Indécision où l’acte insensé d’un homme désabusé.

Publié le par gentle13

 

Au milieu du lac, assis dans sa barque, l’homme est pensif

A quoi me sert la vie se dit il, comme le serpent qui se mord la queue, mes ennuis me tournent autour sans vouloir me lâcher.

Il contemple l’eau limpide est calme, il lève la tête vers un ciel d’un bleu azur sans nuages. Les seuls qui s’accumulent sont dans sa tête, il a beau respiré cet air pur mais rien n’y fait il est simplement asphyxié, sa conscience est assiégée, piégée par les tracasseries quotidiennes qu’il n’a plus la force d’affronter. Alors que faire se dit-il…

Mais il sait précisément ce qu’il va faire, il a prévu le coup ce matin en partant de chez lui très tôt ce matin, laissant femme et enfants dans l’ignorance de son geste fatal.

D’une main il prend la corde et l’attache à sa cheville, son geste est précis, sans précipitation. Il s’arrête un instant le regard dans le vide comme s’il hésitait pour la suite puis mécaniquement il prend l’autre bout de la corde et attache la pierre solidement pour pas qu’elle se détache au moment fatal, ceci fait il regarde autour de lui pour imprégner une dernière fois son âme du paysage qu’il y a autour lui. Il prend la pierre et s’apprête à la jeter par dessus bord quand à côté de lui une voix de petite fille se fait entendre : Mais que fais-tu là ? Lui : Rien de plus que ce que tu vois, la vie m’est insupportable et je veux en finir ! Elle, et que fais tu de ta femme et ton fils ? Lui, ils se débrouilleront très bien sans moi, d’ailleurs c’est elle qui subvient à nos besoins. Elle, pourtant tu as des projets plein la tête mais tu es trop fier pour demander de l’aide, l’orgueil est une prison et la colère en sont les barreaux, plus tu t’acharnera plus  tu en renforcera sa solidité.

La petite fille glissa sa petite main dans la sienne et lui dit : Ferme tes yeux et oublie. Quand il les rouvrir la petite fille avait disparue comme si elle n’avait jamais existée, il sentit vaguement dans sa tête que quelque chose avait  changé, les nuages s’étaient dissipés. Quand il voulu bouger pour attraper ses rames il sentit une résistance, il baissa les yeux et vit la corde relié à sa cheville et à la pierre. Il ne s’expliquait pas ce qui s’était passé.. Mais son heure n’était pas encore venue, il avait trop de choses  à faire, une famille qui l’aimait, il détachât sa cheville prit la pierre et la jeta. Etre ici au beau milieu du lac par cette belle journée pour mourir eut été la chose la plus idiote qui soit, il prit ses rames et le cœur léger rentrant chez lui retrouvait sa femme et ses enfants.

 Il y a toujours quelqu’un pour vous tendre la main.. Même si ce n’est pas la personne auquel vous vous attendez, ne refusez son aide par orgueil ou vanité.
Gentle13

Publié dans texte perso

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Liza Peninon 24/02/2009 03:28

C'est très beau, Paul . Très émouvant et plein d'humble sagesse . Un conte comme je ne saurais en écrire . Mais je prends toujours les mains qu'on me tend . Surtout quand je coule à pic, sans pierre, mais dans mon coeur . Gros bisous .Liza

Erotica51 03/02/2009 11:21

Bonjour Gentle ...man ?J'aime la moralité de ce texte qui incite à réflechir. Commettre un tel acte de desespoir prouve combien la vie peut paraitre difficile. Mais l'absence laissée à sa famille peut devenir le pire des tourments...L'enfant est ce qu'il y a de plus beau et d'innocent. Un sourire d'un enfant et c'est comme si soudain la journée se trouvait illuminée .Marie Ange

bernard 25/01/2009 16:18

belle leçon de vie ou de survie  !!Amitiés

Juliette 24/01/2009 11:07

Espérons que beaucoup de ces désespérés rencontreront une petite fille rose et douce pour leur montrer la vieBises

aubelia 23/01/2009 14:58

ah ces profonds de moments de lassitude ! l'envie de fermer très fort les yeux et comme un enfant se dire que ce n'est qu'un mauvais rêvemais la vie trouve toujours son chemin même qand la détresse est grande ; il faut le croire,  sinon tout deviendrait absurde  .....bisous