Jean Marc lafreniere

Publié le par gentle13

Aujourd’hui je voudrais vous parler de quelqu’un d’un peu particulier, à ce propos d’ailleurs, île eniger en a parler d’une bien belle manière. Je vais essayer à mon tour d’en brosser un portrait, qui j’espère, lui sera autant favorable. J’ai parcouru son blog et j’avoue avoir été agréablement surpris par ce que j’y ai lu. « Bain de foule » est un des textes, je vous en livre un bref passage pour vous faire une idée du personnage, d’ailleurs il se présente comme quelqu’un de ne pas présentable…Faites un pas dans sa direction, vous comprendrez pourquoi ! J’aime sa façon d’écrire, de jouer avec les mots comme si c’était des lego qu’ils emboîtent pour construire un univers où il nous entraîne en lisant ses livres et ses poèmes. Un personnage atypique comme il y en a peu, d’ailleurs voila une phrase qu’il a écrite et qui résume mon propos « J’ai toujours écrit sans savoir comment ni pourquoi. Je continue pour les mêmes raisons. » Ce n’est pas de la fausse modestie mais plutôt de l’humilité. Il n’a rien à prouver, du moins c’est que je ressens, je dirais simplement pour conclure et pour lui céder la place, que les mots coulent en lui comme un long fleuve tranquille. Je vous présente donc, puisque je ne l’ai pas encore cité .Jean Marc Lafreniere : http://lafreniere.over-blog.net/. Je l’ai mis en lien sur mon blog comme bien d’autres que j’apprécie.

« Bain de foule »

« Je sors à peine de la ruche électronique, le bain de foule, la douche aux décibels. Suis-je trop vieux ou le monde trop vite pour se souvenir de l’eau, de l’air, des arbres, de la peau et des os ? Coincé entre les spare change, les chiens bâtards, les barbies et les bmw, y a-t-il une place pour avoir un verre d’eau, pour uriner sans payer de taxe, pour parler aux oiseaux sans qu’on me prenne pour un fou ?  Les couteaux qu’on enterre la nuit font saigner le matin. La vie rassemble des morceaux d’hommes et de femmes, des corps imparfaits cherchant l’aboutissement, des vieux avec un cœur d’enfant, des têtes chercheuses avec des sentiments, des visages devenant le sourire, des âmes rattachées à une mère, des bras avec des mains prêtes à éclore. Le temps ne prévoit pas le hasard des rencontres. J’écris avec des bouts, des ligaments, des nerfs, des bribes de phrase. Je tourne autour du sens comme un pneu déjanté. Je creuse l’or du temps avec les mots des pauvres. J’ai parfois l’impression d’avoir des mains dans la tête à la place des neurones, des mots à la place des doigts, des œufs d’images dans le nid des paupières.

 

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O 15/09/2009 09:31

Je le rejoins volontiers dans la paix et le silence de la natureBises

mirelie 10/09/2009 23:32

Effectivement, la personne a l'air intéressante. J'irais lui rendre visite mais pas ce soir, je tombe de sommeil. Merci pour tes conseils avisés, Paul ?BisousMirelie

:0010:Liliflore:0091: 10/09/2009 20:52

j'ai noté et si j'ai le temps j'irai y faire une visite. Bonne soirée avec des bigs bises