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  le blog anthologie

Constance d'Arles

29 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Constance d’Arles, dite aussi parfois Constance de Provence (née vers 986 à Arles - morte au château de Melun le 22 ou 25 juillet 1032), fille de Guillaume Ier (c.950-†993) comte d’Arles, et Adélaïde d'Anjou (†1026), est reine de France par son mariage avec Robert II.

Le mariage eut lieu vers 1003 avec Robert II Le Pieux1. Après que ce dernier fut contraint de se séparer de Berthe de Bourgogne. En effet, le roi de France vivait en concubinage avec Berthe de Bourgogne depuis qu'il avait répudié en 991 sa première épouse Rozala d'Italie. Le pape avait déclaré cette union illégale, et avait excommunié les deux amants. De plus, comme Berthe de Bourgogne ne peut lui donner d'enfant, Robert épouse Constance d'Arles.

Cependant, Constance est une étrangère chez les Capétiens et ses manières, son entourage et sa conduite en irritent beaucoup2. Elle est peu aimée à la cour à cause de ses intrigues et de sa cruauté — elle aurait aveuglé elle-même son confesseur accusé d'hérésie —, et Robert tente à plusieurs reprises de la répudier pour reprendre Berthe de Bourgogne comme épouse — n'ayant jamais cessé de l'aimer ni de la voir. En 1008, Robert II et Berthe se rendent à Rome et tentent vainement de faire annuler par le pape le mariage avec Constance, celle-ci étant soupçonnée d'avoir fait assassiner un favori du roi3. De ce fait, la cour se divise bientôt en deux camps : d'un côté pour Constance, de l'autre pour Berthe.

Constance donne néanmoins des enfants au roi, dont le futur Henri Ier, et Robert. Elle préfère Robert et veut qu'il règne, mais son époux choisit Henri pour lui succéder. À la mort du roi, elle va jusqu'à tenter de tuer Henri, mais la tentative échoue et il monte sur le trône. Robert devient quant à lui duc de Bourgogne.

D'après les écrits de ses ennemis tels Raoul Glaber ou Helgaud de Fleury, la troisième épouse de Robert II est décrite comme cupide, cruelle et ambitieuse. Un de leur témoignages raconte que Constance rejoint un maigre cortège des femmes à poigne de l'an mille et en rend son époux transparent. Selon Glaber, en effet, la reine "avait la main haute sur son mari". Fleury lui dépeint les accès de colères de Constance où il joue sur son nom "Constante et forte, Constance qui ne plaisante pas". Même son mari Robert qui n'aime pas son comportement met en garde un de ses amis en lui disant : "Ami Ogier, va-t'en d'ici, pour que Constance l'inconstante, mon épouse, ne te dévore pas."

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