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Une histoire de bleu

Publié le par gentle13

Une histoire de bleu

Je vous présente Jean Michel Maulpoix et son magnifique livre que j'ai lu avec grand plaisir

Souvent les hommes restent debout près de la mer : ils regardent le bleu. Ils n'espèrent rien du large, et pourtant demeurent immobiles à le fouiller des yeux, ne sachant guère ce qui les retient là. Peut-être considèrent-ils à ce moment l'énigme de leur propre vie.

L'objet d'Une histoire de bleu est précisément d'explorer ce regard, ce tête à tête singulier de l'homme avec une apparence d'infini, ce dialogue hésitant qui se poursuit aussi bien dans l'amour et face à la mort que sous les voûtes des églises ou sur les rivages de la mer...

Autant qu'une méditation, on lira donc dans ces pages le poème de la finitude moderne qui tâtonne à la recherche du sacré dans un monde qui en a perdu l'idée mais en conserve le désir. Semblables au cortège des neuf muses, ce sont ici neuf courts chapitres, réunissant chacun neuf textes, qui invitent à retrouver dans l'équilibre même de leur écriture cette plénitude longuement recherchée.

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Pauline LEMAIGRE-GAFFIER

Publié le par gentle13

Pauline LEMAIGRE-GAFFIER

Les Éditions Champ Vallon, fondées à Seyssel, sur le Rhône en 1980, sont installées depuis 2014 à Ceyzérieu dans l'Ain.
Elles sont animées par Myriam Monteiro-Braz et Patrick Beaune.
Elles publient chaque année une vingtaine de titres nouveaux dans les domaines des sciences humaines,
de l'histoire, de la littérature française et étrangère, et de la critique littéraire.
Ils se répartissent dans dix collections.
Les livres sont diffusés et distribués en France par Harmonia Mundi.
(par Caravelle en Belgique, par Zoé en Suisse et Dimédia au Canada).

Administrer les menus plaisirs du roi:
L'État, la cour et les spectacles dans la France des Lumières

Chargés des décors nécessaires aux transformations de l’espace curial qu’impliquait la mise en scène du cérémonial royal, les Menus Plaisirs du Roi intervenaient aussi bien dans l’organisation du lever du roi, des divertissements de la cour, des cérémonies dynastiques que des rituels d’État. Sous la direction des Premiers Gentilshommes de la Chambre, dont ils étaient les officiers de finances, leurs administrateurs participaient également à l’exercice de la tutelle monarchique sur la Comédie-Française et la Comédie-Italienne. Les Menus Plaisirs se trouvaient donc à la fois placés au service du roi et au service du public. C’est pourquoi cette institution constitue un terrain privilégié pour explorer les modalités de l’administration de la cour, dont l’existence était inhérente au système de représentation de la personne royale et à la nature de l’État monarchique. L’ouvrage s’inscrit ainsi dans le renouvellement de l’histoire politique et culturelle de l’État moderne. Au-delà des idées reçues sur l’espace curial, il prend non seulement ce dernier comme un observatoire de la culture politique propre à l’Ancien Régime, mais en révèle les paradoxales dynamiques au temps des Lumières. Au cœur d’un spectacle monarchique où les représentations lyriques et dramatiques un rôle croissant, les artisans du cérémonial qu’étaient les Menus Plaisirs deviennent en effet au XVIIe siècle les maîtres d’œuvre d’une action publique en faveur du théâtre.

un volume 15,5 x 24 de 380 pages,
ISBN 979-10-267-0053-1, 2015, 28 eu
ros

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François-René de Chateaubriand (1768-1848)

Publié le par gentle13

François-René de Chateaubriand (1768-1848)

Né le 4 septembre 1768 à Saint-Malo, Chateaubriand passe son adolescence au château de Combourg avec son frère aîné et ses sœurs. Après des études à Dol, Rennes puis Dinan, il entre au régiment de Navarre (1786) avant d’être présenté à la Cour de Versailles (1787).

Réprouvant les premières agitations révolutionnaires, il entreprend un voyage en Amérique (1791-1792), où il découvre une République naissante qui influencera fortement sa conception du régime représentatif. De retour à Saint-Malo, il épouse Céleste Buisson de La Vigne (1792), qu’il abandonne aussitôt pour rejoindre l’armée des Princes, où il est blessé au siège de Thionville.

Émigré en Angleterre (1793-1800), il publie à Londres son premier ouvrage, l’Essai sur les révolutions anciennes et modernes (1797), et commence la rédaction du Génie du Christianisme (1802). Détaché de cet ouvrage, le petit roman Atala (1801) lui vaut son premier succès littéraire.

Il débute sa carrière politique en tant que secrétaire de légation à Rome (1803-1804), avant d’être nommé dans le Valais, poste qu’il ne rejoint pas : il donne sa démission quand il apprend l’exécution du duc d’Enghien (mars 1804). À l’été 1806, il entreprend son voyage en Orient, qui le mène jusqu’à la Terre Sainte et d’où il rapporte l’Itinéraire de Paris à Jérusalem (publié en 1811).

À son retour, il publie dans le Mercure de France (juillet 1807) un virulent article où il stigmatise le despotisme de l’Empereur. Contraint de s’éloigner de Paris, il achète la Vallée-aux-Loups. En 1814, il publie deux brochures politiques qui lui ouvrent à nouveau – brièvement – la carrière politique. Il suit Louis XVIII à Gand puis est nommé ministre et pair de France (1815).

Après la publication de la Monarchie selon la Charte (1816), où il condamne la dissolution de la Chambre dite « introuvable », il est destitué et contraint de vendre la Vallée-aux-Loups. Cofondateur du journal Le Conservateur, il y collabore de 1818 à 1820 et se fait un ardent défenseur de la liberté de la presse (1824).

Ambassadeur à Berlin (1821) puis à Londres (1822), il est ministre des Affaires étrangères en 1823-1824. En 1826, il signe un contrat avec Ladvocat pour l’édition de ses Œuvres complètes. Ambassadeur à Rome (1828-1829), il refuse de se rallier au nouveau régime après la chute de Charles X et se retire de la vie politique.

Il donne la première lecture publique des Mémoires d’outre-tombe chez Juliette Récamier, en 1834. L’ouvrage est publié après sa mort (4 juillet 1848), d’abord en feuilleton dans la Presse, puis en librairie (1849-1850).

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Victor Hugo

Publié le par gentle13

Victor Hugo

Voilà, un grand écrivain, le plus grand à mon sens, j'ai lu beaucoup de ces livres c'est un véritable enchantement, que se soit "l'homme qui rit" ou encore "Quatre vingt-treize"

Victor Hugo est né le 26 Février 1802 à Besançon en France. Poète, romancier et dramaturge, Victor Hugo est sans conteste l'un des géants de la littérature française. Les romans les plus connus de Victor Hugo sont "Notre-Dame de Paris" (1831) et"Les Misérables" (1862).

L'auteur des Misérables, des Châtiments et de nombreux poèmes a allié à la fois ambition, longévité, puissance de travail et génie, ce qui ne pouvait que concourir à ce mélange de fascination et d'irritation qu'il suscite encore aujourd'hui. I écrivait avec simplicité et puissance les bonheurs et malheurs de la vie. Victor Hugo était un travailleur acharné.

Entre 1827 ( Préface de son drame Cromwell) et 1830 (représentation d'Hernani, qui est l'occasion d'une célèbre «bataille»), Victor Hugo s'affirme comme le chef du romantisme.

De 1830 à 1840, il publie: un grand roman historique, Notre-Dame de Paris (1831) ; des drames, Marion de Lorme (1831), Le roi s'amuse (1832), Marie Tudor (1833), Lucrèce Borgia (1833), Ruy Blas (1838); et surtout quatre recueils de poésies, où il se montre maître dans l'expression lyrique des idées et des sentiments: les Feuilles d'automne (1831), les Chants du crépuscule (1835), les Voix intérieures (1837), les Rayons et les Ombres (1840).

Victor Hugo est mort à Paris le 23 Mai1885 à 83 ans. Plus de 3 millions de personnes ont assisté à ses funérailles..

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Charles le Téméraire

Publié le par gentle13

Charles le Téméraire naît le 10 novembre 1433 au Palais des ducs de Bourgogne de Dijon. C'est le troisième fils (les deux premiers sont morts en bas âge) du duc de Bourgogne Philippe III de Bourgogne (Philippe le Bon) (1396-1467), et de sa troisième épouse Isabelle de Portugal (1397-1471), fille du roi Jean Ier de Portugal et elle-même Capétienne. Il est élevé aux Pays-Bas bourguignons (actuel Benelux), possession du duché de Bourgogne avec le comté d'Artois et la Franche-Comté, avec ses frères :

  • le duc Jean Ier de Clèves (duché de Clèves, en Allemagne)
  • Antoine (1430-1432) seigneur de Charolais du Comté de Châlon
  • Joseph (1432-1432) seigneur de Charolais du Comté de Châlon
  • Catherine, épouse du duc Arnold de Gueldre (duché de Gueldre, aux Pays-Bas)

En 1440, agé de 7 ans, il épouse le 19 mai à Blois Catherine de France (1428-1446) (âgée de 12 ans, décédée à 18 ans, fille du roi Charles VII de France et de Marie d'Anjou).

Homme d'un courage exceptionnel, très instruit, intelligent et doté d'un réel génie politique, il est cependant connu pour son caractère violent et impulsif. Pour obtenir ce qu'il veut, ses seuls recours sont la force et la guerre. En 1452, alors qu'il n'a que 19 ans et n'est que comte de Charolais (actuelle Saône-et-Loire, en Bourgogne), il réprime avec une extrême brutalité le soulèvement des Flamands du comté de Flandre dans les Pays-Bas bourguignons.

En 1454, veuf de sa première épouse, il épouse le 30 octobre, à Lille, Isabelle de Bourbon (1437-1465), fille du duc Charles Ier de Bourbon. Charles, qui voulait épouser Anne d'York (sœur des rois d'Angleterre Édouard IV et Richard III) ne souhaitait pas cette union. Son père lui rappela les termes du traité d'Arras, l'obligeant à épouser une princesse du sang de France. De ce mariage naît son seul enfant, la future duchesse Marie de Bourgogne

Charles le Téméraire a de grandes ambitions de conquêtes et d'indépendance totale vis-à-vis des rois de France. Il refuse la suzeraineté du roi Louis XI et lui déclare la guerre, y mettant toutes ses forces et s'alliant avec les princes les plus puissants afin de l'anéantir. Il tente de raviver la guerre de Cent Ans entre la France et l'Angleterre en s'associant avec le roi Édouard IV d'Angleterre contre Louis XI. Cet échec se soldera par le traité de Picquigny en 1475, qui met définitivement fin à la guerre de Cent Ans. Charles le Téméraire fonde et commande la puissante ligue du Bien public contre Louis XI qui, de son côté, veut briser les désirs d'indépendance de certains de ses puissants vassaux. Charles remporte une victoire humiliante sur Louis XI à la bataille de Montlhéry, au sud de la capitale, en 1465. Il assiège ensuite Paris et contraint Louis XI à signer le traité de Saint-Maur-des-Fossés, puis le traité de Conflans en 1465, grâce auxquels il récupère la Picardie et la ville de Boulogne-sur-Mer.

Devenu duc de Bourgogne le 15 juin 1467, à l'âge de 34 ans, à la mort de son père, Charles le Téméraire fonde une puissante armée bourguignonne de métier et de mercenaires issus de tous les pays d'Europe. Il a en effet pour objectif de conquérir la rive gauche du Rhin (Alsace, Lorraine, Champagne, Luxembourg, Allemagne, Flandre) afin d'établir la jonction entre ses terres du duché de Bourgogne et celles des Pays-Bas bourguignons et constituer ainsi un grand royaume bourguignon indépendant, dont il serait le roi. Le 25 août 1466, Charles écrase les révoltes de Dinant en Flandre, qu'il fait piller et détruire pour mettre fin aux velléités de la principauté de Liège, à la jonction de ses possessions, et de son cousin le prince évêque Louis de Bourbon. Après la mort de son père (Philippe le Bon), le 15 juin 1467, les Liégeois reprennent les hostilités. Charles le Téméraire les écrase à Saint-Trond et, à l'issue de la bataille des 600 Franchimontois, prend Liège, ville qu'il fait entièrement détruire en présence de Louis XI pour l'humilier. (Perron de Liège)

En 1468, à nouveau veuf, il épouse en troisième noces, le 3 juillet, à Damme, dans le comté de Flandre, Marguerite d'York (1446-1503), fille du 3ème duc anglais Richard d'York et sœur des rois d'Angleterre Édouard IV et Richard III, du duc Georges de Clarence et du comte Edmond de Ruthand, sans postérité connue de cette union.

Le duc Sigismond d'Autriche de Habsbourg lui apporte son aide en 1469 en lui vendant en gagère ses terres d'Alsace et le pays de Brisgau, du comté de Bade en Allemagne. Se considérant souverain de droit divin, Charles le Téméraire multiplie les occasions de défier le roi de France, voire de l'humilier, comme lorsqu'il l'oblige, après l'entrevue de Péronne en 1468, à signer un traité cédant la Champagne et la Brie aux Bourguignons. Il va jusqu'à le contraindre à assister à la répression des révoltés liégeois (c'est le roi lui-même qui avait suscité et soutenu le soulèvement). Tout son règne consista en guerres contre le roi de France, dont il était le plus puissant vassal et ennemi, et contre lequel il chercha à monter les empereurs germaniques (Albert II de Habsbourg, Frédéric III de Habsbourg) et Édouard IV d'Angleterre. Charles le Téméraire employa aussi toutes ses ressources à agrandir ses états aux dépens de ses voisins, surtout la Suisse et le duché de Lorraine.

Mais Charles subit deux sevères échecs : tout d'abord devant Beauvais en 1472, contre Jeanne Hachette, puis au cours de ses tractations avec l'empereur allemand Frédéric III, qui l'oblige à lever le siège de dix mois de la petite ville rhénane de Ness. L'Alsace se soulève contre lui notamment à cause de la mauvaise gestion de son bailli, Pierre von Hagenbach et son refus de la revendre pour la même somme à archiduc Sigismond d'Autriche. Au sud, les Bernois, inquiets, appuyés par de la confédération des XIII cantons Suisses, réagissent contre la duchesse Yolande de Savoie en prenant des places fortes (celles ci-après et Yverdon-les-Bains en Suisse) dans le pays de Vaud. Venu répondre à l'appel de ses alliés et de ses vassaux, Charles part en guerre contre eux (Guerre de Bourgogne). Dans sa précipitation, il commet beaucoup d'erreurs tactiques — comme de dépasser la ligne de solidarité des Suisses — et est battu à la bataille de Grandson et à la bataille de Morat, où son armée est exterminée en 1476. Louis XI est alors installé à Lyon.

En 1477, avec une nouvelle armée, Charles le Téméraire envahit le duché de Lorraine et met le siège devant Nancy (bataille de Nancy). Il y trouve la mort le 5 janvier, vraisemblablement de la main d'un gentilhomme de Saint-Dié, le châtelain de la Tour du Mont. L'un de ses généraux, le condottiere napolitain Campo Basso, qu'il avait insulté, le trahit et passe à l'ennemi. L'armée bourguignonne en déroute se replie vers le pont de Bouxières-aux-Dames, par lequel elle tenta de fuir vers Metz. C'est là que Campo Basso attendait sa vengeance. Croyant que ses cavaliers étaient fidèles et restaient là pour leur assurer le libre passage du pont, les Bourguignons se précipitèrent, mais Campo Basso, et derrière lui les Suisses, massacrèrent les fuyards. Une sortie de la garnison de Nancy acheva l'éparpillement des troupes bourguignonnes.

Trois jours après la bataille, le corps de Charles le Téméraire est retrouvé, nu et à demi dévoré par les loups, au bord d'un des étangs dits de Saint-Jean, à l'emplacement de l'actuelle place de la Croix de Bourgogne, à Nancy. Son cheval le Moro était tombé à côté de lui. Au centre de cette place, une simple croix marquait l'endroit (souvenir remplacé plus tard par un monument édifié à la mémoire du duc René II de Lorraine). Le cadavre n'est pas laissé sur place, mais exposé sur un lit de parade dans la maison de Georges Marqueix, au numéro 30 de la Grande-Rue. Cette maison n'existe plus aujourd'hui mais son emplacement est signalé par un pavage de granit noir et blanc dessinant une croix de Lorraine où est gravée la date 1477. La dépouille mortelle du Téméraire, d'abord inhumée dans la collégiale Saint-Georges de Nancy — aujourd'hui disparue — a été transférée à Bruges en 1550.

À la mort du dernier duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, en 1477, le roi Louis XI, enfin débarrassé d'un de ses plus puissants rivaux et vassaux insoumis, annexe la partie française du duché de Bourgogne (Bourgogne, Champagne, Picardie, Comté d'Artois), excepté la Franche-Comté. Marguerite d'York, veuve de Charles le Téméraire et protectice de la duchesse Marie de Bourgogne (héritière du Téméraire) pousse sa protégée, âgée de 20 ans à épouser en 1493 le futur empereur germanique Maximilien Ier de Habsbourg (1459-1519), faisant définitivement perdre à la France les Pays-Bas bourguignons (actuel Benelux), la partie étrangère du duché de Bourgogne (Belge, Allemande, Luxembourgoise), et la Franche-Comté (comté de Bourgogne). Le comté de Bourgogne ne sera reconqui que 201 ans plus tard en 1678 aux Habsbourg d'Autriche et d'Espagne par Louis XIV. L'héritage de Charles le Téméraire fut l'objet de nombreuses batailles entre rois de France et maison Habsbourg d'Autriche et d'Espagne pendant plusieurs générations. (Guerre de succession de Bourgogne 5 janvier 1477-23 décembre 1482)

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Philippe III de Bourgogne, dit Philippe le Bon

Publié le par gentle13

Dijon 1396-Bruges 1467), prince français de la troisième branche bourguignonne de la dynastie capétienne et duc de Bourgogne et des Pays-Bas bourguignons de 1419 à 1467 et autres titres. Il était l'unique fils du duc de Bourgogne Jean Ier de Bourgogne, dit Jean sans Peur, et le père du duc de Bourgogne Charles de Bourgogne, dit Charles le Téméraire, qui lui succède.

En 1409 il épouse Michèlle de Valois, fille du noi Charles VI de France. Il en aura une fille, Agnès de Bourgogne. Philippe III de Bourgogne devient duc de Bourgogne le 10 septembre 1419, à la mort de son père, jean sans Peur, poignardé sur ordre de son ennemi, le dauphin Charles (futur roi Charles VII de France). Il décide, lors d'une rencontre du 25 décembre 1420, de maintenir l'alliance avec l'Angleterre contre les rois de France afin de venger le meurtre de son père Jean sans Peur avec l'aide du roi Henri V d'Angleterre. Le duc de Bourgogne Philippe Le Bon, le roi Charles VI de France et le roi Henri V d'Angleterre forment une triple alliance contre le dauphin (le futur Charles VII), dont ils mettent la légitimité en cause (il serait né d'une liaison de sa mère, Isabeau de Bavière, avec Louis d'Orléans, frère du roi de France Charles VI). Tous trois signent le traité de Troyes le 21 mai 1421, dans la cathédrale de Troyes. Le 2 juin, dans la même cathédrale, Henri V d'Angleterre épouse Catherine de Valois , fille légitime de Charles VI de France et d'Isabeau de Bavière. Il est convenu qu'après la mort de Charles VI de France, Henri V d'Angleterre deviendra roi de France par son mariage avec la seule héritière légitime du trône de France. Philippe de Bourgogne assiège Montereau avec l'aide d'Henri V d'Angleterre, exhume le cadavre de son père (Jean sans Peur, assassiné lors d'une entrevue sur le pont de Montereau), et le fait enterrer dans la chartreuse de Champmol de Dijon, auprès de son grand-père, le duc de Bourgogne Philippe le Hardi. En tant que Pair de France, Philippe le Bon demande ensuite réparation pour le meurtre de son père, devant le lit de justice. Le chancelier Nicolas Rolin plaide pour Philippe le Bon, mais Henri V d'Angleterre refuse de sanctionner les meurtriers, trahissant ainsi la promesse faite à Rouen.

Le 31 août 1422, Henri V d'Angleterre meurt et, avant de mourir, demande à son frère, le duc de Bedford, de confier la régence de son successeur, Henri VI d'Angleterre, au duc de Bourgogne Philippe le Bon. Celui-ci refuse.

L'épouse de Philippe le Bon, Michelle de Valois, meurt le 8 juillet 1422 à Gand, à l'âge de 26 ans. En 1424, Philippe le Bon se remarie avec Bonne d'Artois (fille du Comte Philippe d'Artois), qui meurt un an après.

Le 1er septembre 1422, Henri VI d'Angleterre devient roi d'Angleterre à l'âge de dix mois. C'est son oncle (le frère de son père, le duc de Bedford), qui devient régent du royaume d'Angleterre en attendant la majorité son neveu. Le 21 octobre 1422, le roi de France Charles VI meurt à son tour. C'est ainsi que Henri VI d'Angleterre devient roi d'Angleterre et roi de France à l'âge de un an. Le duc de Bedford devient également régent du royaume de France. Le dauphin Charles de France est écarté du trône. Cette situation marque le début de la seconde phase de la Guerre de Cent Ans entre la France et l'Angleterre. En 1423, le duc de Bedford, Jean de Lancastre, épouse Anne de Bourgogne, fille du duc de Bourgogne Jean sans Peur.

Le 29 avril 1429, Jeanne d'Arc arrive à Orléans, parvient à galvaniser, par son extraordinaire ferveur divine, les troupes et les chefs de guerres du dauphin de France, Charles VII. Elle contraint d'abord le duc de Bedford (régent de Henri VI d'Angleterre) et ses troupes à lever le siège de la ville dans la nuit du 7 au 8 mai 1429. Le 17 juillet 1429, Jeanne d’Arc escorte militairement le dauphin de France Charles VII, traversant le duché de Bourgogne jusqu'à la cathédrale de Reims, où il est sacré roi de France par le duc archevêque de Reims Renault de Chartres. Bien que Pair de France, Philippe le Bon, en tant que conspirateur contre Charles VII et son rival, est notoirement absent de cet événement. Jeanne d'Arc lui envoie une lettre le jour même du sacre pour lui demander la paix.

À la mort du marquis Jean III de Namur, en 1429, Philippe le Bon prend possession du comté de Namur, en Belgique, que le marquis lui avait vendu en viager pour 132000 couronnes d'or en 1421, avec usufruit jusqu'à sa mort .

Le 10 janvier 1430, Philippe le Bon épouse en troisième noces une fille du roi du Portugal Isabelle de Portugal, à Bruges. Il en aura trois enfants : Antoine et Josse, morts à l'âge de quelques mois, et Charles le Téméraire qui lui succèdera. C'est à l'occasion de ce mariage qu'il crée le prestigieux ordre de la Toison d'or.

Le 24 mai 1430, les troupes du comte Jean II de Luxembourg-Ligny et comte de Guise, au service des Bourguignons, défendent Compiègne, que Jeanne d'Arc tentait de prendre. Au cours d'une sortie, ils la font prisonnière et la livrent au duc de Bedford, régent de France et d'Angleterre, pour la somme de 10 000 livres. Celui-ci la confie à un allié des Anglais, l'évêque de Beauvais Pierre Cauchon, qui inculpe Jeanne d'Arc d'hérésie chrétienne.

Le 4 août 1430, Philippe le Bon devient duc de Brabant, de Lothier et de Limbourg, en succession de Philippe de Saint-Pol. Le 16 décembre 1430, Henri VI d'Angleterre, qui revendique le trône de France par sa mère, Catherine de Valois, est sacré roi de France à la cathédrale Notre-Dame de Paris, à l'âge de dix ans.

Le 30 mai 1431, Jeanne d'Arc, après avoir été jugée par l'Église, est brûlée vive place du Vieux-Marché à Rouen.

Le 12 avril 1433, Philippe le Bon devient comte de Hainaut, de Hollande, de Zélande et seigneur de Frise après la trahison de Jacqueline de Bavière. Ces possessions, réunies avec les autres possessions bourguignonnes du Nord (Flandre, Namur, Luxembourg), formeront désormais les Pays-Bas bourguignons. 1435: Décès du régent, le duc de Bedford, prise de pouvoir de Henri VI d'Angleterre et défection de l'aide du duché de Bourgogne aux Anglais. . En 1435, ouverture à Arras de discussion surla fin de la Guerre de Cent Ans et le rétablissement de la paix entre la France et l'Angleterre. Sont présents les rois d'Angleterre, du Portugal, de Pologne, de Sicile, d'Écosse, le duc Philippe le Bon et son épouse Isabelle de Portugal. Le chancelier Nicolas Rolin, fondateur des Hospices de Beaune, est l'âme et le cerveau de ces négociations. Les Anglais refusent l'annulation du traité de Troyes et quittent la négociation. La paix d'Arras est signée le 20 septembre 1435. Charles VII de France fait amende honorable pour le meurtre de Jean sans Peur et jure de punir les coupables. Charles VII confirme les territoires conquis par Philippe le Bon avec l'aide des Anglais. Les Anglais, furieux, menacent Philippe le Bon. En retour, celui-ci tente de reprendre Calais, mais le siège ayant tourné au désastre pour ses troupes, Philippe le Bon se retire en Flandre.

En 1437, Bruges se révolte contre Philippe le Bon, qui faillit y laisser la vie. Bruges est réduit avec l'aide des villes de Gand et d'Ypres.

En1439, la paix de Gravelines entre Philippe le Bon et Henri VI d'Angleterrepermet la reprise du commerce entre l'Angleterre et la Flandre. En 1443, la mort de la tante de Philippe le Bon, la duchesse Elisabeth de Goerlitz du Luxembourg, permet au duc de prendre possession du Luxembourg. En1453, la révolte des Gantois, est écrasée à Gâvres. À ce moment, Philippe III de Bourgogne, dit Philippe le Bon, est le plus puissant prince de la chrétienté et le duché de Bourgogne est au faîte de sa puissance.

Le 15 juin 1467 , Philippe le Bon s'éteint à Bruges à l'âge de 71 ans. Son fils Charles le Téméraire lui succède à la tête du duché de Bourgogne.

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Jean Sans Peur

Publié le par gentle13

Il naît le 28 mai 1371 au Palais des Ducs de Bourgogne à Dijon. Il est le fils aîné du duc Philippe II de Bourgogne (dit Philippe le Hardi) et de la duchesse et comtesse Marguerite III de Flandre et le frère de :

  • Antoine de Bourgogne, duc de Brabant, duc de Limbourg et comte de Rethel. Épouse en premières noces: Jeanne de Saint-Paul, puis en deuxièmes noces: Elisabeth de Goerlitz,
  • Philippe de Bourgogne, comte de Nevers
  • Marguerite comtesse d'Ostrevent. Épouse Guillaume IV de Bavière, comte de Hainaut et de Hollande,
  • Catherine épouse Léopold IV d'Autriche
  • Marie épouse Amédée VIII duc de Savoie.

Il est d'abord comte de Nevers en 1384, comté qu'il abandonne en 1404 à son frère Philippe.

Il épouse, le 12 avril 1385, Marguerite de Bavière, fille du comte Albert Ier de Hainaut de Hollande et de Zélande dont il a 1 fils et 7 filles :

  • Philippe le Bon son successeur qu'il marie en 1409 à Michelle de Valois fille du roi Charles VI de France puis Bonne d'Artois, puis Isabelle de Portugal
  • Marguerite de Bourgogne (1393-1441), comtesse de Gien et de Montargis, épouse 1°) en 1409 le duc Louis de Guyenne, fis du roi Charles VI et d'Isabeau de Bavière puis, 2°) en 1423 Arthur, comte de Richemont, puis duc de Bretagne, connétable de France;
  • Catherine (1396-1420) est fiancée à Philippe d'Orléans, à Louis III d'Anjou et enfin au futur Henri V d'Angleterre elle épousera Louis III d'Anjou, duc de Guise);
  • Marie épouse en 1406 Adolphe IV de La Marck, duc de Clèves;
  • Isabelle épouse en 1406 à Olivier de Châtillon, comte de Penthièvre;
  • Anne de Bourgogne épouse en 1°)1423 à Jean Plantagenêt, duc de Bedford puis 2°) Owen Tudor;
  • Agnès épouse en 1425 à Charles Ier de Bourbon dont Isabelle qui épouse son cousin le duc Charles le Téméraire de Bourgogne, et Louis de Bourbon, comte de Clermont-en-Beauvaisis, puis duc de Bourbon.
  • Jeanne;
  • Jean VI, évêque de Cambrai (fils batard)

Il participe à la croisade entreprise par Sigismond de Hongrie contre les Turcs, se bat vaillamment et est pris lors de la défaite de la bataille de Nicopolis le 25 septembre 1396. Revenu en France en 1398, il succède à son père à la mort de celui-ci en 1404 devient duc de Bourgogne et à la mort de sa mère en 1405, comte de Flandre, d'Artois et de comte de Bourgogne. À trente-trois ans, c'est alors un homme mûr, expérimenté et considéré.

Le duc Jean est réformateur par goût de la saine gestion administrative autant que par opportunité, car le jeune frère du roi Charles VI de France, le duc d'Orléans Louis de France met maintenant la main sur le conseil royal et sur les ressources du Trésor : la part de l'argent royal dans les ressources du duc de Bourgogne diminue de moitié. Et Jean sans Peur n'est plus que le cousin du roi, alors que son père avait été l'un des oncles au gouvernement. Il manie donc avec habileté la démagogie, acquiert des sympathies dans la bourgeoisie parisienne et fait cause commune avec les idéalistes de l'université de Paris, toujours prêts à mêler la réforme de l'Église, comme solution du Schisme, et la réforme du royaume, comme chemin vers la vertu politique. Dans ses principautés, il sait modérer ses ambitions, en sorte que la construction de l'État bourguignon progresse sûrement : il unifie la comté de Bourgogne en y intégrant l'Archevêché de Besançon, lien entre Bourgogne et Pays-Bas bourguignons, établit dans la principauté de Liège un prince-évêque complaisant. Il annexe Tonnerre, Boulogne et la Picardie...

Pour ne pas être évincé du pouvoir dans le royaume, il menace Paris en 1405, puis fait assassiner le Louis d'Orléans en 1407. Les autres grands du royaume se liguent contre lui autour de Bernard VII d'Armagnac. Le pays sombre dans la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.

Il soutient le mouvement réformateur qui se manifeste lors des états généraux de 1413, se trouve par là impliqué dans l'insurrection cabochienne et s'aliène ainsi les modérés.Il doit quitter brusquement Paris en 1413, laissant place à la réaction armagnaque. Rentré en force dans la capitale en 1418, il pense pouvoir gouverner le royaume à la faveur de la maladie du roi. Mais il finasse avec les Anglais, dont il n'entend pas être l'ennemi sans vouloir pour autant s'allier avec les vainqueurs de la bataille d'Azincourt. Il joue d'autre part un jeu politique trop ambigu avec le dauphin Charles VII de France, qui souhaite la réconciliation pour faire face à l'invasion anglaise (guerre de 100 ans), mais dont l'entourage armagnac craint de voir le futur roi entrer dans les vues politiques du parti de Bourgogne.

Jean sans peur est assassiné le 10 septembre 1419 par quelques hommes de main des Armagnacs à l'occasion d'une entrevue avec le dauphin à Montereau-Fault-Yonne près de Paris. On prétend que son cadavre, laissé un temps à l'abandon, fut à moitié dévoré par les loups.

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Les grands ducs de bourgogne

Publié le par gentle13

Philippe de France ou Philippe II de Bourgogne ou Philippe le Hardi duc de Bourgogne pendant la guerre de cent ans né à Pontoise le 17 janvier 1342. Il est le quatrième fils du roi de France Jean II de France (dit Jean le Bon) et de Bonne de Luxembourg. Il gagne son surnom au côté de son père à la bataille de Poitiers en 1356.

Il reçoit le duché de Bourgogne en apanage en 1363 de son père et épouse en 1369 Marguerite III de Flandre, veuve du précédent duc de Bourgogne Philippe Ier de Bourgogne décédé prématurément sans descendance à l'âge de 15 ans, et se trouve ainsi à la tête des deux principautés quand son beau-père le comte Louis II de Flandre (dit Louis II de Male) meurt en 1384. Il a des enfants :

  • Jean sans Peur son successeur né le 28 mai 1371 au palais des ducs de Bourgogne de Dijon
  • Charles, né en mars 1372, mort le 13 juillet 1373
  • Antoine de Bourgogne, né en 1384, comte de Réthel, puis duc de Brabant, mort à la bataille d'Azincourt le 25 octobre 1415
  • Philippe de Bourgogne né en octobre 1389, mort le 25 octobre 1415 à la bataille d'Azincourt, devenu en 1404, par renonciation de ses frères Jean et Antoine, comte de Nevers et de Réthel ;
  • Marguerite de Bourgogne, née en octobre 1374, mariée le 12 avril 1385 à comte Guillaume IV de Hainaut, de Hollande et de Zélande.
  • Catherine de Bourgogne, née en 1378, morte le 26 janvier 1426; mariée le 15 août 1393 au duc Léopold IV d'Autriche
  • Bonne, née en 1379, morte le 10 septembre 1399 à l'âge de 20 ans.
  • Marie de Bourgogne, née en août 1380, morte le 6 octobre 1428; mariée en mai 1401 au comte puis duc Amédée VIII de Savoie

Il inaugure ainsi une politique matrimoniale déjà esquissée par son prédécesseur Philippe de Rouvre, politique que continueront ses successeurs et qui constitue en quelques décennies l'État du Duché de Bourgogne. En mariant en 1385 son fils Jean sans Peur à Marguerite, fille du comte Albert Ier de Hainaut et de Hollande, et sa fille Marguerite à Guillaume IV de Hainaut, fils et héritier d'Albert, il prépare l'union de ces principautés à l'État bourguignon que réalisa son petit-fils Philippe III de Bourgogne (dit Philippe le Bon)

Il fait aussi entrer par ces mariages la nouvelle dynastie de Bourgogne dans le réseau d'alliances de la maison de Bavière : les autres filles d'Albert de Bavière sont mariées au duc de Gueldre et au roi de Bohême, le futur empereur Wenceslas Ier du Saint-Empire, cependant que leur cousine Isabeau de Bavière devient reine de France. D'autre part, il marie ses filles Catherine au duc d'Autriche Léopold IV de Habsbourg et Marie au duc Amédée VIII de Savoie.

Après les insurrections flamandes de 1382, il conclut la paix de Tournai en 1385 qui rétablit la paix dans le comté de Flandre, et il veille, aussi bien dans son action au gouvernement du roi Charles VI de France que dans la conduite des affaires du Grand Schisme d'occident, aux intérêts économiques des villes drapantes. Il bénéficie à ce sujet des conseils d'hommes d'affaires parmi lesquels les Rapondi tiennent le premier rang.

Très actif à la cour de France, il prend une part d'autant plus importante au gouvernement des oncles de Charles VI que son frère le duc d'Anjou Louis Ier de Naples est occupé en Italie et que son autre frère le duc de Berry Jean de France s'engage peu dans les affaires politiques et s'occupe surtout du Languedoc, cependant que le duc Louis II de Bourbon n'est qu'oncle maternel du roi. Le retour des Marmousets l'écarte un temps du pouvoir en 1388, mais la maladie du roi l'y ramène en 1392. Il entre alors en rivalité avec le frère du roi, Louis de France, duc d'Orléans, dont les dépenses s'opposent aux convoitises d'un duc de Bourgogne obligé de compter sur les ressources fiscales de la royauté pour faire face aux nécessités de son train de vie et du gouvernement de sa principauté. Contre la prodigalité du duc d'Orléans, Philippe le Hardi fait figure de prince réformateur et acquiert ainsi une réelle popularité à Paris. Mais ce prince au sens politique aigu lègue à son fils Jean sans Peur des caisses vides et une obligation de démagogie s'il veut garder un parti.

Il meurt à Hal (Belgique actuelle) le 27 avril 1404.

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Bataille de Vouillé

Publié le par gentle13

Bataille de Vouillé

La bataille de Vouillé, qui s'est déroulée au printemps 507, est une bataille qui opposa les Wisigoths, au sud, aux Francs, au nord. Cette bataille vit la victoire des Francs, les Wisigoths perdant leur roi Alaric II au combat et étant contraint de laisser un vaste territoire (midi de la France) aux vainqueurs.

Le lieu précis de la bataille a été contesté, entre Vouillé et Voulon.

Au printemps 507, sous le commandement de Clovis et de son fils aîné Thierry, l'armée franque franchit la Loire en direction de Poitiers. L'armée des Wisigoths conduite par le roi Alaric II marche au nord pour limiter sa progression en espérant que les Ostrogoths les appuieront, mais ceux-ci sont immobilisés par la menace que les Byzantins font peser sur leurs terres, sans doute en concertation avec Clovis.

Malgré ses craintes, le roi Alaric II se résout alors à engager le combat. La rencontre a lieu dans la plaine de Vouillé, près de Poitiers. Le combat débute à l'aube, les cavaliers wisigoths employant sans doute leur tactique habituelle faite de charges successives auxquelles les Francs opposent un mur de francisques.

Un terrible corps-à-corps commence, jusqu'à ce que le roi Alaric II soit tué par Clovis en personne qui a fondu sur lui au péril de sa vie dès les premiers instants de la lutte. Cet épisode n'est guère surprenant et est probablement conforme à la réalité car Clovis est considéré par les chroniqueurs contemporains et ultérieurs comme un redoutable guerrier, à l'image de son père.

Comme pour la bataille de Tolbiac contre les Alamans, cette mort apparaît comme un « jugement de Dieu »[réf. nécessaire] et marque la débandade des Wisigoths qui s'enfuient vers le sud, emmenant avec eux l'héritier du royaume : Amalaric. L'infanterie auvergnate, ralliée aux Wisigoths et menée par le fils de Sidoine Apollinaire, est massacrée sur place par les Francs. En milieu de matinée, la bataille est déjà finie.

Cette victoire ouvre pour Clovis la route du Midi. Il réussit dès 508 à conquérir Toulouse ancienne capitale des Wisigoths, puis temporairement le Narbonnais qui sera repris par les Ostrogoths après l'échec du siège d'Arles. Il s'empare également de l'Aquitaine, de la Gascogne, du Languedoc et du Limousin, ce qui consacre la domination franque sur l'Auvergne.

La Provence est laissée aux soins des alliés burgondes qui échoueront devant Arles, ce qui convient à Clovis puisque les Burgondes en resteront affaiblis ; en effet, Gondebaud a vidé son trésor et perdu ses soldats.

Cette bataille de Vouillé aura des conséquences lourdes : Clovis marque d'une empreinte durable les futures frontières de la France car ses successeurs, Mérovingiens, Carolingiens puis Capétiens, pourront se prévaloir d'une suzeraineté plus ou moins effective sur des territoires constituant plus tard le duché d'Aquitaine et le comté de Toulouse.

De plus, dès 508, Clovis installe sa nouvelle capitale à Paris, en lieu et place de Tournai, trop excentré par rapport aux nouvelles conquêtes.

Le lieu précis de la bataille a été contesté.

Selon Henri Martin1, Voulon - et non Vouillé - serait le site de la bataille des Francs conduits par Clovis contre les Wisigoths d'Alaric II en 507 (Les lieux cités par Henri Martin dans son "Histoire de France" sont : gué de la Biche, plateau de Sichar, plaine de Voulon, Mougon)2.

L’évêque d'Orléans, Mgr de Beauregard, estimait également que, selon la Société des antiquaires de l'Ouest, « cette bataille célèbre ne s'est point livrée à Vouillé, dont jusqu'ici elle a mal à propos porté le nom. […] L'action avait dû s'engager au sud de Poitiers, aux anciens gués du Clain à Mougon, et surtout à Voulon, en face desquels [M. de Beauregard] a retrouvé les restes du petit et du grand camp de Clovis, et qu'elle s'est terminée dans les plaines en avant de Champagné-Saint-Hilaire ; de sorte que, si désormais on veut désigner par un nom moderne de combat si fameux dans nos annales, c'est celui de Voulon et non celui de Vouillé qu'il faudra lui donner3. »

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Jeanne d'Arc

Publié le par gentle13

Jeanne d'Arc

Jeanne d’Arc
Sainte catholique

Je ne ferais aucun commentaire sur la décision prise à l'époque par Jean de Luxembourg mais je trouve cela ignoble de sa part.


Seule représentation contemporaine connue de Jeanne d'Arc (1429), esquissée en marge d'un registre par Clément de Fauquembergue, greffier du parlement de Paris.
N'ayant jamais vu la Pucelle, Fauquembergue la dessine à tort avec des attributs féminins (robe et cheveux longs) en sus de l'étendard et l'épée, détails plus authentiques.

Surnom

La Pucelle
(« la Pucelle d'Orléans » est un surnom posthume et tardif)

Naissance

14121
Domrémy en Lorraine, (Bar, France)

Décès

30 mai 1431 (à 19 ans)
Rouen

Origine

Duché de Bar

Allégeance

Royaume de France

Années de service

14281430

Conflits

Guerre de Cent Ans

Faits d'armes

Siège d'Orléans
Bataille de Jargeau
Bataille de Meung-sur-Loire
Chevauchée vers Reims
Bataille de Patay

Famille

Fille de Jacques d'Arc, et d'Isabelle Romée ; 3 frères et 1 sœur : Jacques, Jean, Pierre, et Catherine d'Arc

Jeanne d'Arc, née vers 1412 à Domrémy (actuellement dans le département des Vosges en Lorraine), village du duché de Bar dont une partie relevait du royaume de France pour le temporel et de l'évêché de Toul pour le spirituel, et morte sur le bûcher le 30 mai 1431 à Rouen, capitale du duché de Normandie alors possession du royaume d'Angleterre, est une héroïne de l'histoire de France, chef de guerre et sainte de l'Église catholique, surnommée depuis le XVIe siècle « la Pucelle d'Orléans » et, depuis le XIXe siècle, « mère de la nation française ».

Au début du XVe siècle, cette jeune fille de dix-sept ans d'origine paysanne affirme avoir reçu de la part des saints Michel, Marguerite d'Antioche et Catherine la mission de délivrer la France de l'occupation anglaise. Elle parvient à rencontrer Charles VII, à conduire victorieusement les troupes françaises contre les armées anglaises, à lever le siège d'Orléans et à conduire le roi au sacre à Reims, contribuant ainsi à inverser le cours de la guerre de Cent Ans.

Capturée par les Bourguignons à Compiègne en 1430, elle est vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg, comte de Ligny, pour la somme de dix mille livres. Elle est condamnée à être brûlée vive en 1431 après un procès en hérésie conduit par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et ancien recteur de l'université de Paris. Entaché de nombreuses irrégularités, ce procès voit sa révision ordonnée par le pape Calixte III en 1455. Un second procès est instruit qui conclut, en 1456, à l'innocence de Jeanne et la réhabilite entièrement. Grâce à ces deux procès dont les minutes ont été conservées, elle est l'une des personnalités les mieux connues du Moyen Âge.

Béatifiée en 1909 puis canonisée en 1920, Jeanne d'Arc est devenue une des quatre saintes patronnes secondaires de la France. Sa fête nationale est instituée par la loi en 1920 et fixée au 2e dimanche de mai2.

Elle est dans le monde entier une personnalité mythique qui a inspiré une multitude d’œuvres littéraires, historiques, musicales, dramatiques et cinématographiques.

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