Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
  le blog anthologie

anthologie

Le chevalier d'Eon : homme ou femme ?

23 Août 2009 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Charles-Geneviève-Louis-Auguste-André-Thimothée d'Éon de Beaumont, mieux connu sous le nom de chevalier d’Eon, il est né le 5 octobre 1728 à Tonnerre en France et mort à Londres le 21 mai 1810. J’ai et je m’excuse recours aux net pour avoir plus d’explications, n’étant pas historien mais plutôt curieux sur notre histoire et les personnages célèbres et ambigüe qui l'ont marqués et qui ont fait couler beaucoup d’encre : Tel est le cas pour ce personnage qui a défrayé la chronique. Homme selon les cas femmes selon d’autre il a joué admirablement  et intelligemment de cette faculté qu’il a mis au service de Louis XV. Je cite les sources dont je me servis pour écrire cet article

http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Beaumont,_chevalier_d%27%C3%89on

http://www.linternaute.com/humour/dossier/06/enigmes-historiques/eon.shtml

Le Chevalier d'Eon : homme ou femme ?

Pendant très longtemps, la Cour n'a jamais su affirmer avec certitude si le célèbre espion Charles de Beaumont, dit le Chevalier d'Eon, était un homme ou une femme. "Un mouchoir au creux du pantalon je suis chevalier d'Eon..." chantait Mylène Farmer en 1987 dans Sans Contrefaçon. Il est né en 1728 sous le nom de Charles-Geneviève-Louis-Auguste-André-Thimothée d'Éon de Beaumont, soit trois prénoms masculins et trois prénoms féminins. Cette ambiguïté allait poursuivre toute sa vie Charles de Beaumont, dit le Chevalier d'Eon, durant toute sa carrière d'espion sous la solde de Louis XV et jusqu'à sa mort. uerre des sexes
Avocat dès ses 21 ans, Charles de Beaumont est vite remarqué par le roi qui le nomme Censeur royal, puis lui demande d'affilier "Le Secret du Roi", un service secret de renseignements. Sa première mission : approcher l'indisponible tsarine Elisabeth pour demander une alliance russe avec la France. Pour l'approcher, le Chevalier d'Eon devient Lya de Beaumont, et grâce à son intelligence il parvient à devenir sa lectrice. Il finit par influencer la tsarine en la faveur de Louis XV et mène à bien sa première mission. Sa carrière militaire ne cesse de prendre de l'ampleur jusqu'à ce qu'il devienne capitaine des dragons.

 

Le Chevalier
d'Eon
© University of Leeds

Pourtant, cette première mission réalisée très jeune finit par jeter l'opprobre sur le chevalier. En 1770, la rumeur se propage en Europe que le Chevalier d'Eon est vraiment une femme. La douceur de ses traits, la parfaite symétrie de ses prénoms (3 masculins, 3 féminins) ainsi que l'ambiguïté dont se joue le Chevalier à l'annonce de cette rumeur (il ne démentira jamais) ne font qu'amplifier les ragots. Les Anglais en viennent même à parier sur son sexe. Après la mort de Louis XV, Louis XVI, qui ne l'aimait pas beaucoup, fait récupérer certains documents secrets... et le condamne à porter à vie le vêtement féminin. Pour la Cour, cela ne fait plus aucun doute : le Chevalier d'Eon est une femme.


La chevalière continuera pendant plus de 30 ans à porter des vêtements de femme, notamment des toilettes fournies par Marie-Antoinette elle-même. Destituée de ses fonctions de capitaine des dragons, la chevalière finira sa vie dans la misère, s'exposant en tant que saltimbanque ou phénomène de foire. Deux jours après sa mort, la vieille femme est autopsiée. Coup de théâtre : le chirurgien chargé de l'autopsie déclare officiellement que le corps décédé comporte tout ce qu'il y avait de plus masculin. Le Chevalier d'Eon était bien un homme. Mais derrière cette affirmation se cache le mystère d'un homme qui, pendant plus de 30 ans, a vécu comme une femme. Un secret que seul Louis XVI pourrait résoudre...

Le chevalier d’Eon à jamais dans le Middlesex

 

      Ni homme, ni femme. Quoi alors ? L’un et l’autre alternativement. Une personne ? Disons plutôt : un personnage. On comprend que deux siècles après, en dépit d’une abondante bibliographie qui aurait dû épuiser le sujet, le cas du chevalier-chevalière d’Eon fascine les thésards des gender studies. Mais pas qu’eux. Il faut dire que sa vie reconstituée demeurait une somme d’énigmes. La biographie de l’historienne Evelyne Lever, spécialiste du XVIIIème siècle, Le Chevalier d’Eon, “une vie sans queue ni tête” (385 pages, 22 euros, Fayard) n’est pas seulement un récit enlevé, bien dans sa manière, aussi vive que documentée. Elle débarrasse le nom d’une partie de ses mythes et légendes, et on peut imaginer qu’il en a charriés, depuis le temps que les imaginations s’excitent dessus, véritable pâte à fantasme ou, comme disait Voltaire, de quoi faire “un beau problème dans l’Histoire”. Il est vrai que le même, qui le tenait pour “un monstre”, l’évoquait naturellement comme “un animal amphibie”.

Lire la suite

Louis ferdinand céline

20 Août 2009 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Continuons notre promenade à travers les livres comme à travers le cinéma. Aujourd'hui un écrivain que j'apprécie et dont j'ai lu en tout et pour tout deux livres. Je pense que le personnage vous est famillié et que vous avez lu au moins un voire plusieurs de ces livres. Pour ma part j'ai lu il y a fort longtemps déja " voyage au bout de la nuit et mort en direct"j'avais à l'époque trouvé quelque chose de particulier, une espèce d'atmosphère dont aujourd'hui encore j'ai du mal à définir. Il y a des auteurs que j'aime lire et relire, celui ci en fait partie.

ttp://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Ferdinand_céline
Louis Ferdinand Auguste Destouche,plus connu sous son nom de plume Louis-Ferdinand Céline (prénom de sa grand-mère et l'un des prénoms de sa mère) généralement abrégé en Céline (18941961), est un médecin et écrivain français, le plus traduit et diffusé dans le monde parmi ceux du XXe siècle après Marcel Proust
Activité(s) romancier, essayiste, médecin
Naissance 27 mai 1894
Courbevoie
Décès 1er juillet 1961
Meudon
Genre(s) roman, essai
Distinctions Prix Renaudot 1932
Lire la suite

Le Montespan

18 Août 2009 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Après chattam nous faisons un bond dans l'histoire avec Jean Teulé "le Montespan" comme il se plait à le dire l'hstoire du cocu le plus célèbre et le plus insolent du siècle de Louis XIV. Pour certains si ce n'est pour beaucoup se personnage est déjà connu comme étant le mari de Mme de Montespan qui comme vous le savez fut la maitresse du roi soleil. Ce qui eut été pour certains un honneur fut pour lui une trahison qu'il orna son carrosse de cornes gigantesques...


Le Montespan

Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari de sa bonne fortune. C'était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan…

Gascon fiévreux et passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose. Dès qu'il eut connaissance de son infortune, il orna son carrosse de cornes gigantesques et entreprit de mener une guerre impitoyable contre l'homme qui profanait une union si parfaite. Refusant les honneurs et les prébendes, indifférent aux menaces répétées, aux procès en tous genres, emprisonnements, ruine ou tentatives d'assassinat, il poursuivit de sa haine l'homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme
Lire la suite

Maxime CHATTAM

17 Août 2009 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Qui n'a jamais entendu de Macime chattam ou lu quelqu'uns de ces livres. Aujourd'hui je m'attèle donc à sa trilogie "L' âme du mal que je viens à pein de de commencer, In ténébris et pour finir Maléfices. Comme chacun sait il est nait en 1976 à Herblays dans le Val d'Oise. Pour ceux et celles qui aiment les sensations fortes et les nuits sans sommeille ces livres sont faient pour vous, frisson garantis
www.maximechattam.com pour plus de renseigenement à son sujet.


L'âme du mal
Pas plus que sa jeune assistante, l'inspecteur-profileur Brolin ne pense que les serial killers reviennent d'outre-tombe. Fût-il le monstrueux bourreau de Portland qui étouffait et vitriolait ses victimes avant de les découper avec précision. Mais le bourreau est mort et le carnage se poursuit,...

In tenebris
Des dizaines et dizaines de personnes ont disparu à New York dans des circonstances étranges. La moitié d'entre elles n'a pas été retrouvée. Julia, elle, l'a été. Elle est découverte vivante, scalpée dans un parc. Sa photo figure au milieu d'une soixantaine d'autres …

Maléfices
Portland est sous le choc. Un criminel s'introduit dans les maisons pour y déposer des araignées parmi les plus dangereuses au monde. Les unes après les autres, les familles comptent leurs blessés, leurs morts. Dans le même temps, on découvre dans la forêt des corps de femmes entièrement momifiés...
Le sang du temps
J'ai lu pour d'abord vcelui là avant d'entamer sa triologie
Marion doit fuir Paris dans l'urgence. Il y va de sa vie. Des hommes de la DST la déposent au Mont-Saint-Michel, où l'accueille une communauté religieuse. Très vite, Marion se sent espionnée...

Mars 1928.

Au Caire, des enfants disparaissent en pleine nuit, on retrouve leurs corps meurtris dans les nécropoles environnantes. Une rumeur se propage : le monstre des Mille et Une Nuits, la terrible Goule, serait de retour. Le détective Matheson n'y croit pas...

Deux intrigues sans rapport apparent, et pourtant liées de manière inextricable. Entre un Nom de la rose moderne et un Seven historique, un thriller envoûtant, avec un dénouement où vous vous trouverez impliqués malgré vous !


Après des études de criminologie, Maxime Chattam a renouvelé le genre du thriller avec maestria dans sa trilogie L'Âme du mal, In Tenebris et Maléfices.
Lire la suite

Mes choix de livres 2

3 Juillet 2009 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Dans la série livre étranger, je tenais à vous présenter un écrivain Japonais dont les livres traduit en France ont enchanté plus d’un lecteur, moi compris. http://fr.wikipedia.org/wiki/Haruki_Murakami. Aujourd’hui je mettrais en valeur les livres que j’ai lu et qui m’ont fait voyager dans un ailleurs particulier propre à cet auteur.

1982 : La course au mouton sauvage

1985 : La Fin des temps, celui là est superbe, une histoire qui vous tient éveillez bien malgré parce qu’il vous entraîne dans un laboratoire situé dans les sous sol obscur d’un immeuble ou bien malgré lui il est engagé dans une  colossale guerre informatique avec une adolescente plutôt ronde mais charmante, je ne dirais pas plus je vous laisse le lire.

1992 : Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil

1992-1995 : Chroniques de l'oiseau à ressort : Quand sa femme le quitte, sans raison apparente, le protagoniste du roman plonge peu à peu dans un réseau de relations étranges, bizarrement liées au puits à sec d'une maison voisine, théâtre d'enjeux financiers et de manifestations surnaturelles.

1999 : Les Amants du Spoutnik

2004 : Le passage de la nuit : Le temps d'une nuit, pareils à des mobiles lancés sur une trajectoire (qui devient dès lors la leur, sans que rien ne puisse, en l'état actuel des connaissances, en justifier le sens), se rencontrent et/ou se croisent des individus, le temps d'un itinéraire contraire ou d'une discussion dont le contenu fera se dilater le temps.

La ville devient dès lors un cosmos dans lequel se développent d'étranges phénomènes (parce qu'inexpliqués ?).

Le point de vue de l'auteur : un œil surplombe la ville et se dirige dans un mouvement de focale, vers les lieux d'actions. Le cosmos serait-il réductible à un panoptique ?

Un détour par la France pour vous parler de J.M.G LE CLEZIO, la référence littéraire française selon moi, un écrivain que tout le monde connait et qui ont lu au moins un de ces livres

http://fr.wikipedia.org/wiki/J._M._G._Le_Clezio

Jean-Marie Gustave Le Clézio, plus connu sous la signature J. M. G. Le Clézio[1], né le 13 avril 1940 à Nice, est un écrivain de langue française[2],[3], de nationalités française et mauricienne. Il connaît très vite le succès avec son premier roman publié, Le Procès-verbal, en 1963. Jusqu’au milieu des années 1970, son œuvre littéraire porte la marque des recherches formelles du Nouveau Roman. Par la suite, influencé par ses origines familiales, par ses incessants voyages et par son goût marqué pour les cultures amérindiennes, Le Clézio publie des romans qui font une large part à l’onirisme et au mythe (Désert et Le Chercheur d’or), ainsi que des livres à dominante plus personnelle, autobiographique ou familiale (L’Africain)[4]. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages de fiction (romans, contes, nouvelles) et d’essais.

Le prix Nobel de littérature lui est décerné en 2008, en tant qu’« écrivain de nouveaux départs[5], de l’aventure poétique et de l’extase sensuelle, explorateur d’une humanité au-delà et en dessous de la civilisation régnante »[6].

Ensuite jean d’Ormesson, j’avoue avoir un « faible » pour cet écrivain qui m’a fait lui aussi passé des heures sans sommeil mais avec un  grand plaisir. Pour  moi cet homme à un immense talent d’écrivain et une profonde humilité

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_d’Ormesson

Jean d'Ormesson est le fils d'André d'Ormesson, ambassadeur de France. Sa mère, née Marie Anisson du Perron, descend des Le Peletier. Le conventionnel Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau est son arrière arrière-grand-père. Il a passé son enfance au château de Saint-Fargeau, qui appartenait à sa mère. Cet épisode de sa vie est évoqué dans Au plaisir de Dieu. Il a aussi passé une partie de sa jeunesse en Bavière (de 1925 à 1933), en Roumanie et au Brésil à Rio de Janeiro[1].

Voila en particulier les livres que j’ai aimé lire : Histoire du Juif errant, La Douane de mer, Presque rien sur presque tout Le Rapport Gabriel, C'était bien.

Lire la suite

Mes choix de livres

2 Juillet 2009 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Comme vous le savez depuis longtemps j’aime lire et à ce titre je dirais qu’il y a des auteurs incontournables à avoir dans sa bibliothèque, qu’ils soient Français ou bien étrangers, d’ailleurs cela n’a pas beaucoup voire aucune importance, la littérature comme la poésie n’ont pas de frontière. De l’est à l’ouest elles voyagent et se conjuguent à toutes les langues, aux féminins comme aux singuliers. Tout ce qui est écrit en italique est de moi, le reste je l’ai trouvé sur le net.

Robert Musil , né le 6 novembre 1880 à Klagenfurt en Carinthie et mort le 15 avril 1942 à Genève, est un ingénieur, écrivain, essayiste et dramaturge autrichien[1].

Né au sein de la génération expressionniste allemande[2], il est avant tout connu pour son roman inachevé L'Homme sans qualités, livre que j’ai trouvé excellent et qu’il faut avoir à porter de main, un roman difficile à lire. http://www.autourdemusil.net/

Cette œuvre est considérée comme un des romans fondateurs du XXe siècle, avec À la recherche du temps perdu de Marcel Proust et Ulysse de James Joyce, selon les mots de l'écrivain Thomas Mann, qui admira toujours le travail de Robert Musil. En effet, le lecteur y « trouve exprimée, en termes plus forts et plus complexes que nulle part ailleurs, cette aspiration du début du XXe siècle à redéfinir une culture, une spiritualité sur les ruines du passé, ce regret d'une totalité mythique perdue »

Thomas Mann, né le 6 juin 1875 à Lübeck et décédé le 12 août 1955 à Zurich, est un écrivain allemand, lauréat du prix Nobel de littérature en 1929.

Il est l'une des figures les plus éminentes de la littérature européenne de la première moitié du XXe siècle et est considéré comme un grand écrivain moderne de la décadence. Rompant peu à peu avec les formes littéraires traditionnelles, ses ouvrages comprenant romans, nouvelles et essais, font appel au domaine des sciences humaines, de l'histoire, de la philosophie, de la politique et de l'analyse littéraire pour produire une image du siècle et de ses bouleversements. Son œuvre, centrée sur l'étude des rapports entre l'individu et la société, oppose généralement la spiritualité, la rigueur du travail intellectuel et le culte de l'action. http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Mann.  

Là on touche au summum de la littérature, mais cela n’engage que moi bien entendu. Si vous avez lu de lui certaines de ses œuvres comme « la montagne magique » ou encore « docteur faustus ou mort à Venise » vous comprendrez alors de quoi de parle. Il reçu en 1929 le prix Nobel de littérature.

Gabriel Garcia Marquez, dans « cent de solitude, qui n’a pas entendu parler de lui ou lire ce roman magnifique. http://pagesperso-orange.fr/mondalire/centans.htm.J’ai été fasciné la première fois où j’ai lu ce livre que je l’ai lu quasiment « d’une traite » à chaque page que je tournais j’étais emporté par un tourbillon de plaisir dans une jungle de l’Amérique du Sud. Un pur chez d’œuvre et je ne suis pas le seul à le dire bien d’autres avant et d’autres après moi ont eut et auront me semble t-il la même réaction.

Arturo Perez-reverte (espagnol) dans « le tableau d’un peintre flamand » ce livre là est fantastique il reçu le grand de littérature policière en 1993 ce qui laisse comme vous vous en doutez un grand moment de plaisir http://yodup.club.fr/critiques_bouquins/contemporain/flamand.htm tout comme le précédent ce sont des livres une fois ouvert difficile de le lâcher avant de l’avoir finit. Mystère et énigme vous entraîne irrémédiablement plus loin que vous l’auriez cru en lisant les premières pages. Je vais arrêter là pour aujourd’hui j’espère que mes choix seront les vôtres autrement on peut en discuter librement et partager nos goûts dans la plus grande simplement dans le respect.

Bonne journée à vous toutes et tous.

Lire la suite

Vénus KHOURY-GHATA,

6 Janvier 2009 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Bonjour, ce matin, toujours sur encres vagabondes je  viens vous représenter un femme de talent d'ailleurs à ce titre  je vous avez déjà présenté un de ces livres, j'espère vivement que ce n'est pas le même. Pour ma part je ne m'en lasse pas, j'aime son style et son écriture.
Bonne journée à vous
Gentle13.


Quelle est la nuit parmi les nuits



Le poète, penché vers le vide d'un puits sans fond, laisse venir à lui la remontée d'une nuit qui est à la fois la sienne et celle des autres. Il écoute, patient jusqu'au jaillissement, tourné vers le royaume de sa page, cerné de sujets et de mots.

Vénus Khoury-Ghata inscrit cette quête depuis les marges de ce qui est aussi rencontre avec des visiteurs inconnus, qui surgissent entre les lignes, l'interpellent, veulent se saisir de sa main. Qui donc restera maître du jeu dans cette écriture de la nuit ? La page se fait ténèbre nocturne, puis ample tableau noir où s'effacent le temps et l'espace, rendus à la seule puissance de la mémoire et de blessures qui ont fêlé à jamais les vitres des fenêtres. La mère arrache obstinément les orties. Par-delà la mort, elle demeure, personnage d'une page devenue scène du poème.

Appuyée sur le manche de son balai tel le Giaour ottoman sur sa baïonnette
la mère échangerait sa vie contre un livre
La nuit dit-elle est un tableau noir
donnez-moi un crayon pour vous écrire une lettre
quel temps faisait-il le jour de mon enterrement ?

Prise au feu et à la tempête des mots, la poétesse aperçoit le terme de la ligne, le bas d'une page et, portée par la vague, poursuit la réécriture de l'espace, l'explore dans toutes ses directions. Traversée vaine et affolée :

nos cris me suivent en haletant
changer de pays et de ville ne sert à rien
alignés derrière mes fenêtres les voisins morts continuent à éteindre l'incendie
alors que le vrai feu était dans nos bouches.

Traversée de ce qui reste par-delà le temps, comme états successifs, gravés dans une suite sans fin, à l'intérieur de l'enceinte de la page.

des maisons au nombre des lettres de l'alphabet
majuscules de pierre sur la pente
lettres de torchis sur le bord du ravin.

Mots, lignes, mémoire et terre se rejoignent et se confondent dans un écrit transpercé d'échos.

Les lecteurs de
Une maison au bord des larmes, très beau roman autobiographique de Vénus Khoury-Ghata, les entendront, à travers le prisme de deux textes aux tonalités et à la nature différentes. Des échos qui renvoient à une seule et même présence de temps différents. L'imparfait est ici perpétuel voisin du présent.

Le râteau dans une main
le crayon dans l'autre
je dessine un parterre
écris une fleur à un pétale
désherbe un poème écrit entre veille et sommeil.

Elle jardine, arrache les herbes avec sa mère, cultive le terreau des langues.

quels mots évoquent les migrations d'hommes et de femmes fuyant
génocides sécheresse faim
enfants et volailles serrés dans le même balluchon parlaient-ils
l'araméen caillouteux
l'arabe houleux des tribus belliqueuses
ou la langue tintant telles billes de verre dans nos poches d'enfants.

Les mots retentissent avec la singularité de leurs sonorités, notes sur la portée d'un poème fait aussi d'odeurs et de saveurs. Espace dévasté par le chagrin, ses habitants ne l'ont pas déserté, qu'ils soient machine à coudre, fil à linge, pot de fleur ou drap de noce. Et plantes et arbres y demeurent enracinés, accrochés à ce qu'ils ne peuvent se résoudre à quitter. Silhouettes de cyprès ou de noyers, thym et basilic…

le sol s'est approprié les odeurs
celle noire de l'encre renversée
rouge des herbes séchées sur la rambarde.

Espace où l'on émiette les cris, le poème est pourtant lieu d'étonnement, de beauté.

Le poème écrit à la chaleur de l'âtre fond avec la neige
inutile de le chercher dans le ruisseau
devenus gouttelettes d'eau les mots mangent une terre muette
ennemie jurée des fleurs
faut-il croire le jardinier qui prétend écrire l'œillet du poète avec son sécateur.

Vénus Khoury-Ghata écrit sa certitude des vagues et des rêves qui ne connaissent aucune limite et font d'un miroir ou d'une chambre leur demeure. Ses poèmes sont actes de foi en ces instants où le poème est métamorphose du monde.



 



Cécile Oumhani 

Lire la suite

La haute Folie des mers

5 Janvier 2009 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Une autre découverte sur encres vagabondes, je vous ai semble t-il déjà parler de lui.





Vincent CALVET

La haute Folie des mers


Cet auteur est une découverte pour moi, mais de ces découvertes que l’on aime faire. Ce recueil est composé de deux parties : Soudain l’appel des vagues… et Enfin renaître au rivage. L’écriture inscrit en son rythme des évolutions, des changements liés aux évènements dits. Ceci donne une intensité vivante que l’on ressent au plus profond de soi. Ainsi, dans la première partie, commençons nous tranquillement avec un désir de partir ailleurs, de changer de continent pour y rencontrer celle ou celui qui nous attend et le sentiment de cette attente qui nous pénètre. Nous partons, prenons la mer, essuyons une tempête et tout se détruit sous la violence des éléments, nous devenons un rescapé qui aborde un rivage. La deuxième partie est la rencontre avec une chimère. Le tout comme une métaphore de l’écriture, où la chimère sera quittée au bord de ces mots qui déploient leurs ailes et me quittent. Alors que la chimère nous dit : Tu m’oublieras quand tu partiras fier sur le dos des vagues l’œil rivé à l’horizon des signes.

Cela fonctionne à la lecture comme une poésie narrative. Mais cela est bien trop vite dit car, loin d’être seulement narrative, elle déploie des ingéniosités pour nous maintenir en haleine, nous renvoie au vif de l’être, en ce qu’il a de démesuré, de tendre et de doute qui nous fait parfois tournoyer sur place et par moment sortir de notre condition. Alors comme un :

Liège jeté sur la mer        frêle esquif      mince papier à cigarettes
mince coupon      mince ticket où j’écris mes signes      algèbres
hiéroglyphes       illisibles transcriptions de ce plus haut langage

C’est un recueil qui ne vous laisse pas de répit, on veut y croire, être ce partant qui sera pris dans la tempête pour y trouver la voix apaisante de la chimère.

Sur ton visage il y a les stigmates et les blessures laissés par les
becs acérés des oiseaux      et la morsure à ton flanc qui saigne      il
y a les filaments fuligineux de la lune qui traînent dans les prairies
illuminées de ta cervelle      la brûlure des lames du soleil et de ses
élytres

Je vois cela et je le fais disparaître      je colmate lentement les
brèches ô      fines fêlures béantes

Ma main sur ton visage est une eau pure      le son de ma voix
couvre les zones de ton corps les plus meurtries      et j’allège de
mon aile ô      j’allège tout ce poids de pierres

J’oubliais de vous dire que ce recueil a reçu le prix de poésie de la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour la Vocation 2007.

Gilbert Desmée 
(14/03/08) 

Lire la suite

Jardin alpin

5 Janvier 2009 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie


Une fois de plus sur encres vagabondes je reviens vous présenter ce petit livre de poésie, dont gilbert Desmée nous en dévoile le contenu avec son talent habituel. Pour ma part cela me donne envie d'en savoir plus sur l'auteur du livre.


Dans ce petit opuscule, recueil qu’édite la revue Poésie en voyage, dans une collection appelée : La Porte ; nous nous retrouvons dans un voyage en territoire alpin. Ce Jardin alpin n’est pas décrit. Geneviève Roch n’a pas cherché à nous décrire l’espace, mais plutôt à nous donner à voir, à entendre et à sentir comme à ressentir l’esprit du lieu. Elle nous donne à lire des sensations, des impressions, des évènements sonores ou visuels. En cela, elle nous offre plus que le paysage. Elle offre un vécu du lieu.

l’instant se propage
où la douceur de l’air
s’accorde à la lumière
au son multiple et continu
pressant
de ces petites voix aériennes

Geneviève Roch nous entraîne à découvrir le paysage derrière le paysage, l’univers caché à celui qui ne sait pas regarder, écouter, sentir, en un mot s’arrêter pour s’imprégner et découvrir ce qu’est vraiment le lieu lorsque que nous acceptons d’être partie du lieu et non plus voyeur du lieu.
Alors viennent s’exprimer des évènements qui nous font nous demander :

qui appelle qui se cache là ?
si invisible et si présent

Et si nous persévérons, acceptons de rester ouvert :

une clarté subite
inonde les cavités
la pierre s’éclaire

Alors le monde devient un interlocuteur, sujet de la conversation que nous avons avec lui et :

le monde à l’entour s’excède
en instance de chuchotement

Puis vient cette poussière de sens qui favorise quelques balbutiements à fleur d’aube. Un dire vient précédant toute pensée.

En fait, Geneviève Roch nous parle de ce Jardin alpin, comme un poète parle de sa rencontre avec une œuvre d’art. La démarche qu’il suit pour arriver à dire la phrase silencieuse qui est en face de lui. L’œuvre est sujet pour que la conversation ait lieu. Merci à Geneviève Roch pour ce très beau texte.

Gilbert Desmée 
(22/08/08)    












Poésie en voyage



Vous pouvez lire
sur notre site
des articles
concernant
d'autres livres
du même auteur :




Lire la suite

La vie est un songe

30 Décembre 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Toujours sur encres vagabondes un autre excellent livre  que je vous conseille. Pierre Garnier le picard
Pierre GARNIER

La vie est un songe


Pierre Garnier est une voix importante de la poésie contemporaine, que ce soit pour sa poésie spatialiste ou pour sa poésie linéaire. Dans ce recueil, nous pouvons mieux comprendre combien il y a de rapport presque charnel entre les deux formes de poésie. Bien sûr, elles ont été créées par le même poète, avec son regard très particulier qui regarde ce qui l’entoure avec toute l’émotion qui lui convient. Comprenez :

le village est alors léger
les paysans ne voyagent pas
ils vont avec les arbres
leurs maisons naviguent dans l’air penché

Ou encore :

il n’y a pas de différence entre la barque, le
ruisseau et la truite, tous les trois naviguent
c’est de l’eau qui coule

On pourrait croire à une poésie au regard d’enfant, mais résolument non, c’est une poésie qui dit ce qu’est réellement le monde qui l’entoure, le monde auquel il participe. Le poète regarde le monde non pas comme un objet, mais bien comme sujet de la poésie. C’est ainsi que Pierre Garnier écrit :

les yeux se sont habitués à percer l’invisible
– on y voit des cathédrales, des oiseaux,
des eaux immobiles –

Pierre Garnier nous invite à mieux regarder autour de soi, à mieux comprendre ce monde que nous voyons sans regarder, pour y déceler l’étonnante symbiose qui existe entre le ciel et la terre ; entre ce qui flotte et ce qui nage ; entre l’acte de puiser de l’eau et ce que devient l’eau ; etc. La nature reprend sa place dans l’esprit de l’homme debout qui se sent pleinement présent à ce qu’il regarde. C’est ainsi que dans le texte Les jardins de l’Enfance, Pierre Garnier écrit : nous revenons vers la naissance, nuages, pensées légères, lyrisme bref qu’il faut développer, en attendant – la nuit dans la lumière, la lumière dans la nuit…

Je vous invite à vous plonger sans a priori dans ce remarquable recueil qui nous entraîne au pays de nous-mêmes.

Gilbert Desmée 
(27/05/08)    





Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>