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Jean Orizet :Le voyageur poète

Publié le par gentle13

Une petite nouveauté sur anthologie. Rien que le titre donne envie d'aller voir, au grè des pages découvrir l'auteur et son univer, de savourer chaque mot et s'en delecter comme un breuvage qui appaise les tensions et ouvre la porte de la créativité poétique. "L'attrapeur de rêve" nous convie à un voyage alors suivons le, laissons nous guider et oublions, fut-se, qu'un instant nous tracasseries quotidiennes, brisons de ce fait le cercle de la monotonie et libèrons nous de l'ennuie.
Gentle13




L’attrapeur de rêves ou l’approche magique de l’éternel

lundi 19 novembre 2007.
 
Jean Orizet, Editeur, Poète et grand Voyageur a confié aux Editions Melis, un roman qui nous transporte vers cet ailleurs où tout devient possible : l’attrapeur de rêves.
Jean ORIZET : L’attrapeur de rêves
Jean ORIZET : L’attrapeur de rêves
Edition Melis, EAN : 9782352100072, 16 €
Au delà de nos jours, si souvent ordinaires et monotones, le poète nous propose ce que j’appelle "l’Eternelle Quête", celle qui jette le coeur par dessus l’épaule du regard, à la recherche de" l’autre ", cet autre qui représente, peut-être, la part la plus secrète et la plus précieuse de soi !

Cette aventure permet à Jean Orizet de nous faire partager le festin de ses voyages, de parcourir, en sa compagnie, le monde et de recueillir la parole des hommes qui bougent, aiment, torturent et qui parfois apportent le bonheur en se réconciliant.

Mais cette boule magnifique que nous appelons la terre, qui tourne sans fin dans l’espace, ne possède -t- elle pas, en ses fibres profondes, le berceau de nos rêves et les racines éternelles de notre devenir ?

Au début du roman, nous faisons connaissance avec François, journaliste, écrivain et avant tout poète, dont la jeunesse s’est épanouie au coeur même d’une bibliothèque fabuleuse où il apprit à déchiffrer les premières lettres de l’alphabet de l’âme.

Après chaque reportage, François aime particulièrement retrouver sa maison du Bois- Neuf. Elle est spacieuse et solitaire, adossée à la poitrine d’une nature sauvage. Son omniprésence permet à François de se ressourcer, peut-être même de frôler l’impalpable velours de ses désirs...

Cet artiste aime entrer dans la forêt et répondre à l’invitation de ses sentiers mystérieux que le promeneur ordinaire dédaigne toujours de peur d’égarer ses pas et sans se l’avouer de perdre "cette chose" qui bouge au fond de son être et qu’il n’a jamais su nommer.

François marche suivant l’invisible fil d’Ariane qui lui permet de franchir les" Portes d’Ivoire" sur le seuil desquelles s’enlacent les vibrations des mondes qui nous entourent et nous composent.

Lors d’une longue promenade, notre héros croise un homme dont les yeux sont la vivante réplique des siens. L’inconnu interroge le journaliste : "Excusez moi, Monsieur,savez vous comment se rendre au château des Brèches ?"François répond négativement, car il ignore l’existence même de ce ce château. L’inconnu remercie et s’éloigne. Quelques mètres plus loin, l’un et l’autre se retournent pour fixer cet "entretemps" suspendu au cou du sablier, avant de se fondre, chacun de son côté, dans cette nature qui retiendra le souvenir de cette rencontre à l’origine d’une aventure aussi extraordinaire que naturelle.

L’échange, banal et bref, a laissé dans le coeur de François, une cicatrice, celle du "premier regard". Cette scène devient la nourriture de choix d’un rêve dont l’épaisseur des images est telle, que le voyageur nocturne peut les frôler, les toucher, les respirer en un "ballet désir" qui ne quittera plus ses pensées. Au réveil, François n’aura plus qu’une idée en tête : retrouver l’inconnu qui "possède ses yeux" ! Le duo deviendra trio : Luciane, Arnaud et François. Cette triade chevauchera l’invisible coursier de leurs interrogations en traversant le labyrinthe de l’éphémère et de l’illusion.

Une histoire aux ailes de légende, à la crinière folle de l’épopée qui entraîne le lecteur dans un tourbillon où l’inéluctable bouscule le quotidien et ouvre une large brèche dans la chair de l’inconnu. Un livre de chevet dont la lecture ne s’achève jamais, car nous sommes, à un moment ou à un autre, un des personnages de ce roman qui cherche à rejoindre ses rêves !...

"Quelqu’un s’avançait vers lui. L’homme était grand, avait de l’allure : sa démarche, ses traits semblaient familiers. Ils se trouvèrent face à face et leurs regards se croisèrent. "Nous avons le même couleur d’yeux" se dit François. "Excusez-moi Monsieur, savez-vous comment se rendre au château des Brèches ? demanda l’homme. A cet instant, François eut l’impression que l’inconnu avait également noté la similitude des regards.
-  Non, je ne connais même pas l’existence de ce château, dit-il.
-  Merci, dit l’homme avant de s’éloigner. François reprit sa marche. Après quelques mètres il se retourna ; l’autre fit de même et de nouveau leurs regards se croisèrent. Puis chacun alla son chemin. De retour au Bois-Neuf, François se remémora la façon dont le promeneur était vêtu : pantalon et veste de toile couleur feuille morte, portés sur une chemise à petit carreaux de style anglais. Il inspecta sa penderie, trouva un ensemble de forme et de couleur proches, passa le tout et se planta devant une glace : l’inconnu était devant lui."

Publié dans anthologie

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prix goncourt

Publié le par gentle13

 Aujourd'ui, le nouveau prix Goncourt, j'espère que comme moi vous serez tenté de vous le procurer. Daprès ce que j'en ai lu le livre mérite d'être lu. Je n'en dirais pas plus parce que honnête j'en sais pas plus mais aussi pour ménager le suspense
Amicalement
Gentle13



Alabama song

mardi 20 novembre 2007.
 
Un nouveau regard sur un couple mythique des années 20.
Gilles Leroy : Alabama Song
Gilles Leroy : Alabama Song
Editions Mercure de France, EAN : 9782715226456, 15 €

Zelda et Scott Fitzgerald, deux noms synonymes de fêtes débridées, de beauté, d’argent et de littérature mais aussi - tels deux Icares ayant trop voulu se rapprocher du soleil - deux noms synonymes d’abus d’alcool, de scandale et de folie.

On a beaucoup écrit sur l’auteur de gatsby le magnifique et de Tendre est la nuit, sur sa langoureuse nostalgie et son obsession des histoires amours malheureuses où la femme ne dispense pas l’affection mais le dédain et brise les coeurs.

Mais Gilles Leroy a décidé ici de s’intéresser non pas à l’un des emblèmes de la littérature américaine du début du XXème siècle mais à son ’presque double’ féminin, son épouse Zelda.

En ressort un texte profondément intimiste où - par le biais de constants aller-retour dans l’histoire - on prend peu à peu conscience de la vie d’une femme qui voulut être libre à une époque où le rôle des femmes étaient d’être cantonnées à la gestion de la maison et des enfants et dont le grand malheur fut de tomber amoureuse d’un homme qui - loin de la libérer - va, bien au contraire, l’asservir et littéralement la vampiriser.

Un texte prenant et d’une grande sensibilité dont l’on ressort ému.

Publié dans anthologie

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La nuit surgit...Surprise (suite et fin )

Publié le par gentle13

 
Le monde renaitra dans un sursaut de courage et de fierté. L'aube d'une nouvelle humanité se lève et le goût de la victoire à une saveur  bien meilleur que l'amertume de la défaite.
Quand on croit que tout est perdu, l'espoir lui est là tapi au fond de chacun d'entre nous il attend toujours le moment propice pour se révéler à nous de manière inattendu et on ne sait jamais de quoi demain sera fait.
Soudain :

Voilà que surgit au détour d’une rue sombre une ombre maléfique qui de part son aspect repoussant même les animaux errant s’enfuient apeurés mais la forme n’en a cure elle poursuit son chemin sans prête attention à ce qu’il l’entoure. La nuit tombe tout doucement les lumières de la ville s’éteignent une a une pour laisser place à la nuit à l’angoisse et à la peur. Une peur irraisonnée, surnaturelle qui vous glace les os, une peur dont on ne connaît pas l’origine mais qui est tangible, palpable qui envahit chaque rue, chaque quartier de la ville qui s’insinue subrepticement dans les consciences. Rien ne sera plus jamais comme avant, pas de chemin de retour, le monde bascule sans qu’on puisse rien n’y changer et cela ne fait que commencer…

Un beau matin, alors que rien ne laissait prévoir ce qui allait arriver, il arriva sans cria gare et venant de nulle part comme s’il franchissait une porte. Une porte ? Oui ! Mais est-elle là avant ? Aux dire des anciens il n’y a jamais eu ni porte ni ouverture quelconque de côté ci, comment cela se fait-il ! Cela reste un mystère elle est apparue soudainement comme si l’espace se déchirait d’un seul coup donnant sur un espace inconnu et un temps différent du nôtre et puis plus rien tout redevient normal… quoique pas tout à fait. Le mal est là bien en place. Notre monde se modifie, le passé s’efface le présent se dissout et le futur n’existe plus, le mal agit en altérant les consciences humaines de manière irréversible.

Le matin suivant alors que la ville dort encore plongé dans les brumes matinales, un silence étrange se fait ressentir comme un présage néfaste, de quel danger est-il l’annonciateur ? Un silence anormal, un silence qui fait vous glace le sang comme si la ville était emprisonnée dans un bulle, dans un sas étanche où rien ne filtre, un silence privé d’air que l’écho en disparaît, un silence à la figure étrange aux yeux exigus, froid, pénétrant qui sonde votre âme avec un sourire sardonique et qui semble vous dire votre heure est proche. Vous avez alors le sentiment d’être seul au monde, d’être isolés coincés dans cette ville où les issues semblent bouchées par des murs invisibles, le moindre petit interstice colmaté par une pâte elle aussi invisible et pourtant l’air n’est pas raréfié. Ce n’est pas pour calmer votre peur bien au contraire cela l’intensifie, la décuple mais cependant vous êtes impuissant face à « ça ».

Soudain

Comme si quelqu’un appuyait sur un interrupteur le jour devient nuit, la ville est alors plongée dans l’obscurité, un noir sombre, profond presque envoutant…et la danse des ombres pouvait commencer, un ballet fantomatique sur une musique venue dont on ne sait d’où rythmait la cadence avec des instruments imaginaires. Personne ne comprenait ce qui se passait le temps, si on pouvait encore parler de ce concept, semblait arrêter, les aiguilles des montres étaient toutes figées sur la même heure comme si un horloger invisible les avaient toutes stoppée. Pendant ce temps la musique continuait elle augmentait crescendo, stridente et saccadée, comme si une armée de musiciens actionnaient tous les instruments en même temps. La danse des ombres battaient son plein, ça virevoltait dans tous les sens, une danse endiablée. Puis la musique baissant insensiblement de volume jusqu’à s’éteindre totalement les ombres se figèrent une lumière vive vint éclairer la scène macabre et c’est là qu’on vit pour la première fois cette ombre maléfique qui en écartant les bras avait imposé le silence et d’une voix gutturale dis ceci : Le temps des ombres est venu vous ne pouvez y échapper vous êtes  enfermé à l’intérieur du cercle et je suis le cercle à la croix tracée, le cercle de Pandore qui gouverne le monde des ombres.

Cependant

Rien n’est joué d’avance. Car s’il y a une part d’ombre il y a aussi une part de lumière. Les apparences sont souvent trompeuses, l’éternelle guerre entre le mal est le bien ne prendra fin quand le mal sera définitivement détruit. L’hiver s’estompe enfin. Au fin fond des lands écossaise, une terre oubliée des hommes, se trouve le remède final, la solution de tous les maux celle par qui la délivrance arrivera et mettra fin au règne des ténèbres. Celui qui croyait avoir fait main basse sur le monde d’ici bas n’est pas au bout de ses surprises car en face il a un adversaire des plus redoutable : la justice. Le bras armé de l’ordre et de la morale, le glaive de la vertu et de la probité. C’est dans le plus grand des silences et dans l’humilité qu’il a forgé son plan de bataille, c’est dans les monastères, dans les temples, dans les abbayes qu’il a réunis son armée, celle qui ira combattre le moine maudit, le moine déchu, qui ira détruire le cercle à la croix tracé. Aidé par les descendants des druides qui ont su conservé tout ce temps, dans des lieux bien cachés, tous les secrets qui, dans des temps reculés, ont permis la victoire sur les armées du Nord ces envahisseurs sanguinaires. Le chevalier blanc, sorte de lancelot des temps modernes, pour qui il préférable de mourir debout que de vivre l’échine courbé, ira à la tête de son armée livrait l’ultime bataille. Bataille quasi inégale, car le mal n’a  pas de scrupule il ne s’encombre pas de principe vertueux. Alors Dieu dit au chevalier blanc je serai ton bouclier tu useras des mêmes armes que ton adversaires ses ruses seront tes ruses Dieu dit encore ceci : Si un des tiens meure dix des leurs mourront, je t’insufflerais force et courage.

Le jour fatidique arriva enfin, après des lustres passés dans les ténèbres il était temps de livré bataille et délivré le monde de l’empreinte maléfique et d’effacer le sourire ironique et le rire sardonique du moine, de lui faire ravaler la poussière. Sur les terres écossaise eut lieu ce jour là l’ultime rencontre entre les forces du bien du mal et dans un dernier sursaut de courage les moines guerriers avec l’aide de Dieu mirent fin aux forces des ténèbres, on vit le ciel s’ouvrir et un grand éclair balayé le camp ennemi ainsi s’acheva le règne terrible  du cercle à la croix tracé. Le bien une fois de plus avait triomphé, on chercha sur le champ de bataille celui qui par son courage cela fut possible mais ne trouva trace du chevalier blanc, il avait disparut comme il était arrivé dans la plus grande discrétion, dans l’humilité il était là pour servir le monde et non pour être servi. On ne revît ni on entendit plus jamais parler du chevalier blanc de sorte qu’il en devient une légende voire un mythe pour les générations suivantes.

Mille ans s’était écoulé le monde vivait en paix les hommes finirent par comprendre que la guerre et l’asservissement des peuples n’engendrerait jamais quelque chose de positif mais qu’appauvrissement de l’esprit et du cœur, car dans la vie il faut donner pour recevoir.

Fin

Publié dans texte perso

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Au-delà du réel

Publié le par gentle13

Au-delà du réel
Ce qu'on voit n'est pas forcément ce qui est, ne vous fiez jamais aux apparences, les yeux ne voient que la surface des choses.

 

Quand il déambula dans la ville, il fut pris d’un malaise sa vue se troubla la gorge sèche il voulut ouvrir la bouche mais aucun son n’en sortit, ils étaient piégés. Il était là au milieu de la foule il ne comprenait pas ce qui se passait, incapable de penser à quoique se soit il tentant de mettre un pas devant l’autre mais le paysage se modifiait à chaque pas qu’il faisait, cela avait l’air irréel et pourtant…

La petite fille du pasteur qui le connaissait depuis sa naissance sut dès qu’elle le vit que quelque chose avait changé en lui mais elle fut incapable de dire ce que s’était. Elle avait ce don là, cette intuition elle n’avait qu’à regarder les gens et elle pouvait sentir, comme un animal, le danger qui en émanait.

Le fils du boulanger

La nièce du docteur ressentait la même chose, était-ce seulement les enfants qui pouvaient ressentir ce genre d émotion ?

Et pourtant cela l’était.

Il se réveilla en pleine nuit, trempé de sueur, sa femme dormait à côté de lui en toute confiance en toute innocence, ouffffff se dit il ce n’est rien d’autre qu’un mauvais rêve, un cauchemar et pourtant cela semblait tellement réel

Deux jours, deux semaines, deux mois le temps n’avait plus d’importance.

Tout ce qu’il faisait et qu’il disait n’avait plus aucun sens une minute semblait une heure, une heure un jour et ainsi de suite, il avait le sentiment d’être décalé depuis le jour où il eu ce malaise et cela ne faisait que s’amplifier. Mais le plus terrible dans l’histoire c’est qu’il se voyait où du moins son autre lui menait une vie tout à fait normal avec sa femme et son fils. Mais alors on est en droit de se poser la question qu’est-ce qui lui arrivait ? Qui était cet homme, que faisait-il chez lui à cette heure ci de la journée alors que lui même était sensé être au travail, il se voyait comme un spectateur qui regarde un film. C’est là qu’il s’aperçut qu’il vivait dans un monde totalement virtuel mais tout en étant le même qu’avant, quelqu’un avait pris sa vie, s’était substitué à lui, mais pourquoi ?
Gentle13

Publié dans texte perso

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La nuit surgit

Publié le par gentle13


Soudain :

Voilà que surgit au détour d’une rue sombre une ombre maléfique qui de part son aspect repoussant même les animaux errant s’enfuient apeurés mais la forme n’en a cure elle poursuit son chemin sans prête attention à ce qu’il l’entoure. La nuit tombe tout doucement les lumières de la ville s’éteignent une a une pour laisser place à la nuit à l’angoisse et à la peur. Une peur irraisonnée, surnaturelle qui vous glace les os, une peur dont on ne connaît pas l’origine mais qui est tangible, palpable qui envahit chaque rue, chaque quartier de la ville qui s’insinue subrepticement dans les consciences. Rien ne sera plus jamais comme avant, pas de chemin de retour, le monde bascule sans qu’on puisse rien n’y changer et cela ne fait que commencer…

Un beau matin, alors que rien ne laissait prévoir ce qui allait arriver, il arriva sans cria gare et venant de nulle part comme s’il franchissait une porte. Une porte ? Oui ! Mais est-elle là avant ? Aux dire des anciens il n’y a jamais eu ni porte ni ouverture quelconque de côté ci, comment cela se fait-il ! Cela reste un mystère elle est apparue soudainement comme si l’espace se déchirait d’un seul coup donnant sur un espace inconnu et un temps différent du nôtre et puis plus rien tout redevient normal… quoique pas tout à fait. Le mal est là bien en place. Notre monde se modifie, le passé s’efface le présent se dissout et le futur n’existe plus, le mal agit en altérant les consciences humaines de manière irréversible.

Le matin suivant alors que la ville dort encore plongé dans les brumes matinales, un silence étrange se fait ressentir comme un présage néfaste, de quel danger est-il l’annonciateur ? Un silence anormal, un silence qui fait vous glace le sang comme si la ville était emprisonnée dans un bulle, dans un sas étanche où rien ne filtre, un silence privé d’air que l’écho en disparaît, un silence à la figure étrange aux yeux exigus, froid, pénétrant qui sonde votre âme avec un sourire sardonique et qui semble vous dire votre heure est proche. Vous avez alors le sentiment d’être seul au monde, d’être isolés coincés dans cette ville où les issues semblent bouchées par des murs invisibles, le moindre petit interstice colmaté par une pâte elle aussi invisible et pourtant l’air n’est pas raréfié. Ce n’est pas pour calmer votre peur bien au contraire cela l’intensifie, la décuple mais cependant vous êtes impuissant face à « ça ».

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Utopia ou le roman de l’absurde

Publié le par gentle13

Il est des jours, il est des nuits où je suis agacé par le manque d’inspiration, je voudrais tellement écrire quelque chose que les mots me manquent, ils sont bloqués quelque part hors de porter, insaisissable, à l’extérieur de ma conscience que je peine à les trouver pour les coucher sur le papiers et en faire le livre de toute une vie.

Comme un être privé d’un membre qui se refuse à l’avoir perdu et qui en fait n’existe plus que dans son souvenir, dans son imaginaire. Le réflexe pavlovien de tendre le bras pour saisir une chose est toujours là, mais la réalité est tout autre..

Oh ! Je n’en suis certes pas là, bien évidement et aucune comparaison n’est à faire mais malgré tout je souffre de ce manque, de ce souffle d’air vivifiant auquel je me raccroche désespérément pour ne pas sombrer dans les abîmes noirs et lugubres, d’être né sans talent particulier alors que je désire qu’une chose, je n’aspire qu’à ça, ça en devient presque une obsession, écrire le livre de toute une vie.

Comme je l’ai toujours dis et écris je ne suis pas écrivain, je ne suis pas poète, quand je parcours les sites littéraires et poétiques, je m’aperçois que je n’y connais pas grand-chose mais c’est comme un feu qui me dévore de l’intérieur je me refuse à admettre que je n’en serais pas capable alors je m’acharne, je m’escrime je griffonne par ci par là, de ci de là des mots, des bribes de phrase. En fait et c’est dérisoire parce que cela en devient une lubie, voire une utopie mais qui malgré tout exerce sur moi une attraction tellement forte qui m’empêche de raisonner honnêtement. Mais voilà je ne puis résister à l’envie, celle-ci me taraude, me vrille, m’empoisonne, m’emprisonne toute à la fois j’ai du mal à expliquer, à vous faire comprendre ce que je ressens, je vous présente en quelque ligne Utopia ou le roman de l’absurde

Voilà l’histoire un peu compliqué d’un homme qui voulait devenir écrivain, est-ce moi ? Non ! Quoique cela y ressemble fort mais bon, essayez de suivre

 

Le roman d’un pseudo écrivain.

 

Le pauvre Antoine coincé dans un monde qui n’est pas le sien, il erre à travers la vie, sa vie, perdu dans une époque qu’il ne connaît pas. A force de jouer aux apprentis sorciers et d’invoquer des forces qu’il ne maîtrisait pas, il finit par en payer le prix… Je vous laisse lire la suite de cette histoire un peu absurde, oui je trouve ! D’ailleurs les propos qu’il tient tendent à le prouver : Soliloque d’Antoine.

Je m’évade, je m’enfuie ailleurs, loin aussi loin que je peux de ce monde là. Mais hélas ! Je suis toujours rattrapé, alors au lieu de capituler, je redresse les épaules, je relève la tête et en guise de défi j’avance droit comme un « i », raide comme la justice, affronter la vie et ses conséquences.

Je ne suis rien qu’un simple rêveur, un utopiste qui crois aux princesses et au conte de fée. Je suis naïf dites-vous ? Je le reconnais volontiers mais cette naïveté me tient à l’abri. Je ne suis pas poète, je ne suis pas écrivain, je ne suis que l’ordinaire dans un monde extraordinaire qui a perdu toute commune mesure.

Je ne suis pas de ce temps, mon corps peut être mon esprit non ! Je suis d’un temps ou le verbe était courtois où la prose était galante. Je suis d’un temps où la pensée était noble, les aspirations souveraines, les désirs voilés d’une candeur puéril, presque enfantine où une promesse, un baiser volé tenait lieu de gage d’amour et de fidélité.

J’essai chaque jour qui passe de me résonner et de me dire qu’il faudrait qu’enfin je vive avec mon temps, que ces idées sont révolues, obsolètes, d’une époque qui n’existe plus et qui n’existera plus jamais. Mais rien n’y fait chaque matin je me lève et c’est comme si je revivais chaque matin le même jour sans que rien ne change. Le temps s’était arrêter le temps d’un instant, une fraction de seconde où il s’est retrouvé bloquait entre deux époques, le corps et l’esprit partagé, tiraillé qu’il en finissait par perdre la tête.

Tentative de poésie par Antoine…Je ne garantis pas le résultat mais voyons avant de juger. Déjà rien que le titre…Chute ai-je dit pas de critique !

Cauchemar

 

Alors je lis, alors j’écris

Mais pourquoi et pour qui ?

Ecris sur qui et sur quoi ?

Peu importe, je laisse mon imagination guider mes doigts sur le clavier.

 

Au première lueur de l’aube

Quand la nuit cesse, quand le rêve s’estompe

Laissant la place à la triste réalité

Je m’enferme alors !

 

Ma tour d’ivoire se ferme

La porte de mes pensées est close

Réfractaire au monde ambiant

Je me réfugie dans, où, je ne sais pas…Je  ne sais plus

 

Pas là où je dois mais là où je peux !

Le monde est une arène mais je ne suis pas gladiateur

Je ne suis qu’un enfant fragile

Qui ne comprend plus ce monde là

 

Vivre oui, mais en paix

Parler oui mais sans crainte

Ecrire oui mais sans peur au ventre

Car le monde est impitoyable à celui qui ose !

 

Liberté, liberté !!

Qu’est tu devenue ? Tu es toi aussi prisonnière

des hommes qui t’enchaînent au nom de valeur

qui ne sont pas les tiennes

 

Tel est le monde dans lequel nous vivons

Tels sont les hommes qui ont fait un tel monde !

Ne pleurez pas maintenant d’en payer le prix !

Est coupable celui qui commet comme celui qui laisse faire.

 

 

Gentle 13

Publié dans texte perso

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La nuit surgit...

Publié le par gentle13

Que dire que faire, pleurer sur sort ?

Non ! dit l’homme il suffit de baisser la tête, le regard fier le torse bombé tel est l’attitude à adopter, plus de regret plus de remord. Tu as fais un choix, sûrement pas le bon, maintenant tu dois t’y tenir même si tu en souffre. Tu as beau te cacher derrière un sourire et une bonne humeur. Un simple mur que tu dresses mais tu te mens … et tu le sais bien. Ceux qui te connaissent ne sont pas dupes !!!

 

Tel est le constat de l’homme solitaire, le pseudo écrivain qui s’inventait une vie ou plutôt qui la fuyait dans l’écriture pour s’échapper de ce labyrinthe où le conduit ses pas, ce dédale de l’impuissance littéraire où il s’est égarait depuis un certain temps.

 

Tel est le constat de l’homme solitaire

Ce vieux loup des villes qui erre à travers les rues pleines de bruit et de fureur, il cherche à s’évader à fuir la promiscuité, cet espace restreint qu’il l’enserre et qui le prive de la liberté d’écrire.

 

Le monde n’est pas assez vaste se dit il ! Fuir n’est pas la solution maugrée t il l’ultime décision à prendre est d’affronter ses démons, de voir la réalité telle qu’elle est. S’affranchir de ses faiblesses c’est faire un pas vers la guérison, c’est voir le bout du tunnel, voir l’horizon s’élargir et d’un seul coup d’œil embraser l’avenir.

 

Tel est le constat de l’homme solitaire ce personnage futile qui n’existe que dans mon imaginaire se dit il…Mais pourtant quelque part dans sa conscience il sent quelque chose qui pointe, qui tente de se frayer un passage, aussi étroit soit il, qui le conduirait à une sorte de délivrance, cette même délivrance qui le libérerait enfin du poids qui l’oppresse : Celle de l’incertitude où il se trouve écrire ou ne pas écrire se dit il. Il ne peut y échapper c’est plus fort que lui c’est un leitmotiv, une rengaine qui l’obsède et qu’il ne parvient  pas à chasser de son esprit.

Soudain :

Voilà que surgit au détour d’une rue sombre une ombre maléfique qui de part son aspect repoussant même les animaux errant s’enfuient apeurés mais la forme n’en a cure elle poursuit son chemin sans prête attention à ce qu’il l’entoure. La nuit tombe tout doucement les lumières de la ville s’éteignent une a une pour laisser place à la nuit à l’angoisse et à la peur. Une peur irraisonnée, surnaturelle qui vous glace les os, une peur dont on ne connaît pas l’origine mais qui est tangible, palpable qui envahit chaque rues, chaque quartiers de la ville qui s’insinuent subrepticement dans les consciences. Rien ne sera plus jamais comme avant, pas de chemin de retour, le monde bascule sans qu’on puisse rien n’y changer et cela ne fait que commencer….

Gentle13

Publié dans texte perso

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Un jour s’en va toujours trop tôt

Publié le par gentle13

Un petite découverte ce matin que je viens de faire sur panorama du livre, il n'y qu'a lire et se laisser transporter au fils des mots, comme un courant qui dérive tout doucement et berce notre âme poétique. Là encore les mots nous touchent, une émotion vive que nous fait partagé l'auteur du livre. L'amour encore et toujours, l'amour toujours présent au quotidien et nul n'y échappe ; Quand il frappe à votre porte vous ne pouvez que succomber à son chame et laisser opéré la magie : Celle d'un soir ou d'un matin ou d'une fin après midi où tout en admirant un coucher de soleil il vous enlace et vous fait oublier les jours tristes, le passé perfide(homme femme) qui, un jour vous a trahie et  vous fait dire non à l'amour naissant. Cependant peu résiste à Eros à ce Cupidon farceur, qui sans vous demander votre avis, vous lance à nouveau dans la course effréné du bonheur. C'est ce que je souhaite à chacun d'entre nous que cet amour dure éternellement car la mort n'est que le commencement d'autre chose.
Gentle13

Maurice Carême (Wavre 12 mai 1899 - Anderlecht 13 janvier 1978) est un écrivain et poète belge de langue française.
  • Né à Wavre, d'un père peintre en bâtiment et d'une mère épicière, il y passe son enfance et Maurice Carême est nommé Maire à 19 ans.

En 1912 il écrit ses premiers vers de lois inspirés par une amie d'enfance. Il devient instituteur de métier en 1918, tout en continuant à écrire comptines et poésies. Après une période de futurisme (1928-1932), il revient à une poésie simple à destination de la jeunesse. En 1937, le poète s'installe à Anderlecht où il passera le reste de sa vie. Il habitera surtout Avenue Nelly Melba une maison dite "La Maison blanche" à Anderlecht qui est un musée.

  • Après s'être occupé de La Revue indépendante, Maurice Carême collabore à la revue Anthologie de Georges Linze puis entre à La Revue sincère (1922)
  • Élu « Prince en poésie » au Café Procope à Créteil en 1975 - une plaque commémorative apposée sur la façade le rappelle - , Carême a vu son œuvre traduite dans de nombreuses langues. Il est en particulier très apprécié pour son amour pour les enfants, un piano essentiel de son œuvre (mais non le seul). Récompensée par de nombreux prix littéraires, illustrée par de grands artistes, son oeuvre joint à la simplicité de la forme, l'expression d'une joie de vivre qui n'exclut pas une certaine gravité. Il a aussi traduit en français des poètes néerlandophones.[1]

Jeannine Burny qui fut la fidèle secrétaire et la muse inspiratrice de Maurice Carême, présidente de la Fondation, a commis un livre édité au Printemps 2007 intitulé "Le jour s'en va toujours trop tôt Sur les pas de Maurice Carême". Editions Racine (Bruxelles.

« Un jour s’en va toujours trop tôt » ou « L’amour entre les ailes de l’âme »

lundi 15 octobre 2007.
 
Les Editions Racine nous proposent un ouvrage remarquable de Jeannine Burny sur la vie d’un des plus grands poètes belges de notre temps : Maurice Carême.
eannice Burny : Le jour s’en va toujours trop tôt - Sur les pas de Maurice Carême
eannice Burny : Le jour s’en va toujours trop tôt - Sur les pas de Maurice Carême
 
Ce livre est bien plus qu’une simple biographie, il est, à la fois, le témoignage d’un amour absolu consacré à un homme et un hymne véritable à la poésie.

Aujourd’hui, nous savons que les poètes ne donnent leur nom et leur lumière que bien après leur trépas, la reconnaissance, toujours farouche, n’osant jamais affronter ni les jours de l’artiste, ni les exigences de l’édition.

Cet ouvrage m’apparaît donc comme un élément capital dans l’histoire de la poésie du XXième siècle. En effet, Jeannine Burny se livre tout entière dans ce livre de près de cinq cents pages.

Après une enfance, que je qualifierai de « difficile », la jeune fille rencontre l’Amour, avec ce A majuscule qui fait rêver l’adolescence. Cet amour a pour nom « Maurice Carême ». Il ne tardera pas à s’épanouir au milieu d’un quotidien presque monotone _ Cet ouvrage nous permet d’entrer dans cette intimité à la fois mystérieuse et presque banale d’un artiste qui subit également les contraintes d’une incarnation. C’est sans doute ce qui rend l’homme si proche de nous, ce frère de vie que nous croisons dans la rue sans le savoir et qui porte dans le secret de son être la magie de la création. Petit âme carnivore et merveilleux que l’artiste doit assumer au quotidien et qui dévore ses heures en les multipliant.

Nous découvrons tout cela et bien davantage dans la biographie de Jeannine Burny. Le visage de la plupart des acteurs de cette traversée des jours apparaît au milieu du livre sous forme de photographies. Documents précieux pour l’esprit qui peut ainsi fixer un visage sur un nom. N’oublions pas les poèmes qui comme des fleurs, souligne le récit, lui ajoutant cette foudre de lumière, tel un arc-en-ciel à la voûte des cieux !

Merci Jeannine pour cette biographie, elle fait aimer, découvrir le poète Maurice Carême, mais elle va encore plus loin, plus haut, plus fort, car elle rend accessible à tous les hommes, la poésie, source même des mondes. Un livre incontournable qui symbolise les deux ailes de l’âme.

"La table était à côté du lit. Maurice aimait créer tard dans la nuit. Je me couchais alors, ne pouvant détacher ma vue de son visage. Sa main se posait sur moi. Je sentais ses doigts s’arrondir en trois coussinets où se mêlaient volupté et douceur. L’autre main restée accrochée comme à regret à la feuille où s’ébauchait un poème. Nos regards s’entremêlaient, puis se dénouaient, tentant d’échapper au désir qui les rivait l’un à l’autre. Mais nous résistions jusqu’à ce que s’achève le texte commencé. Soudain, Maurice lançait son crayon sur la table. Comment avons-nous pu attendre ainsi avec cet amour lancinant qui tendait nos corps ? Son regard me déshabillait plus vite que ses doigts pourtant si habiles. La nuit était trop courte. Au matin, je sentais Maurice comme soulevé de lumière. Très vite, sa main se mettait à courir sur le papier qu’elle éclaboussait de mots. Ils se rangeaient en lignes régulières où parfois des blancs laissaient des traces immaculées. Je les savais éphémères et à la merci de l’inspiration qui y reviendrait pour en effacer toute trace."

"Déjà tout le soir bouge.
Tu vas te mettre nue
Sous les losanges rouges,
Nue et si ingénue.

Où est le bien, le mal ?
Voici que tout se mêle.
Nous entrouvrons l’enfer
Et entrons dans le ciel.

Le présent, le passé
Houlent comme des mers.
Nous passons, enlacés,
Dans une autre lumière.

Navire de haut bord,
Pourquoi nous croire encor
Sous ces losanges rouges ?
L’univers entier bouge."

Publié dans anthologie

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