Le poète au coeur triste

Publié le par gentle13

La poésie aiguise les sens de l’homme

Le poète s’enivrera de vers car un jour viendra où…

La poésie s’effilochera

Sous la voûte céleste.

 

Les rimes s’élèveront et résonneront comme un écho,

comme le son porté par l’air qui,

se répand de vallée en vallée,

se disloqueront comme fracassées par une main invisible.

 

Puis un jour,

éveillé par les bruits de lointain de la guerre,

une guerre différente où les mots sont pires que les armes,

où les mots causent plus de souffrance que la mort.

 

Enveloppés de rimes malsaines et malfaisantes,

jetées au gré des chemins elles pourrissent,

la poésie abandonnée par des poètes sans vergogne,

qui confondent les vers avec un libertinage de mots mielleux.

 

Que reste-t-il de nos trouvères et troubadours d’antan.

 

Qui allaient au hasard des chemins parfumant la campagne de strophes,

parfait élixir d’amour qui trouble les demoiselles en quête de prince charmant,

qui remplisse d’émoi les dames d’expériences,

où les corps se tendent vers l’inexorable amour de leur vie.

 

Que reste-t-il de cet amour courtois

 

Où la langue était légère,

où les mots s’envolaient gracieux comme des colombes,

le brasier ardent de l’amour était entretenu par la magie du verbe,

empreint d’une indicible volupté à conquérir les cœurs.

 

Mais le charme s’évanouit à chaque siècle qui passe.

 

L’homme s’affaire à de juteuse besogne,

brisant le cercle de la culture,

se noyant dans le vice, mer immonde,

où l’intelligence se brise au creux d’une vague.

 

Conscience sans âmes pour ceux et celles qui vivent dans le mépris des règles et des lois

 

Siècle sombre où la lumière s’éteint peu à peu,

siècle de ténèbre où la guerre envahit le monde,

où la peur se lit sur les visages,

où les vagues déferlantes de la mort se rue à l’assaut des villes et des villages.

 

Enfant sans âges pardonnent à tes aînés,

enfances brisées n’oublie jamais,

l’homme est un animal féroce qui tue souvent par plaisir,

que tout cela enfant de demain aiguise tes réflexions.

 

Affine tes jugements.

Afin que l’irréparable ne soit plus jamais commit.

 

Le passé a laissé des traces,

que ta mémoire ne les effacent pas,

contemple le à travers une vitre aux verres armées,

pour qu’il ne ressurgisse et ne vienne hanter tes rêves futurs.

 

Regard vide où l’amour s’est noyé dans des larmes amères,

petits cœurs endurcis à force de souffrances et de privations,

tu as été conçu dans l’amour,

tu es né dans l’horreur.

 

Edifiant paradoxe

Futile vanité

 

L’homme engendre la vie pour la détruire.

Publié dans texte perso

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