiers collés. En attente de l’époustouflant soleil de la résurrection, elles se souviennent des lumineux souffles de leur ancienne vie. »"
Je ne peux que conseiller aux lecteurs qui viennent de rencontrer la Dame Blanche, d’entrer dans son monde si proche et si lointain de nos cœurs, en se procurant Car l’adieu c’est la nuit (ce titre est emprunté au poème 586 d’Emily lorsqu’elle connut une période d’intense créativité) (1858 à 1865) recueil dense, qui vous fera partager un quotidien que la poésie métamorphose en fragments d’univers en passerelles jetées entre deux mondes, entre le concret et le spirituel !...
Découvrez sans plus attendre ces pages blotties au fond d’un tiroir qui viennent de prendre leur essor... et de goûter au plaisir de l’espace où vous les attendiez...
(Poème page 41)" Je ne l’ai pas encore dit à mon jardin -
De peur d’y succomber.
Je n’ai pas tout à fait la force à présent
De l’apprendre à l’Abeille -Je ne le nommerai pas dans la rue
Les boutiques me dévisageraient -
Qu’un être si timide - si ignorant
Ait l’aplomb de mourir.Les collines ne doivent pas le savoir -
Où j’ai tant vagabondé -
Ni révéler aux forêts aimantes
Le jour où je m’en irai -Ni le balbutier à table -
Ni sans réfléchir, au passage
Suggérer que dans l’Enigme
Quelqu’un en ce jour marchera"
(Poème page 161)"Je serais peut-être plus seule
Sans la solitude -
Tant je me suis faite à mon Sort -
L’Autre - la Quiétude -Pourrait rompre la Ténèbre -
Encombre la petite Chambre -
Trop étriquée - de loin - pour contenir
Le Sacrement - de Sa Personne -L’Espoir m’est étranger -
Il pourrait déranger -
Son doux cortège - profaner le lieu -
A la souffrance consacré -Il est peut-être plus facile
De faillir - la Terre en Vue -
Que de gagner - ma Bleue Péninsule -
Pour y périr - de Volupté - "
"Le Cerveau - est plus spacieux que le Ciel -
Car - mettez-les côte à côte -
L’un contiendra l’autre sans peine -
Et Vous - de surcroît -Le Cerveau est plus profond que la mer -
Car - tenez-les - Bleu contre Bleu -
L’un absorbera l’autre -
Comme l’Eponge - l’eau du Seau -Le Cerveau a le poids exact de Dieu -
Car - Pesez-les - Once pour Once -
S’ils diffèrent - ce sera comme
Le Syllabe et le Son -"
Il est des jours
Où l’homme s’active à sa besogne
Il est des nuits
Où l’homme rêve au fond de son lit
Le temps passe, l’homme oublie
Qu’un jour il eu souffert
Dans cette demeure où il a croupie
Car de mépris il fut couvert
L’aube se lève et point de stress
Finit les nuits au sommeil agité
Débarrassé du poids qui l’oppresse
Ses souvenirs aux orties il a jeté
Depuis qu’il a changé d’adresse
Le temps de vivre il va prendre
Maintenant plus rien ne presse
A un nouveau bonheur il veut prétendre
Libéré des chaînes qui l’entravaient
En route pour le pays de Dol
Par Saint Michel la voie est tracée
Car il est temps de prendre son envol
Il y a un temps pour tout dans la vie, un temps pour souffrir, pour rire et pleurer. Un temps pour aimer et détester… Et alors lui demande-t-on?
Il est grand temps répondit il !!!
…
Mais de vivre mon ami de vivre et de rien d’autre. Car le temps importe peu seul la vie compte.*
Gentle13
*Phrase tiré du film « le cinquième élément »
Ecrire pour parler de soi et…des autres. Ecrire pour confondre les mots pour les sublimer pour les transformer en images, en sons, en souvenirs en tout autres choses que ce qu’ils sont.
Ecrire pour vivre autre chose que sa vie étriquée, pour élargir son horizon et voir plus loin que le bout de sa conscience afin de s’apercevoir qu’au travers des mots il existe une vie toute différente et à la fois semblable, similaire dans la manière de les ordonner pour qu’ils prennent vie c'est-à-dire un sens extraordinaire. C’est sortir de soi pour être autre chose que soi pour s’élever et donner à sa vie une tournure différente.
Mais ne jamais oublier que les mots n'ont que l’importance qu’on leur accordent et chacun réagira en fonction de son état d’esprit, il verra soit une menace soit une boutade et il ressentira soit de la haine ou de la gêne, il en rira ou en pleurera, il sera soit imperméable soit sera en quelque sorte en empathie avec eux mais au final ça ne reste que des mots : creux, vide de sens s’ils sont débarrassés de l’émotion qu’on leur accordent.
Evidence
Paradoxe
Contre sens ou autres bien entendu ça n’a guère d’importance.
Si vous les répétez très vite et plusieurs fois vous vous apercevrez au bout d’un moment qu’ils ne veulent rien dire par eux même mais n’existe que par une association qui va justement leur donner une signification.
C’est là tout le talent des écrivains et des poètes. De vous transporter ailleurs sans quitter votre fauteuil, car celui qui écrit vit ce qu’il écrit et vous le fait ressentir par la même occasion.
Evidence là encore
Je sais bien, mais je ne suis pas écrivain ni poète et j’en suis désolé. Je m’efforce d’aligner quelques mots pour en faire quelques phrases qui, j’espère auront un sens cohérent.
Amour de ma vie
Je t’ai quitté, soit…
Ce fut une lamentable erreur
Mais je ne cesserais jamais de t’aimer
Il n’y a point de retour
Le mal a pris racine
Le temps a passé
Tu as fais trop de détour
La faute m’en incombe
De cela j’en suis conscient
Mais ça ne creusera pas ma tombe
Car je l’ai fais à bon escient.
L’avenir est devant nous
Laissons le temps œuvrer
La vie réserve parfois des surprises
Celle où à nouveau nous seront « nous »
Gentle13
Je sais demain
L’avenir est à porté de main
L’amour sans limite
Celui qui sait écouter sait entendre
Les mots se devinent plus qu’ils ne se disent
Il n’y a ni peut être ni de si
C’est l’affirmation de soi
Qui mène l’amour jusqu’au bout du voyage
Concevoir, concéder
C’est la recette du bonheur
Aimer c’est choisir
L’acte d’amour est un engagement
A la lisière des sentiments
Il nous montre le chemin
Comme une lumière qui nous guide
Il éclaire nos pas
Sur les sentiers des faux semblants
Et masque les ombres d’un passé tumultueux.
Le passé c’est hier
L’avenir c’est aujourd’hui
A nous de choisir la route à prendre
Sait-on seulement quelle est la bonne ?
Gentle13

