Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
  le blog anthologie

Bertrand LATOUR

23 Novembre 2010 , Rédigé par gentle13 Publié dans #mes livres

Connaissez-vous Bertrand LATOUR ? Oui, non ! Pour ma part c'est un illustre inconnu dont je viens de découvir le nom sur le net et qui est considérer par certains comme étant le meilleur écrivain de France, comme toujours je vous laisse vous faire votre propre opinion. Le résumé pris sur le ssite de la FNAC Bonne lecture

 

Jules est chauffeur de limousine au « Palace », l’un des plus grands hôtels parisiens. Au volant de Mercedes rutilantes, il conduit grands patrons, call girls, stars du show bizz, nouveaux russes, chefs de guerre et milliardaires en vacances. Discret (un chauffeur n’entend rien et ne voit rien…), charmant (mais pas trop car un chauffeur ne doit pas avoir l’air de s’amuser), disponible (un chauffeur n’a pas d’horaires), il sait traverser Paris à 100 km/h avec une meute de paparazzi à ses trousses, faire risette avec un singe pendant que son propriétaire s’amuse dans une partie fine, jouer au chevalier servant avec une américaine nymphomane jusqu’au bout de la nuit et, bien-sûr, trouver le restaurant, le musée, la boutique, le zoo ou le peep show dont rêve chacun de ses clients. Des plus grandes tables de Paris aux soirées de débauche à Neuilly en passant par les pistes du Bourget où se posent les jets privés, Jules assiste aux premières loges - mais en spectateur aux fins de mois difficiles à la vie des très riches. Il connaît leurs habitudes, recueille leurs confidences, compose avec leurs manies, partage leurs secrets et surtout, surtout, attend leurs généreux pourboires. Car Jules est en guerre. En guerre avec ses collègues pour conduire les meilleurs « tipers » (ceux qui donnent les plus gros pourboires). En guerre avec Paula, la femme de sa vie à qui il veut offrir la « belle » vie. Ou rien. Jusqu’où est-il prêt à aller pour atterrir, un jour, sur la banquette arrière ? Aussi loin que ses passagers le veulent, et même au-delà puisqu’il devient la pièce maîtresse d’une machination aussi rémunératrice que dangereuse… Enfant de Kerouac et Bukowski, Latour nous plonge dans l’intimité des VIP au rythme trépidant de sa prose survitaminée. Humour décapant, phrases précises et rythmées, « Un milliard et des poussières » n’est pas écrit par un chauffeur tombé dans l’écriture, mais par un écrivain tombé dans la chauffe.


Un milliard et des poussières

 

Comme un beau grand slow collé
Comme un beau grand slow collé

Montréal offre cet avantage d'être l'Amérique, les sous-titres en moins.
On y roule en pick-up Dodge en écoutant Jacques Brel, on y boit de la bière du Missouri en mangeant de la poutine, on commence ses phrases par " Hey, man! " qu'on termine par " Tabernacle! ". Envisagé sous cet angle, quand on est français et qu'on n'aime pas les sous-titres, Montréal est un bon deal. Or donc, les huit héros des huit nouvelles de ce livre se retrouvent à Montréal pour des raisons parfois précises, souvent obscures.
On y rencontre Antoine, héritier d'une famille richissime qui met enceinte une furie originaire de Toronto. Laure, qui se lamente de ne pas être enceinte et croise, dans un face-à-face explosif, une belle Américaine qui risque de l'être bientôt. On y trouve Louis, seul et unique ambulancier-écrivain sur terre, qui d'ailleurs, à son grand désespoir, est plus ambulancier qu'écrivain. Et l'intrépide Andrew, qui n'a pas inventé la poudre mais s'y entend à y mettre le feu avec une désarmante innocence. Enfin Romain, qui traverse avec le sourire une journée de cauchemar où défile une faune québécoise loufoque et allumée. Avec une écriture acide et tendre, Bertrand Latour raconte avec virtuosité huit crises d'adolescence éternelle, quelque part entre Paris et Montréal, entre Philippe Djian et John Fante.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article