Vivre pour elle
C’est la vie qui s’offre à moi
Vivre sans elle, à quoi bon !
Son souvenir me tient éveillé
L’amour Ô ! Sublime sentiment
Tes pensées ardentes nous brûlent
Et nous consument sur l’autel de la vie
Cette vie qui nous est chère
La nuit je m’endors dans le calme, quand le monde s’éteint, quand le monde des rêves surgit dans nos têtes, nous partons Dieu sait où ! Le monde est alors bien meilleur, la beauté nous apparaît dans son éclatante vérité, débarrassé du poids des images trompeuses, nous la contemplons dans son ensemble.
La nuit je vais et je viens, quand je ne dors pas j’écris ou je lis.
La nuit, quand le sommeille me gagne mon esprit s’égare, s’évade des images apparaissent et disparaissent, instantané fugace ou une brève vision surgie du fond de la nuit : Elle. Chevelure blonde comme un champ de blé, soyeux comme un tissu de satin. Je pense à elle. Jeune femme de mes rêves, sensuelle beauté qui vient hanté mes nuits. Sa voix est cristalline pareille à une douce musique qui vient bercer mes nuits. Pourquoi n’existe tu qu’en rêve, pourquoi me torturer de la sorte, que t’ai-je fais, que t’ai-je dis ?
Qui est-elle ? Je ne sais !
D’où vient-elle ? Mystère là encore ! Est-elle réelle ou le fruit de mon imagination ! Comment répondre à ces questions. Mon esprit en fusion, mon âme torturée par cette image, suis-je à la recherche d’un rêve, d’une idée, d’un sentiment qui n’existe pas ? Peut être bien ! Utopiste invétéré je poursuis une illusion. Une sensation étrange me dit que je finirais par la rencontrer, un picotement qui me donne la chair de poule. Dans la vie ou dans la mort, ici ou ailleurs peu importe, seule compte cette rencontre, cet ultime rendez-vous avec l’amour, avec la beauté, avec la sensualité qui me fait tourner la tête à l’envers. Cette sorte de beauté que nous idéalisons tous. Mais ce n’est qu’une allégorie !
La nuit souffle magique, vision féerique.
Mon âme souffre en silence, mes cris de douleurs sont muets.
Pourtant tu les entends, je le sais mon âme en est convaincue
Tu passes, tes mains effleurent mon visage, tes yeux rencontrent les miens et le temps s’arrête ! Plus rien n’existe alors.
Le temps a passé, maintenant je suis vieux et mes rêves datent d’une autre époque. La vie me quitte sensiblement, le souvenir s’estompe, la mémoire faiblit tout s’écroule autour de moi comme un château de carte balayait par un souffle. Une seule chose pourtant perdure dans le fatras de mes pensées, une image se fraie un passage et tente d’arriver jusqu’à mon esprit. Et, dans un effort ultime, un dernier sursaut avant le grand saut dans le noir, une vision colorée se dessine, un contour merveilleux, un sourire d’ange, un regard bienfaisant : ton visage éblouissant vient donner un dernier réconfort à une âme qui se meure.
La paix règne alors, le silence se fait, plus rien n’existe que cet amour que j’apporte avec moi.
Gentle 13
Il est des jours il est de nuits où je navigue sur les flots de l’incertitude
Le doute m’envahit ai-je agit comme il se doit ?
Non ! Me semble t-il ne pas avoir eu la bonne attitude
Il est des nuits où le sommeil me fuie
Je me réveille en sursaut je te cherche, où es tu ?
Et là seul dans ce grand lit vide et froid
Je m’aperçois que ma solitude est bien plus grande encore
Tu n’es plus là pour te blottir dans mes bras et apaisé mes craintes
Ö ! Tristesse, Ö ! Amertume qu’il est douloureux ce vide.
Cette absence qui me lie chaque jour qui passe à ton souvenir
Je paie cher cette liberté tant convoité
Mais la fierté d’un retour est plus insupportable que cette absence qui m’étreint
Ce ne sont plus tes bras qui m’enserrent
Ce ne sont plus tes yeux qui me regardent
Ce ne sont plus tes lèvres qui m’embrassent
C’est la solitude qui me tient compagnie
Ö ! Bêtise Ö ! Ignorance qu’ai-je fait de t’avoir écouté
J’ai été trahi par la voie de la non raison
Que n’ai-je plutôt écouté mon cœur
Ce doux battement qui ne cesse de me parler de toi
Où que je sois, quoi je fasse
Un souvenir, un lieu, un sourire
C’est ton visage qui émerge
De ce brouillard que devient ma vie
A quoi bon maintenant s’en plaindre, le mal est fait et ce n’est certes pas les regrets et les remords qui viendront compenser ton absence, quand le vin est tiré dit on qu’il faut le boire et là je le bois jusqu’à la lie comme le philosophe qui s’empoisonne en buvant la ciguë, je m’en empoisonne avec le chagrin. Mais dans la vie rien n’est jamais ni acquis ni vraiment perdu il y a toujours un chemin, une traverse qui nous ramène au port, suivre le fil d’Ariane qui nous guide à travers le dédale de nos erreurs et nos atermoiements. La vie est un fil si ténue qu’un rien peu le brisé. A tous les amoureux du monde gardez vous d’être fier si vous aimez vraiment crier le haut et fort que l’être aimé(e) vous entende qu’il sache qu’il est le centre de votre univers amoureux
Gentle13
A l’automne de ma vie tu surgis enfin
Pourquoi avoir mis tant de temps ?
J’ai attendu en vain
Le retour du printemps !
M’importe peu le temps passé
C’est la vie qui est essentielle
Celle que je vivrais près de toi
Jusqu’au jour où…
Là bas caché derrière le voile du silence, je me réfugierais à l’ombre de ton corps pour vivre en paix et savourer ces derniers instant de bonheur tranquille avant que surgisse le crépuscule d’une vie bien remplie.
Remplie d’amour de rire et de joie
Où s’efface les regrets et les remords
Où s’efface le cortège des pleurs et des craintes
Où s’effacera l’ombre de la mort
Là bas caché derrière le reflet d’un visage d’ange je contemple avec délice ce jardin d’éden ou tu m’apparaît en Eve, la conscience en éveille prêt à toutes les tentations le temps d’un instant.
Instant propice, aux premières lueurs de l’aube printanière, jeunesse insouciante où l’âge n’est plus un fardeau mais une eau de jouvence pour rafraîchir mes vieux os.
Gentle13
Petit garçon
Dans un magasin je me suis retrouvée dans l'allée des jouets. Du coin de l'oeil, j'ai remarqué un petit bonhomme d'environ 5 ans, qui tenait une jolie petite poupée
contre lui...
Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui. Je me demandais à qui était destinée la poupée. Puis, le petit garçon se retourna vers la dame près de lui: " Ma tante, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous?"
La dame lui répondit avec un peu d'impatience:
"tu sais que tu n'as pas assez de sous pour l'acheter " .
Puis sa tante lui demanda de rester là, et de l'attendre quelques minutes.
Puis elle partit rapidement.
Le petit garçon tenait toujours la poupée
dans ses mains. Finalement, je me suis dirigée vers lui, et lui ai demandé
à qui il voulait donner la poupée.
" C'est la poupée que ma petite soeur désirait plus que tout pour Noël
Elle était sûre que le Père Noël la lui apporterait
"Je lui dis alors qu'il allait peut-être lui apporter."
Il me répondit tristement: " Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite soeur se trouve
maintenant... "
"Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle la lui apporte"
Il avait les yeux tellement tristes en disant cela.
"Elle est partie rejoindre Jésus. Papa dit que maman va aller retrouver Jésus bientôt elle aussi, alors j'ai pensé qu'elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite soeur "
Mon coeur s'est presque arrêté de battre.
Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit: " J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin "
Puis il m'a montré une photo de lui prise dans le magasin, sur laquelle il tenait la poupée en me disant: "Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça,elle ne m'oubliera pas. J'aime ma maman et j'aimerai qu'elle ne me quitte pas, mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite soeur"
Puis il baissa la tête et resta silencieux. Je fouilla dans mon sac à mains, et j'en sorti une liasse de billets et je demanda au petit garçon: "Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûrs? "
"OK", dit-il, "Il faut que j'en ai assez" .
Je glissai mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter.
Il y en avait amplement pour la poupée et même plus. Doucement, le petit garçon murmura: "Merci Jésus pour m'avoir donné assez de sous".
Puis il me regarda et dit: "J'avais demandé à Jésus de
s'arranger pour que j'ai assez de sous pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma soeur. Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman, mais je n'osais pas lui demander. Mais il m'a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche. Vous savez, ma maman aime tellement les roses blanches..."
Quelques minutes plus tard, sa tante revint, et je m'éloignai en poussant mon panier. Je terminai mon magasinage dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé.
Je n'arrivais pas à oublier le petit garçon. Puis, je me suis rappelée un article paru dans le journal quelques jours auparavant, qui parlait d'un conducteur en état d'ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille.
La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée.
La famille devait décider s'ils allaient la faire débrancher du respirateur.
Est-ce que c'était la famille de ce petit garçon? Deux jours plus tard, je lu dans le journal que la jeune femme était morte. Je ne pu m'empêcher d'aller acheter un bouquet de roses blanches et me rendre au salon mortuaire où était exposée la jeune dame.
Elle était là,
tenant une jolie rose blanche dans sa main, avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin. J'ai quitté le salon en pleurant sentant que ma vie changerait pour toujours. L'amour que ce petit garçon éprouvait pour sa maman et sa soeur était tellement grand, tellement incroyable. Et en une fraction de seconde, un conducteur ivre lui a tout enlevé...
Maintenant, tu as deux choix :
1) mettre cet article dans ton blog
2) faire comme si tu l'avais pas lu et qu'il ne t'avait pas touché
Si tu le mets dans ton blog peut-être que tu empêcheras quelqu'un de conduire après avoir consommé.
Anthologie vous présente "l'amour à la dérive" Il y a longtemps déjà que je n'avais pas posté quelque chose de personnel, l'inspiration m'avait pour un temps abandonné. Aujourd'hui les mots vont et viennent à leur guise sans me demander mon avis, ils décident d'eux même ce que je dois écrire alors esclave du verbe je m'exécute avec une joie indicible comme un collégien se rend à son premier rendez-vous.
Armando
L'ombre de la goélette
Se découpe sous le ciel étoilé
Tel un bateau ivre
Qui part à la dérive
L'homme s'acharne contre les éléments
Une déferlante l'écrase de sa toute puissance
Le vent hurle sa colère en déchaînant les flots
Tremble petite coquille de noix
Prisonnier d'un bateau sans nom
Tu erres à travers les océans
comme un capitaine d'un vaisseau fantôme
Abandonné par les siens
Seul face à ton gouvernail tu contemple le firmament
Tu cherche une étoile pour te guider
Vers cet havre de paix que son corps représenter
Mais homme sans cervelle qu'as tu fais ?
Tu navigues à ta guise n'écoutant personne
Tel l'orgueilleux qui n'en fait qu'à sa tête
Sans carte ni boussole
Tu prends la mer à l'aventure
Ne vient pas maintenant te plaindre
Que perdu tu sois
Face au désastre de ta vie
Maintenant qu'as-tu de plus à craindre !