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Les mots, les maux

Publié le par gentle13

Quand on ne sait pas apprécier ce que l’on a on vit avec ce que l’on perd, cela porte un nom : Solitude, chagrin, remord, regret.

 La colère et la rancœur sont des poisons.

 Les mots :

 Les mots qu’on dit mais qu’on ne pense pas, les mots qu’on pense mais qu’on ne dit pas, les mots légers comme du vent qui vous effleurent, les mots lourds comme une enclume qui vous entraînent bien trop bas là ou le chagrin et la colère vous attachent au pal du désespoir.

Ah ! Les mots, les maux…

Source de malheur et de bienfait, il y a le mot caresse qui vous enveloppent de douceur, il y a le mot tranchant qui vous transperce le cœur, le mot acide qui vous rongent. Il y a le mot que l’on susurre doux et sucré celui là vous fait tourner la tête et vous fait succomber : C’est le mot charme ou séduction c’est le mot magique qui ouvre la porte du désir… et vous enivre.

Il ya le mot surfait, on parle on parle on se saoule de parole pour oublier ce que l’on est. Pour masquer sa peur et ses doutes, on parle pour ne rien dire, on parle pour enjôler et contrôler.

Les mots pour te dire, te dire, te dire…. A toi à lui aux autres à celles ou à ceux qui veulent entendre le message d’amour et d’espoir. La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille mais ce n’est pas non plus un goutte à goutte qui nous maintien en vie. Il y a des situations pérennes et d’autres catastrophiques on ne peut se plaindre que dans un seul cas de figure !!!

 A la croisée des chemins, rencontre opportune ou d’infortune, qui peut le dire ?

Gentle13

Publié dans texte perso

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Jules et Anne-Lise(SUITE ET FIN)

Publié le par gentle13

Donc, après maintes péripéties et moult détours  Anne-Lise finit par arriver à la vielle bâtisse où habitaient ses grand parents. Je vous laisse imaginer la surprise après tant d’années de séparation et de silence que les deux petits vieux eurent dû mal à la reconnaître. Anne-Lise dût leur rafraichir un peu la mémoire en leur racontant certains souvenirs qui étaient restés vivaces dans son esprit et qui malgré l’âge et le temps passé évoquait quelque chose aux grands parents.  

La petite vieille alla chercher dans sa chambre une boîte métallique qu’elle ouvrit devant Anne et en sortit des photos toutes jaunies par le temps. Anne regarda une par une ces vielles photos qui remplirent ses yeux de larmes en voyant sa mère qui la tenait dans ses bras, il y a maintenant longtemps. Sur ces entrefaites la porte s’ouvrit et Jules entra dans la pièce comme  d’habitude après sa journée de travail, il fut surpris quand il vit Anne, s’excusa du dérangement et s’apprêta à ressortir, « Non restez dit le vieux monsieur que je vous présente ma petite fille, en se tournant vers Anne qui sourit à son grand père en saluant Jules de la tête. Les présentations faites la petite famille se mit à table et soupa religieusement, mais on voyait tout de même les petits sourires et les regards échangés entre Jules et Anne… Mais cette nuit là fut calme !

Seulement il arriva ce qui devait arriver entre un homme et une femme, et, c’est Anne qui semble-t-il le provoqua, c’est elle qui ce jour là apporta le repas de Jules dans le hangar où il travaillait, Jules la remercia d’un grand sourire et Anna repartit. La perche était tendue et il n’allait pas se gêner pour l’attraper, le soir même à l’insu des grands parents ils se retrouvèrent dans la grange au milieu des foins et des bêtes qui dormaient là et firent l’amour tendrement.  Ils s’endormirent dans les bras assouvis par le plaisir…

Soudain une sonnerie résonna ce qui énerva prodigieusement Antoine qui n’aimait pas être tiré de son sommeil de cette manière, il enfouit sa tête sous l’oreiller pour ne plus l’entendre. Une deuxième puis une troisième, décidément, se dit-il,  pas moyen de dormir dans cette maison et c’est là qu’il  comprit que quelque chose avait changé… Le décor n’était plus le même que s’était-il donc passé durant la nuit ? Il était seul, plus de foin ni de grange ni le vieux couple. Rêve ou cauchemar, une simple hallucination provoquée par son subconscient, il ne savait que penser de tout cela. Il ouvrit la porte, personne et pourtant il a bien entendu sonner plusieurs fois, au moment de fermer la porte quelque chose par terre attira son attention c’était une lettre à son attention. L’écriture était fine et régulière le papier dégageait une odeur qui lui était familière «  Merci pour cette soirée passée en votre compagnie » elle était signée Anne-lise.

Le pauvre Antoine faillit  tomber à la renverse.

 

Publié dans texte perso

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Indécision où l’acte insensé d’un homme désabusé.

Publié le par gentle13

 

Au milieu du lac, assis dans sa barque, l’homme est pensif

A quoi me sert la vie se dit il, comme le serpent qui se mord la queue, mes ennuis me tournent autour sans vouloir me lâcher.

Il contemple l’eau limpide est calme, il lève la tête vers un ciel d’un bleu azur sans nuages. Les seuls qui s’accumulent sont dans sa tête, il a beau respiré cet air pur mais rien n’y fait il est simplement asphyxié, sa conscience est assiégée, piégée par les tracasseries quotidiennes qu’il n’a plus la force d’affronter. Alors que faire se dit-il…

Mais il sait précisément ce qu’il va faire, il a prévu le coup ce matin en partant de chez lui très tôt ce matin, laissant femme et enfants dans l’ignorance de son geste fatal.

D’une main il prend la corde et l’attache à sa cheville, son geste est précis, sans précipitation. Il s’arrête un instant le regard dans le vide comme s’il hésitait pour la suite puis mécaniquement il prend l’autre bout de la corde et attache la pierre solidement pour pas qu’elle se détache au moment fatal, ceci fait il regarde autour de lui pour imprégner une dernière fois son âme du paysage qu’il y a autour lui. Il prend la pierre et s’apprête à la jeter par dessus bord quand à côté de lui une voix de petite fille se fait entendre : Mais que fais-tu là ? Lui : Rien de plus que ce que tu vois, la vie m’est insupportable et je veux en finir ! Elle, et que fais tu de ta femme et ton fils ? Lui, ils se débrouilleront très bien sans moi, d’ailleurs c’est elle qui subvient à nos besoins. Elle, pourtant tu as des projets plein la tête mais tu es trop fier pour demander de l’aide, l’orgueil est une prison et la colère en sont les barreaux, plus tu t’acharnera plus  tu en renforcera sa solidité.

La petite fille glissa sa petite main dans la sienne et lui dit : Ferme tes yeux et oublie. Quand il les rouvrir la petite fille avait disparue comme si elle n’avait jamais existée, il sentit vaguement dans sa tête que quelque chose avait  changé, les nuages s’étaient dissipés. Quand il voulu bouger pour attraper ses rames il sentit une résistance, il baissa les yeux et vit la corde relié à sa cheville et à la pierre. Il ne s’expliquait pas ce qui s’était passé.. Mais son heure n’était pas encore venue, il avait trop de choses  à faire, une famille qui l’aimait, il détachât sa cheville prit la pierre et la jeta. Etre ici au beau milieu du lac par cette belle journée pour mourir eut été la chose la plus idiote qui soit, il prit ses rames et le cœur léger rentrant chez lui retrouvait sa femme et ses enfants.

 Il y a toujours quelqu’un pour vous tendre la main.. Même si ce n’est pas la personne auquel vous vous attendez, ne refusez son aide par orgueil ou vanité.
Gentle13

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Jules Antonin (L'homme de la creuse 4)

Publié le par gentle13

Pendant que Jules Antonin se rétablissait chez le couple de petits vieux qui l’avait recueilli. Anne-Lise sur la route fit une rencontre, qui me semble-t-il, n’aurait pas dû faire. Seulement voilà,  le destin lui jouait un mauvais tour…

Sur la route elle vit un personnage assis sur un tronc d’arbre qui était entrain de manger, elle, qui avait si faim depuis la veille regarda avec envie ce qu’il mangea. Lui, qu’elle trouva charmant quoique qu’un peu rustre au visage mat avec des cheveux noirs et un regard dur par les années de galère, remarqua son œil sur sa nourriture. Il lui tendit un bout de pain et de fromage, instinctivement elle tendit la main et la rétracta aussitôt par méfiance. Il lui sourit pour la mettre en confiance et lui tendit  à nouveau le pain et le fromage, cette fois elle se laissa tenter.  Il lui apprit qu’il était manouche, plus communément appelé « gens du voyage » et qu’il voyageait en compagnie de sa famille et d’autres familles.

 Anne-Lise sans s’en rendre compte tomba sous le regard magnétique de cet homme et se trouva embarqué bien malgré elle dans cette troupe de saltimbanque. Pendant ce temps jules, adroit de ses mains proposa aux petits vieux pour payer son gîte et son couvert, des travaux que le paysan ne pouvait plus faire. Le temps pour lui s’écoulait sans heurt, il travaillait la journée sans arrêter, juste le temps de prendre un encan que la petite vieille lui apportait.

Anne-Lise fit la connaissance du reste de la troupe et sans qu’elle puisse dire quoique se soit se trouva entraînée à leur suite et en compagnie des femmes occupée aux tâches qui leurs incombaient et la pauvre fille dut se plier à la volonté des hommes du clan. Elle comprit là encore que résister lui aurait apporté plus d’ennuis qu’autre chose donc contre mauvaise fortune bon cœur elle subissait les assauts répétés des hommes en pensant au jour où elle retrouverait enfin la douce chaleur de son enfance.  De village en village ils montaient et démontaient leurs chapiteaux où ils effectuaient des représentations : jonglage, dressage, voyance etc.…  Malgré tout, les gens du voyage n’allèrent pas au-delà du périmètre de sa région, mais ils ne le savaient pas, autrement je pense qu’ils auraient agit autrement, mais peu importe.

Anne- Lise comme la première fois  attendait patiemment son heure pour s’enfuir. Un mois passa sans que rien ne change, celui qui l’avait « invitée » la surveillait d’assez près, sentait-il, qu’elle voulait s’échapper et continuer sa route ? Deuxième mois, la sentant un peu plus docile l’homme relâcha un peu la pression, Anne-Lise était maligne, sa survie en dépendait, le remarqua mais fit comme si elle n’avait rien vu ! A moins que c’était un piège… Au bout du troisième au prix n’énorme effort elle avait complètement endormie sa méfiance et vu qu’elle s’était fondue dans la masse elle passait presque inaperçue, le quatrième mois  prit son courage à deux mains et s’enfuit un matin par là où elle était arrivé. Voilà se dit énervé tout est à refaire elle s’était éloigné d’une centaine de kilomètre de chez elle, mais avec ce que ce qu’elle avait déjà parcourue ce n’était pas une grosse difficulté, un peu plus un peu moins…

Publié dans texte perso

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Anne-Lise (L'homme de la creuse 3)

Publié le par gentle13

« Je suis fichu se dit-il, les manants ont finit par me coincer ». Il se demandait comment il allait s’en sortir indemne, que pouvait il faire d’autre que prier même si au fond du cœur il n’y croyait plus. Il s’arma de courage et avança la tête haute et le torse bombé, et là, vous le croirez ou pas, un sentier apparut sur sa gauche il s’engouffra sans demander son reste et détala comme lapin. Le plus étrange dans l’histoire, c’est qu’il était déjà passé par là et il aurait juré qu’il n’y avait pas de sentier de ce côté. Mais bon l’heure n’était plus à la tergiversation mais à courir pour sauver sa peau même si elle ne valait pas cher. Au bout du sentier il déboucha sur une vaste clairière, il se retrouva à découvert et ne sachant pas si les autres le suivait ou pas il fonça tête baissé droit devant en espérant qu’il n’y avait rien derrière qui représentait un danger et, hélas, effectivement il trébucha sur une racine qu’il n’avait pas vu et dévala la pente, heurta des pierres avec sa tête qu’il en perdit connaissance.  Quand il reprit conscience, il faisait presque nuit sa tête lui faisait un mal de chien et en plus il saigné. Combien de temps était il resté inconscient, il n'en savait rien mais il était, du moins pour l’instant, en vie et c’était ça l’important. Il se releva péniblement et continua son chemin à travers cette garrigue où des buissons épineux lui griffaient les bras et les jambes, il marcha jusqu’à épuisement qu’il finit par tomber et perdit connaissance à nouveau…

Anne-Lise, quant à elle arriva à bon port sans problème, le Vieil homme la déposa à la sortie du village après avoir mangé et bue à satiété. Elle devait rejoindre la route qui la mènera chez elle, « Orsenne dans le Berry sud » Anne-lise n’était pas au bout de ses peines. Elle allait affronter, seule, les dangers qui la quêtaient, alors que la nuit commençait à tomber et que le froid s’annonçait, elle devait vite fait trouver un abri pour la nuit. La chance encore une fois lui sourit, son baluchon sous le bras, elle trouva une vieille bâtisse où elle passera la nuit. Anne-Lise prit le risque de faire du feu dans le poêle  pour se réchauffer, le propriétaire pouvait à tout moment débarquer et la jeter dehors comme une malpropre, mais rien ne se passa elle mangea tranquillement et dormit malgré tout d’un œil. Elle se réveilla tard dans la matinée, la fatigue prit le dessus, elle s’était endormit, décidément se dit-elle, ce n’est pas normal autant de chance !! Alors qu’au pauvre Jules il lui arrivait que des malheurs depuis qu’il était partit, justement en parlant de lui, il se réveilla dans un lit sous un édredon qu’il l’étouffait presque tellement il était épais pour protéger les habitant du froid hivernal de la région. En voyant cela il se prit à espérer depuis combien de temps était il là, il en savait rien. Combien de temps avait il dormit là encore rien aucune idée comme si une fraction du temps s’était dissipé. Il se leva et s’habilla avec le plus grand mal ouvrit la porte de la chambre et là le fumée de la soupe bien chaude lui envahit les narines, depuis combien de temps n’avait-il pas mangé, cela devait faire un petit bout de temps maintenant, il était affamé. Il se jetât sur l’assiette de soupe que la vieille dame lui présentât.

Anne-Lise reprit la route en toute confiance : Pourquoi la chance l’abandonnerait elle maintenant ! Pour elle il n’y avait aucune raison pour que cela change elle aborda la route sereine. Un peu en marchant un peu en roulant elle traversa les villes et villages qui la rapprochaient de chez elle, seulement elle dut faire certaines concessions que je tairais mais que tout le monde aura comprit. Elle était arrivé saine et sauve chez elle, rien n’a changé se dit-elle, la vieille bâtisse est toujours là. Elle à résisté au temps et aux intempéries. Elle allait retrouver après tout ce temps les êtres qu’elle aimait le plus au monde, ces grands parents ! Est-ce que vous croyez aux circonstances, aux hasards ou en un mot au destin ? Quand on ne croit plus en rien, quand on a perdu espoir la vie peu nous jouer des tours

L’histoire arrive à sa fin, enfin presque, je vous laisse encore mijoter un peu le temps de la finir et je pense, enfin je l’espère, vous réserver une surprise ….

Publié dans texte perso

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Le secret du temps (suite et fin)

Publié le par gentle13

Le secret du temps (fin)

Le mythe n’est pas mort, l’ermite, le voyageur infatigable porte sur ses épaules un bien lourd fardeau. Lui qui croyait en finir et pouvoir se reposer en paix après un si long voyage va devoir reprendre son bâton et continuer sa marche.

L’heure pour lui n’est pas encore venue. Le voilà donc  contraint une fois de  plus à errer à travers les couloirs du temps.

Il aura eut le temps de méditer sur son triste sort, le plus grave c’est qu’il n’a pas de retour possible car la porte du passé c’est fermée à son passage. Plus de possibilité de changer le cours des choses. Mais de cela il n’en a pas conscience, il ne pouvait pas imaginer ne serait-ce qu’une seule seconde que son action aurait eue des conséquences aussi désastreuse pour lui.

Assis toujours devant son écritoire la plume à la main, le regard dans le vide presque hagard, il continue à écrire ses mémoires, des flashs de sa vie remonte à la surface lui brouiller la vue…pleure-t-il ?

Hélas ! il est bien trop tard pour les regrets. Une fois son codex terminé il devra affronter une menace bien pire que le temps lui-même.

Cette menace omniprésente et omnipotente c’est l’homme et son côté le plus sombre, le plus néfaste son côté cupide avide son mépris pour le plus faible, son attrait pour l’argent et le pouvoir, c’est à cela qu’il va être confronté et franchement je le plains…

Car ce qu’il apporte aux hommes est d’une portée incommensurable, imaginer un seul instant ce qu’il a pu voir entendre comprendre tout au long de sa vie, il le témoin vivant de tout ce qui c’est passé.  Pris dans la spirale du temps, il devra se cacher des hommes l’éternité durant à moins qu’un jour quelqu’un tout là haut estime qu’il a suffisamment payé son geste odieux et le délivre de son calvaire et lui apporte le repos tant recherché…

Espérons-le !!!

Gentle13

Publié dans texte perso

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L'homme de la creuse( 2)

Publié le par gentle13

Mais bon  que voulez-vous c’est comme ça la vie.  Une fois le dernier client parti, le patron ferma son bar et rentra chez lui. Seulement il ne pouvait s’empêcher d’y penser, sans  vraiment savoir pourquoi quelque chose chez elle l’intriguait, le tracassait même.  Le lendemain, une fois son établissement ouvert, plus aucune nouvelle et personne ne semblait l’avoir aperçue depuis la veille, elle avait disparue comme par enchantement. Décidément se dit il en aparté quelque  CHOSE ne tourne pas rond dans cette histoire, on ne peut pas disparaître comme ça du jour au lendemain sans laisser de trace. Il la chercha un peu partout mais en vain…

Anne-lise, était là au bout du chemin boisé par lequel elle avait quitté le village très tôt le matin, alors que tout le monde, en apparence seulement, dormait calfeutré au fond de leur lit les volets clos. Au bout dudit chemin, elle aborda une route goudronnée avec un panneau où était inscrit le nom du village Saint-Martin  de Vésubie  merci de votre visite

Ne connaissant pas du tout l’endroit, elle alla au hasard droit devant, elle finirait bien par arriver quelque part. En cours de route plusieurs voitures s’arrêtèrent à ses côtés pour lui demander si on pouvait la déposer quelque part, elle refusa poliment à chaque fois. Mais la fatigue, au bout d’un certain temps, qu‘elle eut du mal à définir, se fit sentir et elle ralentit le pas. Elle avait soif et faim elle devait trouver une solution pour y remédier combien de temps avait-elle marché ? Elle l’ignorait et au fond ce n’était pas important. Il fallait qu’elle mette le plus de distance possible entre elle et ce village, confusément elle sentait que si elle restait là il lui arriverait quelque chose de mal.

Derrière son dos les bruits de sabots d’un cheval la fit se retourner et là, elle vit une charrette chargée de foin avec un vieux paysan qui la conduisait, se sentant à ce moment en confiance, elle arrêta la charrette et demanda au paysan si elle pouvait monter à côté de lui, sans répondre il lui fit un signe de la tête. En cours de route, elle lui demanda où il allait ainsi il marmonna dans sa moustache le nom d’un village qu’elle eût du mal à comprendre « Saint-Sauveur-Sur-Tinée » mais ça ne lui disait rien vu qu'elle ne connaissait pas la région. D’ailleurs pour tout dire elle ignorait comment elle était arrivée ici. De charrette en voiture (sans faire de jeu de mot) elle finit sans encombre à quitter l’arrière pays niçois, une chance se dit-elle mais rien n’est joué d’avance non plus…

Entre temps, Jules Antonin, prit son courage à deux mains et décida à son tour de prendre la route  et d’aller tenter sa chance ailleurs. Ici, il était considéré comme un paria, un être à part qui croit aux pouvoirs guérisseurs des fontaines, qui interprète les signes de la nature ect ect, ce qui d'ailleurs était mal vu par les villageois très superstitieux. Mais s’était sans compter la témérité dont Jules faisait preuve, il n’avait que faire de ce que pensaient les autres. Il prit la route sans savoir que son destin était en marche et que rien n’arrêterait ce qui allait se passer. Lui aussi partit très tôt le matin afin de ne croiser personne dans les rues de cet infernal village, là encore c’était sans compter la malveillance de certains qui lui en voulaient d’avoir hérité de ce petit lopin de terre tant convoité par certains.  A la sortie sud du village, il prit le sentier pour le quitter discrètement, du moins le croyait-t-il! là, plantés comme des piquets « les vilains » l’attendaient de pieds ferme.

 

 

Publié dans texte perso

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Vénus KHOURY-GHATA,

Publié le par gentle13

Bonjour, ce matin, toujours sur encres vagabondes je  viens vous représenter un femme de talent d'ailleurs à ce titre  je vous avez déjà présenté un de ces livres, j'espère vivement que ce n'est pas le même. Pour ma part je ne m'en lasse pas, j'aime son style et son écriture.
Bonne journée à vous
Gentle13.


Quelle est la nuit parmi les nuits



Le poète, penché vers le vide d'un puits sans fond, laisse venir à lui la remontée d'une nuit qui est à la fois la sienne et celle des autres. Il écoute, patient jusqu'au jaillissement, tourné vers le royaume de sa page, cerné de sujets et de mots.

Vénus Khoury-Ghata inscrit cette quête depuis les marges de ce qui est aussi rencontre avec des visiteurs inconnus, qui surgissent entre les lignes, l'interpellent, veulent se saisir de sa main. Qui donc restera maître du jeu dans cette écriture de la nuit ? La page se fait ténèbre nocturne, puis ample tableau noir où s'effacent le temps et l'espace, rendus à la seule puissance de la mémoire et de blessures qui ont fêlé à jamais les vitres des fenêtres. La mère arrache obstinément les orties. Par-delà la mort, elle demeure, personnage d'une page devenue scène du poème.

Appuyée sur le manche de son balai tel le Giaour ottoman sur sa baïonnette
la mère échangerait sa vie contre un livre
La nuit dit-elle est un tableau noir
donnez-moi un crayon pour vous écrire une lettre
quel temps faisait-il le jour de mon enterrement ?

Prise au feu et à la tempête des mots, la poétesse aperçoit le terme de la ligne, le bas d'une page et, portée par la vague, poursuit la réécriture de l'espace, l'explore dans toutes ses directions. Traversée vaine et affolée :

nos cris me suivent en haletant
changer de pays et de ville ne sert à rien
alignés derrière mes fenêtres les voisins morts continuent à éteindre l'incendie
alors que le vrai feu était dans nos bouches.

Traversée de ce qui reste par-delà le temps, comme états successifs, gravés dans une suite sans fin, à l'intérieur de l'enceinte de la page.

des maisons au nombre des lettres de l'alphabet
majuscules de pierre sur la pente
lettres de torchis sur le bord du ravin.

Mots, lignes, mémoire et terre se rejoignent et se confondent dans un écrit transpercé d'échos.

Les lecteurs de
Une maison au bord des larmes, très beau roman autobiographique de Vénus Khoury-Ghata, les entendront, à travers le prisme de deux textes aux tonalités et à la nature différentes. Des échos qui renvoient à une seule et même présence de temps différents. L'imparfait est ici perpétuel voisin du présent.

Le râteau dans une main
le crayon dans l'autre
je dessine un parterre
écris une fleur à un pétale
désherbe un poème écrit entre veille et sommeil.

Elle jardine, arrache les herbes avec sa mère, cultive le terreau des langues.

quels mots évoquent les migrations d'hommes et de femmes fuyant
génocides sécheresse faim
enfants et volailles serrés dans le même balluchon parlaient-ils
l'araméen caillouteux
l'arabe houleux des tribus belliqueuses
ou la langue tintant telles billes de verre dans nos poches d'enfants.

Les mots retentissent avec la singularité de leurs sonorités, notes sur la portée d'un poème fait aussi d'odeurs et de saveurs. Espace dévasté par le chagrin, ses habitants ne l'ont pas déserté, qu'ils soient machine à coudre, fil à linge, pot de fleur ou drap de noce. Et plantes et arbres y demeurent enracinés, accrochés à ce qu'ils ne peuvent se résoudre à quitter. Silhouettes de cyprès ou de noyers, thym et basilic…

le sol s'est approprié les odeurs
celle noire de l'encre renversée
rouge des herbes séchées sur la rambarde.

Espace où l'on émiette les cris, le poème est pourtant lieu d'étonnement, de beauté.

Le poème écrit à la chaleur de l'âtre fond avec la neige
inutile de le chercher dans le ruisseau
devenus gouttelettes d'eau les mots mangent une terre muette
ennemie jurée des fleurs
faut-il croire le jardinier qui prétend écrire l'œillet du poète avec son sécateur.

Vénus Khoury-Ghata écrit sa certitude des vagues et des rêves qui ne connaissent aucune limite et font d'un miroir ou d'une chambre leur demeure. Ses poèmes sont actes de foi en ces instants où le poème est métamorphose du monde.



 



Cécile Oumhani 

Publié dans anthologie

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Le couple et les moineaux.

Publié le par gentle13

Derrière la forêt des ombres, le soleil pointe son nez, il tente de chasser les nuages qui obstruent son ciel.

Un couple d’amoureux s’égaye tendrement sur le vert duvet de cette prairie.  Innocent ils batifolent  sous le regard d’un couple de moineaux.

Ah ! L’amour dit le mâle sans vraiment comprendre ce que c’est, c’est comme nous répond sa  compagne mais de manière différente.

En plus de donner la vie ils prennent du plaisir, une manière de partager leurs sentiments. Je comprends dit-il d’un ton dubitatif….

Alors laissons les tranquille dit la femelle moineaux, mais enfin rétorqua son mâle ils ne peuvent pas nous voir, je sais répondit elle eux ne savent pas que nous les regardons mais nous nous savons que nous les regardons.

Alors ma belle! volons vers une autre branche.

Ne faisons pas à autrui ce qu’on ne veut pas qu’on nous fasse.

Gentle13 

Publié dans texte perso

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La haute Folie des mers

Publié le par gentle13

Une autre découverte sur encres vagabondes, je vous ai semble t-il déjà parler de lui.





Vincent CALVET

La haute Folie des mers


Cet auteur est une découverte pour moi, mais de ces découvertes que l’on aime faire. Ce recueil est composé de deux parties : Soudain l’appel des vagues… et Enfin renaître au rivage. L’écriture inscrit en son rythme des évolutions, des changements liés aux évènements dits. Ceci donne une intensité vivante que l’on ressent au plus profond de soi. Ainsi, dans la première partie, commençons nous tranquillement avec un désir de partir ailleurs, de changer de continent pour y rencontrer celle ou celui qui nous attend et le sentiment de cette attente qui nous pénètre. Nous partons, prenons la mer, essuyons une tempête et tout se détruit sous la violence des éléments, nous devenons un rescapé qui aborde un rivage. La deuxième partie est la rencontre avec une chimère. Le tout comme une métaphore de l’écriture, où la chimère sera quittée au bord de ces mots qui déploient leurs ailes et me quittent. Alors que la chimère nous dit : Tu m’oublieras quand tu partiras fier sur le dos des vagues l’œil rivé à l’horizon des signes.

Cela fonctionne à la lecture comme une poésie narrative. Mais cela est bien trop vite dit car, loin d’être seulement narrative, elle déploie des ingéniosités pour nous maintenir en haleine, nous renvoie au vif de l’être, en ce qu’il a de démesuré, de tendre et de doute qui nous fait parfois tournoyer sur place et par moment sortir de notre condition. Alors comme un :

Liège jeté sur la mer        frêle esquif      mince papier à cigarettes
mince coupon      mince ticket où j’écris mes signes      algèbres
hiéroglyphes       illisibles transcriptions de ce plus haut langage

C’est un recueil qui ne vous laisse pas de répit, on veut y croire, être ce partant qui sera pris dans la tempête pour y trouver la voix apaisante de la chimère.

Sur ton visage il y a les stigmates et les blessures laissés par les
becs acérés des oiseaux      et la morsure à ton flanc qui saigne      il
y a les filaments fuligineux de la lune qui traînent dans les prairies
illuminées de ta cervelle      la brûlure des lames du soleil et de ses
élytres

Je vois cela et je le fais disparaître      je colmate lentement les
brèches ô      fines fêlures béantes

Ma main sur ton visage est une eau pure      le son de ma voix
couvre les zones de ton corps les plus meurtries      et j’allège de
mon aile ô      j’allège tout ce poids de pierres

J’oubliais de vous dire que ce recueil a reçu le prix de poésie de la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour la Vocation 2007.

Gilbert Desmée 
(14/03/08) 

Publié dans anthologie

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