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Le dialogue du moineau

Publié le par gentle13

Sur arbre touffu il s’est posé, sur une branche isolé, le voilà qui sifflote. Un air triste et mélodieux.

Sur une autre branche, un sifflement lui parvient : Pourquoi es tu triste petit moineau ?

Ma douce m’a quitté répondit il !

Que veux-tu ainsi va la vie et ce n’est pas non plus un drame !

Parlez pour vous répondit le petit moineau en colère, moi je suis jeune et amoureux, je voulais fonder ma famille avec elle !

Alors sous prétexte que moi je suis plus vieux que toi, je n’ai plus qu’à mourir. Tu sais la vie et l’espoir appartienne à tout le monde il n’y a pas d’âge pour ça !!!

Tu as l’orgueil de la jeunesse qui t’habite

Et  vous la sagesse qui vous étreint. Vous êtes prisonnier du conformisme et de l’éducation. Vous campez sur vos positions en étant sûr de votre fait. Avec vous c’est toujours pareil vous croyez tout savoir.

L’agressivité ne te mènera à rien petit moineau

Pas plus que vous la condescendance répondit il du tac au tac.

Tu as raison petit moineau : Mon grand âge n’exclu pas la politesse

Pas plus que le mien ne doit exclure le respect à mes ainés

En tout cas nous avons acquis une certitude !

Laquelle demanda le moineau étonné

Que la vieillesse n’est pas forcement sagesse ni la jeunesse forcement idiote et frivole. Il y a de la raison à tout âge. L’apprentissage mène à l’expérience et le temps est une denrée précieuse qui m’échappe, la vieillesse est une lente dérive à laquelle on ne peut échapper. On devient un frêle esquif balloté par les courants qu’on traverse.

Laissez donc le petit moineau vous servir de béquille.

Tu es gentil mon ami mais tu as ta douce à rattraper, le temps n’est pas extensible et l’amour vaut bien qu’on ferme son bec de temps en temps…

Publié dans texte perso

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L'inferno

Publié le par gentle13

J’ai vu le temps s’écouler comme une fuite d’eau, se vider de sa substance et devenir pâle comme un petit matin d’hiver. La neige tombait dru, la ville était revêtue d’un épais manteau blanc, comme un isolant où les bruits sont étouffés. Il y régnait un étrange silence.

 

La ville s’éveilla de sa torpeur, la nuit fut froide et lugubre, le boulanger est à pieds d’œuvre le pain est prêt à être enfourné…Quand soudain la lumière s’éteint, plongé dans le noir, il entend un cri qui lui glace les veines et pris par une peur irrépressible il courre vers la sortie…

Les ombres rodent  à la faveur de la nuit en trainant avec elle son cortège de malheur. Qui sont-elles? Que veulent-elles ?

Elles se cachent de la lumière, furtives et silencieuses, elles attendent le moment propice pour fondre sur leurs proies, celles qui naïve prennent le jour pour la nuit.

Quelque mois plus tard on retrouva le boulanger errant dans le bois environnant la ville ne sachant pas ce qui s’était passé et qui il était, cette sombre histoire c’est passé il y quelque temps déjà. Elle à fait coulé beaucoup d’encre mais le mystère reste entier !!!

 

Que s’est-il passé ce jour là ?

Nul ne le sait vraiment

Et nul ne le saura sans doute jamais

 

Tous les témoins de la scène ont perdus la raison

Pour les autres la peur les a fait fuir vers un ailleurs plus propice quoique dérisoire… Que transporte-t-ils dans leur bagages, peut-on échapper aux ombres ?

Non !!! On ne le peut pas, surtout quand c’est la sienne qui se détache comme la peau d’un serpent qui mue. Une armée hétéroclite faite d’ombre qui déambule et erre à travers le bourg.

 

Et si les ombres représentaient leurs propres folies !

Folie contagieuse, comme un virus qui se propage et sème la désolation. L’ailleurs est alors compromis.

 

Au fait le bourg s’appelait « l’inferno »

Publié dans texte perso

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