Le dialogue du moineau

Publié le par gentle13

Sur arbre touffu il s’est posé, sur une branche isolé, le voilà qui sifflote. Un air triste et mélodieux.

Sur une autre branche, un sifflement lui parvient : Pourquoi es tu triste petit moineau ?

Ma douce m’a quitté répondit il !

Que veux-tu ainsi va la vie et ce n’est pas non plus un drame !

Parlez pour vous répondit le petit moineau en colère, moi je suis jeune et amoureux, je voulais fonder ma famille avec elle !

Alors sous prétexte que moi je suis plus vieux que toi, je n’ai plus qu’à mourir. Tu sais la vie et l’espoir appartienne à tout le monde il n’y a pas d’âge pour ça !!!

Tu as l’orgueil de la jeunesse qui t’habite

Et  vous la sagesse qui vous étreint. Vous êtes prisonnier du conformisme et de l’éducation. Vous campez sur vos positions en étant sûr de votre fait. Avec vous c’est toujours pareil vous croyez tout savoir.

L’agressivité ne te mènera à rien petit moineau

Pas plus que vous la condescendance répondit il du tac au tac.

Tu as raison petit moineau : Mon grand âge n’exclu pas la politesse

Pas plus que le mien ne doit exclure le respect à mes ainés

En tout cas nous avons acquis une certitude !

Laquelle demanda le moineau étonné

Que la vieillesse n’est pas forcement sagesse ni la jeunesse forcement idiote et frivole. Il y a de la raison à tout âge. L’apprentissage mène à l’expérience et le temps est une denrée précieuse qui m’échappe, la vieillesse est une lente dérive à laquelle on ne peut échapper. On devient un frêle esquif balloté par les courants qu’on traverse.

Laissez donc le petit moineau vous servir de béquille.

Tu es gentil mon ami mais tu as ta douce à rattraper, le temps n’est pas extensible et l’amour vaut bien qu’on ferme son bec de temps en temps…

Publié dans texte perso

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