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Servitude

Publié le par gentle13

Je croyais avoir atteint l’âge de raison mais non : je flirt avec la déraison et côtoie l’utopie. I have a dream…

Dans l’ombre du grand homme sommeille l’âme d’un enfant, cette part d’humanité que l’homme à perdu au fil des millénaires.

J’ai vu les ombres déferlées sur la ville, j’ai vu le mal prendre racine dans le cœur des hommes.

J’ai vu, j’ai vu… Tant de choses que ma coupe en est pleine. La réalité est un rêve déguisé. L’espoir c’est ce qui reste quand on nous a tout pris.

Celui qui donne ne doit pas s’en souvenir mais celui qui reçoit ne doit pas l’oublier.

J’ai tant crié qu’aphone j’en suis devenu

J’ai tant pleuré que mes yeux se sont asséchés. Sur les rives de la servitude je suis enchaîné, car je ne suis pas bien né, tel le galérien sur les trirèmes royales…

Soudain un cri rauque, un cri venu d’outre tombe, il sursaute effrayé et en sueur, le cœur battant à tout rompre, le sang affluant dans ses veines à se les faire péter. La gorge sèche et le front brûlant…ouf se dit il ce n’était qu’un cauchemar !

Si seulement c’était vrai !!!

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La société

Publié le par gentle13

La société : L’enfer pour les uns le paradis pour d’autres !!!

Ecris je te dis

Mais je n’en ai pas envie

Ecris quand même ça finira par payer, ça t’ouvrira les portes d’un cercle restreint où n’entre que les meilleurs.

Mais je suis libre encore de faire ce que je veux, me semble t-il !

La liberté mon vieux ne s’achète pas avec une poignée de figue mais elle s’acquière. La liberté « p’tit père » c’est comme le respect ça mérite…

J’ai vu ceux qui pleurent défilés dans les rues

J’ai vu les ombres s’engouffrer dans les dédales obscurs de la ville endormie, de véritables automates conditionnés par des années de labeur sans saveur.

J’ai vu les mères abandonnées leurs bébés

J’ai vu les filles se vendre au coin d’une rue pour une dose de dope

J’ai vu la misère dans les yeux, noire ou grise c’est selon

J’ai vu des hommes pleurer en silence accablé par la honte : le chômage c’est comme une maladie incurable on l’attrape vite mais on en guérie pas.

Et toi tu fais le difficile, tu te fais prier alors que tu as le talent au bout des doigts.

Tu n’as pas le droit de te plaindre, tu as droit à l’essentiel et même parfois aux superflus

Ecris te dis-je ?

Pour rendre compte de la souffrance et du malheur d’autrui

Pour te sentir vivant au milieu des victimes de la société pour qui l’humain est devenu un produit manufacturés comme les autres : On s’en sert tant qu’il est utile et on fini par le jeter dans une décharge publique.

Et ne dis pas que ce n’est pas la réalité, ne dit pas que j’invente !

Alors écris te dis-je pour dénoncer la dérive d’une société qui part en déliquescence. Regarde et n’oublie pas : le petit peuple c’est le marche pieds des puissants de ce monde, c’est le paillasson des riches qui achètent les services de ceux qui les servent.

Ecris et ne juge pas, ne blâme pas à moins d’être irréprochable…

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L’âge d’or

Publié le par gentle13

C’est dans l’île aux herbes qu’on l’a trouvé, tout replié sur lui-même, son corps était couvert de feuilles et de mucus, un bien minuscule abri comme les intempéries…

Qui l’avait déposé là ?

Depuis combien de temps était il là ?

Personne ne sut le dire exactement !!

Petit être de chair et de sang quel mal as-tu commis pour mériter un tel sort?

Tu es le premier de ton espèce, en toi sont les gènes du renouveau, d’autres viendront te rejoindre et vous formerez la nouvelle chaîne de l’esprit renouvelé, l’alliance avec les anciens sera consacrée par le sang versé à votre service. Protecteurs ils le seront !

C’est le conte des enfants oubliés

C’est la balade des oies qui porte sur leurs dos l’espoir d’un monde nouveau. Les ailes déployés ils traversent les continents et parsèment le monde d’amour et de justice.

C’est la balade des innocents, des enfants aux cœurs purs qui ne seront plus des martyrs mais le fer de lance d’une humanité en éveil

Petit être de chair et de sang tu es le porte flambeau d’une humanité en sursit

Ne baisse pas les bras pour que survive l’espérance

Tel saint Michel terrassant le dragon

Délivre le monde de ses obsessions.

Il n’y pas d’ombre mais qu’une lumière cachée, une lueur imperceptible qu’on devine derrière le voile de l’ignorance : prison obscure où la lumière est enfermée.. Rappelez-vous sagesse contre arrogance, le plus fort n’est pas toujours celui qu’on croit

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L’aligneur de mot

Publié le par gentle13

J’ai fait une pause mais hélas elle s’est éternisée.

L’inspiration est créatrice mais aussi capricieuse. J’ai passé du temps à la chercher elle a passé son temps à me fuir.

Il faut sortir du réel pour se reconstruire.

Se plaindre ne sert à rien et ne résout rien non plus. Il faut se taire et accepter ses souffrances. Ce n’est pas de la résignation mais du courage face à l’adversité.

Je ne suis pas romancier ni écrivain, j’aligne les mots les uns aux autres, oui voilà ce que je suis un « aligneur de mots » je leur courre après comme un marathonien qui ne gagne rien car ils courent plus vite que moi.

Il est plus facile de dire que de faire mais il est autant difficile de faire ce que l’on dit : c’est le courage des opinions

Il est exact que je fuis la réalité comme on fuirait la guerre est ses horreurs ; chacun de nous porte sa croix seulement elle est plus ou moins lourde que d’autres. On pense ce que l’on est on est ce que l’on pense, à nous de penser différemment.

Se laisser aller c’est s’enfermer dans sa vie et là elle devient une prison où on a construit ses propres barreaux.

Envier les autres c’est s’oublier soi même, à trop s’écouter on entend plus les autres. Il y a le »Nous » équilibré quand le «Je » est stable.

Avoir confiance en soi c’est accepter ce que l’on est, vouloir à tout prix ressembler aux autres c’est se perdre au profit d’une image, d’un reflet qui nous ne correspond pas forcément

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Châteaux et cathédrales

Publié le par gentle13

Symbole d'un âge d'or, panthéon des illustres. Wawel, c'est aussi l'histoire d'une femme qui changea le pays et d'un projet architectural grandiose.

Le château royal de Wawel symbolise l'âge d'or de la Pologne ou plutôt du royaume polono-lituanien - alors l'un des plus étendu d'Europe. La cathédrale de Wawel contient dans son mausolée parmi les plus illustres : Des rois et des reines, des généraux, des artistes et même un président de la République qui n'a rien à y faire (le malheureux Kaczynski). Le chateau accueille un musée sur l'histoire du chateau.

Wawel se trouve sur une colline de 228 mètres d'altitude surplombant le fleuve Wisla. Au sud de la Vieille ville.

La légende du dragon de Cracovie a lieu aux pieds du chateau côté fleuve. Une croyance hindouiste veut que l'un des 7 chakras du monde se trouve dans une crypte sous le chateau.

Wawel au Moyen Age

Avant l'an 1000, les Vislanes - une tribu paienne - occupe la colline. Vaincu par le christianisé Mieszko Ier, la colline de Wawel accueillira d'abord des édifices religieux.

En 1038, Le roi Casimir fait de Wawel sa résidence royale, elle restera le siège de la monarchie polonaise jusqu'au déplacement de la capitale à Varsovie sous l'impulsion des rois polonais de la dynastie suédoise des Vasas.

En 1142, la cathédrale est consacrée. Elle brulera au court du moyen âge et sera reconstruite. Pendant la période gothique, de nombreux bâtiments sont construit pour accueillir artisans, religieux et soldats. Des tours de défenses sont construites.

Renaissance et la reine Bona

La période Renaissance voit l'arrivée et le mariage de Sigismond I à Bona Sforza, héritière de la puissante famille milanaise en 1518. L'influence de Bona va transformer la cour, le château et au de là, Cracovie et la Pologne toute entière.

Bonne gestionnaire, elle multiplie les sources de revenus pour la couronne et s'investit, comme jamais auparavant une femme ne le fit, dans la vie politique du royaume. Des ponts, des routes, des moulins, des tours sont construits à travers la Pologne.

Amoureuse des arts et mécène, elle transforme les moeurs de la cour. Les idées, techniques et tendance voyagent jusqu'en Pologne. Les artistes toscans suivent. Nous leur devons une belle partie de Cracovie, à travers Wawel et la halle aux draps des Sukiennice. La naissance de la littérature polonaise intervient à cette période (Rej et Kochanowski).

Bona a aussi eu une influence exceptionnelle sur la cuisine polonaise. C'est elle qui introduit les pâtes, les tomates, herbes aromatiques, chou fleur, carotte, salade, haricot, brocoli... Elle remplaça progressivement sur les tables de la cour l'alcool de miel par le vin.

Pendant cet âge d'or, Wawel voit sa cour intérieure cour entourée d'arcanes. Un mausolée est crée, des sarcophages sont sculptées dans le marbre par des génie de l'époque.

Declin et retour en grâce au 19e siècle

La splendeur et l'importance politique de Wawel déclina par la suite. Un terrible incendie en 1595, le déplacement de la capitale à Varsovie en 1609, les sièges suédois (1655-1657) puis l'occupation du château par l'armée prussienne (1794).

Lors de la dernière partition de la Pologne, Cracovie intègre l'Autriche Hongrie des Hasbourg. La caractère défensif de Wawel est renforcé. Une garnison occupe le château. Un hôpital militaire est construit.

Début 1900, la construction de nombreuses fortifications et fortins autour de la ville rendent obsolètes la présence de garnison sur le château.

L'archiduc Franz Josef I lance un programme de rénovation de Wawel. Des peintures de Wlodzimierz Tetmajer et des nouveaux vitraux de Jozef Mehoffer viendront décorer les chapelles de la cathédrale.

Le projet grandiose d'Akropolis

En 1900, la Pologne n'existe toujours. L'Autriche Hongrie, en comparaison de la Prusse ou de la Russie Tsariste, offre aux artistes polonais plus de liberté et plus d'espoir en la futur indépendance.

Alors que certain, comme Matejko, illustre les grandes étapes de l'histoire du royaume. D'autres se tournent vers l'avenir et imaginent la future colline du Wawel en Acropole : Centre politique, religieux et culturel de la Pologne.

Stanislaw Wyspianski et l'architecte Wladyslaw Ekielski ont produit nombre de dessins et de plans pour intégrer sur la colline du Wawel :

  • Le parlement et le sénat,
  • Le musée national, un théâtre grecque, une académie, un stade,
  • La palais des évèques et le siège de l'épiscopat.

Le style est un ménage d'architecture néogothique et classique. La présence d'une coupole rappelle l'actuel château de Budapest.

Le projet n'a jamais vu le jour. L'indépendance entre les deux guerres fût trop courte. Le pouvoir communiste a cherché à nuire à la Cracovie conservatrice et intellectuelle autant que possible. Et quand bien même la volonté politique eut été acquise, le budget de l'état aurait-il permis pareille ambition ?

La maquette d'Akropolis est visible dans le musée Wyspianski à Cracovie. Plus de photos et de dessin d'Akropolis.

Musée de Wawel

Le musée de Wawel n'est à la hauteur du lieu. Le parcours guidée parmi les appartements royaux est d'un faible intérêt.

Les collections sont assez pauvres, mis à part quelques toiles et des tapisseries d'Arras.

Il n'est pas permis de prendre des photos.

Vous pouvez visiter le chateau, ses cours et remparts, sans payer de billets pour visiter les musées.

Photos de Wawel


Panorama du chateau de Wawel à Cracovie


"Prières adressées" au chakra du chateau de Wawel à Cracovie

Intérieur du chateau de Wawel à Cracovie - Photo d'Alex Monin

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Sommes nous prêt ?

Publié le par gentle13

Et les heures qui défilent, ces longues et interminables heures comme une journée sans fin, qui ressemble à s’y méprendre à l’éternité tellement le temps semble se figer.
Et alors ?
Alors rien !
Pourquoi le dire ?
Et pourquoi ne le dirais-je pas, vit-on sa vie où l’apparence de sa vie, sommes-nous des moutons de panurge EN SUIVANT le berger sans mot dire, sommes-nous des loups affamés en suivant la meute sans se soucier de savoir où elle va, sous prétexte que nous ne sommes pas capables de vivre notre vie seuls que nous ayons toujours besoin des autres pour exister ?
Comment le saurais-je ?
En cherchant justement à comprendre le pourquoi du comment de toutes choses.
Toi qui parle ainsi, le fais tu ?
J’essaie, y parvenais-je, ça c’est une autre histoire. Toute tentative n’est elle pas une semi victoire sur soi, n’est-ce pas le premier pas qui importe et n’est-ce pas lui qui entraîne le prochain et le suivant…
Et où veux-tu en venir avec ce discours ?
A te faire réfléchir sur les autres options qui s’offrent à chacun de nous, si toutefois la réflexion n’est pas seulement QUE le reflet de ton visage que renvoie ton miroir.
Me prends-tu pour un imbécile ?
Non ! Pas le moins du monde, c’est toi qui le dis PAS MOI. Mais si tu le penses peut être l’es-tu.
Et maintenant, que faisons-nous de ce constat ?
Tu en fais ce que bon te sembles, ce n’est pas à moi à te dire ce que tu dois ou ne dois pas faire, à moins que tu sollicites l’aide de ceux qui savent !
Es-tu prêt à emprunter le chemin et suivre la voie ? Car le temps du futile est révolu et il est grand temps d’inverser la tendance car nous avons encore un peu de temps devant nous employons le aux choses essentielles.
L’Amour et l’Espoir sont là comme des guides lumineux qui éclairent notre route. Il suffit d’y penser, il suffit d’y croire car rien n’est irrémédiable quand on est de bonne volonté, c’est dans l’affirmation de soi que l’être se réalise.
Alors mon frère est-tu prêt

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Naissance

Publié le par gentle13

Sur le bord de la route je me suis assis

J’ai regardé au loin le soleil se coucher

Je suis resté là, longtemps, le cœur au bord des larmes

J’avais perdu espoir

Puis lentement le jour a décliné

Laissant place à la lune avec ce soir une étrange pâleur

Ou dirais-je plutôt un éclat différend

Non ! Me dis-je tout bas c’est mon imagination qui me joue des tours

Et pourtant ce n’était pas le cas

L’éclat s’intensifia

La forme se modifia, je ne rêvais pas, j’avais les yeux bien ouvert

Éberlue par ce que je voyais.

J’ai vu la vie se créer sous mes yeux

Un être de chair et de sang s’assoir à mes côtés

Me prenant la main et là toute peur et désespoir me quittèrent

Je compris enfin le sens de l’existence

D’une banalité déconcertante, certes, mais d’une vérité étonnante !

Faire l’expérience d’apprendre ce que l’on est quand la fin du voyage approche

Stimule et vivifie notre esprit et modifie notre ego

Car celui qui me l’enseigne n’est autre que le petit être de chair et sang assit près de moi.

J’écoute et je me tais

La puissance de la voix et du regard me cloue au sol

J’ai l’impression de peser une tonne

Qu’est-ce que la révélation si ce n’est la Vérité Révélé

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Histoire de France

Publié le par gentle13

c'est l'histoire de France, notre histoire que certains et certaines voudraient tout simplement supprimer, parce que cela ne cadre pas avec leur conception et leur vision du monde. On ne peux pas supprimer 1500 ans de monarchie d'un simple coups de crayon. Nos cathédrales sont le symbole d'une royauté consacrée. De Clovis 1er à Charlemagne, de Philippe Auguste à Saint Louis et leurs épouses dont certaines comme Clotilde ou encore Aliénor d'aquitaine et Marie de Médicis et sans oublier Blanche de Castille, ont contribué à faire la grandeur de la France.

Merci à vous toutes et tous de m'avoir accompagné tout au long de ce voyage

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Eugénie de Montijo

Publié le par gentle13

María Eugenia de Palafox-Portocarrero de Guzmán y Kirkpatrick, marquise d’Ardales, marquise de Moya, comtesse de Teba, comtesse de Montijo — dite Eugénie de Montijo —, née le 5 mai 1826 à Grenade et décédée le 11 juillet 1920 au palais de Liria à Madrid, est une personnalité politique française d’origine espagnole.

Épouse de Napoléon III, empereur des Français, et donc impératrice du 29 janvier 1853 au 4 septembre 1870, elle était considérée comme une des plus belles femmes de son époque.

rencontre celui qui n'est alors que "le Prince-Président" est séduit. Le siège qu'il entreprend auprès d'Eugénie dure deux ans, sa cour assidue lors de séjours au château de Compiègne étant à l'origine de l'épisode du « trèfle de Compiègne »5. Les familiers de l'empereur sont au début assez partagés envers la comtesse espagnole, certains souhaitant que l'Empereur se lie avec une famille régnante, comme autrefois Napoléon avec Marie-Louise.

Cependant, les souverains européens, même ceux apparentés au nouvel empereur, sont fort peu enclins à donner une de leurs filles en mariage à un empereur au trône mal assuré et qu'ils regardent comme un parvenu voire un aventurier.

Le 12 janvier 1853, un incident lors d'un bal aux Tuileries, où la jeune Espagnole se fait traiter d'aventurière par Madame Hippolyte Fortoul, épouse du ministre de l’éducation, précipite la décision de Napoléon III de demander Eugénie en mariage alors qu'il vient de mettre un terme à sa relation avec Miss Howard6.

Aux Tuileries, dans sa communication7 du 22 janvier 1853 devant le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d'État, l'empereur déclare :

« Celle qui est devenue l'objet de ma préférence est d'une naissance élevée. Française par le cœur, par l'éducation, par le souvenir du sang que versa son père pour la cause de l'Empire, elle a, comme Espagnole, l'avantage de ne pas avoir en France de famille à laquelle il faille donner honneurs et dignités. Douée de toutes les qualités de l'âme, elle sera l'ornement du trône, comme, au jour du danger, elle deviendrait un de ses courageux appuis. Catholique et pieuse, elle adressera au ciel les mêmes prières que moi pour le bonheur de la France ; gracieuse et bonne, elle fera revivre dans la même position, j'en ai le ferme espoir, les vertus de l'Impératrice Joséphine. (...) Je viens donc, Messieurs, dire à la France : J'ai préféré une femme que j'aime et que je respecte, à une femme inconnue dont l'alliance eût eu des avantages mêlés de sacrifices. Sans témoigner de dédain pour personne, je cède à mon penchant, mais après avoir consulté ma raison et mes convictions. »

L'acte du mariage civil est enregistré au palais des Tuileries dans la Salle des Maréchaux, le 29 janvier 1853 à 20 heures. Le mariage religieux suivra à Notre-Dame de Paris le 30 janvier 1853. Pour cette occasion, l'empereur signe 3 000 ordres de grâce et fait savoir que toutes les dépenses du mariage seraient imputées sur le budget de sa liste civile alors qu'Eugénie refuse une parure de diamants offerte par la ville de Paris et demande que la somme correspondante soit consacrée à la construction d'un orphelinat8, qui sera édifié sur l'emplacement de l’ancien marché à fourrages du Faubourg Saint-Antoine, dans le 12e arrondissement de Paris.

C'est l’architecte Jacques Hittorff qui sera chargé de sa conception, il donnera aux bâtiments la forme d’un collier; l'école inaugurée le 28 décembre 1856, prendra le nom de Maison Eugène-Napoléon en l’honneur du jeune Louis-Napoléon Bonaparte (1856-1879), né en 1856.

Eugénie et son fils unique, prince impérial, en 1862

La lune de miel a lieu au parc de Villeneuve-l'Étang, à Marnes-la-Coquette, au cœur du Domaine National de Saint-Cloud, domaine acquis par le futur empereur; quelques semaines plus tard, l'impératrice est enceinte, mais perd l'enfant après une chute de cheval.

Une nouvelle grossesse n'intervient que deux ans plus tard, au début de l'été 1855. Louis Napoléon, fils unique de Napoléon III et d’Eugénie, naît le 16 mars 18569. L’événement est encore l’occasion pour Napoléon III d’annoncer une nouvelle amnistie pour les proscrits du 2 décembre, alors que 600 000 habitants de Paris (un Parisien sur deux) se cotisent pour offrir un cadeau à l’impératrice10. Le 17 au matin, une salve de cent un coups de canon annonce ce grand événement au pays. L'empereur a décidé qu'il serait parrain et l'impératrice marraine de tous les enfants légitimes nés en France en cette journée du 16 mars, qui au nombre de 3000, furent pensionnés…

« L'impératrice venait de remplir sa principale mission. Elle avait donné à son époux un fils, et à l'Empire un héritier. L'enfant était né un jour de triomphe, le jour des Rameaux... Ce qui charmait surtout l'heureuse mère, c'est que cet enfant si désiré était non seulement un fils de France, mais un fils de l'église et que, filleul du Pape, la bénédiction du Saint-Père planait sur son berceau11. »

Le 17 juillet suivant, l'empereur rédige à Plombières-les-Bains les dispositions concernant la régence12, qu'il confie à l'impératrice.

« (article 2)- Si l'Empereur mineur monte sur le Trône sans que l'Empereur son père ait disposé, par acte rendu public avant son décès, de la Régence de l'Empire, l'Impératrice Mère est Régente et a la garde de son fils mineur. »

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Marie-Amélie de Bourbon-Siciles

Publié le par gentle13

Marie Amélie Thérèse de Bourbon, princesse de Naples et de Sicile est une princesse napolitaine et sicilienne née à Caserte (Naples) le 26 avril 1782 et morte à Claremont (Royaume-Uni) le 24 mars 1866.

Issue de la branche des Bourbons de Sicile, la princesse Marie-Amélie est membre de la branche aînée des Bourbon. Elle devient, en se mariant en 1809, au premier prince du sang Louis-Philippe II d’Orléans, un membre de la branche cadette. D'abord duchesse d'Orléans, elle devient la seconde reine des Français quand son époux accède au trône des Français en 1830 sous le nom de Louis-Philippe Ier.

Marie-Amélie de Bourbon-Siciles est la sixième fille du roi Ferdinand Ier des Deux-Siciles (1751-1825) et de la reine Marie-Caroline (1752-1814), elle-même sœur ainée de la reine de France Marie-Antoinette.

Marie-Amélie est donc la nièce par alliance de Louis XVI, la cousine de ses enfants Louis XVII et Madame Royale, mais aussi la tante de l'impératrice des Français Marie-Louise ainsi que de la duchesse de Berry.

Le 25 novembre 1809, à Palerme, elle épouse Louis Philippe d'Orléans (1773-1850), ci-devant duc de Chartres, fils aîné du défunt Philippe Égalité et de Marie-Adélaïde de Bourbon (fille du Duc de Penthièvre, ce dernier fils du Comte de Toulouse, bâtard du roi Louis XIV de France et de sa maîtresse Françoise Athénaïs de Rochechouart).

Ils auront dix enfants :

  1. Ferdinand-Philippe (1810-1842 accident de voiture), prince du sang, duc de Chartres, deviendra prince royal et duc d'Orléans épouse en 1837 Hélène de Mecklembourg-Schwerin ;
  2. Louise-Marie (1812-1850), princesse du sang, deviendra princesse Louise d'Orléans, épouse en 1832 Léopold Ier, roi des Belges (1790-1865) ;
  3. Marie (1813-1839), princesse du sang, deviendra princesse Marie d'Orléans épouse en 1837 le duc Alexandre de Wurtemberg (1804-1881);
  4. Louis (1814-1896), prince du sang, duc de Nemours ; épouse en 1840 Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary (1822-1857)
  5. Françoise (1816-1818), princesse du sang ;
  6. Clémentine (1817-1907), princesse du sang, deviendra princesse Clémentine d'Orléans ; épouse en 1843 Auguste de Saxe-Cobourg-Kohary, prince de Saxe Cobourg Gotha et duc en Saxe ;
  7. François (1818-1900), prince du sang, prince de Joinville ; épouse en 1843 Maria Francisca de Bragança, princesse du Brésil, fille de l´empereur Pedro I (plus tard roi D. Pedro IV du Portugal) et de sa première épouse, l´archiduchesse Léopoldine de Habsbourg.
  8. Charles (1820-1828), prince du sang, duc de Penthièvre ;
  9. Henri (1822-1897), prince du sang, duc d'Aumale ; épouse en 1844 Marie-Caroline de Bourbon-Siciles
  10. Antoine (1824-1890), prince du sang, duc de Montpensier, deviendra infant d'Espagne, épouse en 1846 Marie-Ferdinande d'Espagne, sœur de la reine Isabelle II.

En 1814, Louis Philippe d'Orléans reçoit le titre de duc d'Orléans, puis en 1830 devient roi des Français sous le nom de Louis-Philippe Ier, jusqu'en 1848. À l'annonce de cet avènement, la duchesse Marie-Amélie, membre de la branche aînée des Bourbon et profondément légitimiste, aurait dit en larmes, : « Quelle catastrophe ! ».

Toute sa vie, elle fut un exemple de dignité et de loyauté, d'amour pour son époux et ses enfants, tout en restant à l'écart des affaires politiques.

En 1840, Marie-Amélie donne son nom à la ville des Bains d'Arles, renommée Amélie-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales. La Reine Amélie découvre plus tard les Bains d'Arles en 1848, sans doute grâce à l'invitation du général de Castellane, gouverneur militaire du Roussillon à l'époque. Elle en devient alors une propagandiste enthousiaste

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