Autodéfense : les vieillards américains jouent de la canne

Publié le par gentle13

Un petit interlude pour ne pas se prendre trop au sérieux, donc un peu d'humour dans ce monde brute...Sur le net je viens de lire un article du journal "courrier international" qui m'a fait quelque peu sourire et inquièté à la fois dans le sens où les senoirs doivent apprendre un art martial afin de se proteger des lâches qui les agressent pour quelque euros ou biens en leur possessions. Sans vouloir porter aucun jugement bien entendu, je condamne ce genre de méfaits, crise ou pas crise pauvreté ou pas ect cela ne justifie en rien qu'on agressent, qu'on volent, qu'on tuent pour s'approprier le bien d'autrui.

Autodéfense : les vieillards américains jouent de la canne

De Salisbury (Maryland)
Sous les yeux de quelque vingt-cinq personnes âgées, Mark Shuey attaque David Gunzburg à coups de canne. Les pensionnaires de la résidence pour troisième âge retiennent leur souffle. Shuey commence sa démonstration par un coup à l’estomac et à l’entrejambe. Puis il saisit Gunzburg au cou avec la poignée de la canne et le projette au sol.

Avant de laisser les seniors de Logdes at Naylor Mill coller à leur tour une raclée à son assistant, Shuey leur montre plusieurs autres coups pour mettre son adversaire au tapis. Désormais, les malfrats y réfléchiront à deux fois avant de piquer un portefeuille à un vieillard. Bienvenue dans le nouveau monde de l’autodéfense pour seniors, du moins de celle qu’enseigne Mark Shuey, le fondateur de Cane Masters, une société qui fabrique des cannes spéciales. Expert en taekwondo et hapkido, Shuey a créé un système de culture physique et de techniques d’autodéfense pour personnes âgées. Il parcourt le monde pour enseigner le “cane-fu” au troisième âge. “La canne, c’est davantage qu’une béquille, explique-t-il. Ça donne assurance et force.”

Pour la partie échauffement, Shuey montre une série d’exercices avec une canne et un élastique. Pour la partie autodéfense, il conseille de frapper l’agresseur au genou, au tibia ou au coude. “Peu de gens réalisent qu’on peut déjouer plein d’agressions en faisant des moulinets avec sa canne. Pour beaucoup, ce n’est qu’un bout de bois, mais c’est un très bon outil quand on sait s’en servir.” La Cane Masters International Association compte 3 500 pratiquants dans le pays, selon Steve Baker, le directeur général de l’organisation. Les associations qui font appel à ses services paient de 7 à 10 dollars par élève et par cours. “Une canne, c’est pas de la rigolade. Si on n’enseigne pas correctement, il risque d’y avoir des blessés”, explique Shuey. On peut pratiquer le cane-fu avec n’importe quel type de canne, même en aluminium ou en pin. “Mais les meilleures, ce sont les cannes en bois dur, en hickory ou en chêne par exemple, qui ne risquent pas de se briser sous le choc”, précise-t-il.

Pratiqué dans la France du XVIe siècle, l’art de la canne tomba en désuétude après le début du XXe siècle, selon l’Encyclopædia Britannica. La canne est également une des armes du hapkido, un art martial coréen. “Une canne, ça n’a rien de menaçant. Cela donne l’impression qu’on a un handicap : on peut passer pour une cible facile mais ça peut être un atout en cas de besoin”, commente Tim Rochford, le président et chef instructeur de Empower Training Systems, un programme d’autodéfense. Jusqu’ici, en dépit des recommandations des médecins, Preston Collins, pensionnaire aux Lodges at Naylor Mill, ne prenait pas sa canne pour promener son chien. Depuis ce cours, il compte bien s’y mettre. “J’veux faire de mal à personne mais si je devais, j’hésiterais pas.”
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