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L’orgueil

Publié le par gentle13

C’est écrit sur le fronton de l’hospice, l’être humain doit se soucier de tous sauf de lui-même ; celui qui  voudra sauver sa vie la perdra.

L’orgueil c’est l’habit des sots, c’est le vêtement dans lequel ils se drapent pour se donner une contenance, une sorte de César en toge de pacotille qui règne sur le petit monde qui gravite autour d’eux.

L’hiver pèse sur sa vie de tout poids, il ploie l’échine, le petit monsieur usé par le temps, par l’orgueil et le mépris dont il a fait preuve toute son existence.

Il a laissé filer sa vie, le temps s’est écoulé comme un compte goutte, enfermé dans son égocentrisme à pourchasser ses chimères et vivre à travers ses souvenirs.

Mais l’expérience ne lui à point servit d’exemple, il est lancé comme un cheval fou ayant la bride sur le cou, il s’entête et s’enferme au seuil même de son trépas au lieu de mettre un terme à son arrogance et de capituler devant les coups du sort que la vie lui à jouer.

Le mépris a rongé son âme, comme la rouille ronge le fer et le fragilise, il en est là le vieil homme usé. Seul et sans bagage. Il va faire son dernier voyage, il va mourir comme il a vécut. Pourtant le moment est venu de s’amender, ses proches le pressent de faire son mea coulpa afin de partir l’âme en paix, mais lui s’obstine et pousse l’arrogance à mettre tout son petit monde à la porte afin de mourir seul et ainsi dans son esprit perturbé et vicié de ne rien devoir à personne. Sur son visage émacié se profil un sourire satirique qui laisse entrevoir un certain déni d’existence à celui qui a pris sa femme bien aimé lors d’un accident  de la route.

Trois lettres le caractérisent de manière très précise M A I, toute sa vie il a voué un culte à ce qu’il appelle son « protocole de survie ». Un dernier râle, sa fille chérie entre dans la pièce, c’est le portrait craché de sa femme et dans son délire croit la reconnaître, alors sa conscience vacille et  demande de lui pardonner  le mal qu’il a pu faire autour de lui et avec une infinie tendresse lui caresse la joue et lui demande d’approcher son visage et dans un dernier effort l’embrasse sur les lèvres. Ca y est c’est la fin dit sa fille comprenant le geste et la méprise du vieil homme, les yeux maintenant clos le visage reposé et serein, il est partit heureux de l’avoir revu, croyant à ce moment précis que sa bien aimé était venue le chercher…Qui sait, pourquoi après tout !!!

L’amour est et restera le seul bagage qu’on amène avec soi, tout le reste est vain et futile.

Publié dans texte perso

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La légende de Vistaluga

Publié le par gentle13

Qu’est-ce que c’est que ça ?

C’est rien !

Comment ça rien ?

C’est rien, c’est juste là. Ca ne bouge pas, c’est immobile depuis qu’il est apparut un jour d’orage. C’est un bateau, je le vois répondit l’homme excédé par tant de désinvolture je ne suis pas aveugle, du moins pas encore mais ma question est simple, peut être sous entendu je le conçois, qu’est-ce qu’il fait là en pleine ville et à cette heure matinale.

Qu’est-ce que j’en sais moi ! C’est apparut comme ça tout d’un coup dans un bouillard opaque avec un bruit assourdissant et depuis plus rien que cette masse imposante et silencieuse.

Personne n’est monté à bord ?

Apparemment non, répondit l’homme aux épaules affaissées et au regard moqueur, on lisait l’ironie sur son visage qui ne tarda pas à changer de physionomie quand il vit apparaître comme par magie une quantité de personne, qui somme toute devait être les membres de l’équipage, alors que l’instant d’avant il aurait juré qu’il n’y avait personne.

Les ombres et les visages,

Qu’en restent-ils ? Disparu un jour dans un brouillard, sans qu’on sache réellement comment il s’est formé, mais je peux vous dire qu’il n’avait rien de naturel et là voilà qu’ils réapparaissent ici et maintenant. Personne, hormis quelque uns qui connaissaient la terrible histoire, ne sut trouver une explication rationnelle à ce phénomène.

Comment expliquer et rester crédible ?

Les autorités prirent la décision de noyauter la presse afin que cette histoire finisse comme elle n’avait jamais commencé, illusion collective due à l’ingestion d’une toxine qui se trouvait dans l’eau que les habitants se servaient pour leurs usages courants.

Et pourtant malgré le black out imposé, l’histoire fit son chemin, on en parla comme d’une légende bien des années après sous le titre mystérieux  de : « La légende de Vistaluga »

Une légende…Laissait moi rire alors que l’histoire ne fait que commencer !!! 

L’illusion des septiques n’est rien d’autre que la vérité des initiés, ceux qui écoutent et entendent savent voir au delà du miroir des apparences, qu’il ne faut jurer de rien et qu’en aucun cas on ne doit rejeter une thèse ou un principe tant qu’on n’a pas la certitude qu’une chose existe ou pas.

 

Publié dans texte perso

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Au nom du Père

Publié le par gentle13

J’ai vu arrivé l’homme aux sandales dorés, il dégageait une odeur de sainteté.

J’ai vu ceux qui l’ont dépouillé, Sali, battu, ce n’était pas des saints, non rien que des hommes !!!

Cela justifiait-il cette macabre et scandaleuse mise à mort ? Non, certainement pas !! Mais alors pourquoi l’ont-ils fait, et quelle menace représentait-il réellement aux yeux de ceux qu’ils l’ont lâchement assassiné ?

J’ai vu l’homme aux sandales dorés plié l’échine sous le poids des reproches, des injures et des coups de fouets. Qui est-il en Vérité ?  Un homme pour certains un être Divin pour d’autres mais la plus part s’accordent à dire que c’était et que ça restera un personnage historique et central d’une grande importance pour que deux mille ans après on parle toujours de lui. Beaucoup de livres et de films retracent son histoire. Ceci expliquerait-il cela… Ca reste à prouver ; mais ne soyons pas obtus.

Voilà c’est l’histoire sans fin, c’est le passage obligé de celui qui s’engage dans la voie de la foi : « croire sans voir »

J’ai vu l’homme aux sandales dorés expiré, le visage tourné vers l’infini Amour et demander le pardon pour ceux qui l’on mit à mort, ils ont tué l’homme mais l’esprit demeure encore.

Mais un jour viendra où dans la splendeur céleste, l’homme devenu saint parmi les saints, assis à la droite du plus juste des justes viendra sur cette terre meurtrie par les souffrances et les deuils causés par l’arrogance de l’homme se croyant au dessus des lois et pour qui la guerre est source de profit.  Il viendra abolir et restaurer LA paix céleste. L’agneau n’aura pas été sacrifié en vain, Il est ET restera le Pain et le Vin,  source de vie éternelle et intemporelle.

Qui suis-je ?

Le message et le messager ne font qu’un

Celui qui parle est-il celui sait ?

L’histoire des uns c’est la vérité des autres

Le Mystère demeure et il plane sur nos âmes depuis des temps immémoriaux.

Publié dans texte perso

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Le verbe se meurt vive le verbe

Publié le par gentle13

Lire, être lu, écrire quelle importance cela a-t-il ?

Pour certains  cela n’a aucune importance, pour d’autres oui, qui pouvons-nous !!

A priori rien… du moins en apparence, car certaines personnes y attachent de l’importance  parce qu’ils ont le sentiment d’exister.

Toi tu es… Donc, tu existes !

Lui il est… Il existe aussi ! Moi je suis et j’existe ici comme ailleurs.

J’ai écris comme j’ai parlé il y a fort longtemps mais qui écoute le rêveur impénitent que je suis. J’ai écris avec mon cœur, avec le sang qui coule dans mes veines, avec émotion avec la crainte d’être incompris ou mal compris que se soit en filigrane ou dans les grandes lignes.

Les mots glissent entres les lignes, c’est le verbe qui souffre et qui meure parce que mal employé ou plus employé du tout au profit du « texto », mots tronqués, mots mâchés jetés au gré du vent. Langage abscond pour le néophyte de la pratique. L’application de cette dernière, à mon sens, met en péril notre belle langue Française.

Un mot s’écrit dans sa totalité : c’est respecter son essence. Les mots dans les mots et l’ordre dans les mots n’appelle-t-on pas cela la sémantique ? Je schématise bien entendu la sémantique est plus compliqué que ça

Sans le verbe à notre époque que serions-nous ? RIEN !!

On n’en serait encore à pousser des grognements comme nos très lointains ancêtres. N’oublions pas ceci : C’est le besoin qui crée l’organe.

Entre perdre son temps et écrire un mot dans sa totalité où en gagner en le réduisant à sa plus simple expression, je préfère la première solution. Mais on m’objectera qu’il faut vivre avec son temps, je le conçois volontiers, peut être bien !!

Mais cela me navre de voir ce qu'on en fait, je suis et resterais un fervent défenseur da la langue Française.

Le rêveur impénitent.

Publié dans texte perso

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