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  le blog anthologie

Bertrade de Laon

18 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Bertrade de Laon

Voilà l'histoire à mon sens devient plus intéressante, nous allons faire connaissance avec les reines Carolingiennes, c'est femmes qui ont été mères et femmes de roi. Elles ont données naissance au grands roi que notre histoire a retenue dans les manuels scolaires et tous les livres et biographies historique.

Bertrade de Laon, ou Berthe de Laon, traditionnellement appelée Berthe au Grand Pied, née vers 720, morte le 12 juillet 783 à Choisy-au-Bac près de Compiègne 1, est une aristocrate franque de l'époque carolingienne, épouse de Pépin le Bref et mère de Charlemagne.

Il est attesté au XIIIe siècle par le poème d'Adenet le Roi, Li roumans de Berte aus grans piés 2.

L'origine pourrait être que Bertrade ait été affligée d'un pied-bot 3, bien que cela ne soit pas évoqué dans Li roumans… Il est possible aussi qu’il s’agisse de la reprise d’une légende très ancienne liée à une déesse germanique, Perchta, ce défaut étant attribué à d’autres reines réelles ou fictives nommées Berthe, ainsi qu’à plusieurs saintes chrétiennes et à la mythique reine Pédauque4,5. Pour Carlo Ginzburg, cette caractéristique d'« asymétrie déambulatoire » qu'on retrouve dans de nombreux mythes et légendes d'Europe et d'Asie signale un être qui fait le lien entre notre monde et l'autre monde 6. Antonio Pasqualino, reprenant cette idée, considère que décrire ainsi la mère de Charlemagne contribue à sacraliser la puissance de ce dernier 7.

Le mariage de Bertrade avec Pépin pose un certain nombre de problèmes.

La documentation contemporaine, étudiée par l'historien Léon Levillain10 (1870-1952), reprise ensuite par Christian Settipani11 cite Bertrade comme unique épouse12 de Pépin le Bref. Certains écrits indiquent cependant que Pépin a d'abord été marié avec Leutburgie ou Leutberga dont il aurait eu cinq enfants13, totalement inconnus par ailleurs. Cette légende de première épouse vient peut-être de Li Roumans de Berte aus grans piés, dans lequel l'auteur donne effectivement une première épouse nommée Leutburgie à Pépin.

La date de leur mariage a été sujette à discussion. Les Annales de Prüm mentionnent 743 ou 744 et les Annales de Saint-Bertin, écrites une centaine d'années plus tard, indiquent 749[réf. à confirmer]14. En tout cas, Pépin n'est alors que maire du palais.

La date de la naissance de Charlemagne15 a également été sujet de discussion. Selon Eginhard16, dans sa Vita Caroli, Charlemagne avait soixante-douze ans à son décès en 814. Mais il est apparu qu'il paraphrase la Vie des douze Césars de Suétone, ce qui rend son témoignage incertain. En 755, un clerc irlandais du nom de Cathuulf rappelle à Charlemagne que tout le clergé s'était mis en prière pour que le roi et la reine aient un enfant : cela suppose une naissance forcément légitime, pour que le clergé fasse une telle action et plusieurs années après le mariage. Les Annales Petaviani donnent la date de 747, mais elles précisent également que Charlemagne est né après le départ de son oncle Carloman pour Rome, évènement qui a eu lieu après le 15 août 747, car à cette date Carloman signe une charte en faveur de l'abbé Anglinus de Stavelot-Malmédy17. De plus, en 747, Pâques tombe le 2 avril et les chroniqueurs n'auraient pas manqué de signaler cette coïncidence. C'est pour ces raisons que la naissance de Charlemagne est probablement à dater du 2 avril 748, et le mariage de ses parents à 743 ou 74418.

Elle donne naissance à Carloman en 75119, l'année où Pépin le Bref devient roi des Francs après la déposition du dernier roi mérovingien Childéric III. Elle est couronnée avec son mari à Soissons20.

En juillet 754, lors du sacre de son époux à Saint-Denis21,14, elle reçoit la bénédiction du pape Étienne II, ainsi que Charles et Carloman.

Dotée d'un caractère doux et affable, Berthe est très active pendant le règne de son mari à qui elle donne souvent des conseils[réf. nécessaire]22.

Cependant quelques années plus tard, Pépin le Bref envisage de la répudier pour des raisons non connues, mais le pape s'y oppose23. Selon Settipani, Pépin voulait épouser une femme nommée Angla, fille de Theodrade19.

Berthe a inspiré le trouvère Adenet le Roi, qui écrit en 1270 Li Roumans de Berte aus grans piés. Dans ce poème en alexandrins, il est question d'une substitution lors du mariage de Pépin, qui est trompé et épouse une fausse reine, ressemblant étonnamment à sa promise Berte, princesse de Hongrie. Cette dernière est finalement reconnue grâce à la longueur de ses pieds.

« Berte au grant pié » est également citée dans la Ballade des dames du temps jadis de François Villon, dans la troisième strophe :

« La reine blanche comme lis,
Qui chantait à voix de sirène,
Berthe au grand pied, Biétris, Alis,
Haremburgis qui tint le Maine,
Et Jeanne la bonne Lorraine
Qu'Anglais brûlèrent à Rouen
Où sont-ils, Vierge Souveraine ?
Mais
où sont les neiges d'antan ? »

Le 21 octobre 2014, Rémi Usseil publie Berthe au grand pied, une chanson de geste moderne librement inspirée du poème d'Adenet le Roi (Les Belles Lettres)

Bonne lecture ami(es) lectrices et lecteur, j'espère que vous apprécierez ces instants de convivialité que j'affectionne particulièrement. Ça me permet de partager mes gouts littéraires avec vous

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Bathilde

16 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Bathilde (dite aussi autrefois Bauthieult, Bauteuch ou Baudour), née vers 630 et morte le 30 janvier 6801 à Chelles2, est une reine des Francs, épouse de Clovis II.

Les chroniques mérovingiennes (Chronique de Frédégaire et Liber Historiæ Francorum) disent très peu de choses sur Bathilde. La principale source biographique est une Vita sanctæ Bathildis anonyme, écrite dès la fin du VIIe siècle, peu après sa mort (dite Vita A). Une version remaniée de cette hagiographie a été produite au début du IXe siècle (la Vita B) : le remaniement porte sur le style, mais consiste aussi en l'ajout de détails dans le sens de l'exaltation du personnage. Ces Vies ont eu une postérité littéraire dès le Moyen Âge : on conserve une Vie de sainte Baltelt roine, en ancien français et en prose, datant du XIIIe siècle, et un Miracle de sainte Bauteuch du XIVe siècle. Bathilde apparaît aussi comme personnage dans des romans médiévaux comme Theseus de Cologne ou Ciperis de Vignevaux (XIVe siècle)

La Vita A, source primaire, est très succincte sur ses origines : elle vint en Gaule vendue comme esclave (« vili pretio venumdata »), et sa provenance est indiquée par les expressions « de partibus transmarinis » et « ex genere Saxonum » (§ 2). Cette dernière information est confirmée par le Liber Historiæ Francorumaccepitque uxorem de genere Saxonorum nomine Bathilde »). On en déduit qu'elle était originaire de l'Angleterre anglo-saxonne. L'hagiographe développe le thème religieux des petits et des humbles élevés aux honneurs par la Providence divine (« qui de parvis efficit magnos, immo qui de stercore elevat pauperem », etc.), ce qui fait penser à une origine très modeste du personnage. L'idée d'une origine plus illustre est glissée au passage parmi les ajouts de la Vita BClaro namque sanguine, licet alterius gentis serviret obsequiis »), mais rien n'est précisé. Dans la Vie de sainte Baltelt roine du XIIIe siècle, on passe à l'idée d'un lignage royal, dans un scénario romanesque : « Cheste dame fut nee de Sessoigne et estraite de roiale lignie, et fut en sa jonece ravie des mescreans ». Ce qui n'empêche pas l'auteur, peu gêné par la contradiction, de reprendre le même thème religieux que l'hagiographie : « Car il fait des petiz grans [...], si comme nous veons qu'il est aempli en ceste glorieuse roine ». En plus de l'invention d'un lignage royal, on note dans ce texte tardif une confusion entre les Saxons d'Angleterre et la Saxe continentale (Sessoigne, en anglais Saxony), qui au surplus, au VIIe siècle, n'était pas encore évangélisée.

Elle fut acquise comme servante, encore adolescente, par Erchinoald (ou Archambaut), maire du palais3,2, qui l'employait pour lui servir à boire dans sa chambre (« eam instituit ut sibi in cubiculo pocula porrigeret »). Selon la Vie, après la mort de sa femme, il voulut l'épouser, mais elle se déroba en se cachant. Quelque temps plus tard, elle épousa Clovis II, roi de Neustrie et de Bourgogne (peut-être en 6494,5). Quant à la logique de cette série d'événements, l'hagiographe est très vague et se contente d'un commentaire religieux : par sa pudeur et son humilité auprès d'Erchinoald, elle s'est rendue digne d'une élévation encore plus grande. Certains historiens pensent qu'Archambaut l'a présentée au jeune roi (ou à sa mère Nanchtilde) pour favoriser son propre rôle politique.

La Chronique de Frédégaire qualifie Bathilde de « reginam prudentem et elegantem ». Selon la tradition, elle aurait grandement influencé son époux pour qu'il mène le royaume d'une main ferme. D'après une légende apparue vers le XIIe siècle, dite des « énervés de Jumièges », elle le poussa à sanctionner durement ses deux plus jeunes fils qui s'étaient rebellés contre lui : les nerfs des jambes brûlés, ils furent abandonnés dans une barque sur la Seine, et recueillis à l'abbaye de Jumièges. Clovis et Bathilde auraient été présents lors de leur entrée à l'abbaye. Cette histoire est invraisemblable de bout en bout (leur fils aîné Clotaire III avait cinq ans à la mort de son père), mais elle fut insérée à la fin du Moyen Âge dans les Vies latines et françaises de Bathilde.

Elle eut cinq enfants, dont Clotaire III, roi de Neustrie et de Bourgogne, Childéric II, roi d'Austrasie, et Thierry III qui succède à Clotaire III2.

Voila pour les mérovingiens, nous verrons bientôt arriver les carolingiens qui débutera avec Berthe de Laon dite "Berthe au grand pied"

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Nantilde

16 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Nantilde ou plus exactement Nantechilde (également Nanthilde, Nanthechilde, Nanthildis ou Nantechildis, dite parfois de Bobigny) (v. 610 - 642), est une reine des Francs, la troisième épouse de Dagobert Ier.

C'était une concubine que Dagobert Ier épouse en 633. Dès 634, elle donne naissance à Clovis II.

Née entre 608 et 610, elle était de lignée de saxonne. Le Lexikon des Mittelalters la décrit comme ein Mädchen aus dem Dienstpersonal (« une dame de la Maison d'Austrasie »). Son haut-rang lui permet de favoriser ses parents : son frère Lanthegisel était un important propriétaire foncier en Limousin et une relation de Aldegisel.

Il se pourrait aussi qu'elle fut chargée de fonctions domestiques auprès d'une grande dame de la cour et qu'elle fut d'origine modeste, descendante d'un affranchi slave1. Dagobert répudia sa femme Gomatrude pour l'épouser en 633 à Clichy2.

Elle fut la mère de Clovis II, devenu par la suite héritier des trônes de Neustrie et de Bourgogne à la suite de la mort des premiers fils de Dagobert. Après la mort de ce dernier, le 19 janvier 639, elle se déclare régente avec Ega, maire du palais de Neustrie et un adversaire d'une partie de la haute-noblesse ralliée à la cause de Bourguignons qui siégeait à Meaux.

Pour réduire l'autonomie de la Bourgogne vis-à-vis de la couronne mérovingienne, elle marie sa nièce Ragnoberta à Flaocha et fait acclamer le maire du palais par l'élite de Bourgogne à Orléans en 642. Elle mourut à Landry[Où ?] en Bourgogne[réf. nécessaire] en 642 et son corps fut emporté à Saint-Denis. Sa mort fit tomber son fils sous l'influence de la haute noblesse.

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Les Mérovingiens

15 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Les Mérovingiens

Les Mérovingiens sont la dynastie qui régna sur une très grande partie de la France et de la Belgique actuelles, ainsi que sur une partie de l'Allemagne et de la Suisse, du Ve siècle jusqu'au milieu du VIIIe siècle.

Cette lignée est issue des peuples de Francs saliens qui étaient établis au Ve siècle dans les régions de Cambrai et de Tournai, en Belgique (Childéric Ier). L'histoire des Mérovingiens est marquée par l'émergence d'une forte culture chrétienne parmi l'aristocratie, l'implantation progressive de l'Église dans leur territoire et une certaine reprise économique survenant après l'effondrement de l'Empire romain.

Le nom mérovingien provient du roi Mérovée, ancêtre semi-mythique de Clovis. Mais qui était ce Mérovée dans l'histoire :

Mérovée (ou encore Merowig, Mérovech), né vers 412 et mort en juillet 457, est considéré comme le deuxième roi des Francs saliens. Son existence est entourée de tant d'obscurité que certains historiens en ont fait un roi légendaire1. Il aurait régné de 448 à 457.

Mérovée a donné son nom à la dynastie des Mérovingiens. Les rois mérovingiens n'ont jamais contesté son existence et se glorifièrent d'appartenir à sa lignée.Le nom de Mérovée peut se traduire « fameux au combat » ou « combattant réputé ». Il proviendrait du francique mare, méere « réputation », « message » et vech « bataille », « combat »2

Peu de documents attestent de l'existence de Mérovée. Grégoire de Tours dans ses Dix Livres D'Histoire lui concède une brève référence et en fait le descendant possible de Clodion le Chevelu : « Certains prétendent que de sa lignée est sorti le roi Mérovée [...] »3.

Une légende, relatée à une époque plus tardive — la chronique de Frédégaire4 (III, 9) en parle au VIIe siècle — entretient le doute quant à la réelle existence de Mérovée : sa mère, l'épouse du roi Clodion, déjà enceinte, fut séduite par une "bête de Neptune semblable au Quinotaure" alors qu'elle se baignait dans l'océan. Enceinte une deuxième fois, les deux sangs se mélangèrent pour donner naissance à une nouvelle dynastie dont les membres étaient investis de grands pouvoirs et d'une aura de magie et de surnaturel, caractéristique des Mérovingiens.

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Brunehaut

14 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Brunehaut

Brunehaut ou Brunehilde (en latin Brunichildis1), née vers 547 en Espagne wisigothique et morte exécutée en 613 à Renève (actuelle Côte-d'Or), est une princesse wisigothe devenue reine des Francs.

Brunehaut est la fille d’Athanagilde Ier, roi des Wisigoths, et de Goswinthe2. Étant princesse wisigothe, elle a été élevée dans la religion arienne.

Sa longévité lui a permis de jouer un rôle durant les règnes de son époux, de son fils et de ses petits-fils ; c'est sous le règne de son arrière petit-fils qu'elle est livrée à un roi ennemi et mise à mort.

Dans les faits, elle va régner sur au moins un royaume mérovingien (Austrasie et/ou Burgondie) pendant 33 ans. Elle est aussi célèbre pour sa rivalité avec une autre reine franque, Frédégonde.

Le VIe siècle en Gaule franque est marqué par les partages qui ont lieu à la mort de Clovis (511) et à la mort de Clotaire Ier, fils de Clovis (561).

En 511, quatre royaumes sont créés avec pour capitales : Reims, Soissons, Paris et Orléans, et Toulouse.

En 561, Clotaire, le seul survivant, qui a récupéré l'ensemble des royaumes, décède. Les quatre fils de Clotaire effectuent un partage analogue du royaume franc : Sigebert à Reims, Chilpéric à Soissons, Caribert à Paris, Gontran à Orléans, ce dernier royaume incluant maintenant le territoire burgonde (Burgundia, Burgondie, Bourgogne) conquis entre temps. Ils se répartissent de nouveau l'Aquitaine séparément.

Très vite, Sigebert déplace sa capitale de Reims à Metz ; Gontran déplace la sienne d'Orléans à Chalon.

À la mort de Caribert en 567, sa part est partagée entre les trois survivants : en particulier, Sigebert (Metz) reçoit Paris et Chilpéric (Soissons) Rouen.

Vers la fin du VIe siècle, apparaissent les deux nouvelles dénominations d'Austrasie pour le royaume de Metz et de Neustrie pour le royaume de Soissons et ses dépendances.

Voici un extraire du livre de M. Bruno Dumzil sur la reine Brunehaut

Au printemps 581, deux armées se préparent à s'affronter dans la plaine de Champagne. L'enjeu de la bataille est le contrôle de l'Austrasie, le plus grand des royaumes mérovingiens. Soudain, une femme en armes apparaît entre les lignes ennemies et exige des guerriers qu'ils mettent fin à leur querelle. Par ce fort belliqueux geste de paix, Brunehaut vient de faire son entrée dans l'Histoire.
Cette grande dame du VIe siècle souffre pourtant de la légende noire attachée à son nom. Trop souvent, son règne est décrit comme une suite de meurtres, de vengeances et de sacrilèges, dont le moteur aurait été une haine inexpiable envers sa belle-soeur Frédégonde. Quant à l'épouvantable supplice qu'elle subit en 613, on le donne généralement en modèle de la barbarie mérovingienne. Par-delà l'image d'Épinal, il est aujourd'hui nécessaire de revenir aux sources contemporaines. Le rôle du médiéviste est de relire ces textes, de les confronter avec les résultats des disciplines nouvelles, pour bâtir un récit plus attentif à la vérité historique ; peut-être moins «romantique», mais tout aussi vivant et trépidant.
Brunehaut retrouve alors sa véritable dimension, gigantesque, à la mesure d'un royaume qui s'étendait de la Bretagne à l'Adriatique et du Pays basque aux frontières du Danemark. Là, pendant près de quarante ans, cette «Barbare» oeuvra à la préservation de la civili­sation romaine. Sous son règne, l'autorité de l'État, le principe d'un impôt équitable et la littérature classique vécurent un été indien. Mais Brunehaut fut aussi une femme dépourvue de toute nostalgie. Sa pratique subtile de la justice et son usage des relations d'homme à homme - ou doit-on dire de femme à homme ? - font d'elle l'une des créatrices de la civilisation médiévale. Amie des papes et des moines réformateurs, elle rendit également possible l'évangélisation de l'Angleterre et contribua grandement à l'émergence de la chrétienté occidentale.
A la rupture entre Antiquité et Moyen Âge, entre passion pour le pouvoir et espoir permanent d'une existence paisible, Brunehaut est un personnage étrange et complexe, une figure qui mérite assurément d'être redécouverte.

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Frédégonde

14 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

Frédégonde

Je découvre quant à moi ces reines mérovingiennes qui ont malgré tout contribué à notre histoire de France. Certaines sont plus importantes et ont laissé plus traces que d'autres.

Paysanne gauloise sans fortune, belle, intelligente et d'une farouche volonté, Frédégonde séduit Chilpéric, fils du roi franc Clotaire. En 568, elle devient reine de Neustrie. Mais elle doit mener une lutte implacable pour survivre et conserver, après le meurtre de son mari, le royaume à son fils, Clotaire II. Face à elle, sa belle-soeur, la reine Brunehilde (Brunehaut) d'Austrasie. Entre les deux régentes, le combat devient sans merci. Maltraitée par les historiens, Frédégonde n'avait pas fait l'objet d'une grande biographie. Reprenant toutes les sources disponibles, Anne Bernet trace le portrait d'une femme singulièrement forte, qui usa de toutes les armes à sa disposition pour défendre les siens. Sans scrupules mais avec une habileté et une détermination qui forcent l'admiration.

Frédégonde et son fils Clotaire II à la tête de l'armée contre Childebert. Grandes chroniques de France. Bibliothèque municipale de Lyon.

Les principales sources d'époque sont la chronique de Grégoire de Tours, Histoire des Francs, qui s'arrête en 591, celle de Frédégaire ainsi que la vie en prose de Radegonde de Poitiers et les poèmes de Venance Fortunat.

Frédégonde(Fried (paix) et Gund (bataille) est née vers 545 et morte en 597 à Paris et est reine de Neustrie après son mariage avec le roi mérovingien

La vie de Frédégonde se déroule dans le cadre territorial et politique issu du partage du royaume franc effectué en 561 à la mort de Clotaire, fils de Clovis et père de Chilpéric.

À la mort de Clovis, en 511, quatre royaumes avaient été créés avec pour capitales : Reims, Soissons, Paris et Orléans, l'Aquitaine étant répartie séparément. Dans les années 550, Clotaire, dernier survivant des quatre frères reconstitue l'unité du royaume franc, augmenté du territoire burgonde (Burgundia, Burgondie, Bourgogne) conquis entre temps.

En 561, les quatre fils de Clotaire effectuent un partage analogue à celui de 511 : Sigebert à Reims (puis Metz), Chilpéric à Soissons, Caribert à Paris, Gontran à Orléans (puis Chalon), ce dernier royaume incluant maintenant le territoire burgonde conquis entre temps. Ils se répartissent de nouveau l'Aquitaine séparément.

Gravure du tombeau de Frédégonde dans l'Histoire populaire contemporaine de la France, tome 1 de Charles Lahure.

À la mort de Caribert en 567, sa part est partagée entre les trois survivants : en particulier, Chilpéric (Soissons) reçoit Rouen et Sigebert (Metz) reçoit Paris.

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Audovère

14 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13 Publié dans #histoire

Audovère né vers et morte au mans en 580 était une reine franque, première épose de Chilpéric 1er roi de neustrie avec qui elle eut 5 enfants

  • Thibert (v.548-551 † 573), vaincu et tué par les ducs Godegisel et Gontran Boson alors qu'il dévastait la Touraine, possession de son oncle Sigebert Ier.
  • Mérovée († 577), marié à sa tante par alliance Brunehilde et tonsuré, puis tué sur ordre de son père.
  • Clovis († 580), assassiné sur l'ordre de sa belle-mère Frédégonde.
  • Basine, violée par les hommes de Frédégonde après la mort de Clovis, puis religieuse au monastère Sainte-Croix de Poitiers. Elle participa à la révolte des nonnes de Poitiers avec sa cousine Chrotielde, fille de Caribert Ier[4].
  • Childesinde, dont l'existence reste sujette à caution puisqu'elle n'est pas citée par Grégoire de Tours mais seulement par le Liber Historiae Francorum, un siècle et demi plus tard.
  • Le Liber historiæ Francorum, source relativement tardive (727) et au demeurant largement contestée, raconte comment Audovère fut manipulée par sa servante Frédégonde et répudiée à son instigation. En effet, profitant d'une absence du roi parti se battre en Saxe contre son frère Sigebert, Frédégonde aurait abusé de la naïveté de la reine en lui faisant tenir elle-même son sixième enfant Childesinde sur les fonts baptismaux. Audovère se serait ainsi rendue coupable de devenir marraine de sa propre fille et commère de son mari, ce qui aux yeux de l'Église lui interdisait le lit conjugual sous peine d'être accusée d'inceste. À son retour de guerre, Chilpéric, mis au courant par Frédégonde, aurait répudié Audovère pour ne pas être lui-même excommunié, et l'aurait envoyée dans un couvent de la cité du Mans[5].

    Cette anecdote haute en couleurs illustre dans ses grandes lignes le texte antérieur de Grégoire de Tours qui précise que Chilpéric fut contraint de renvoyer l'ensemble de ses épouses (légitime(s) et secondaires) pour pouvoir convoler avec la princesse wisigothe Galswinthe (vers 568).

    Audovère fut par la suite victime de la politique de Frédégonde dont l'objectif était l'élimination du premier noyau familial de son mari. D'après Grégoire de Tours, l'ancienne reine fut ainsi assassinée en 580 et deux de ses fils, Clovis et Mérovée, poursuivis et mis à mort sur ordre de Frédégonde. Quant à la princesse Basina, elle fut violée par les hommes de sa belle-mère afin d'être écartée de la succession royale, puis enfermée au couvent de Poitiers (dirigé par la reine Radegonde).

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Radegonde de Poitiers

13 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13 Publié dans #Histoire

Reprenons notre barque et remontons le fil des siècles, aujourd’hui je citerais la femme de Clotaire 1er fils de Clovis, devenue reine des Francs de par son mariage. Radegonde de Poitiers est née vers 520 en Thuringe, décédée le 13 août 587 à Poitiers à environ 67 ans, dans le monastère Notre-Dame. Fondatrice de l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers, elle a été canonisé et fêter le 13 Août.

Rescapée, en 531, d'un massacre où les Francs ont anéanti sa famille, Radegonde n'a que onze ans lorsque Clotaire 1er, déjà marié quatre fois, décide d'en faire son épouse. Elle use de sa beauté, de sa culture et de son intelligence pour exercer une influence sur cet homme cruel qui lui fait horreur. Mais, bouleversée après qu'il eut assassiné son frère, elle décide de mettre un terme à sa vie conjugale et se retire dans le monastère de Sainte-Croix, à Poitiers, où elle prend le voile. Tissant un vaste réseau diplomatique, elle en fait vite un centre de rayonnement intellectuel et spirituel européen. Par sa vie religieuse exemplaire, elle recueille l'admiration de ses contemporains qui lui donnent le titre de Mère de la patrie. Elle demeure comme l'une des plus grandes souveraines de France.

Radegonde est la fille de Berthaire (en), roi de Thuringe 1.

À la mort de Basin de Thuringe, son royaume est partagé entre ses trois fils : Badéric (en), Hermanfred et Berthaire. Il s'ensuit une guerre fratricide. Berthaire est d'abord assassiné par ses deux frères. Puis Badéric est victime d'une coalition entre le Franc Thierry Ier, fils de Clovis, roi de Metz, et Hermanfred. Radegonde est alors emmenée, à l'âge de trois ans, à la cour d’Hermann 2.

Mais Thierry Ier, exigeant une partie du royaume de Thuringe en échange de son soutien, forme une alliance avec son frère Clotaire, roi de Soissons. Ils vainquent l'armée thuringienne en 531rp 1. Avec son frère Hermanfred[réf. à confirmer], Radegonde devient, à onze ans, prisonnière de Clotaire, après tirage au sort4,5.

Légendes autour de la sainte

Le miracle des avoines, une légende apparue au XIVe siècle.

Clotaire, qui avait d'abord accepté la vocation de la reine, changea d'avis : il envoya une troupe à Saix pour la ramener à la cour. Lorsque les soldats s'annoncèrent en vue de Saix, Radegonde s'enfuit vers le Sud à travers un champ d'avoine que des ouvriers étaient en train de semer. C'est alors que se produisit le miracle des avoines, la sainte reine fit instantanément pousser l'avoine pour s'y cacher. Questionnés par les poursuivants, les moissonneurs, purent affirmer qu'ils n'avaient vu personne dans le champ depuis le temps où cette avoine avait été semée. À partir de ce moment, Clotaire lui laissa suivre son chemin vers une vie consacrée à la religion.

Sainte Radegonde entretenait de pieuses relations avec saint Junien, le saint patron des laboureurs du Poitou, lequel exerçait son sacerdoce à Marié-Lévescault (79). Ils s'étaient mutuellement promis de prévenir le survivant par l'envoi d'un messager, dès que l'un d'eux viendrait à mourir. La providence voulut qu'ils rendirent l'âme tous les deux au même instant, ce mercredi 13 août 587. Si bien que les deux messagers, engagés chacun pour porter avertissement à l'autre que l'un d'eux venait de décéder, devaient se rencontrer à mi-chemin en un lieu nommé Troussais, paroisse de Ceaux En Couhé (86)14.

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Clotilde de Burgondie

10 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13 Publié dans #Histoire

Clotilde de Burgondie

Aujourd'hui, une fois encore, nous allons remonter le cours du temps. Après Basine de Thuringe qui était la mère de Clovis. Je vous présente sa femme :Clotilde de Burgondie Clotilde2 (du germanique hlod, « gloire » et hild, « combat », né vers 474 ou 475 (on ne sais pas très bien) peut être Vienne Lyon ou encore Genève là encore peut de documentation pour nous guider, morte autour de 545 à Tour. Reine de France vers 413-27 novembre 511environ 18 ans. Elle a été canonisée vers 550 ou 560 ; l'Église orthodoxe et l'ancien martyrologe romain la fêtent le 3 juin (dies natalis), et l'Église catholique le 4 juin

Quelle place, dans la Gaule du Ve siècle finissant, une princesse pouvait-elle tenir ? Aucune, en principe, dans un univers entièrement dominé par la violence et la sauvagerie des hommes... Lorsque, à vingt ans, Clotilde, princesse burgonde et catholique, épargnée dans son enfance lors de l'assassinat de ses parents, accepte d'épouser le jeune roi pan des Francs, Clovis, elle est destinée à devenir le pion docile d'une vaste stratégie diplomatique où des souverains barbares ambitionnent de se tailler des royaumes. Mais elle refuse de jouer ce rôle. Restée fidèle au catholicisme, elle devient l'alliée de l'Eglise et conduit, malgré les épreuves, son époux à la foi de Rome, décidant ainsi du destin de la France. Veuve à trente-cinq ans, elle est confrontée aux haines, rivalités et meurtres qui minent sa famille. Elle se retire dans un monastère de Tours où elle finit sa vie, en 545, dépouillée de toute vanité terrestre

Les origines de Clotilde remonte fort loin dans le temps « Estonienne » par les Balthes et « norvégienne » par les Burgondes, elle faisait partie d'une famille royale des bords de la mer Baltique entrée dans un clan wisigoth lors d'une soumission des Estes aux Goths.

Elle est la fille du roi burgonde Chilpéric II, fils du roi Gondioc et frère de Gondebaud, Godegisile et Gondemar. Le nom de la mère de Clotilde n'est pas connu.

L'enfance et la jeunesse de Clotilde se déroulent à la cour burgonde sous les règnes de Gondioc, mort dans les années 470, puis de Chilpéric 1er, mort vers 480, puis sous le règne conjoint des quatre fils de Gondioc.

Deux d'entre eux, Gondemar et Chilpéric II, père de Clotilde, disparaissent durant les années 480, laissant la place à Gondebaud et Godegisile, seuls rois des Burgondes dans les années 490. Cette disparition de deux des frères est l'objet d'un certain nombre d'interrogations.

Bien entendu c'est juste un aperçu que j'ai pu trouvé sur le net, à vous d'aller chercher plus loin pour en savoir plus si vous êtes intéressé par le sujet. Je n'ai pas la prétention de vous apprendre quoique se soit mais juste mettre à l’honneur toutes ses femmes et reines oubliées par l'histoire de notre pays.

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Basine de Thuringe

8 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13

L'histoire de France, une vieille histoire qui débute il y a fort longtemps. Des Mérovingiens aux capétiens les épouses ont aussi joué un rôle important dans l’histoire, au fur et à mesure nous verrons ces dames à l’œuvre, dans un monde très misogyne, elles ont su s’imposer dans divers domaines.

Basine de Thuringe, né vers 430 morte vers 481,elle régna vers 465 jusqu'à sa mort en 481. Première reine des Francs saliens connue, princesse de la ligue des Thuringe, devient par son mariage avec Childéric 1er la reine des francs saliens. Malheureusement on ne peut pas établir formellement l’origine de Basine car il y a peu de document qui témoigne de son existence.

Le premier historien à mentionner la reine Basine est l'évêque Grégoire de Tours qui raconte :

« Childéric, roi des Francs, s’abandonna à une honteuse luxure, déshonorant les femmes de ses sujets. Ceux-ci, s’indignant de cet outrage ; le détrônèrent (457). Ayant découvert qu’on en voulait même à sa vie, il se réfugia dans la Thuringe, laissant dans son pays un homme qui lui était attaché pour qu’il apaisât, par de douces paroles, les esprits furieux. Il lui donna aussi un signe pour qu’il lui fît connaître quand il serait temps de retourner dans sa patrie, c’est-à-dire qu’ils divisèrent en deux une pièce d’or, que Childéric en emporta une moitié, et que son ami garda l’autre, disant : Quand je vous enverrai cette moitié, et que les deux parties réunies formeront la pièce entière, vous pourrez revenir en toute sûreté dans votre patrie. Étant donc passé dans la Thuringe, Childéric se réfugia chez le roi Basin et sa femme Basine. Les Francs, après l’avoir détrôné, élurent pour roi, d’une voix unanime, Ægidius qui, ainsi que nous l’avons dit plus haut, avait été envoyé par la république romaine comme maître de la milice. Celui-ci était déjà dans la huitième année de son règne lorsque le fidèle ami de Childéric, ayant secrètement apaisé les Francs, envoya à son prince des messagers pour lui remettre la moitié de la pièce qu’il avait gardée. Celui-ci, voyant par cet indice certain que les Francs désiraient son retour, et qu’ils le priaient eux-mêmes de revenir, quitta la Thuringe, et fut rétabli sur son trône. Tandis qu’il régnait, Basine, dont nous avons parlé plus haut, abandonna son mari pour venir auprès de Childéric. Comme il lui demandait avec empressement par quel motif elle venait d’un pays si éloigné, on dit qu’elle répondit : J’ai reconnu ton mérite et ton grand courage ; je suis venue pour rester avec toi : sache que si j’avais connu, dans des régions au-delà des mers, un homme plus méritant que toi, j’aurais désiré d’habiter avec lui. Celui-ci, enchanté, l’épousa. Il en eut un fils qu’on appela du nom de Clovis. Ce fut un grand prince et un redoutable guerrier »1.

De ce chapitre, Godefroid Kurth estime que tout ce que l'on peut en retenir est que Childéric a épousé une thuringienne du nom de Basine, et que tout le reste relève du récit populaire

De son mariage avec Childéric 1er Basine a donné naissance à Clovis 1er nait vers 465 mort en 511est fut roi des francs.

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