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Colette Nys-Mazure

Publié le par gentle13

Bonjour très chères et chers bloggeur du net, merci de votre fidélité. Ceci m'encourage encore et toujours à aller plus avant dans cette aventure que j'ai entrepris il y a à peu près un anou plus mais peu importe le temps ce n'est pas ça l'important. Ce matin, en visitant comme souvent,  "pleut il" un site littéraire que je trouve fantastique comme bien d'autre du même genre j'ai découvert cette dame qui nous vient de Belgique et qui écrit de manière admirable. Je vous présente deux de ces livres dont le dernier est signé par notre regretté Daniel Gelin, je vous laisse donc en bonne compagnie et vous souhaite à toutes et à tous une excellente journée
Gentle13









Colette Nys-Mazure est née à Wavre en Belgique. Longtemps professeur de lettres, elle anime des ateliers de lecture, d'écriture, collabore à différentes revues et aime faire connaître la littérature de son pays au-delà des frontières.
Poète, nouvelliste, essayiste, elle écrit volontiers en correspondance avec des peintres, des musiciens.
Ses textes ont été traduits en plusieurs langues.
retour à la liste des ouvrages

EXTRAIT

AIMÉE-AIMANTE
C'est une femme de soie sauvage. Poreuse sous les mains savamment tendres. Une femme de collines et de combes, de feuillages, de mousses. Une ligne sinueuse en volutes et volupté. Sucs et salives, écartèlement vertigineux. Elle, disloquée, réunie. Une femme très loin, à héler, harponner. Très proche à pétrir, goûter, savourer. Une femme d'espace amoureux saturé de miel et d'ombres intimes, de fière approchée, de tressaillement secret. Rauque et luisante dans la rumeur du plaisir imminent. Tambour de la jubilation.

INQUIÈTE
Jamais en repos. Fil extrême entre hier et demain, le regret, l'appréhension. Dans l'anxiété de la faille, du désastre, du malheur toujours imminent qu'elle attise. Elle tourne son visage rétréci vers le ciel, interprète les nuages, les retards, les équivoques. Ferme la fenêtre sur l'été, la guêpe ou le frelon; devance l'échec, le sinistre. Elle s'arrache les cheveux, se casse les ongles. Livide, elle redoute et se lamente en sourdine. Châtre ses proches. Elle retient ses enfants de vivre pour les empêcher de mourir.

SAUVEGARDÉE
De l'aube elle garde un air de royauté. Si démunie soit-elle, elle porte trace d'anciennes richesses. Comme une cape l'immuniserait du mal, du gel. On l'aperçoit égarée dans une rue, une gare, un bureau ; on la voit pareille à toutes les femmes. Une fine poussière recouvre déjà son visage qui fut vif, brillant et malicieux ; un retard dans les gestes, la démarche, l'achemine, loin du fracas et de la fureur, vers la blessure toujours fraîche des tombes. De l'enfance elle détient un talisman.




Il a dû falloir au poète (il, elle) une énergie patiente, une sauvage révolte toujours à l'affût pour retourner à son « rectangle clair du papier qui la hèle, la hale (... ) impérieux». Il a dû y avoir l'évidence de l'inspiration, soudain douce et consolante mais aussi le froid, le vide, également le harassement du quotidien. Mais tout est né, de ce que dictaient en poésie, les violences des éléments, le sang perdu, les cellules en combat, les petites morts et les rebonds.

La fraternité de poètes de même parage a encouragé, renouvelé, établi ce besoin de louanger, constater, méditer. La dureté de la vie, l'évidence de certaines joies ont développé ce qui existait déjà : un culte de la pudeur, de la mesure indispensable, si l'on veut que la référence à l'Universel soit durable. Le poète (il, elle) a écrit pour Autrui. Je suis autrui, conforté, et ma gratitude me poussera à dire ces poèmes, comme j'ai dit Éluard, Char, Follain, Cadou, Chedid, Reverdy et bien d'autres, pour améliorer un public concerné, le rendre plus fraternel. Je les dirai pour le « mieux vivre » de mes enfants (au nombre de cinq également). Je les dirai aussi pour les grands inconsolables. Espérant qu'ils méditeront d'une façon ou d'une autre: «que la mort n'aura pas eu le dernier mot».


Daniel Gélin.

 

Publié dans anthologie

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Pierre Autin-Grenier,

Publié le par gentle13

Je ne ferais pas de commentaire, vous avez tout sous les yeux, découvrez le personnage à votre guise, à votre rythme sans vous pressez. Prenez le temps de lire chaque mots chaque phrases pour saisir l'ensemble de l'oeuvre. Le personnage peut paraître austère au vu des photos mais ne vous fiez jamais aux apparences...
Gentle13


né à Lyon à la Saint-Isidore 1950, il bruinait légèrement sur les quais de Saône. Auteur de poèmes en prose, nouvelles, récits et textes courts d’autofiction, il partage son temps entre sa ville natale et le Vaucluse où il habite.”
Liens : la vidéo du Matricule des anges dont le dossier du n° 42 m’a été généreusement consacré. Le second, du site Pleutil, avec une bibliographie assez à jour. Enfin en p.j quelques courts poèmes en prose à paraître en mars prochain chez Folio sous le titre Les Radis bleus.



Pierre Autin-Grenier, écrivain
chez lui à la Salamandre - décembre 2002

http://olivier.roller.free.fr/autingrenier.html
http://www.editions-verdier.fr/banquet/97/n26/inedits1.htm
http://www.sitartmag.com/autingrenier2.htm
http://www.orage-lagune-express.com/cl6.htm

              Chef de file
              Collation

Il est nécessaire d'ouvrir les volets pour découvrir les dix petits triptyques qui composent le précieux volume de la Légende de Zakhor. Dix textes en trois versions, française, allemande et italienne (c'est le principe de la collection " Sentiers ", dont cet ouvrage constitue le onzième volume).

On connaît le Pierre Autin-Grenier narrateur, chroniqueur et rêveur de la vie quotidienne ; on connaît moins le poète. Ici, la poésie (en prose) est la dominante, même si le récit affleure à chaque pas. Une poésie des couleurs (à commencer par le bleu), des sonorités (celles des mots comme celles de la nature), une poésie du souvenir (" Zakhor " en hébreu signifie " Souviens-toi "), de l'énigmatique, du merveilleux, de la terre et des soirées paysannes. Le vin et l'ivresse, la mer et la mort, la nuit et les oiseaux, le temps et les choses de la vie, les portes et les fenêtres qui s'ouvrent... Thèmes et motifs se combinent dans une écriture où chaque mot est pesé, où chaque phrase résonne d'harmoniques et de vibrations. Chacun des titres est prometteur d'une " présence ", d'une " vision ", d'un " voyage ", d'une ouverture vers un monde qui se recrée à chaque instant, par le jeu de la mémoire et de l'imagination, et aussi par celui de la parole.

Ainsi, " le monde peut continuer ", et Rimbaud n'est pas loin lorsque " nous descendons des fleuves somptueux, lovés dans la petite barque de l'imaginaire ". Ainsi peut s'abolir le quotidien dans l'invention d'îles " incertaines ", dont la conquête instaurera la vie réelle. La mémoire de la nature, d'un " âge d'or " est porteuse d'un avenir, grâce à " celui qui est, de toujours, parmi nous et qui jamais ne décevr[a] notre attente ".

Légende de Zakhor, dix poèmes en prose qui ne se satisfont pas d'une lecture superficielle. En même temps, se laisser conduire par cette prose poétique relève du vrai plaisir de la lecture, celui qui laisse au fond de nous quelque espoir inexplicable.

Pierre Autin-Grenier est notamment l’auteur de la trilogie romanesque « Une histoire » : Je ne suis pas un héros (L’Arpenteur, 1993, Folio n° 3798) ; Toute une vie bien ratée (L’Arpenteur, 1997, Folio n° 3195) ; L’éternité est inutile (L’Arpenteur, 2002), et d’un journal, Les radis bleus (Folio n° 4136).

Publié dans anthologie

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Rémi Arnaud

Publié le par gentle13

Bonjour en ce dimanche matin où coincé au boulot je vous présente Rémi Arnaud un jeune homme de 28 ans mais au talent prometteur à ce qui me semble, mais comme toujours pour vous faire votre propre idée je vous soumets deux extraits de ces oeuvres pour faire une idée plus précise du personnage. Je n'ai pu trouver d'autres renseignements car il faut s'inscrire à "copain d'abord" au préalable, quoique je trouve ça un peu aberrant mais bon....
Gentle13




Fils du soleil et du vent, habitant le paradis terrestre entre Mont Ventoux et Sainte Baume, ma vie d’ermite lunatique est bercée entre autres par l’écriture de poèmes et de chansons.
 
Publiant mon premier recueil LA NUIT DES MIROIRS en 1997 (Librairie Galerie Racine), je recherche à entraîner mes lecteurs dans la valse lente et intense de l’enfance et de l’amour. C’est là précisément que je puise ma force et mes racines. Les seuls lieux que la société laisse à peu prés intacts. Mes poèmes renvoient à la façade éblouie des rêves et des souvenirs sans oublier les volets clos de la douleur si présents à notre époque.

 L’été à Goult

 

Par la fenêtre beaucoup trop tard, la pluie est revenue soudaine et froide. La fille a compté et recompté toutes les terrasses. Le vent lui ôtait sa chemise.

Ici ce sont des vacances accessibles et qui se cachent pourtant. Le printemps est déjà passé, l’été meurt de soif encore et toujours dans la chambre des vertiges.

En nous agenouillant contre la terre humide, dans notre dos la colline fermait les yeux. Tout n’était qu’apparence vive. J’attendais quelqu’un et c’était presque vrai.
J’attendais obstinément la lumière, la chaleur, la terre et toujours cette sourde et envahissante mélancolie des longues plaines basses.

Elle était là debout à l’épaule de la nuit tombante. Les oiseaux nous mangeaient dans la main. La porte fermait mal.

Enfin la souffrance changea de corps dans le cri cinglant des cigales. C’est toute l’histoire du monde où nous fûmes. Ce bleu du ciel auquel j’espère et par lequel je m’échappe.
Revenir, je reviendrai, sans cesse loin de tout, d’halètements en halètements.

Dites-lui simplement que je la cherche.

PULSION PREMIÈRE

 

Sous le soleil plein de midi elle m’embrassa vivement. Le temps se mit à se refuser sans terme.

C’est un phénomène rare. Le vent, ses terres fracturées. Les ailes du moulin ne s’arrêteront plus désormais sur les bouches entrouvertes de la surprise.

Dès qu’elle eût lancé le harpon d’un rendez-vous, la lumière réglée à son maximum, je sus alors qu’elle ne reviendrait pas, n’ayant aucunement l’infinie patience des fenêtres.

Moi qui est la confiance d’une fourmi, il fut l’heure de pousser plus loin mes investigations. Entre mon miroir et son visage viendra la floraison des asphodèles
L’ÉTÉ A GOULT
               LA VIE, INFINIMENT
               GALETS DE DURANCE
               PULSION PREMIÈRE
               SOLEIL, BIEN ENTENDU

Publié dans anthologie

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Girod Patricia

Publié le par gentle13

Petite nouvelle que je tenais à vous présenter car j'ai touvé le texte très bien. Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente journée. Je tiens à vous remercier pour votre fidélité.
Gentle13



J'ai exercé la profession de professeur de français jusqu'en 1999. A
cette époque, j'ai pris une retraite anticipée afin de me consacrer à ma passion, l'écriture. Avec mon homme, Jean-Claude, nous avons fondé Atypique-Editions mais nous n'avons pas pu continuer, malheureusement. Nous animons un atelier virtuel d'écriture qui commencera bientôt son quatrième recueil. Les autressont édités et l'un d'eux a remporté un prix. Je vis à Dijon depuis deux ans et, si Paris me manque, J'apprécie pourtant le calme de cette belle région. Je termine actuellement plusieurs écrits, (roman et nouvelles) et je commence un autre roman. Deux de mes ouvrages sont édités et un troisième le sera en début d'année. J'aime me frotter à tous les genres d'écriture mais avec une préférence pour mon amour de jeunesse, le fantastique, surtout depuis la parution de mon premier livre qui fut parrainé par le grand Claude Seignolle. Ecrire ? Faire écrire les autres ? Une grande passion !

ELLE

Les Princes du silence m'avaient avertie que ce serait une fille et qu'elle serait belle. Dès sa naissance, elle brilla. Il pleuvait ce jour-là, mais, à son premier cri, un rayon de soleil est venu se poser entre ses lèvres, et elle s'est tue. Elle n'a jamais parlé. L'astre lui avait volé la chaleur de sa voix pour nous réchauffer et, en retour, dans ses yeux scintilla un éclat bizarre : lumière magique auprès de laquelle celles de la terre furent à jamais bien pâles.
Quelle que soit l'heure, elle resplendissait, elle dansait et si je ne l'ai vue qu'une fois la nuit, je sais que l'obscurité se nourrissait de ses gestes et que les Etres du silence l'admiraient. Son esprit palpitait et se fondait avec les leurs dans cet Univers où elle était reine d'argent scintillante. Depuis elle, l'ombre n'est plus que l'ombre et le monde caché est vide. Je suis seule...
Ce fut une belle enfant qui ne pleurait ni n'émettait jamais le moindre son, mais qui resplendissait. Et qui dansait. Avant même de savoir se traîner à quatre pattes, tout son corps s'épanouissait en mouvements harmonieux qui semblaient des gestes de communion avec le ciel. Elle levait les mains et c'était une prière, elle arrondissait ses lèvres muettes et c'était un chant, elle fixait la lumière lunaire de ses yeux tendres et c'était une magie. Tout en elle était beauté. Elle était un ange et je sentais le souffle du monde invisible glisser jusqu'à elle et la caresser.
Souvent j'ai eu peur pour ma petite ! Je craignais le froid ou la chaleur, les braises du feu dans la cheminée, le couteau oublié sur l'évier, la précipitation à l'embrasser et à l'oublier de quelque invité de passage chez nous... elle était si fragile !
Elle grandit.
Elle brillait et dansait toujours. Elle ne parlait pas, comme si les mots eussent trahi son cúur. Son cúur, il luisait dans ses regards. J'ai vu des larmes sur ses joues pour les oiseaux blessés, les mendiants, les levers de soleilÖ Les Princes en firent des étoiles. Je l'ai vue sourire devant l'océan et devant les sommets enneigés, en plein froid, les joues toutes roses et ses cheveux soulevés par le vent. De ses sourires, les Princes firent des saisons.
Ils m'ont interdit de lui apprendre les gestes qu'il nous faut souvent connaître pour survivre et je n'ai laissé personne d'autre le faire. Ils l'auraient abîmée, ma toute belle, mon enfant, si je l'avais obligée à utiliser ces gesticulations qui me semblèrent ridicules dès que je la vis danser, briller ou sourire pour la première fois. J'ai cessé, moi aussi, de vouloir être écoutée et comprise, quand ce ne fut pas pour la protéger. Et je suis restée, sourde et muette comme elle, avec elle, près d'elle.
Quand elle devinait mes peurs, elle dansait pour moi. Je la regardais. J'avais si souvent fait la même chose pour combler le silence, pour montrer que j'étais là ! Maintenant, elle existait pour nous deux. Elle était toute ma vie !
Tous les Etres de son univers m'aidèrent à la protéger. Les autres ne la comprenaient pas. Ils voulaient qu'elle aille à l'école, une école spécialisée, pour qu'elle ressemble aux enfants normaux, qu'elle apprenne à s'exprimer ! Ils ne la regardaient même pas danser, ils ignoraient ses larmes, ses sourires, sans doute n'avaient-ils même pas vu qu'elle resplendissait ! Alors, quand ils vinrent, je la gardai serrée dans mes bras, contre mon cúur, et je ne laissai personne l'approcher. Lorsque nous f°mes seules de nouveau, elle me sourit, m'embrassa et dansa. Mais ils revinrent. Ils voulurent me l'arracher, l'emmener... Les Princes nous protégèrent.
Elle, elle resplendissait et dansait. Elle me faisait confiance. Alors nous nous sommes enfermées dans la chambre, clef tournée et meubles poussés devant la porte contre laquelle nous ne les entendions même pas cogner : en paix, toutes les deux ! Nous avions tout ce qu'il nous fallait : une grande fenêtre qui, du troisième étage, rideaux tirés le jour, nous offrait souvent la nuit et ses étoiles. Dans le cabinet de toilette je lui brossais longuement les cheveux. Dans le grand lit nous dormions et rêvions enlacéesÖ Toutes les nuits elle se levait pour danser, et capturait dans ses yeux, les rayons de lune et la mouvance du vent. Chaque matin, son regard était plus lumineux encore. Je ne l'ai vue danser qu'une fois dans la nuit, sans qu'elle le sache.
Depuis combien de temps étions-nous enfermées ainsi, sous le regard tendre des Princes muets ? Il me semblait que nous avions toujours vécu dans cette grande paix. Mais elle eut faim et, comme le temps passait, elle se mit à pleurer, tout doucement, sans gestes : juste de grosses larmes qui coulaient sur ses joues. Je la caressai et elle finit par s'endormir. Puis, elle s'éveilla en sursaut, et pleura encore. Je ne savais plus que faire. Si nous sortions, ils me la prendraient pour qu'elle trouve sa place parmi les autres, ceux qui entendent, ceux qui parlent. Elle serait mal-aimée, mal comprise, raillée même. Les Anges muets ne la suivraient pas au dehors : elle serait toute seule.
Il fallait la laisser vivre tranquillement, comme ça, près de moi. Il fallait qu'elle resplendisse et qu'elle danse. C'est tout !
Mais elle avait faim ! Ils le savaient : il leur suffisait d'attendre. Elle pleura de plus en plus souvent. Dans l'épaisseur des heures qui passaient, les Princes pleurèrent aussi.
Il faisait nuit depuis longtemps déjà. Un souffle d'air venant de la fenêtre ouverte me réveilla. La clarté de la lune coulait dans la chambre. Elle était là, dehors, sur le balcon, plus lumineuse encore que l'astre que je pouvais voir, tout rond dans le ciel. Cêest cette nuit-là que je l'ai vue danser, caressée par l'obscurité qui vivait de son éclat, entourée de ses Amis du silence qui se pressaient pour l'approcher.
Elle dansa. Elle dansa longtemps. Je n'avais jamais rien vu d'aussi merveilleux. Elle s'animait sous la lune, en mouvements plus amples qu'à l'ordinaire, sa tête levée et un sourire sur ses lèvres. Elle était si belle !
Elle tournait le dos à la grille basse du balcon.
Elle s'y est appuyée, s'est renversée en arrière et a disparu dans le vide. J'ai hurlé ! Les autres sont arrivés, j'ai ouvert la porte, je les ai bousculés et j'ai, en courant, descendu l'escalier. Dans le jardin, pour la première fois de ma vie, d'étranges sons parvinrent à mes oreilles : de la musique, la musique de ses danses... Je me suis évanouie dans un néant où le Silence m'enveloppa pour me protéger.
Son corps n'a pas été retrouvé et je suis la seule à savoir que, là où elle est maintenant, là où toutes les paroles laissent place à l'amour, elle ne cesse de danser dans son aura d'argent et qu'elle m'attend.

Publié dans anthologie

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Godfroid Sarah

Publié le par gentle13

Bonsoir Anthologie vous propose cette jeune femme de 23 ans qui à un talent d'artiste incroyable, je vous laisse la découvrir en paix et j'espère l'apprécier. Faite vous votre propre idée en cliquant sur les liens en bas de la page. Là encore elle mérite d'être connu et d'être lu. C'est grâce à nous tous que la poésie et la littérature perdure, que la beauté dans ce monde nous émerveille encore et toujours
Amicalement
Gentle13



Quand la poésie permet de s'échapper et de rendre tout plus attrayant...
Agée de 23 ans jeudi, j'ai terminé des études d'institutrice maternelle. Je vis depuis peu en appartement avec mon Amour... La musique et la poésie sont mes passions.

Je m'appelle Sarah Godfroid, je suis née à Bruxelles le 15.11.1984. . Mes passions sont: jouer du piano, écrire et lire de la poésie. 
J'écris parce que je dois écrire, j'en ressens le besoin. Mes sources d'inspirations sont tout ce qui m'entoure, des choses qui me font penser à d'autres et je suis partie, j'écris...
Mes lectures sont essentiellement constituées de poèmes, j'essaie d'élargir mon champ de lecture mais cela m'est pénible car je trouve dans la poésie des choses que je ne trouve pas ailleurs. J'écris des poèmes depuis l'âge de 13 ans.
Semence...

J'imagine
tour à tour
les différents visages
sur lesquels
il aurait pu
prendre racine
et vivre sa vie
couleur paille

Il gît là
c'est un cheveu
Anonyme
de la racine
A la pointe

On peut juger
Sa taille
Sa couleur
N'aide en rien.

Voyage...

La page ne resta
pas longtemps blanche,
les pliages conçus
par l'enfant
lui donnèrent des rivières.

La voilà devenue bateau,
avion piquant du nez.

Ces pliures source de vie
je les peindrai en rouge.
   perdre connaissance
                 Demi-soleil
                 Furtif
                 Qui      

 

Publié dans anthologie

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Xavier Jardin

Publié le par gentle13

Enocre un tout jeune écrivain et poète que je viens de dénicher en farfouillant sur le net à la recherche de nouveau talent à vous proposer. Le web est un vivier extraodinaire et je prends un grand plaisir à le parcourir de jour comme de nuit, enfin pas tout à fait, parce qu'il faut aussi dormir. L'écriture est fluide et magnifique on se laisse bercer par la pureté des mots, la simplicité touche notre âme et nous emporte sur les ailes de l'amour. Et puis le côté philosophique transcende l'écriture, la pierre philosophale qui transforme le plomb en en or, le vil en merveilleux et qui apporte la connaissance de soi avant tout
Amicalement
Gentle13


Parisien, né en 1972, Xavier Jardin enseigne la science politique. Il écrit de la poésie depuis plusieurs années en particulier sur internet (aurorepoetique.com)
 

Ce soir

toutes les étoiles
ce soir éteintes
le ciel tord le cou
tourne au dedans les yeux
pour y voir plus clair
si les flaques sont
de la pluie le reflet
ce soir elles sont vides
de ce bruit
pleines de cette absence
pas de mots inutiles
dans les arbres
le deuil du jour
à chaque branche
et sur la lande ce soir
le souvenir du vent
comme une pierre
blanche


J'ai l'immense plaisir de vous informer de la publication de mon nouveau recueil aux éditions Le Manuscrit, Alchimies (avec une préface de Thierry Le Baill).




" Alchimie

le vent comme nu
dérobe la flamme
pour parfaire l'union
les sens en fusion
sous la terre
le métal en feu
le feu en chemin de pluie
s'y mêlent les odeurs
du miel et du plomb
qu'on martèle
du souffre et de l'ambre
qu'on écartèle
les mains sont les mots
les mots les visages
il suffit de le dire
il suffit de le croire
le vent comme nu
déporte le rêve
un peu plus loin encore
au bord du doute
tout au bord
à toucher l'ombre
de cet or nocturne
éclat de lune
vapeur santal
pierre philosophale "

Publié dans anthologie

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Michèle M. Gharios

Publié le par gentle13

Comme le dit l'ami Francky je suis ici pour avant tout me faire plaisir, même si je souhaite passer le cap "confiance" et aller vers le cap "privilège" pour je ne sais quelle raison obscure, je continue cette belle aventure qui me tient à coeur depuis des lustres. Aujourd'hui je vous présente cet écrivain qui pour moi à un talent énorme. J'ai mis en ligne trois autres extraits de ces oeuvres qui je crois, du moins l'espère, vous plairont autant qu'à moi.
Michèle M. Gharios

Biographie


Michèle M. Gharios est née à Beyrouth où elle vit. Son parcours littéraire commence très tôt lorsqu’elle publie des poèmes dans la revue de son lycée. Mais la guerre et les contraintes l’obligent à interrompre le chemin de l’écriture pour essayer de s'en frayer un dans les affaires. Sauf que, son diplôme en poche, elle se rend compte un peu tard qu’elle préfère les lettres aux chiffres qu’elle décide d’abandonner.
En 2004, elle participe à un concours de nouvelles organisé par le Forum Femmes Méditerranée et gagne le prix d’Excellence pour son texte «le chant des dunes» qui sera publié.
En 2005, elle publie chez Dar An-Nahar «Apartheid» son premier recueil de poèmes.

Bibliographie :

· apartheid, Dar an Nahar, Beyrouth, 2005
· Le chant des dunes, in recueil de nouvelle 2004-2005, Forum Femmes Méditerranée
un refuge dans les yeux
              à tous les prisonniers de guerre
              Mon pays
             

PRISE SURPRISE

C'était au printemps, dans un de ces petits villages typiques de la montagne libanaise. La grand place prenait chaque matin l'allure d'une salle de classe. Les élèves de tout âge se rassemblaient autour du vieux sage qui, fouillant dans les livres, choisissait des passages de textes, lisant d'une voix solennelle des mots qui sonnaient faux dans le décor simple et pittoresque où baignait la foule avide.

Mon équipement insolite intriguait tout le monde depuis que j'étais arrivé, deux jours plus tôt. C'était surtout les petits qui m'espionnaient, épiant mes gestes et mes mouvements. A mon passage, ils se taisaient, se figeaient, fixaient de leurs petits yeux inquisiteurs mon attirail. Il y avait bien un étranger chez eux, émissaire imposé par je ne sais quel illuminé, qui venait instruire les enfants du village. Et déjà sa présence agitait le fleuve tranquille de la vie.

Mais ça n'avait pas suffit. Il eut fallu que je vienne moi aussi, le gars bizarre à la grosse boîte noire qui arpentait les ruelles paisibles, violant leur intimité, éternisant le temps par sa machine maléfique !

Je la voulais naturelle, cette photo, capturant le moment soi-disant béni de l'apprentissage. Mais ils s'étaient retournés. Aurait-on comme préjugé le fait de croire les dessins capables  d'agrémenter un texte, attirant les enfants qui jugeraient sèches les histoires sans images ? Il n'en est rien car c'est bizarrement à cet instant précis où je les croyais absorbés par les explications de l'instituteur qui arborait fièrement une illustration de son livre, que les petits s'étaient donnés le mot, décidés à détourner le regard, comme si, en voulant se fixer sur du papier au lieu de fixer du papier, ils contournaient délibérément la réalité en lui faisant le plus effronté des pieds de nez.

 

 

Publié dans anthologie

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Emmanuel Blas

Publié le par gentle13

Avant de sombrer dans les bras de Morphée, pour une nuit de sommeil bien mérité, je vous présente Emmanuel blas que je viens tout juste de découvrir sur la toile en rentrant du boulot. N’ayant pas sommeil je prends plaisir, alors que tout est calme et que je suis en paix et en harmonie avec la nuit, d’écrire ce petit commentaire en guise de présentation. Il est quand même dur de passer du mode confiance au monde privilège je me demande bien ce qu’il faut faire pour y accéder ? Mais bon peu importe ce n’est pas cela qui va m’empêcher d’écrire.

 

Le temps importe peu

Seule compte la vie

Ecrire envers et contre tout

Lire au-delà des symboles, déchiffrer le mystère et se réaliser.

Vivre sa passion jusqu’au bout

Rester debout, écrire encore et toujours.

Ne plus croire en ses rêves ?

Quelle idée saugrenue !

Le rêve d’aujourd’hui sera la  réalité de demain, rien n’est plus triste qu’une vie sans espoir, l’espoir d’un lendemain moins funeste où la vie se transformera en un conte de fée,  la foi ne déplace t-elle pas les montagnes!!

 

Gentle 13


Emmanuel Blas


  Né à Maubeuge en 1976, j’écris depuis l’âge de quinze ans. J’ai commencé l’écriture par des nouvelles fantastiques, puis, je me suis rapidement tourné vers la poésie. Pour moi, la poésie est un formidable espace de liberté qui permet d’explorer toutes les facettes de l’émotion et des sentiments. En dehors de la poésie, j’ai aussi écrit des scénarii, un feuilleton de science-fiction OmniTempus et un premier roman dont l’action se passe pendant la Seconde Guerre mondiale.


Mon recueil Quelques rares qualités

Si vous aimez mes poèmes du recueil Quelques rares qualités, vous pouvez vous procurer mon recueil sur le site des éditions Poiêtês .

Prix : 2.30 € (+ frais de port)

L'écriture de poèmes

J'écris des poèmes depuis une dizaine d'années.

En 2002, j'ai réalisé un premier recueil Quelques rares qualités qui reprenait quelques uns de mes meilleurs poèmes.

En 2003, j'en ai fait un second Octobre, composé de douze poèmes.

En 2004, j'en ai fait un troisième Le roi de la Terre, composé aussi de douze poèmes.

Dans le recueil Fatal, vous découvrirez sept poèmes à suivre de moins en moins gai...

Et régulièrement, je vous propose d'autres poèmes.



Emmanuel Blas

   

 

Féerie charnelle

Comme une montagne enfouie sous le creux alpin

Mon regard s'enfonce à l'intérieur de tes reins

Mon cœur s'embrase, il se transforme en aliéné

Mon âme s'évade de la prison de ses pensées

 

Mon esprit est surpris devant tant de beauté

Il a enfin trouvé tout ce qu'il recherchait

Il crie, il rugit comme un lion possédé

Qui a enfin trouvé la proie qu'il pourchassait

 

Le spectateur enchanté ne cesse d'applaudir

Cette féerie charnelle si souvent espérée

Ce défilé de formes trop souvent exploité

 

Le poète désespéré cesse enfin d'écrire

Lui qui croyait avoir à jamais échoué

Il ne cesse de contempler cette grâce, ta beauté.

Publié dans anthologie

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Les Fleurs du Mal

Publié le par gentle13

Pour  ma part, voila un des plus grand poète et écrivain tout comme Hugo d'ailleurs, que le monde ait vu naître. Qui n'a jamais lu et apprécier les fleurs du mal ? Donc je m'abstiendrais de tout commentaire car celui qui écris l'article le fait beaucoup mieux que moi.
Gentle13



Les Fleurs du Mal ou le labyrinthe charnel de l’âme

lundi 14 janvier 2008.
 
La poésie serait moribonde ou ne vaudrait guère mieux si l’on écoute les "journalistes, les chroniqueurs et autres spécialistes" qui nous parlent sans cesse, en baissant les yeux de cette Grande Dame au chevet de laquelle ils ne manquent jamais de se rendre...
Charles Baudelaire : Les Fleurs du Mal
Charles Baudelaire : Les Fleurs du Mal
Editions Diane de Selliers, La Petite Collection - EAN : 9782903656355, 50 €
Alors pour le coup, j’ai une « bonne nouvelle »... La poésie est ressuscitée !... à en croire le nombre d’éditeurs proposant « Les Fleurs du Mal », car chacun veut, à sa façon, annoncer le 150ème anniversaire de l’Edition du célèbre et scandaleux recueil. Il existe bien, même, en poésie, des rendez-vous incontournables ! Celui-ci en est un !

Au milieu de la Fête, nous avons retenu la parution que nous propose Diane de Selliers (La Petite Collection) qui, plus qu’un livre, est un véritable miracle...

Les Fleurs du Mal ont tant fait couler d’encre, agité juges et magistrats, mis en déroute les images anciennes, poursuivi les rêves et les cauchemars pour mettre sur le visage des sentiments des mots coulés dans la pourpre même du sang, qu’il se devait d’être un symbole : celui de notre immortalité sur la barque du Verbe ! Diane de Selliers a gagné son pari en accompagnant les textes de Charles Baudelaire par la peinture symboliste et décadente.

La Poésie, comme un paysage trouve son écho dans la couleur et le trait de son époque et la peinture se penche au dessus de ces textes que le poète a dérobés dans la chambre des mondes... Un va et vient s’organise surprenant la beauté dans sa robe crépusculaire, et le monde infidèle à ses promesses, trempe ses mensonges dans le mirage de l’âme où chaque flacon peut devenir un cercueil de verre...

Le lecteur est alors l’otage de ce monde fantasque où la crinière de l’ombre murmure la chevauchée du cœur, jamais assouvi...

Notons l’avant propos magistral de Diane de Selliers qui s’ouvre sur les vers du poète.

« car j’ai de chaque chose extrait la quintessence Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or » C’est ainsi que Charles Baudelaire a tenté « d’extraire la beauté du mal », mais le chemin était encore vierge et le voyage fut mouvementé. Le poète s’est alors retrouvé au milieu de la Terra Incognita... qui aurait pu l’ensevelir... mais c’était compter sans le génie du poète...

Il est devenu l’explorateur d’un pays que nous ne connaissons pas et qui marche à tâtons dans la nuit de nos êtres...

Un mot aussi sur l’excellente préface signée Jean-David Jumeau-Lafond dont je cite un extrait :

"Avec les Fleurs du Mal, Baudelaire investit l’univers symbolique et transpose mentalement le spectacle de la vie en sensation, les paysages en états d’âme, les formes en visions oniriques, il invoque les correspondances, et chante les vies extérieures pour affirmer la vie spirituelle de l’artiste et « le secret douloureux » de sa subjectivité. Dans ce sens, il crée la poésie moderne. L’attitude du poète révèle, autant que son œuvre, cette revendication au droit d’être soi et personne d’autre."

Il fallait un écrin exceptionnel pour un livre immortel et Diane de Selliers, toujours fine et intuitive, a su le trouver. Lecteur, achète, sans remords ce recueil dont tout le monde connaît le titre et dont si peu ont traversé les yeux de l’âme...

Soulignons que cet ouvrage réunit l’intégralité des poèmes des "Fleurs du Mal", qu’il est illustré par cent quatre vingt cinq œuvres peintes, dessinées, lithographies, aquarelles, datant de la fin du XIXème siècle. Bien plus qu’un livre, ce recueil représente à lui seul, la conquête d’un monde invisible que l’homme appelle tout simplement « le cœur ». Ce poète d’ombre et d’azur a trouvé le Cercle d’Or où la naissance et la mort n’ont plus qu’un seul visage... celui de la lumière perdue dans les ténèbres !!!...

"Les Promesses d’un visage,

J’aime, ô pâle beauté, les sourcils surbaissés,
D’où semblent couler des ténèbres,
Tes yeux, quoique très noirs, m’inspirent des pensers
Qui ne sont pas du tout funèbres.

Tes yeux, qui sont d’accord avec tes noirs cheveux,
Avec ta crinière élastique,
Tes yeux languissamment, me disent : « si tu veux,
Amant de la muse plastique,

Suivre l’espoir qu’en toi nous avons excité,
Et tous les goûts que tu professes,
Tu pourras constater notre véracité
Depuis le nombril jusqu’aux fesses ;

Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds,
Deux larges médailles de bronze,
Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
Bistré comme la peau d’un bonze.

Une riche toison, qui, vraiment, est la sœur
De cette énorme chevelure,
Souple et frisée, et qui t’égale en épaisseur,
Nuit sans étoiles, Nuit obscure ! »

« La Fontaine de sang,

Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu’une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l’entends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.

A travers la cité, comme dans un champ clos,
Il s’en va, transformant les pavés en îlots,
Désaltérant la soif de chaque créature,
Et partout colorant en rouge nature.

J’ai demandé souvent à des vins captieux
D’endormir pour un jour la terreur qui me mine ;
Le vin rend l’œil plus clair et l’oreille plus fine !

J’ai cherché dans l’amour un sommeil oublieux ;
Mais l’amour n’est pour moi qu’un matelas d’aiguilles
Fait pour donner à boire à ces cruelles filles !"

Publié dans anthologie

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Le dernier des sages

Publié le par gentle13

Il y a fort longtemps dans une contrée oublié des hommes vivait un homme. Un ermite dit on, le temps n’avait plus de prise sur lui il avait arrêté de vieillir, son visage buriné par le temps et les souffrances, des rides aussi profonde que des rigoles modelaient son visage. Ses yeux d’un bleu clair et vif vous transpercait quand il vous regardait qu’on avait l’impression qu’il sondait notre âme.

Au pays du soleil levant, sur les pentes enneigé de la montagne sacré le dernier sage vivait ses derniers instant de sérénité, petit à petit le monde moderne envahit son espace vital au profit d’un monde bruyant, égoïste et sans honneur. C’est le dernier survivant des traditions anciens il conserve avec soin les écrits sacrés de ses ancêtres.

 

Véritable mémoire vivante

Le sage médite

Sur la folie des hommes

 

Au seuil de sa grotte

Il contemple la vallée

Celle qui l’a vu naître

 

Il n’a plu la force de se battre

Il ne peut que se souvenir

Qu’un jour elle était verdoyante

 

Mais le temps a passé, les hommes ont évolués dans une autre direction que la sienne, pour son plus grand malheur parce que son Japon n’était plus. Le monde de silence dans lequel il vivait périclitait. Il n’entendait plus le chant des oiseaux, il ne voyait plus ces jolis papillons qui virevoltaient autour de lui. Le bruit du monde moderne envahissait son territoire, venait troubler sa sérénité et gâcher son horizon.  

Adieu la faune et la flore.

 

Il n’y a plus que béton

Bruit et désordre

A quoi lui sert de vivre 

 

Alors sa décision est prise

Ce soir il s’endormira

Demain il ne sera plus

 

C’est pour lui une délivrance

La mort sera plus douce

Que cette vie là

 

Tel est l’ultime décision qu’il prendra, la conscience en repos, il ira rejoindre ses ancêtres.

Gentle13

Publié dans texte perso

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