Mémoire défaillante

Publié le par gentle

La poésie aiguise les sens de l’homme

Le poète s’enivrera de vers car un jour viendra où la poésie…

La poésie s’effilochera

Sous la voute céleste les rimes s’élèveront et résonneront comme un écho,

Comme le son porté par l’air se répand de vallée en vallée,

ils se disloqueront comme fracassées par une main invisible.

Et puis un jour,

Eveillé par les bruits lointains de la guerre

Une guerre différente où les mots sont pires que les armes

Où les mots causent plus de souffrances que les armes

Enveloppés de rimes malsaines et malfaisantes

Jetés au gré des chemins ils pourrissent comme la poésie

Abandonnée par des poètes sans vergognes qui confondent

Les vers avec un libertinage de mot mielleux

Que reste-t-il de nos trouvère et troubadours d’antan qui allaient

Au hasard des chemins parfumant la campagne de strophes, parfait élixir d’amour

Qui troublé les demoiselles en quête de prince charmant

Qui emplissez d’émoi les dames d’expériences où les corps se tendaient vers l’inexorable amour de leurs vies

Que reste-t-il de cet amour courtois où la langue était légère où les mots s’envolaient gracieux comme des colombes

Le baiser ardent de l’amour était entretenu par la magie du verbe empreint d’une indicible volupté à conquérir les cœurs

Mais le charme s’évanouit à chaque siècle qui passe

 

L’homme s’affaire à de juteuse besogne

Brisant le cercle de la culture, se noyant dans le vice

Mer immonde où on oublie ses racines

Océan d’ineptie où l’intelligence se brise au creux d’une vague

Conscience sans âme pour (ceaux) et ceux qui vivent dans le mépris des règles et des lois

Siècles sombre où la lumière s’éteint peu à peu

Siècle de ténèbres où la guerre envahit le monde

Où la peur se lit sur les visages, où les vagues déferlantes de la mort se ruent à l’assaut des villes et des villages

Enfants sans âges pardonnent à tes ainés

Enfances brisés n’oublie jamais

L’homme est un animal féroce qui tue par plaisir

Que tout cela enfants de demain aiguisent ta réflexion, affinent tes jugements

Afin que l’irréparable ne soit plus jamais commis

Le passé a laissé des traces que ta mémoire ne les effacent pas

Contemple-le à travers une vitre aux verres armés

Afin qu’il ne ressurgisse et ne vienne hanter tes rêves futurs

Regard vide où l’amour s’est noyé dans les larmes amères

Petits cœur endurcis à force de souffrance et privations

Tu as été conçu dans l’amour

Tu es né dans l’horreur

Edifiant paradoxe, futile vanité

L’homme engendre la vie pour mieux la détruire

Publié dans texte perso

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Rose 14/02/2007 18:41

Un tres beau texte, Je te souhaite une bonne soirée Bisous ...................rose

:0091: lili :0010: ♥ 14/02/2007 14:31

je passe te faire un petit kikou sous la pluie du jour, en te souhaitant une grande forme sous ton soleil du midi
surtout ne pas l'oublier avec ceux que l'on aime, c'est pas que pour les amoureux
bonne après-midi - gros bisous

Amazone 14/02/2007 11:19

Bonjour, merci d'être passé sur mon blog. Ca me donne l'occasion de découvrir le tien... je connais mal la poésie, sinon à travers les textes de chansons, car j'ai l'âme musicienne... la musicalité des mots m'est très importante...

bernard 13/02/2007 19:59

bonsoir Armando
je viens te lire ...un bien beau texte ...merci à toi
passe une excellente soirée

JFdP 13/02/2007 19:26

Salut le poète!Comme il est charmant ce petit ange juste au dessus de moi....La dernière fois je te disais que tu cultivais de jolies âmes, mais je peux affirmer maintenant, que mûrissent ici de jolies personnes.Bien à toi.