La lettre mystérieuse

Publié le par gentle13

Je n’ai plus de mot, comme le lit d’une rivière asséché, les mots buttent au fond de ma gorge. Suis-je atteint d’une quelconque maladie qui me priverait de ma voix ? Ou est-ce plus pernicieux que ça !

Je n’ai plus de mot, il ne me reste plus que l’écriture. Un mouvement long et fastidieux agite mon bras, comme guidé par…je ne sais quoi !!! Ma main est prise de tremblement et…Ô MALHEUR, que m’arrive t-il, je ne contrôle plus rien elle semble habitée par une force qui lui est propre, elle me dirige vers mon bureau à la recherche de… Un stylo et une feuille, « je suis dans ta vie, je suis ta main et ta conscience » je voyais ma main tracer des lignes sur cette feuille. Quand je repris possession de mes moyens je pus enfin lire ce qu’il y avait sur le papier. Je ne sais que penser de tout cela, une peur soudaine et incontrôlable m’envahit, serais-je hanté par d’épouvantables esprits ?

C’est sur ces lignes là que se termine le roman, un roman bizarre une page en français une en latin et le plus étrange c’est que la page en latin n’est pas la traduction de la page en français, mais un texte différent qui recèle une énigme aujourd’hui encore non résolue.

Agen 1812

Rapport du maire, du préfet de police et cosigné par le notaire de la ville.

L’homme est mort maintenant depuis longtemps mais cette feuille existe toujours, elle est restée dans cette maison comme si elle était coincée dans le temps et sans que l’usure des siècles ne vienne l’altérer. Ni froissée ni jaunie dans le même état que quand elle a été écrite, pas de date, et nul ne sait à l’heure actuelle qui l’a écrite. Elle est là posée sur… non c’est impossible et pourtant plusieurs personne l’on constaté, elle repose sur rien elle maintenue dans le vide, comme si « à l’époque » elle reposée sur un bureau ou un secrétaire. Le mystère s’épaissit encore un peu plus : car personne n’a pu s’en saisir et s’en s’approcher suffisamment de près pour l’étudier que les autorités locales ont fini par construire une cage tout autour.

Mais par un matin d’hiver, un événement survint ! Lequel, allez arrêtez le suspense. Je disais donc avant d’être interrompu que par un matin d’hiver, se présenta quelqu’un, un étranger eurent vite dit les habitants de la petit ville, une clef à la main en se proclamant l’arrière petit fils du propriétaire. Il avait un testament authentifié par le notaire du coin, qui le désignait légalement comme étant le nouveau propriétaire des lieux.

Chose étrange s’il en est, c’est qu’il avait dans la main la feuille que les autorités avait enfermée dans la cage bien des années auparavant. Mystère là encore, car la maison était sous scellés et inhabitée depuis des lustres, accompagné du notaire et des policiers, l’étranger ainsi nommé, brisant lui-même les scellés afin d’entrer dans la demeure…

Fait avérés et consignés dans les archives municipales, les sources étant de bonne foi ne furent en aucun cas mises en doute.

 

Publié dans texte perso

Commenter cet article