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gentle13

 

Nouveau blog, nouvelle idée. Un blog qui résumera l'ensemble des personnages et des sites auxquels je me suis référé pour mon blog passion poésie. Sur se site je décrirais en détail si du moins j'ai toutes les informations sous la main, la vie, les œuvres des poètes et écrivains présentaient sur passionpoésie. D'abord je commencerais par les sources sans toutefois dévoiler la totalité des renseignements qui me sert à créer mes articles, eh ! Oui autrement mon blog n'aurait plus lieu d'être.

 

PassionPoésie

 
Mardi 13 mai 2008
Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente journée.  Je vous remercie de me suivre chaque jours qui passe dans cette aventure "littéraire et poétique" dans laquelle je me suis lancé il y a quelque temps, tous vos commentaires m'encourage à continuer ce voyage poétique, ce voyage au pays du livres, des vers et de la rime.
Amicalement
Gentle13





Pascal ALLARD

L'arbre à soi



Voilà un livre étrange qui, hors des sentiers battus, nous entraîne au cœur de la forêt amazonienne pour une expérience d’écriture peu ordinaire.

Pascal Allard, auteur d’un premier roman intitulé Les Amériques (Castor Astral, 2003) met en scène un personnage prénommé Pascal auteur d’un roman intitulé Les Amériques. Toute ressemblance est évidemment fortuite.
Pour ce livre, Pascal est invité au Salon du Livre de Guyane. C’est l’occasion d’une peinture amusante de la faune littéraire qui partage avec lui l’honneur de participer à cette manifestation. Voyage et Salon vus de l’intérieur par un participant. Ses espoirs, ses déboires…

« Au fond, ce Salon du Livre pourrait peut-être me permettre de récupérer tout le sommeil en retard, me dis-je au réveil. II était dix-huit heures. Trop tard maintenant pour y retourner. De toute façon, il n'y avait sans doute plus personne. Quant à aller manger, je n'y tenais pas trop. J'allumai la télévision. On en était au journal régional et le sujet du jour, c'était justement le Salon du Livre. Le reportage montrait la grande tente et la foule dans les allées. Les queues s'allongeaient devant chaque table. Je vis tous mes collègues, l'air ravi, signant à tour de bras, distribuant caresses aux petits enfants, bisous aux grands-mères. Je me demandai quand avaient pu être prises ces images, moi qui n'avais jamais vu personne dans les allées. À l'heure où je dormais ? Et tout à coup, je vis mon nom posé sur ma petite table. Il n'y avait personne. Pas d'écrivain. Pas de public. Des piles d'Amériques abandonnées, comme un continent oublié. L’image sembla se figer une éternité sur le téléviseur.
Je coupai le poste et mis mes chaussures. Puis je descendis pour aller me noyer. »

A l’occasion d’une excursion, tous les écrivains de premiers romans sont capturés par un commando armé et conduits en bateau au cœur de la forêt vierge…
Qui est à l’origine de cet enlèvement et quel en est le motif ? Les hypothèses vont bon train autour des demandes de rançon et des revendications politiques ou écologiques…
C’est l’occasion de confronter les comportements de chacun (et chacune) dans cette périlleuse situation.

Sans tout révéler du roman, on peut dire que l’écriture elle-même est au cœur de l’histoire et que Pascal, comme le lecteur, va de surprise en surprise.

Un livre drôle et captivant, à la fois satire et roman d’aventure, porté par une véritable passion pour la lecture et l’écriture.

Serge Cabrol 
(25/01/08)    










Le Castor Astral









Pascal Allard,
né en 1951,
vit à Lille, où il est Conseiller pour le Livre auprès du Ministère
de la Culture.
Son premier roman,
Les Amériques, a paru au Castor Astral en 2003.






par gentle13 publié dans : anthologie
Lundi 5 mai 2008
Pour suivre les traces d’Emily Dickinson, il fallait un magicien du verbe et Christian Bobin a rempli parfaitement sa mission.
Emily Dickinson : Car l’adieu c’est la nuit
Emily Dickinson : Car l’adieu c’est la nuit
Editions Nrf

Gallimard nous propose dans son élégante collection « L’un et l’Autre » un ouvrage de Christian Bobin, que je qualifie de miraculeux : La Dame Blanche.



Christian Bobin : La Dame Blanche
Christian Bobin : La Dame Blanche

Emily Dickinson : Car l’adieu c’est la nuit
Editions Nrf

En effet, comment décrire au public une jeune femme qui, peu à peu, se métamorphose en apparition de plus en plus diaphane ?

Saisir l’instant, depuis ce 10 décembre 1830 à Amherst (Massachussetts) où Emily, fille d’Edward Dickinson, homme de loi et d’Emily Norcross, jette à la face du monde, son premier cri, jusqu’à ce matin du 15 mai 1886, où la poétesse, telle une fleur de lys, rend son dernier soupir dans sa ville natale.

Aucun habitant d’Amherst n’avait croisé la poétesse depuis vingt cinq ans. Sa disparition prit alors des airs de légende. La mort avait retrouvé la trace de celle qui marchait vers la transparence depuis un quart de siècle. Sa silhouette ne put retenir la moindre poussière d’ombre, même le médecin, venu constater le décès, dut rédiger son acte sur le seuil de la chambre d’où il apercevait une _ forme immaculée qui reposait sur un lit.

"quand ce sera mon tour de recevoir une couronne mortuaire, je veux un bouton d’or". Comme une réponse de la nature au désir d’Emily, le pré derrière la maison accueillait une foule vibrante de taches d’or, accourues des quatre coins du cœur.

Pour son ultime voyage terrestre, elle passa de sa table d’écriture à sa tombe, (située derrière la maison), respectant ainsi jusqu’au bout, son vœu de ne pas quitter sa demeure. Elle avait cinquante cinq ans... mais doit-on, peut-on donner un âge à une poétesse qui s’entretint durant toute son existence avec l’éternité ?

Christian Bobin, nous emporte , nous éblouit, nous éclabousse de sa plume, si légère et si dense, si tendre et si profonde. Chaque phrase devient une découverte, une surprise, une pépite et devant nos yeux ébahis, se dresse une fine silhouette, jeune et frêle qui va, tout au long de l’ouvrage nous entraîner dans un monde si humain et si sensible, que vous ne pourrez plus jamais percevoir la société du XXIe siècle avec le même œil.

Il existe une magie qui vous prend la main et vous mène face à une existence si particulière, qu’elle ressemble à un personnage venu d’un autre âge, d’un autre monde... et pourtant, Emily est et demeure tellement humaine qu’elle vous entre dans le corps, comme la beauté dévore vos sens. Avec ce livre indispensable, je dis bien indispensable, Christian Bobin, nous permet d’être dans l’intimité d’un génie presque effacé par les hommes.

Au fil des pages, nous apprenons l’alphabet de la passion et l’écriture admirable du ciel. Il y a tant de mystères qui nous entourent, tant de questions suspendues à nos lèvres, tant de soifs accrochées à notre curiosité qu’ouvrir ce livre, c’est pousser le cercle d’or qui pulvérise nos peurs et nous offre le chemin qui mène doucement à notre vérité...

"Son jardin est sa seule église. Elle ne s’embarrasse pas de théologie : elle voit la brise maternellement passer sa main fraîche sur le front enfiévré des roses, et elle en conclut ce que n’auraient jamais conclu les docteurs de l’Eglise confits dans leur prudente érudition : « l’amour que Dieu nous porte n’est pas semblable à celui des ours. » L’auteur d’un manuel sur les fleurs d’Amérique du Nord parle avec la même ardeur de l’innocence des ronces et de la sauvagerie du ciel où personne n’entre de son vivant. L’enthousiasme de ce jardinier visionnaire la séduit. « Quand j’étais petite et que les fleurs mouraient, j’ouvrais le livre du docteur Hitchcock. Cela me consolait de leur absence et m’assurait qu’elles vivaient encore. » Les pissenlits - avec leurs caravanes solaires arrêtées partout dans les prés - sont ses fleurs préférées. Elle cueille un trèfle sur la tombe de son père et le met à sécher dans la Bible, sur ce passage de l’Epitre aux Hébreux : « la foi est la garantie des biens que l’on espère, la preuve des réalités qu’on ne voit pas. »

Depuis l’enfance - jusqu’à son séjour chez Mary Lyon - Emily cueille les fleurs qui rêvent dans les bois et les collines autour d’ Amherst. Elle les baptise de leur nom latin puis les couche sous une couverture de papier cristal, dans le dortoir de son herbier où dorment bientôt plus de quatre cents religieuses décolorées d’un autre monde : plusieurs fleurs sur chaque page encadrent la majesté d’une fleur centrale, leurs pétales à peine froissés et leurs tiges maintenues par de luisants papiers collés. En attente de l’époustouflant soleil de la résurrection, elles se souviennent des lumineux souffles de leur ancienne vie. »"

 

Je ne peux que conseiller aux lecteurs qui viennent de rencontrer la Dame Blanche, d’entrer dans son monde si proche et si lointain de nos cœurs, en se procurant Car l’adieu c’est la nuit (ce titre est emprunté au poème 586 d’Emily lorsqu’elle connut une période d’intense créativité) (1858 à 1865) recueil dense, qui vous fera partager un quotidien que la poésie métamorphose en fragments d’univers en passerelles jetées entre deux mondes, entre le concret et le spirituel !...

Découvrez sans plus attendre ces pages blotties au fond d’un tiroir qui viennent de prendre leur essor... et de goûter au plaisir de l’espace où vous les attendiez...

" Je ne l’ai pas encore dit à mon jardin -
De peur d’y succomber.
Je n’ai pas tout à fait la force à présent
De l’apprendre à l’Abeille -

Je ne le nommerai pas dans la rue
Les boutiques me dévisageraient -
Qu’un être si timide - si ignorant
Ait l’aplomb de mourir.

Les collines ne doivent pas le savoir -
Où j’ai tant vagabondé -
Ni révéler aux forêts aimantes
Le jour où je m’en irai -

Ni le balbutier à table -
Ni sans réfléchir, au passage
Suggérer que dans l’Enigme
Quelqu’un en ce jour marchera"

(Poème page 41)

"Je serais peut-être plus seule
Sans la solitude -
Tant je me suis faite à mon Sort -
L’Autre - la Quiétude -

Pourrait rompre la Ténèbre -
Encombre la petite Chambre -
Trop étriquée - de loin - pour contenir
Le Sacrement - de Sa Personne -

L’Espoir m’est étranger -
Il pourrait déranger -
Son doux cortège - profaner le lieu -
A la souffrance consacré -

Il est peut-être plus facile
De faillir - la Terre en Vue -
Que de gagner - ma Bleue Péninsule -
Pour y périr - de Volupté - "

(Poème page 161)

"Le Cerveau - est plus spacieux que le Ciel -
Car - mettez-les côte à côte -
L’un contiendra l’autre sans peine -
Et Vous - de surcroît -

Le Cerveau est plus profond que la mer -
Car - tenez-les - Bleu contre Bleu -
L’un absorbera l’autre -
Comme l’Eponge - l’eau du Seau -

Le Cerveau a le poids exact de Dieu -
Car - Pesez-les - Once pour Once -
S’ils diffèrent - ce sera comme
Le Syllabe et le Son -"


par gentle13 publié dans : anthologie
Jeudi 1 mai 2008

Il est des jours

Où l’homme s’active à sa besogne

Il est des nuits

Où l’homme rêve au fond de son lit

 

Le temps passe, l’homme oublie

Qu’un jour il eu souffert

Dans cette demeure où il a croupie

Car de mépris il fut couvert

 

L’aube se lève et point de stress

Finit les nuits au sommeil agité

Débarrassé du poids qui l’oppresse

Ses souvenirs aux orties il a jeté

 

Depuis qu’il a changé d’adresse

Le temps de vivre il va prendre

Maintenant plus rien ne presse

A un nouveau bonheur il veut prétendre

 

Libéré des chaînes qui l’entravaient

En route pour le pays de Dol

Par Saint Michel la voie est tracée

Car il est temps de prendre son envol

 

Il y a un temps pour tout dans la vie, un temps pour souffrir, pour rire et pleurer. Un temps pour aimer et détester… Et alors lui demande-t-on?

Il est grand temps répondit il !!!

Mais de vivre mon ami de vivre et de rien d’autre. Car le temps importe peu seul la vie compte.*

Gentle13

 

*Phrase tiré du film « le cinquième élément »

Dimanche 20 avril 2008

Ecrire pour parler de soi et…des autres. Ecrire pour confondre les mots pour les sublimer pour les transformer en images, en sons, en souvenirs en tout autres choses que ce qu’ils sont.

Ecrire pour vivre autre chose que sa vie étriquée, pour élargir son horizon et voir plus loin que le bout de sa conscience afin de s’apercevoir qu’au travers des mots il existe une vie toute différente et à la fois semblable, similaire dans la manière de les ordonner pour qu’ils prennent vie c'est-à-dire un sens extraordinaire. C’est sortir de soi pour être autre chose que soi pour s’élever et donner à sa vie une tournure différente.

Mais ne jamais oublier que les mots n'ont que l’importance qu’on leur accordent et chacun réagira en fonction de son état d’esprit, il verra soit une menace soit une boutade et il ressentira soit de la haine ou de la gêne, il en rira ou en pleurera, il sera soit imperméable soit sera en quelque sorte en empathie avec eux mais au final ça ne reste que des mots : creux, vide de sens s’ils sont débarrassés de l’émotion qu’on leur accordent.

Evidence

Paradoxe

Contre sens ou autres bien entendu ça n’a guère d’importance.

Si vous les répétez très vite et plusieurs fois vous vous apercevrez au bout d’un moment qu’ils ne veulent rien dire par eux même mais n’existe que par une association qui va justement leur donner une signification.

C’est là tout le talent des écrivains et des poètes. De vous transporter ailleurs sans quitter votre fauteuil, car celui qui écrit vit ce qu’il écrit et vous le fait ressentir par la même occasion.

Evidence là encore

Je sais bien, mais je ne suis pas écrivain ni poète et j’en suis désolé. Je m’efforce d’aligner quelques mots pour en faire quelques phrases qui, j’espère auront un sens cohérent.

 

Amour de ma vie

Je t’ai quitté, soit…

Ce fut une lamentable erreur

Mais je ne cesserais jamais de t’aimer

 

Il n’y a point de retour

Le mal a pris racine

Le temps a passé

Tu as fais trop de détour

 

La faute m’en incombe

De cela j’en suis conscient

Mais ça ne creusera pas ma tombe

Car je l’ai fais à bon escient.

 

L’avenir est devant nous

Laissons le temps œuvrer

La vie réserve parfois des surprises

Celle où à nouveau nous seront « nous »

Gentle13

 

 

Samedi 19 avril 2008

Je sais demain

L’avenir est à porté de main

 

 

L’amour sans limite

Celui qui sait écouter sait entendre

Les mots se devinent plus qu’ils ne se disent

Il n’y a ni peut être ni de si

 

C’est l’affirmation de soi

Qui mène l’amour jusqu’au bout du voyage

Concevoir, concéder

C’est la recette du bonheur

 

Aimer c’est choisir

L’acte d’amour est un engagement

A la lisière des sentiments

Il nous montre le chemin

 

Comme une lumière qui nous guide

Il éclaire nos pas

Sur les sentiers des faux semblants

Et masque les ombres d’un passé tumultueux.

 

 

Le passé c’est hier

L’avenir c’est aujourd’hui

A nous de choisir la route à prendre

Sait-on seulement quelle est la bonne ?

 

Gentle13

 

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