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  le blog anthologie

PHILIPPE LE HARDI EPOUSE MARIE DE BRABANT

8 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13 Publié dans #histoire

Veuf d'Isabelle d'Aragon depuis juillet 1271, Philippe III le Hardi songe à se remarier, d'autant qu'une nouvelle union lui permettrait de renforcer ses alliances. C'est ainsi que le 21 août 1274, il va épouser Marie, la soeur du duc Jean de Brabant.

Philippe III le Hardi a perdu sa première épouse, Isabelle d'Aragon, en juillet 1271, sur le chemin du retour de la huitième croisade. Quatre fils étant nés de cette union, le roi n'a aucune inquiétude à avoir sur l'avenir de la Couronne. Cependant il ne souhaite pas vivre seul et cherche à se remarier. Or il se trouve que le duc Jean de Brabant a une soeur, Marie. Cette jeune fille, qui va sur ses vingt ans est fort réputée pour sa beauté et sa grâce. De nombreux prétendants lui font une cour assidue, parmi lesquels les comtes de Flandre, du Hainaut et de l'Artois, qui se sont déclarés et ont demandé sa main à son frère.
D'autres seigneurs brûlent eux aussi en secret pour la belle Brabançonne : admis à la Cour de Bruxelles, mais moins puissants, ils ne se considèrent cependant pas d'aussi haut lignage pour être des partis convenables. Le comte de Namur fait partie de ces amoureux transis qui osent à peine lever les yeux sur Marie de Brabant. Jeune homme valeureux et de noble figure, il est l'un des plus ardents soupirants de la princesse. Et, contrairement à ses rivaux, il est aimé en retour.

Finalement, l'amour est le plus fort, et le comte de Namur ose demander la main de Marie de Brabant. Le duc Jean l'estime et souhaite lui être favorable. Si bien qu'il ne diffère sa réponse que d'une journée, le temps pour lui de connaître les intentions et les sentiments de sa soeur, qu'il aime tendrement et désire rendre heureuse. Soulagé, le comte de Namur attend la décision de son suzerain en toute confiance...
Mais, ce même jour, un ambassadeur de Philippe le Hardi, qui entretient alors des relations assez froides avec le duc de Brabant, arrive à la Cour de Bruxelles. Le roi de France l'a chargé d'offrir la paix au duc Jean et de conclure un traité dont la première condition sera son mariage avec Marie. Cette offre venant d'un des plus puissants souverains d'Occident est fort séduisante. Philippe le Hardi est un seigneur puissant, avec qui il est du plus haut intérêt de nouer une relation militaire, politique et matrimoniale. Le duc de Brabant est en outre extrêmement flatté d'être ainsi sollicité. Il reçoit l'ambassadeur du Capétien avec éclat et répond conformément aux désirs de Phiippe le Hardi. En de telles circonstances, il ne se préoccupe plus du tout des sentiments de sa soeur. Il ne songe pas un seul instant à la consulter, et c'en est fini des espoirs du comte de Namur. Les adorateus de Marie de Brabant ne peuvent que s'incliner devant la décision du prince et, devant un rival trop puissant, sont contraints de se retirer en silence. Le traité de paix et d'alliance est très vite conclu.
Peu après, la fiancée, ravalant ses larmes, quitte Bruxelles, accompagnée par l'ambassadeur de France, par les dames de sa cour et par une suite nombreuse et brillante.

Dès son arrivée à la Cour du Capétien, Marie de Brabant, bien qu'un peu mélancolique, charme tout le monde par sa beauté. Comme dans son pays natal, elle conquiert tous les coeurs. Philippe le Hardi tombe aussitôt vivement amoureux de cette jeune princesse de neuf ans sa cadette, à qui, après quelque temps, il parviendra à faire oublier le visage aimable du comte de Namur.
Les noces sont célébrées le 21 août 1274 dans la magnificence, le roi désirant que tous prennent part au bonheur du couple royal. A cette époque, la Cour de France est encore assez austère, et l'on n'y badine pas avec la fidélité conjugale : l'influence des moeurs méridionales, des troubadours et des "cours d'amour" ne se fera sentir que bien après le rattachement du Languedoc au royaume de France. La foule nombreuse assistant à la cérémonie, la pompe des célébrations, la magnificence et la longueur des réjouissances sont destinées à souligner le caractère exceptionnel des liens contractés par les époux et à contribuer à les faire respecter toute la vie. Le mariage est, au même titre que le baptême, un sentiment religieux nécessitant le libre consentement des époux, recueilli par le prêtre, et leur fidélité. Aussi, pendant toute la cérémonie et les fêtes, les religieux sont-ils constamment présents afin de prononcer de nombreux sermons et de bénir la chambre nuptiale.
Le 25 juin de l'année suivante, Marie de Brabant sera couronnée à la Sainte Chapelle du palais de l'île de la Cité et deviendra ainsi pleinement reine de France.

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les rois maudits

8 Juillet 2015 , Rédigé par gentle13 Publié dans #histoire

Les quatre derniers rois capétiens Philippe IV le Bel, Louis X le Hutin, Philippe V le Long, et Charles IV le Bel, laissèrent dans l’histoire une image très négative.

Philippe IV le bel perdu ses trois fils en une douzaine d’année : Louis X mourut en 1316, Philippe V en 1322, et Charles IV en 1328, et comme aucun des trois n’eut de descendance mâle, la lignée capétienne s’éteignit avec le décès de Charles IV, ainsi naquît la légende des rois maudits

Dès le XIVe siècle, le destin tragique de Jacques de Molay inspire des auteurs. Boccace parle de lui dans son De casibus virorum illustrium (Des cas d'hommes illustres) comme parfait exemple d'homme modeste que la Fortune a porté au sommet et dont la chute fut d'autant plus spectaculaire. Cependant, c'est souvent la fin des Templiers et de l'ordre qui marque la littérature et en particulier le bûcher spectaculaire du 11 mai 1310 durant lequel 54 templiers sont brûlés[].

La légende la plus connue et la plus ancienne autour de Jacques de Molay concerne la malédiction qu'il est censé avoir lancée contre Philippe le Bel et les Capétiens. Selon l'historienne Colette Beaune, cette légende est née après un épilogue stupéfiant pour les contemporains de Philippe le Bel : comment le roi le plus puissant de la chrétienté, doté de trois fils, a-t-il pu voir s'achever sa dynastie et plonger son royaume dans la guerre de Cent Ans ? Dans les mentalités médiévales, comment expliquer la chute de cheval, l'adultère de ses brus, la mort précoce de ses trois fils si ce n'est par une raison surnaturelle ? La malédiction est cependant plus souvent attribuée à Boniface VIII, pape dont la mort est imputable à Philippe. C'est au XIVe siècle que la malédiction est clairement formulée. Paolo Emilio rédige par la suite une histoire de France pour le compte du roi François Ier où il met en scène la mort d'un Jacques de Molay maudissant le roi et le pape et les convoquant devant le tribunal de Dieu. Les historiens des siècles suivants reprennent son récit[].

Cette légende s'est maintenue jusqu'à la suite romanesque historique Les Rois maudits, rédigée par Maurice Druon entre 1955 et 1977. Cette suite et ses adaptations télévisées contribuent à populariser encore davantage Jacques de Molay et sa malédiction :

« Pape Clément !… Chevalier Guillaume !… Roi Philippe !… Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste jugement ! Maudits ! Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races ! »

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