Il est tard mais je suis éveillé, le sommeil me fuit malgré la fatigue.
Aurais-je l’inspiration du poète ? Celle qui vous surprend quand vous ne l’attendait plus ! Petite cachotière aussi fantasque que la chance.
Aurais-je tendance à dire capricieuse comme un enfant gâté à qui on refuse ce qu’il croit lui être dû….
Non ?
Si ! Bien entendu car de l’autre côté du versant c’est la détresse de l’écrivain et du poète : La page blanche, le vide, le néant pas une once d’idée, pas un mot qui se bouscule au portillon de la conscience. Vous restez là suspendu sur le fil du dérisoire, le stylo à la main ou les mains devant le clavier vous avez beau fixer votre feuille ou votre écran vous avez beau vous creuser les méninges ou prier Dieu sait qui mais rien n’y fait c’est la panne sèche.
Non ?
Mais si ! C’est le désarroi.
Alors l’incertitude vous guette, vous épie il vous traque dans les moindres recoins de votre être, en tendant l’oreille vous l’entendez même se gausser doucement. Vous entendez ce petit ricanement qui vous crispe tant :
Incapable
Incapable
Alors là tu ne peux tolérer ce genre d’insulte, tu t’insurges tu t’inscris en faux. Tu montreras à ta conscience qu’elle se trompe.
De l’autre côté du versant la nuit tombe, le silence se fait et les bruits se taisent. A défaut d’inspiration c’est le sommeil qui vous gagne, vous partez pour le grand voyage qui vous conduit aux portes des rêves.
Rêve, imagine ce que tu veux mais la réalité est tout autre…
Je ne le sais que trop ! Que crois-tu ?
Je ne crois rien, je constate que tu t’enfermes dans tes rêves, dans tes lubies.
Alors tu décides de faire taire cette voix intérieure qui te mine :
Car tu es ce que tu pense et tu deviens ce que tu es !
Ne compte sur personne pour être
Ou tu passeras ton temps à paraître.
Gentle13
Commentaires
bonne journée, bigs bisous
Reste que j'ai aimé ton texte.
Obraska
lili Flore
Ne compte sur personne pour être
Ou tu passeras ton temps à paraître.
...Comme cela me parle... encore plus après la nuit pratiquement blanche que je viens de passer.
M'autorises tu Gentle13 à reprendre ces 2 lignes pour les publier sur mon blog dans mes "brèves" de fin de mois (avec un lien vers chez toi bien sur)?
Je t'embrasse
Arthi