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La grande librairie

Publié le par gentle13

Lettres noires : des ténèbres à la lumière - c'est sous ce titre qu'Alain Mabanckou prononçait, le 17 mars 2016, sa leçon inaugurale en tant que professeur invité au Collège de France, une leçon qui vit se bousculer plus d'un millier d'auditeurs. Conforté par cet écho, Alain Mabanckou a battu le rappel des chercheurs, écrivains et penseurs de l'Afrique postcoloniale, les conviant à venir débattre sur le thème Penser et écrire l'Afrique aujourd'hui. Ce sont les actes de ce colloque, en date du 2 mai 2016, que nous publions, soit les interventions de 19 participants issus de tous les champs du savoir et de la création littéraire. Le souhait profond est que ce colloque " résonne comme un appel à l'avènement des Etudes africaines en France ". C'est une façon de s'interroger sur " le retard pris par la France dans la place à accorder aux études postcoloniales pendant qu'en Amérique presque toutes les universités les ont reconnues et les considèrent comme un des champs de recherche les plus dynamiques et les plus prometteurs. "

Alain Mabanckou est né à Pointe-Noire (République du Congo). . Il est l'auteur d'une dizaine de romans dont Verre cassé (2005), Mémoires de Porc-épic (prix Renaudot 2006) et Petit Piment (2015). Son œuvre est traduite dans une vingtaine de langues. Il est par ailleurs professeur titulaire à l'Université de Californie-Los Angeles (UCLA).

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Jean-Christophe Rufin

Publié le par gentle13

Bonjour les ami(es), voilà aujourd'hui, découvert hier soir dans la grande librairie le dernier livre de Jean-Christophe Rufin:

"Mes amis, s'écria Benjamin Franklin, permettez-moi de dire que, pour le moment, votre affaire est strictement incompréhensible. Nous ne demandons qu'à vous l'expliquer, dit Auguste. Et d'ailleurs nous avons traversé l'Atlantique pour cela. Eh bien, allez-y. C'est que c'est une longue histoire. Une très longue histoire, renchérit Aphanasie, sa jeune épouse que Franklin ne quittait plus des yeux. Elle traverse de nombreux pays, elle met en scène des drames et des passions violentes, elle se déroule chez des peuples lointains dont les cultures et les langues sont différentes de tout ce que l 'on connaît en Europe... Qu'à cela ne tienne ! Au contraire, vous mettez mon intérêt à son comble". Comment un jeune noble né en Europe centrale, contemporain de Voltaire et de Casanova, va se retrouver en Sibérie puis en Chine, pour devenir finalement roi de Madagascar... Sous la plume de Jean-Christophe Rufin, cette histoire authentique prend l'ampleur et le charme d'un conte oriental, comme le XVIIIe siècle les aimait tant.

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Harper Lee

Publié le par gentle13

Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au cœur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis –, connut un tel succès.
Mais comment ce roman est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? C’est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde entier.

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Le coeur du pélican

Publié le par gentle13

Bonjour ami(es) lectrices et lecteurs,je vous remercie de me suivre. Je viens de finir le coeur pélican de Cécile Coulon. Je peux vous dire que les éloges qu'on a fait de ce livre ne sont pas usurpés ils sont au contraire bien mérités, je vous convie donc à le lire. Je pense que vous ne serait pas déçu(es)

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La nuit

Publié le par gentle13

 

La nuit, la pluie la peur, l’hiver glace les corps. La pluie noie la terre mais ne la nourrit pas. La nuit et la peur sont du même acabit, ils effraient les plus faibles, les âmes sensibles torturées par des cauchemars, des visions dignes de l’enfer de Dante.

J’ai cherché parmi mes souvenirs celui auquel, comme un radeau de sauvetage perdu en plein mer, me raccrocher, je n’en ai trouvé aucun. Hélas…

Ma conscience est une cathédrale vide, il y règne un silence sidéral. C’est inquiétant, ma conscience est une coquille vidée de sa substance vitale. Je ne suis plus rien sans elle, compagnon désœuvré, j’erre, je déambule dans une vie qui n’est plus la mienne puisque je n’en ai aucun souvenir.

La nuit, quand je ne dors pas, je n’entends plus ces mouvements sonores, mes pensées, qui en permanence ont rythmé mon existence, je me sens orphelin comme un enfant qui a perdu ses parents.

Voilà où j’en suis, coincé dans cette bulle comme un cobaye dans sa cage.

Voilà où j’en suis, je ne me plains pas j’assume ma vie telle qu’elle est, ni bonne ni mauvaise entre les deux je trouve un équilibre incertain qui me maintien à flot. Dans ce flot tumultueux où le pire côtoie le meilleur gangréné par la violence et l’arrogance.

Quand la nuit surgit comme un voleur, en catimini, je me refugie dans ma tour d’ivoire et je regarde de haut le spectacle désolant de la rue.

D’aussi loin que je me souvienne, si on peut appeler ça des souvenirs, non tout au plus des relents de mémoire je dirais, je suis confronté à la dure réalité de cette ville, de ces rues bourdonnantes comme une ruche, qui vous avale vous mâche et vous recrache.

J’ai été, je ne suis plus.

Une ombre effrayée paralysé par le poids de ses erreurs, de ses jugements hâtives, de ses non-dits, il veut en finir avec cette vie d’errance et de mensonge. Sa vie n’aura été qu’une comédie, une farce qu’il a lui-même mit en scène. Il signe là le dernier paragraphe de sa triste existence en mettant fin à ses jours.

Voilà ce qu’il restera de lui, juste un entre filet dans un journal local.

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La vie dans les plis

Publié le par gentle13

Dans la série poésie, je ne parle pas ou plus de nos grands poètes d'antan tel Ronsard Chateaubriand ou même Lamartine, non aujourd'hui, je voudrais vous parler de poète moins connu : comme Henri Michaux (Namur, 24 mai 1899 – Paris, 19 octobre 1984 ) est un écrivain, poète et peintre d'origine belge d'expression française naturalisé français en 1955

La séance de sac. Je crache sur ma vie. Je m'en désolidarise. Qui ne fait mieux que sa vie ? Cela commença quand j'étais enfant. Il y avait un grand adulte encombrant. Comment me venger de lui ? Je le mis dans un sac. Là je pouvais le battre à mon aise. Il criait, mais je ne l'écoutais pas. Il n'était pas intéressant. Cette habitude de mon enfance, je l'ai sagement gardée. Les possibilités d'intervention qu'on acquiert en devenant adulte, outre qu'elles ne vont pas loin, je m'en méfiais. À qui est au lit, on n'offre pas une chaise. Cette habitude, dis-je, je l'ai justement gardée, et jusqu'aujourd'hui gardée secrète. C'était plus sûr. Son inconvénient - car il y en a un - c'est que grâce à elle, je supporte trop facilement des gens impossibles. Je sais que je les attends au sac. Voilà qui donne une merveilleuse patience.[...]

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Jean-Michel Maulpoix

Publié le par gentle13

Là aussi, pour moi ce choix est judicieux, allez s'y sans regret jeter vous à corps perdu dans ce petit livre très bien écrit.

Souvent les hommes restent debout près de la mer : ils regardent le bleu. Ils n'espèrent rien du large, et pourtant demeurent immobiles à le fouiller des yeux, ne sachant guère ce qui les retient là. Peut-être considèrent-ils à ce moment l'énigme de leur propre vie.

L'objet d'Une histoire de bleu est précisément d'explorer ce regard, ce tête à tête singulier de l'homme avec une apparence d'infini, ce dialogue hésitant qui se poursuit aussi bien dans l'amour et face à la mort que sous les voûtes des églises ou sur les rivages de la mer...

Autant qu'une méditation, on lira donc dans ces pages le poème de la finitude moderne qui tâtonne à la recherche du sacré dans un monde qui en a perdu l'idée mais en conserve le désir. Semblables au cortège des neuf muses, ce sont ici neuf courts chapitres, réunissant chacun neuf textes, qui invitent à retrouver dans l'équilibre même de leur écriture cette plénitude longuement recherchée.

 

 

Le bleu ne fait pas de bruit...

(extrait)

Le bleu ne fait pas de bruit.

C'est une couleur timide, sans arrière-pensée, présage, ni projet, qui ne se jette pas brusquement sur le regard comme le jaune ou le rouge, mais qui l'attire à soi, l'apprivoise peu à peu, le laisse venir sans le presser, de sorte qu'en elle il s'enfonce et se noie sans se rendre compte de rien.

Le bleu est une couleur propice à la disparition.

Une couleur où mourir, une couleur qui délivre, la couleur même  de l'âme après qu'elle s'est déshabillée du corps,  après qu'a giclé tout le sang et que se sont vidées les viscères, les poches de toutes sortes, déménageant une fois pour toutes le mobilier de ses pensées.

Indéfiniment, le bleu s'évade.

Ce n'est pas, à vrai dire, une couleur. Plutôt une tonalité, un climat, une résonance spéciale de l'air. Un empilement de clarté, une teinte qui naît du vide ajouté au vide, aussi changeante et transparente dans la tête de l'homme que dans les cieux.

L'air que nous respirons, l'apparence de vide sur laquelle remuent nos figures, l'espace que nous traversons n'est rien d'autre que ce bleu terrestre, invisible tant il est proche et fait corps avec nous, habillant nos gestes et nos voix. Présent jusque dans la chambre, tous volets tirés et toutes lampes éteintes, insensible vêtement de notre vie.

Jean-Michel Maulpoix

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Yves bonnefoy

Publié le par gentle13

Pour les amateurs de poésie je vous présente Yves Bonnefoy dans les planches courbes

Yves Bonnefoy, né à Tours le 24 juin 1923 et mort à Paris le 1ᵉʳ juillet 2016, est un poète, critique d'art et traducteur français

Lisez ceci, j'espère que cela guidera votre choix dans l'achat de ce petit recueil :

Les rainettes, le soir

Rauques étaient les voix,

De rainettes le soir,

Là où l'eau du bassin, coulant sans bruit,

Brillait dans l'herbe.

Et rouge était le ciel

Dans les verres vides,

Tout un fleuve la lune

Sur la table terrestre.

Prenaient ou non nos mains,

La même abondance.

Ouverts ou clos nos yeux,

La même lumière.

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Stephen King

Publié le par gentle13

Dreamcatcher

Au coeur de la forêt de Derry, quatre amis d'enfance, unis pour le meilleur et pour le pire, confrontés à un phénomène terrifiant qu'ils ne risquent pas d'oublier.

Stephen King, au sommet de son talent, cerne au plus profond de l'inconscient collectif les peurs de notre temps.

Dans la lignée de "ça " et "d'insommie", un très grand King.

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Le songe de scipion

Publié le par gentle13

"Le pouvoir sans la sagesse n'est que tyrannie, la sagesse sans le pouvoir est sans effet."

Le Songe de Scipion se situe en un lieu unique, la Provence, à trois époques cruciales de la civilisation occidentale : l'effondrement de l'Empire roman au Vè siècle, les années de la Grande Peste au XIVè siècle et l'apogée du nazisme au XXè siècle. Manlius Hippomanes est un aristocrate obsédé par la préservation de l'Empire ; Olivier de Noyen, un poète au service d'un puissant cardinal qui complote pour restaurer la papauté à Rome ; Julien Barneuve, un intellectuel tenaillé par le doute et qui finira par rallier le gouvernement de Vichy. Chacun d'eux nourrit une passion pour une femme d'exception dont l'existence se verra menacée. Un manuscrit ancien - oeuvre de Manlius inspirée du fameux Songe de Scipion-, disparu puis ressurgi, partiellement transmis au fil du temps, sera réinterprété par Olivier et redécouvert par Julien.

Autour de ce texte antique mais aussi autour de l'amitié et de la force du sentiment amoureux, Iain Pears tisse une brillante trame narrative, entrelaçant intimement le destin de trois hommes. À travers eux se posent les questions qui hantent notre monde en temps de crise profonde, et retrouvent aujourd'hui une cruelle résonnance :

Qu'est-ce que la civilisation ? Où réside la vertu quant menace la barbarie ? dans l'engagement, ou dans la neutralité ? Mais la barbarie n'est-elle pas aussi la face hideuse de la civilisation ?

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