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  le blog anthologie

anthologie

Partir ailleurs

28 Décembre 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Il est temps de partir voir ailleurs, voir où la route me conduit, voir le bleu du ciel, la transparence de la mer, voir les ocres de la terre colorés le sol de mille couleurs.

Il est temps de partir et ne plus penser.

Je ne sais quoi dire ni quoi faire, prisonniers de mes peurs et de mes doutes je reste coincé dans ce temps oubliant mes rêves et mes passions.

Il est temps de partir voir ailleurs ce que la vie peut être.

Rester ou partir l’éternel conflit, le sourd dilemme qui me taraude, mais ce n’est qu’une histoire à venir, je cherche mes mots dans la solitude du moment dans l’ombre des poètes qui égrènent les vers comme les grains d’un chapelet d’un moine bouddhiste.

Il est temps de partir et de voir ailleurs, de rompre avec la monotonie de l’instant présent, de s’échapper du souffle pesant de la routine qui donne à la vie un arrière goût, un sentiment de n’avoir rien fait de son existence coincé dans un carcan où l’on s’enferme pour éviter l’échec.

Mais je le répète ce n’est qu’une histoire, une simple fiction. Donc je pars, je m’envol, je fuie plus loin voir si l’herbe est plus verte, l’imagination me soutien et me nourris, alors je lis j’écris et je cris dans le silence, comme une prière muette, les mains tendues vers…..Je ne sais vers qui à vrai dire !

Mais qu’importe un jour mes mains se joindront à quelqu’un et nous partiront voir ailleurs où la route nous conduira.

Gentle13

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Claudine BOHI

26 Décembre 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie


Toujours sur encres vagabondes pour pouvoir, je pense, satisfaire vos envie de lire.
Amicalement et joyeux Noël à toutes et à tous
Gentle13


Voiture cinq

quai vingt et un



Un très beau petit livre de poésie, format à l'italienne, avec une peinture de Hughes de La Taille qui, dès le départ, dit l'errance et le voyage. Et c'est bien un voyage dans lequel l'auteur nous embarque.

« Les gares sont des chambres avec leurs yeux magiques où la nuit avec le jour s'échange »

« Elle est debout sous la pendule
le train au loin roule vers son départ à elle
il vient c'est maintenant
le cœur éponge tout chagrin d'un coup 
»

« C'est la vitre qui roule c'est le départ qui bouge et c'est le train vers lui. »

« C'est la voix de sa mère et ici elle l'entend comme si elle lui parlait
comme si elle était là encore pas du tout morte
c'était gare Saint-Lazare un nom à croire à l'impossible
c'était il y a longtemps aujourd'hui elle est grande
et tous les trains d'un coup lui roulent sur le cœur. 
»

« Avec tout son passé roulé en boule au fond de ses poches
et dans le ventre tout ce passé comme une lumière 
»

« Perdu dans le wagon quelque chose de lui respire attire efface (...)
voilà les balles du grand désir lancées jetées au ciel au bleu là-haut
qui met d'un coup ses bras sur toutes les épaules
avec des mots dedans qui éclatent qui rebondissent
ils disent que l'amour dure ils ne le savaient pas. 
»

On se laisse prendre par le bout du cœur, bercer par cette musique sans ponctuation, comme, la nuit, dans sa couchette avec une fois les paroles éteintes le seul bruit du train qui file sur les rails.
On est dans l'intime, la vie qui court, l'amour, et ça fait du bien.
Claudine Bohi nous parle à l'oreille, en toute complicité, et sa voix résonne en nous.
Juste soixante-deux petites pages volées au temps, à déguster, pour le plaisir simple des mots, des images, pour l'émotion. Superbe.

Dominique Baillon-Lalande 
(12/07/08)    

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Poésie en voyage

10 Décembre 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Un petit détour par "encres vagabondes" où je laisse le soin au chroniquer de vous parler de ce livre que j'ai trouvé pour ma part très bien, il n'y qu'à lire pour s'en rendre compte, ensuite j'irais voir du côté du panorama du livre voir ce qui s'y passe et je reviendrais vers vous vous conter la fin de mon histoire, qui j'espère vous plait.
Gentle13

Jardin alpin


Dans ce petit opuscule, recueil qu’édite la revue Poésie en voyage, dans une collection appelée : La Porte ; nous nous retrouvons dans un voyage en territoire alpin. Ce Jardin alpin n’est pas décrit. Geneviève Roch n’a pas cherché à nous décrire l’espace, mais plutôt à nous donner à voir, à entendre et à sentir comme à ressentir l’esprit du lieu. Elle nous donne à lire des sensations, des impressions, des évènements sonores ou visuels. En cela, elle nous offre plus que le paysage. Elle offre un vécu du lieu.

l’instant se propage
où la douceur de l’air
s’accorde à la lumière
au son multiple et continu
pressant
de ces petites voix aériennes

Geneviève Roch nous entraîne à découvrir le paysage derrière le paysage, l’univers caché à celui qui ne sait pas regarder, écouter, sentir, en un mot s’arrêter pour s’imprégner et découvrir ce qu’est vraiment le lieu lorsque que nous acceptons d’être partie du lieu et non plus voyeur du lieu.
Alors viennent s’exprimer des évènements qui nous font nous demander :

qui appelle qui se cache là ?
si invisible et si présent

Et si nous persévérons, acceptons de rester ouvert :

une clarté subite
inonde les cavités
la pierre s’éclaire

Alors le monde devient un interlocuteur, sujet de la conversation que nous avons avec lui et :

le monde à l’entour s’excède
en instance de chuchotement

Puis vient cette poussière de sens qui favorise quelques balbutiements à fleur d’aube. Un dire vient précédant toute pensée.

En fait, Geneviève Roch nous parle de ce Jardin alpin, comme un poète parle de sa rencontre avec une œuvre d’art. La démarche qu’il suit pour arriver à dire la phrase silencieuse qui est en face de lui. L’œuvre est sujet pour que la conversation ait lieu. Merci à Geneviève Roch pour ce très beau texte.

Gilbert Desmée 
(22/08/08)    



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Poésie









Poésie en voyage
La Porte













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"Ritournelle de la faim"

30 Novembre 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

j.m.g le clezio un grand écrivain qui a mérité d'obtenir ce prix, c'est avec d'ormesson l'un de mes auteurs préférés.

"Ritournelle de la faim" : un enchantement
- "Ritournelle de la faim" J.M.G. Le Clézio (Gallimard, collection blanche) -


"Ritournelle de la faim" : un enchantement - "Ritournelle de la faim" J.M.G. Le Clézio (Gallimard, collection blanche) - "Ritournelle de la faim" J.M.G. Le Clézio (Gallimard, collection blanche) © France 2 Une petite merveille que le dernier Le Clézio paru début octobre, "Ritournelle de la faim" L'auteur y dessine un portrait attachant de sa mère, inspiratrice de l'héroïne du livre : Ethel, adolescente dans les années 30, toute jeune fille lorsqu'éclate la guerre. La famille d'Ethel est dominée par la figure du père, Alexandre, venu de l'île Maurice à Paris dilapider sa fortune, celle de sa femme, puis celle de sa fille. JMG Le Clézio. Photo J. Sassier - GallimardLe salon familial bruisse souvent de monde, des relations hétéroclites, de plus en plus marquées à droite à l'approche de la seconde guerre mondiale. La jeune Ethel y entendra des conversations antisémites, échos à la lecture de "Gringoire", qui lui font horreur. Son adolescence est marquée par l'amitié avec Xenia, Russe blanche ruinée par la révolution, qui décide très jeune de rattraper par un beau mariage ses revers de fortune. Belle et moqueuse, Xenia glisse peu à peu vers un cynisme qui va la séparer d'Ethel. Il y a aussi la figure du grand-oncle, M.Soliman, vieil homme bizarre qui achète le pavillon indien de l'Exposition coloniale (en 1931). Ethel rêvera longtemps de reconstruire la Maison mauve qui l'avait tant éblouie à cette Exposition, à partir des pièces démontées entassées dans le jardin du grand-oncle, derrière la gare Montparnasse. Comment expliquer le charme indicible qui se dégage de ce livre de deux cents pages ? La magie tient pour une part à une évocation de Paris quasi-modianesque : de Montparnasse à l'ancien Vel d'Hiv, Le Clézio ressuscite des quatorzième et quinzième arrondissements délaissés des touristes, mais où l'histoire a laissé des traces parfois tragiques. Et puis, il y a la figure d'Ethel, rendue dans une langue légère, en petites touches sans pathos, pudique, horrifiée par la montée des fascismes, passionnée en amitié, fière et digne jusque dans la misère -une misère à connaître la faim, à se souvenir toute sa vie du goût du pain blanc, sur lequel le romancier ouvre son récit. Sur le choix de ce magnifique portrait de femme, l'auteur s'explique ainsi, en extrême conclusion : "J'ai écrit cette histoire en mémoire d'une jeune fille qui fut malgré elle une héroïne à vingt ans". -> "Ritournelle de la faim" J.M.G. Le Clézio, Gallimard, 18 euros.

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Pierre GARNIER

18 Novembre 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Toujours trouver sur "encres vagabondes" un site qui recèle des poètes et écrivains dont je ne me lasse pas et je que consulte souvent pour nourrir mon blog et ma soif de littérature et de poètes. Je vous laisse découvrir ce nouveau livre espérant que aimerez mes choix. Je vous avez déjà présenter cet auteur et j'y reviens avec un nouveau livre : Messages du soleil
Gentle13


Trois longs poèmes composent ce recueil : Ce pays de petites collines ; Messages du Soleil et Le ruisseau. À la lecture, on retrouve le village de Saisseval où Pierre Garnier habite, le quartier Saint-Roch où il vécut son enfance, des souvenirs, des dires de sa grand-mère, de son oncle, de son père… et, surtout, l’univers que le poète perçoit lors de ses promenades dans le village, dans la campagne. C’est dans cette perception des événements de vie de la nature que l’on pénètre la symbolique des images de sa poésie spatiale. Il y a un réel rapport entre les deux formes de poésie que pratique Pierre Garnier. Dans ces trois poèmes on peut lire des clés pour mieux aborder la poésie spatiale. Des images perçues dans la poésie spatiale viennent résonner dans la poésie de ce recueil :


ce sont messages du soleil
les trois coups de théâtre
les cinq coups du destin
le rideau s’ouvre se ferme

nous sommes habitués à cette tragédie

ce sont lumière de la lumière
du soleil ou de dieu
qui sont la même chose
le soleil me dit que le poème est apparu
avant le monde
– cette coupe qui recueille et enferme

la fermière me dit : « bonjour ! »
ce mot fait lumière et coupe –

lui aussi contient le monde


Ce recueil est un retour sur l’enfant qu’il fut, revisité au travers des saisons, de l’école, de la vie du village ou du quartier, de la vie des paysans, de parallèle fait entre histoire du monde et histoire locale, des visions de l’enfant qui sait entrevoir le monde dans de petits évènements, le grand dans le petit, l’universel dans le local. Ainsi, par exemple, cet extrait explicite :

il regarde le pommier
il suffit pour qu’il y ait un cirque
dans le jardin
avec Polichinelle, Arlequin, Colombine


et plus loin,

les pommes avec lesquelles le pommier joue son théâtre :
on les voit aller et venir
partir au-delà du fond, rentrer en scène,
vouloir prouver que le présent est éternel


On pourrait, comme cela, prendre bien d’autres extraits. C’est beau, c’est « féerique », dans le sens que la magie opère en chaque chose, c’est cosmique car les astres et les étoiles se retrouvent en des évènements terrestres : comme dans les figures fractales, l’infiniment grand existe dans l’infiniment petit. Merci à Pierre Garnier d’avoir su réveiller en moi des souvenirs de l’enfant que je fus et qui s’incarne dans sa poésie, alors que l’époque n’est pas la même, que l’histoire est différente. Pourtant, mes souvenirs arrivent à se retrouver dans les souvenirs présentés. Allez-y ! Dans la lecture de cette poésie, notre imaginaire rejoint celui du poète, on s’y sent bien, on y vit de merveilleux spectacles, où même la mort prend un visage attendrissant.

Gibert Desmée 
(27/10/08)    


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Philippe LEKEUCHE

10 Novembre 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Me voici de retour avec le feu caché trouvé sur encres vagabondes, j'ai lu avec attention et j'ai apprécié la prose, d'ailleurs à ce propos lisez ce qu'en dit Gilbert Desmée et vous serez convaincu tout comme moi, que l'écrivain a du talent.
Gentle13



Philippe LEKEUCHE

Le feu caché


C’est avec grand plaisir que je retrouve l’écriture de Philippe Lekeuche en ce recueil Le feu caché. L’ensemble est composé de quatre parties : Élancements et dague ; Le fils ; Dérisoire éternité ; Miracle à l’envers. Dans une écriture subtile, c’est un voyage dans le temps d’un homme poète en ses heurs et malheurs, ses désirs, ses failles et ses errements. Nulle réponse offerte mais un accompagnement aux questions que nous nous posons.





Oh, quel sarcasme, ici l’Éternel féminin
Priant que l’ange enfin le turluture
Mais non, faudra labourer le viril
Mensonge – et sans faillir !

Ou encore :



L’homme pleut
– pas la pluie –
partout
en lui-même
pleut l’homme
ce plusieurs…


J’ai lu et relu ce recueil pour goûter pleinement les questions abordées, sans arriver à m’en détacher, tant l’écriture m’accaparait. Et comme le dit si bien Philippe Lekeuche : Seule la poésie rend figure. Dans ses soubresauts du terrible, la vie, rien que la vie, toute la vie de plain-pied en cette poésie. Cela nous rend fébrile, l’esprit vagabond, interrogateur et heureux de ce voyage en poésie.

Gilbert Desmée 
(12/03/08)

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Pablo Neruda

24 Octobre 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Voilà un grand Monsieur, mort trop tôt pour les passionnés de littérature et de poésie du monde, car comme j'ai toujours dit la poésie se conjugue à toutes les langues, ni couleurs ni frontières elle voyage à travers le temps et l'espace sans s'essouflé. Voilà un site et un blog qui en parle mieux que moi et sur le premier vous avez accès à toute la bibliographie de Pablo Neruda
http://www.pierdelune.com/neruda.htm

http://unslam.unjour.over-blog.com/categorie-877993.html

Pablo Neruda
(1904-1973)




Il reste que je ne suis qu'un homme, mais plusieurs vous diront quel homme j'ai été. J'ai toujours lutté pour le peuple et les droits de celui-ci de se gouverner lui-même, j'en ai frôlé la mort plus d'une fois et j'ai même dû me sauver de chez moi pour de longues années. Mais toujours j'ai écrit et aimé la vie. Mon oeuvre a fait le tour du monde et je suis devenu un symbole pour une jeunesse pleine de vie. Les élèves aimeront mon Chant général où je tente de faire sentir toute la beauté du monde. J'aime la vie et le monde. J'ai été heureux dans ma lutte incessante. Notez cher lecteur qu'un film fut fait sur mes relations avec un postier lors de mon exil en Italie, un film merveilleux de tendresse mettant en vedette Philippe Noiret: Il Postino

    Neruda, Pablo (Neftali Reyes)

D'origine modeste, Pablo Neruda, de son vrai nom Ricardo Neftali Reyes Basoalto, est né le 12 juillet 1904 à Parral, au Chili. Son enfance, très proche de la nature, a pour cadre Temuco, petite ville de l'Araucanie. Dès l'adolescence, et pendant ses études dans la capitale Santiago, il écrit avec avidité. Depuis 1923, date de Crépusculaire (Crepusculario), les oeuvres se succèdent au long d'une vie marquée par les voyages, l'errance, l'exil: «Ainsi toute ma vie, je suis allé, venu, changeant de vêtements et de planète.»


À partir de 1927, Pablo Neruda occupe plusieurs postes consulaires: Rangoon, Colombo, Batavia, Buenos Aires.


En 1935, il est à à Madrid, la veille de la guerre civil.


En 1940, après un séjour au Chili, Neruda est nommé, consul général au Mexique. La peinture des grands muralistes, Orozco, Rivera, Siqueiros, n'est pas sans influence sur Le Chant général (Canto general) qu'il compose alors.


En 1945, le poète est élu sénateur des provinces minières du nord du Chili; la même année, il adhère au Parti communiste mais les persécutions du président de la République, Gabriel González Videla, l'obligent à fuir son pays. À nouveau, les voyages se multiplient aux quatre coins du monde.


En 1950, Neruda obtient le prix Staline de la paix.


En 1970, il est nommé ambassadeur du Chili, sous le gouvernement socialiste du président Allende


Le 21 octobre 1971, il reçoit la consécration du prix Nobel de littérature. Dans le discours qu'il prononce à Stockholm, le poète évoque avec tendresse les frères inconnus qui l'aidèrent à franchir les Andes alors que sa tête était mise à prix dans son propre pays (1949). Réaffirmant « qu'il n'y a pas de solitude inexpugnable et que le poète n'est pas «un petit dieu», Neruda se rallie à la prophétie de Rimbaud: «À l'aurore, armés d'une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes», en laquelle il voit la proclamation d'un avenir certain.


En 1972, il prononce devant le Pen Club International un discours dénonçant le blocus américain contre le Chili. Géographie infructueuse (Geografía infructuosa, 1972) paraît en mai à Buenos Aires: pressentant sa proche agonie, le poète s'interroge sur sa vie et sur son oeuvre poétique. Renonçant à son poste, il quitte la France le 20 novembre 1972 et rentre au Chili avec Mathilde Urrutia. Son peuple l'accueille triomphalement à Santiago. Ses oeuvres, au fil des ans, n'ont pas cessé de voir le jour, tout imprégnées des péripéties d'une vie tumultueuse et généreuse: «Je déclare ici que personne n'est passé près de moi qui ne m'ait partagé. J'ai brassé jusqu'au coude et rebrassé dans une adversité qui n'était pas faite pour moi dans le malheur des autres.»


En 1973, Neruda participe à la campagne pour les élections de mars en écrivant Incitation au nixonicide et éloge de la révolution chilienne (Incitación al nixonicidio y alabanza de la revolución chilena, 1973); tout en chantant l'Océan et Quevedo, il fustige dans de courts pamphlets les «politicards» et les «larrons». Le 11 septembre, un putsch militaire renverse le gouvernement de l'Unité populaire. Allende est assassiné à la Moneda.


Le 24 septembre 1973, Pablo Neruda meurt à Santiago. Ses obsèques se déroulent en présence de l'armée: des chants jaillissent de la foule, témoignant, par-delà la mort, du pouvoir subversif de la poésie.

il meurt lentement, celui...
un texte, traduction d'un discours de Pablo Neruda. il m'a vraiment touché.

 

Il meurt lentement
Celui qui ne voyage pas,
Celui qui ne lit pas,
Celui qui n'écoute pas de musique,
Celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

 

Il meurt lentement
Celui qui détruit son amour-propre,
Celui qui ne se laisse jamais aider.

 

Il meurt lentement
Celui qui devient esclave de l'habitude
Refaisant tous les jours les mêmes chemins,
Celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
De ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

 

Il meurt lentement
Celui qui évite la passion
Et son tourbillon d'émotions
Celles qui redonnent la lumière dans les yeux
Et réparent les coeurs blessés

 

Il meurt lentement
Celui qui ne change pas de cap
Lorsqu'il est malheureux
Au travail ou en amour,
Celui qui ne prend pas de risques
Pour réaliser ses rêves,
Celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
N'a fui les conseils sensés.

 

Vis maintenant !

 

Risque-toi aujourd'hui !

 

Agis tout de suite !

 

Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d'être heureux ! "

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Claire FOURIER

21 Octobre 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Encres vagabondes, sur le blog de votre serviteur, vous propose "taches de rousseurs" de claire Fourier je l'avais déjà présenté avec un autre recueil de poésie. A lire et à relire sans modération l'enivrement sans risque d'indigestion mais sentir le vent du nord caresser notre peau.
Gentle13




 
 

Claire FOURIER

Taches de rousseur
Haïku d’automne



Claire Fourier nous avait abandonnés, Le temps de le dire, sous une pluie de fin d’été. Nous la retrouvons avec gourmandise pour une nouvelle saison et déjà le regret qu’il n’y en ait que quatre.

Une feuille tombe…
se lève le temps de jouir
des plus menues choses


Les estivants ont déserté la plage bretonne, les serviettes de bain sont remisées et les cartables remplacent les espadrilles. Terminée la moiteur immobile ; même si la vacancière retient les derniers rayons, le vent de la rentrée emporte le mouvement.

Matin de septembre
bulldozer ronflant
lamine les congés


Mais la poésie peut-elle survivre à la vie agitée de la ville ? Faut-il nécessairement des éclairs de lune ou des larmes de sable pour être poète ? Face à ce recueil si vivant et vrai, qui distille des moments qui pourraient être les nôtres, les élégies romantiques nous semblent bien désuètes.

Tant d’heures de travail
pour faire résonner trois lignes
mon Dieu ! quelle folie


Poésie du cœur plutôt que du quotidien et toujours ce regard sensuel posé sur chaque chose ! Rimes respirées plutôt qu’inspirées, pas un parfum, un bruit, une couleur n’échappent à notre poétesse. Même si les morts de novembre, l’angoisse du vieillissement font passer un frisson noir à travers les rythmes minuscules, ce livre est un petit moment de bonheur.

Un poème en miettes
une femme en miettes
cela se tient-il ?

Patricia Châtel 
(08/02/07) 

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Ariane Dreyfus

13 Octobre 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Encres vagandondes, un vivier d'écrivain talentueux que j'ai découvert il y a quelque temps de celà et sur lequel j'ai fait de superbes découvertes. Aujourd'hui Ariane Dreyfus dans " Iris c'est votre bleu" je laisse le soin à Gilbert Desmée de vous en parler alors suivons le pas à pas afin de découvrir l'auteur à travers cet extrait

« Cette fois, la fleur c’est un homme. Cet homme qui reste près de moi et sa fleur se dresse. Beauté et fragilité de l’incarnation, du lien dans le temps. Et comme il n’y a pas d’instant sans son basculement, « je veux bien au bord si c’est avec toi ». Et comme la terre elle aussi a désormais perdu l’éternité, on n’ose même plus s’accrocher à l’herbe. On le fait, on continue à toucher ce qui semble nous porter, mais très doucement maintenant. Près de moi, il y a aussi des enfants qui finissent de grandir, avec ce silence particulier de quitter l’enfance sans savoir encore qu’elle reviendra avec l’amant, l’amante. Comme Valérie, quand elle se penche sur le papier ou la toile, autre pinceau d’amour, encore de l’eau pour les fleurs uniques. Ailleurs, Rwanda, Iran, Afghanistan, d’autres silences, celui des êtres, souvent des femmes, dont la vie est arrachée à vif. Ailleurs ou tout près, c’est pareil, il n’y a que Dieu qui est loin, puisqu’il n’existe pas. Ce livre a commencé avec un iris sous le bleu du ciel nu. »

Ariane Dreyfus

Vous le dirai-je d’emblée : je me suis senti bien dans cette poésie. C’est de ce bien dont je voudrais vous parler. L’écriture d’Ariane Dreyfus est faite d’arrêt brusque et de reprise des liens grammaticaux. J’y vois là tout l’art d’Ariane Dreyfus qui, par ce mouvement d’écriture inscrit entre les vers les liens qu’il faut renouer pour apprivoiser les moments disparates et inarticulés pour qu’ils deviennent siens. Dans un entretien que j’ai eu l’occasion de lire, elle disait : Il n’y a rien qui me bouleverse autant que les gestes et les mouvements du corps. Il y a donc le moment de la vision du mouvement et son appropriation dans son rapport à l’autre. Le corps est vu dans son discours à l’autre. Ceci permet de comprendre :

Nous avançons mais refaisons le baiser
Non pas pour retrouver le chemin

Baisers nombreux
Pour y aller les yeux brillants

Sauf quand ton sexe nu pousse encore
Au beau milieu

Il s’agit d’un discours amoureux entre deux êtres à l’écoute l’un de l’autre. Nous ne sommes pas dans l’expression sensuelle, mais dans ce que nous pourrions appeler l’expression de ce mouvement. Ariane Dreyfus disait : danser et aimer autour de quelqu’un pour ne pas tomber dans une béance. Cet autre extrait pour venir vous confirmer que cette poésie nous parle de la vie à travers l’expression du geste ou du mouvement à l’autre :

On crie ? Vous croyez qu’on crie ?
C’est seulement une partie du corps
Appelée la gorge

Nous nous trouvons dans l’expression des silences « bavards », ceux qui ont la pertinence des profondeurs de l’être. Alors, la lecture est douce tant nous sommes en empathie avec ce qui est dit et l’écriture qui le dit. Ce qui est dit ici reste en mémoire par le fait de cette intimité : l’enfance, l’amour font la vie des êtres.

Gilbert Desmée 
(17/03/08)    

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Prix nobel de littérature

9 Octobre 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

J-M G Le Clézio: le Nobel permet à un écrivain "de gagner du temps"
AFP - il y a 13 minutes

PARIS (AFP) - L'écrivain J-M G Le Clézio, prix Nobel de littérature 2008, a estimé jeudi matin, avant l'attribution du prix, qu


"Quand on est écrivain, on croit toujours aux prix littéraires (...) Comme tout prix littéraire, ça représente du temps, c'est gagner du temps. Ca donne envie de rebondir", a-t-il déclaré sur France Inter à propos du Nobel, dont il n'était alors que l'un des favoris. "On écrit pour avoir des réponses, c'est une réponse", a-t-il souligné.

Interrogé sur la teneur du discours qu'il pourrait prononcer lors de la cérémonie d'attribution du Nobel, l'écrivain a évoqué "la difficulté que les jeunes ont à se faire publier", "toute la relativité du système éditorial". "C'est difficile surtout quand on est très jeune. On doit sans cesse frapper aux portes, se heurter à des murs", a-t-il noté.

"Je n'écris que des romans parce que je suis incapable d'écrire des mémoires. J'ai une sorte de réticence à regarder ma vie, à considérer qu'elle a un intérêt", a-t-il encore noté, à propos de son dernier livre "Ritournelle de la faim".

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