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  le blog anthologie

anthologie

Xavier Jardin

22 Janvier 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Enocre un tout jeune écrivain et poète que je viens de dénicher en farfouillant sur le net à la recherche de nouveau talent à vous proposer. Le web est un vivier extraodinaire et je prends un grand plaisir à le parcourir de jour comme de nuit, enfin pas tout à fait, parce qu'il faut aussi dormir. L'écriture est fluide et magnifique on se laisse bercer par la pureté des mots, la simplicité touche notre âme et nous emporte sur les ailes de l'amour. Et puis le côté philosophique transcende l'écriture, la pierre philosophale qui transforme le plomb en en or, le vil en merveilleux et qui apporte la connaissance de soi avant tout
Amicalement
Gentle13


Parisien, né en 1972, Xavier Jardin enseigne la science politique. Il écrit de la poésie depuis plusieurs années en particulier sur internet (aurorepoetique.com)
 

Ce soir

toutes les étoiles
ce soir éteintes
le ciel tord le cou
tourne au dedans les yeux
pour y voir plus clair
si les flaques sont
de la pluie le reflet
ce soir elles sont vides
de ce bruit
pleines de cette absence
pas de mots inutiles
dans les arbres
le deuil du jour
à chaque branche
et sur la lande ce soir
le souvenir du vent
comme une pierre
blanche


J'ai l'immense plaisir de vous informer de la publication de mon nouveau recueil aux éditions Le Manuscrit, Alchimies (avec une préface de Thierry Le Baill).




" Alchimie

le vent comme nu
dérobe la flamme
pour parfaire l'union
les sens en fusion
sous la terre
le métal en feu
le feu en chemin de pluie
s'y mêlent les odeurs
du miel et du plomb
qu'on martèle
du souffre et de l'ambre
qu'on écartèle
les mains sont les mots
les mots les visages
il suffit de le dire
il suffit de le croire
le vent comme nu
déporte le rêve
un peu plus loin encore
au bord du doute
tout au bord
à toucher l'ombre
de cet or nocturne
éclat de lune
vapeur santal
pierre philosophale "
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Michèle M. Gharios

22 Janvier 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Comme le dit l'ami Francky je suis ici pour avant tout me faire plaisir, même si je souhaite passer le cap "confiance" et aller vers le cap "privilège" pour je ne sais quelle raison obscure, je continue cette belle aventure qui me tient à coeur depuis des lustres. Aujourd'hui je vous présente cet écrivain qui pour moi à un talent énorme. J'ai mis en ligne trois autres extraits de ces oeuvres qui je crois, du moins l'espère, vous plairont autant qu'à moi.
Michèle M. Gharios

Biographie


Michèle M. Gharios est née à Beyrouth où elle vit. Son parcours littéraire commence très tôt lorsqu’elle publie des poèmes dans la revue de son lycée. Mais la guerre et les contraintes l’obligent à interrompre le chemin de l’écriture pour essayer de s'en frayer un dans les affaires. Sauf que, son diplôme en poche, elle se rend compte un peu tard qu’elle préfère les lettres aux chiffres qu’elle décide d’abandonner.
En 2004, elle participe à un concours de nouvelles organisé par le Forum Femmes Méditerranée et gagne le prix d’Excellence pour son texte «le chant des dunes» qui sera publié.
En 2005, elle publie chez Dar An-Nahar «Apartheid» son premier recueil de poèmes.

Bibliographie :

· apartheid, Dar an Nahar, Beyrouth, 2005
· Le chant des dunes, in recueil de nouvelle 2004-2005, Forum Femmes Méditerranée
un refuge dans les yeux
              à tous les prisonniers de guerre
              Mon pays
             

PRISE SURPRISE

C'était au printemps, dans un de ces petits villages typiques de la montagne libanaise. La grand place prenait chaque matin l'allure d'une salle de classe. Les élèves de tout âge se rassemblaient autour du vieux sage qui, fouillant dans les livres, choisissait des passages de textes, lisant d'une voix solennelle des mots qui sonnaient faux dans le décor simple et pittoresque où baignait la foule avide.

Mon équipement insolite intriguait tout le monde depuis que j'étais arrivé, deux jours plus tôt. C'était surtout les petits qui m'espionnaient, épiant mes gestes et mes mouvements. A mon passage, ils se taisaient, se figeaient, fixaient de leurs petits yeux inquisiteurs mon attirail. Il y avait bien un étranger chez eux, émissaire imposé par je ne sais quel illuminé, qui venait instruire les enfants du village. Et déjà sa présence agitait le fleuve tranquille de la vie.

Mais ça n'avait pas suffit. Il eut fallu que je vienne moi aussi, le gars bizarre à la grosse boîte noire qui arpentait les ruelles paisibles, violant leur intimité, éternisant le temps par sa machine maléfique !

Je la voulais naturelle, cette photo, capturant le moment soi-disant béni de l'apprentissage. Mais ils s'étaient retournés. Aurait-on comme préjugé le fait de croire les dessins capables  d'agrémenter un texte, attirant les enfants qui jugeraient sèches les histoires sans images ? Il n'en est rien car c'est bizarrement à cet instant précis où je les croyais absorbés par les explications de l'instituteur qui arborait fièrement une illustration de son livre, que les petits s'étaient donnés le mot, décidés à détourner le regard, comme si, en voulant se fixer sur du papier au lieu de fixer du papier, ils contournaient délibérément la réalité en lui faisant le plus effronté des pieds de nez.

 

 

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Emmanuel Blas

17 Janvier 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Avant de sombrer dans les bras de Morphée, pour une nuit de sommeil bien mérité, je vous présente Emmanuel blas que je viens tout juste de découvrir sur la toile en rentrant du boulot. N’ayant pas sommeil je prends plaisir, alors que tout est calme et que je suis en paix et en harmonie avec la nuit, d’écrire ce petit commentaire en guise de présentation. Il est quand même dur de passer du mode confiance au monde privilège je me demande bien ce qu’il faut faire pour y accéder ? Mais bon peu importe ce n’est pas cela qui va m’empêcher d’écrire.

 

Le temps importe peu

Seule compte la vie

Ecrire envers et contre tout

Lire au-delà des symboles, déchiffrer le mystère et se réaliser.

Vivre sa passion jusqu’au bout

Rester debout, écrire encore et toujours.

Ne plus croire en ses rêves ?

Quelle idée saugrenue !

Le rêve d’aujourd’hui sera la  réalité de demain, rien n’est plus triste qu’une vie sans espoir, l’espoir d’un lendemain moins funeste où la vie se transformera en un conte de fée,  la foi ne déplace t-elle pas les montagnes!!

 

Gentle 13


Emmanuel Blas


  Né à Maubeuge en 1976, j’écris depuis l’âge de quinze ans. J’ai commencé l’écriture par des nouvelles fantastiques, puis, je me suis rapidement tourné vers la poésie. Pour moi, la poésie est un formidable espace de liberté qui permet d’explorer toutes les facettes de l’émotion et des sentiments. En dehors de la poésie, j’ai aussi écrit des scénarii, un feuilleton de science-fiction OmniTempus et un premier roman dont l’action se passe pendant la Seconde Guerre mondiale.


Mon recueil Quelques rares qualités

Si vous aimez mes poèmes du recueil Quelques rares qualités, vous pouvez vous procurer mon recueil sur le site des éditions Poiêtês .

Prix : 2.30 € (+ frais de port)

L'écriture de poèmes

J'écris des poèmes depuis une dizaine d'années.

En 2002, j'ai réalisé un premier recueil Quelques rares qualités qui reprenait quelques uns de mes meilleurs poèmes.

En 2003, j'en ai fait un second Octobre, composé de douze poèmes.

En 2004, j'en ai fait un troisième Le roi de la Terre, composé aussi de douze poèmes.

Dans le recueil Fatal, vous découvrirez sept poèmes à suivre de moins en moins gai...

Et régulièrement, je vous propose d'autres poèmes.



Emmanuel Blas

   

 

Féerie charnelle

Comme une montagne enfouie sous le creux alpin

Mon regard s'enfonce à l'intérieur de tes reins

Mon cœur s'embrase, il se transforme en aliéné

Mon âme s'évade de la prison de ses pensées

 

Mon esprit est surpris devant tant de beauté

Il a enfin trouvé tout ce qu'il recherchait

Il crie, il rugit comme un lion possédé

Qui a enfin trouvé la proie qu'il pourchassait

 

Le spectateur enchanté ne cesse d'applaudir

Cette féerie charnelle si souvent espérée

Ce défilé de formes trop souvent exploité

 

Le poète désespéré cesse enfin d'écrire

Lui qui croyait avoir à jamais échoué

Il ne cesse de contempler cette grâce, ta beauté.
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Les Fleurs du Mal

15 Janvier 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Pour  ma part, voila un des plus grand poète et écrivain tout comme Hugo d'ailleurs, que le monde ait vu naître. Qui n'a jamais lu et apprécier les fleurs du mal ? Donc je m'abstiendrais de tout commentaire car celui qui écris l'article le fait beaucoup mieux que moi.
Gentle13



Les Fleurs du Mal ou le labyrinthe charnel de l’âme
lundi 14 janvier 2008.
 
La poésie serait moribonde ou ne vaudrait guère mieux si l’on écoute les "journalistes, les chroniqueurs et autres spécialistes" qui nous parlent sans cesse, en baissant les yeux de cette Grande Dame au chevet de laquelle ils ne manquent jamais de se rendre...
Charles Baudelaire : Les Fleurs du Mal
Charles Baudelaire : Les Fleurs du Mal
Editions Diane de Selliers, La Petite Collection - EAN : 9782903656355, 50 €
Alors pour le coup, j’ai une « bonne nouvelle »... La poésie est ressuscitée !... à en croire le nombre d’éditeurs proposant « Les Fleurs du Mal », car chacun veut, à sa façon, annoncer le 150ème anniversaire de l’Edition du célèbre et scandaleux recueil. Il existe bien, même, en poésie, des rendez-vous incontournables ! Celui-ci en est un !

Au milieu de la Fête, nous avons retenu la parution que nous propose Diane de Selliers (La Petite Collection) qui, plus qu’un livre, est un véritable miracle...

Les Fleurs du Mal ont tant fait couler d’encre, agité juges et magistrats, mis en déroute les images anciennes, poursuivi les rêves et les cauchemars pour mettre sur le visage des sentiments des mots coulés dans la pourpre même du sang, qu’il se devait d’être un symbole : celui de notre immortalité sur la barque du Verbe ! Diane de Selliers a gagné son pari en accompagnant les textes de Charles Baudelaire par la peinture symboliste et décadente.

La Poésie, comme un paysage trouve son écho dans la couleur et le trait de son époque et la peinture se penche au dessus de ces textes que le poète a dérobés dans la chambre des mondes... Un va et vient s’organise surprenant la beauté dans sa robe crépusculaire, et le monde infidèle à ses promesses, trempe ses mensonges dans le mirage de l’âme où chaque flacon peut devenir un cercueil de verre...

Le lecteur est alors l’otage de ce monde fantasque où la crinière de l’ombre murmure la chevauchée du cœur, jamais assouvi...

Notons l’avant propos magistral de Diane de Selliers qui s’ouvre sur les vers du poète.

« car j’ai de chaque chose extrait la quintessence Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or » C’est ainsi que Charles Baudelaire a tenté « d’extraire la beauté du mal », mais le chemin était encore vierge et le voyage fut mouvementé. Le poète s’est alors retrouvé au milieu de la Terra Incognita... qui aurait pu l’ensevelir... mais c’était compter sans le génie du poète...

Il est devenu l’explorateur d’un pays que nous ne connaissons pas et qui marche à tâtons dans la nuit de nos êtres...

Un mot aussi sur l’excellente préface signée Jean-David Jumeau-Lafond dont je cite un extrait :

"Avec les Fleurs du Mal, Baudelaire investit l’univers symbolique et transpose mentalement le spectacle de la vie en sensation, les paysages en états d’âme, les formes en visions oniriques, il invoque les correspondances, et chante les vies extérieures pour affirmer la vie spirituelle de l’artiste et « le secret douloureux » de sa subjectivité. Dans ce sens, il crée la poésie moderne. L’attitude du poète révèle, autant que son œuvre, cette revendication au droit d’être soi et personne d’autre."

Il fallait un écrin exceptionnel pour un livre immortel et Diane de Selliers, toujours fine et intuitive, a su le trouver. Lecteur, achète, sans remords ce recueil dont tout le monde connaît le titre et dont si peu ont traversé les yeux de l’âme...

Soulignons que cet ouvrage réunit l’intégralité des poèmes des "Fleurs du Mal", qu’il est illustré par cent quatre vingt cinq œuvres peintes, dessinées, lithographies, aquarelles, datant de la fin du XIXème siècle. Bien plus qu’un livre, ce recueil représente à lui seul, la conquête d’un monde invisible que l’homme appelle tout simplement « le cœur ». Ce poète d’ombre et d’azur a trouvé le Cercle d’Or où la naissance et la mort n’ont plus qu’un seul visage... celui de la lumière perdue dans les ténèbres !!!...

"Les Promesses d’un visage,

J’aime, ô pâle beauté, les sourcils surbaissés,
D’où semblent couler des ténèbres,
Tes yeux, quoique très noirs, m’inspirent des pensers
Qui ne sont pas du tout funèbres.

Tes yeux, qui sont d’accord avec tes noirs cheveux,
Avec ta crinière élastique,
Tes yeux languissamment, me disent : « si tu veux,
Amant de la muse plastique,

Suivre l’espoir qu’en toi nous avons excité,
Et tous les goûts que tu professes,
Tu pourras constater notre véracité
Depuis le nombril jusqu’aux fesses ;

Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds,
Deux larges médailles de bronze,
Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
Bistré comme la peau d’un bonze.

Une riche toison, qui, vraiment, est la sœur
De cette énorme chevelure,
Souple et frisée, et qui t’égale en épaisseur,
Nuit sans étoiles, Nuit obscure ! »

« La Fontaine de sang,

Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu’une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l’entends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.

A travers la cité, comme dans un champ clos,
Il s’en va, transformant les pavés en îlots,
Désaltérant la soif de chaque créature,
Et partout colorant en rouge nature.

J’ai demandé souvent à des vins captieux
D’endormir pour un jour la terreur qui me mine ;
Le vin rend l’œil plus clair et l’oreille plus fine !

J’ai cherché dans l’amour un sommeil oublieux ;
Mais l’amour n’est pour moi qu’un matelas d’aiguilles
Fait pour donner à boire à ces cruelles filles !"

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Emeric de Monteynard

13 Janvier 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Encore un petit nouveau, enfin pour moi, que je viens de trouver sur pleut il un site littéraire ou des écrivains et des poètes donnent libre cours à leur talent et à leurimaginaire. Je trouve cela très bien ça nous permet de découvrir de nouveaux auteurs. Bonne lecture à vous toutes et tous.
Je vous remercie de votre fidélité
  gentle13

Emeric de Monteynard

Biographie



Emeric de Monteynard est né en 1956. S'il vit et travaille à Paris, c'est face à la mer, en Normandie, qu'il se ressource, qu'il assemble ses mots, un par un, à haute voix, pour que ceux-ci sonnent ce qu'ils disent… pour aller loin, très loin, au coeur des choses, «avec un ton un sens de l'essentiel».

» Toucher les doigts du sourcier », » Dans ce Tremblé des dires » et » Concéder l’or et le bleu » , ses 3 derniers recueils publiés chez Eclats d'encre, l'ont été avec le soutien et le concours du C.N.L

Ecrire

 

S'enfoncer dans le sens
Et buter contre un corps

En silence

Immobile étoffer

Un à un
Assembler les écrits

Entrevoir un instant un visage

Le temps
Qu'on décompte

Puis marquer l'incident

D'une ride

En silence.

Bibliographie

  • Aimer, le dire (poésie), Eclats d’encre, 2001, 2003
  • Le petit homme qui brûlait (roman), Editions du Laquet, 2001
  • Concéder l’or et le bleu (poésie), Eclats d’encre, 2002
  • Dans ce tremblé des dires (poésie), Eclats d’encre, 2003
  • Toucher les doigts du sourcier (poésie), Eclats d'encre, 2004
  • Flanqué d'un sourire (poème illustré par Arnaud Lhermitte - sérigraphie 100 ex - épuisé), Del Arco, 2004
  • Aux arbres penchés (poésie - 30 dessins de Xavier), L'Arbre à paroles, 2006

 

 

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Françoise Ascal

13 Janvier 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Encore une nouveauté sur Anthologie que je viens de découvrir sur un nouveau site littéraire. Je trouve qu'elle écrit très bien et qu'elle mérite que je la mette à l'honneur. Je n'ai pu trouver d'autres informations sur l'auteur mais par contre cliquez sur le lien ci-dessous et vous aurez un aperçu du talent de l'auteur. Pour ma part elle a un sacré talent d'écrivain.
Gentle13


Françoise Ascal

Françoise Ascal est née en 1944. Elle vit dans un village de Seine et Marne.


Elle a longtemps animé des ateliers d’expression plastique en milieu hospitalier et assuré des formations en art-thérapie. A travers différentes formes (poèmes, récits, notes de journal, livres d’artistes) ses textes interrogent la mémoire, croisent l’intime et le collectif, dans le souci de se confronter, selon les mots de Pavèse, au “métier de vivre”.


Entre chair et terre (extrait)  

 

Quelque chose penche
ploie
menace de rompre

Quelque chose tremble de froid

Tenter un mot
ou deux ou trois
nouer ensemble

Brins de raphia
battant l’air
au tuteur manquant

Mur blanc
Falaise de craie

Penché sur le vide
Tu jettes tes signes au vent
La marée les emporte

Sur chaque vague
Tu aperçois
L’écume du mot
Exil

*

Vos yeux mangés de nuit
Appellent encore les nôtres
Si loin que vous soyez

Vos visages confondus
Jamais ne se résorbent
Au fond de nos étangs

Quel rituel inconnu
Apaiserait
Votre errance ?

Faut-il
Clouer vos noms
Sur de la cendre ?

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Emmanuel YVES

9 Janvier 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Un poète du 21 eme siècle, pour sortir un peu des sentiers battus, laissons les morts enterrés les morts et laissons la place aux biens portants, Emmauel fait partit de ceux là. En fouillant sur le net pour chercher des nouveautés à mettre sur mon blog je suis tomber sur un site qui cite les poètes du 21 eme siècles. Je vous laisse découvrir cet homme là qui, j'espère, vous plaira autant qu'à moi.
Gentle 13



Emmanuel YVES

[...] Et ce n'est qu'au matin affalé sur le sable
Balayé à l'envie d'une vague inlassable
Qu'on surprend les desseins de la fée maritime
Dans sa danse salée paresseuse et intime. [
...]
-
Emmanuel YVES -

couverture1

Emmanuel YVES est né en 1968 à Paris.

Emmanuel YVES est né en 1968 à Paris.

C'est vers l'âge de 12 ans qu'il commence à écrire ses premiers poèmes et, dès lors, il n'aura de cesse de taquiner la muse.

À l'adolescence, il fréquente assidûment les bibliothèques et y découvre des poètes tels que Paul Eluard ou Charles Baudelaire, immenses auteurs qui le marqueront à jamais.

Après des études de Lettres à la Sorbonne, il travaille d'abord dans le secteur privé en tant qu'Assistant qualité, puis s'oriente vers celui de la fonction publique en intégrant le monde des bibliothèques universitaires.

Parallèlement, il continue d'écrire, et son recueil de poèmes intitulé "Ce qui apparaît" reprend un florilège non exhaustif de textes composés de 1985 jusqu'à aujourd'hui.

C'est son premier ouvrage publié chez Mille-poètes.

Il est Sociétaire des Poètes Français, Sociétaire de l'Académie Internationale de Lutèce, Adhérent de l'Association des Ecrivains de Langue Française (ADELF) et membre de l'association Mille Poètes.

// 

 L'adieu

Le soir le long des quais peuplés de créatures,
Un fou pleure parfois un amour envolé,
L'ombre d’un passé blond comme une chevelure
Qui n'est plus que néant sous les néons voilés.

Et si proche la Seine aux mouettes rieuses,
Endormie malgré tout sous un vent résolu,
Recueille dans son lit ses pensées voyageuses :
Une femme est partie et ne reviendra plus.

Coup de coeur

Mon coeur, mon triste coeur, l'un de nous est de trop!
Que ne puis-je passer le restant de mes jours
Dans un corps insensible à chaque numéro
Qu'il te plaît de jouer à tous les carrefours!

Tu te trompes te dis-je ! Aucune demoiselle
Ne prête une minute attention à ces coups
De marteau que tu prends en laissant ta chandelle
Mille fois s'enflammer sans arrêt pour des clous!

Enfin, vas-tu te taire? Il n'y a dans ces yeux
Là, vois-tu, nullement l'intention de te plaire.
Bien sur qu elle est jolie à rendre tout joyeux

Cette fille inconnue au regard bleu polaire, 
Mais elle a, elle aussi, tracée sur son visage, 
La pensée vagabonde ignorant ton langage.


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De l’aube au crépuscule de l’amour ou la métamorphose de la lumière

8 Janvier 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Une oeuvre à ne pas manquer, un livre fort qui ne peut ni ne doit nous laisser indifférent car il parle d'amour avec un grand A. Je vous laisse en compagnie de Brigitte et de pierre : Les deux protagonistes d'une histoire magnifique qui nous conduira là encore à la lisière de l'amour où l'on s'enlise avec plaisir et délice. Nous surfons là sur la vague des sentiments, sur la crête de la sensibilité où l'instant présent devient magique car il nous sort de notre quotidien pour nous transporter et nous élever.
Gentle13


Les éditions Editinter viennent de faire paraître une œuvre d’une rare intensité où les sentiments sont mis à nus, telle une feuille embrasée de soleil.
Brigitte Egger-Béarn : De l’aube au crépuscule de l’amour
Brigitte Egger-Béarn : De l’aube au crépuscule de l’amour
Editinter, EAN 9782915228731, 15 €
L’amour et l’urgence liés par la valse des jours dessine un étrange ballet sous nos yeux saisis par l’étonnement.

Il existe bien peu d’êtres capables de hisser aussi haut la bannière du cœur. Brigitte Egger-Béarn s’est mise tout entière dans cette poésie comme la perle dans la chair de l’huitre.

L’union de deux êtres exceptionnels donne peu à peu naissance à une pierre aussi rare que précieuse née d’une étincelle ou d’un grain de poussière. L’amour avec un A majuscule est avant tout alchimie.

Lorsque Pierre Béarn, chantre des hommes et sans aucun doute, le plus grand fabuliste du XX ème siècle, rencontra Brigitte, peut-être ignorait-il qu’il entrait dans la cathédrale de l’amour.

Brigitte nous convie à partager son histoire de femme passionnée, amoureuse d’un être exceptionnel. Sensible et généreuse, elle donnera tout, sans réserve aucune et sans fausse pudeur à l’homme, au poète, à l’artiste qui incarne son idéal. La vérité dans l’amour est le gage immortel de l’authenticité. Ce recueil ressemble à la fois à une confidence et une épopée.

Ces deux aspects ne sont ici pas incompatibles, mais complices.

Un vers souple, libre et musical traduit avec une sensibilité presque transparente, l’émotion qui vibre encore dans les veines de son auteur.

Le visage de cette intimité possède mille et une facettes. Sur le clavier des jours, quatre mains nous interprètent la vie dans ce qu’elle possède de plus précieux, de plus admirable. La magie de ces instants est d’autant plus extraordinaire que la mort rôde... comme une sauvageonne qui cherche à mordre, à chaque instant, ce bonheur si rare, forgé sur l’enclume même de la vie.

Tour à tour, découverte, hymne à la chair, cri d’angoisse, fusion du geste et de la parole, danse de l’âme au bord de la chute, ce recueil de Brigitte Egger-Béarn se métamorphose en un symbole, celui de la ténèbre où s’épuise la mort.

Un livre de chevet indispensable en ces temps où les sentiments ont disparu, chassés par la meute redoutable de la haute finance et de la rentabilité !

"Quelle hantise de la mort
impose à la fleur de jouir,
d’épanouir son bouton d’or
en défi à l’infamie
qui nous condamne à périr ?

A quel paradis prétendre
hors les bras de mon amant ?
Nos exploits se divinisent
en astres incandescents

Quels délires pourraient ravir
mes plus infimes secrets
que les nôtres ici-bas ?
Ma méduse est médusée
par nos chevauchées intimes,
nos galaxies en folie

Au ciel d’éternels regrets
quelles autres étoiles filantes
pourraient satisfaire mon attente
de promesses nébuleuses,
alors que ton corps me hante
de folles visions savoureuses
car lui SEUL peut me sauver ?

Ta chair est ma religion
ton goupillon est son centre,
et sa galaxie mon ventre
où tu oses mille choses
sacrées par leur déraison
en affamé de mon fruit

Et toujours je voudrais boire
à la source de ton puits
pour que nos souffles mêlés
puissent un jour triompher
de l’instant où la nature
subit le viol de rupture
tel un arbre qu’on abat"

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George et Frédéric

5 Janvier 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Deux grands personnages de l'histoire qu'on ne peut pas passer sous silence, chopin et George Sand qui comme chacun le sait n'est pas son vrai nom. L'auteur est née le 1er juillet 1804 à Paris sous le nom d'Amantine Aurore Lucile Dupin. Derrière ce pseudonyme se cache une jeune femme de 28 ans au parcours déjà rocambolesque.
Gentle13

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=18320502

George Sand (1804-1876)

Le 2 mai 1832, la critique littéraire salue la sortie à Paris d'un roman intitulé Indiana. Tiré à 750 exemplaires, il dresse la critique de la vie bourgeoise sous le règne de Louis-Philippe 1er. Son auteur est un inconnu du nom de George Sand.


 Chopin Frédéric
1810 - 1849

Catalogue des œuvres  — Bibliographie Discographie Liens

Chopin, Frédéric François. * Gelazowa Wola (Varsovie) 22 février ou 1er mars 1810 — † Paris 17 octobre 1849.

 
Christian Pirot nous propose un ouvrage original qui permet au lecteur d’entrer en toute quiétude, dans l’intimité du couple célèbre : George Sand et Frédéric Chopin.
Sylvie Delaigue-Moins, Chopin chez George Sand
Sylvie Delaigue-Moins, Chopin chez George Sand
Christian Pirot Editeur, EAN 9782868082220, 20 €
Ce livre, parfaitement structuré, est une véritable mine d’or. On "voit" littéralement ces êtres du XIX ème, vivre sous nos yeux et l’on ne peut rester insensibles aux joies, aux peines que traversent leur quotidien.

Avec beaucoup de délicatesse et de lucidité, de maîtrise également, Sylvie Delaigue-Moins (auteur de 5 ouvrages consacrés à George Sand) nous permet d’entrer de plain-pied dans la création littéraire et musicale de ces deux génies.

Frédéric Chopin a passé 1122 jours à Nohant (en cumulant les jours des Sept été de 1839 à 1846).

Ces longs séjours de plusieurs mois sous l’œil attentif, tendre et maternel de George Sand, permirent à Chopin de trouver un véritable foyer, un havre de paix situé dans une région qui lui rappelait sa chère patrie : la Pologne : "... ce paysage rassurant peu à peu, réveille en Frédéric Chopin le souvenir de la lointaine campagne de Zelazowa-Wolä, le village tout près de Varsovie... Et Chopin est tout simplement heureux comme lorsqu’il revoyait, aux vacances avec ses parents, les châtaigniers et les saules du manoir de son village. Quand il franchit la grille avec George Sand et les enfants, les climatites et les rosiers s’accrochent aux murs de la demeure comme autrefois à ceux de sa maison natale. A ce moment, pour la première fois peut-être, l’exilé se sent chez lui."

Nohant, petite agglomération provinciale, perdue dans le département de l’Indre, devient tout à coup le haut lieu où se retrouveront les grandes figures du romantisme. C’est aussi l’endroit où Frédéric Chopin retrouve la santé grâce à une nourriture régulière et saine, au bon air et à la vie tranquille et douce qu’organise et tisse tel un véritable cocon, George Sand.

C’est dans ce cadre, presque idéal où l’amour se mêle à l’harmonie des heures que Chopin composera prés de quarante de ses chefs d’œuvre. La liste est plus qu’éloquente : 3 sonates, (dont celle en si bémol mineur), sept nocturnes, deux ballades et deux polonaises, deux scherzos, quinze mazurkas. Nommons les pièces les plus admirables, celles qui dureront plus que le temps : la 4ème ballade, audacieuse et prophétique, la polonaise en la bémol majeur, où le compositeur mêle la passion de la révolte au chant de l’éxilé : le 15 ème nocturne à la fois aérien et viril.

"Dix ans auparavant, dans les salons, on soufflait les chandelles, comme pour suivre un rite lorsque le jeune exilé interprétait ses nocturnes. Très vite, Chopin a voulu préserver ses compositions de ce climat exclusivement affectif et le "Nocturne en mi bémol majeur" qu’il compose ensuite est aussi riche de hardiesse que les précédents mais presque dépouillé de romantisme. Ici, le style sobre, sans artifices, ni procédés, où les tonalités s’enchaînent par des subtiles modulation, annoncent déjà le modernisme d’un Gabriel Fauré".

De son côté la romancière est loin de rester inactive. Réglant à la fois la vie domestique, cette hôtesse incomparable se transforma en jardinière avant de revêtir, à ses heures, le tablier d’une cuisinière accomplie. Malgré cela, elle ne délaissait pas pour autant sa table de travail. George Sand, pour qui la musique est une chose vitale depuis son enfance, a connu, admiré et aimé les plus grands musiciens de son temps, la rencontre avec Pauline "Va cristalliser, autour d’une figure idéale, tout un flot d’impressions accumulées, d’idées, de sentiments qui bouillonnaient en elle autour de la "musique". De cette période, naîtra, Consuelo, roman lyrique et musical, puis un hiver à Majorque, compagnon de toute la France, le meunier d’Angibault et l’immortelle "mare au diable" dédiée à Chopin. En tout une vingtaine d’ouvrages.

Quand elle disait à son ami Honoré de Balzac : "j’ai écrit des romans la nuit, je suis montée à cheval le jour, j’ai joué au billard le soir", elle oubliait d’ajouter toute l’agitation qui suivit la parution des premiers numéros de la Revue Indépendante dont la 1ère publication porte la date du 6 novembre 1841. Cette revue existe toujours. Elle est devenue l’organe du syndicat des journalistes et des écrivains.

George incarne aussi le combat social. Cette femme militait et bravait les interdits pour faire entendre la voix du peuple, de la fraternité. Ce livre restitue parfaitement cette artiste hors du commun que l’on confine beaucoup trop souvent dans des rôles secondaires.

Nous découvrons également les grands noms de cette époque, Eugène Delacroix qui, à 44 ans, semble au sommet de son art, Pauline Viardot et son époux, sans oublier tous les amis, les voisins et les connaissances. Nous assistons aux nombreux voyages entre la capitale et Nohant. Aménagements et ennuis divers viennent souvent alourdir ou compliquer la vie de nos artistes mais ils nous apportent une somme de détails qui nous permette de mieux appréhender ces êtres, qui surent donner à leur quotidien un caractère presque toujours exceptionnel. Sylvie Delaigue-Moins, a su, avec beaucoup de talent nous présenter, sous un jour nouveau, des artistes qui font à jamais partie de notre patrimoine culturel et sentimental.

Je ne peux que vous conseiller d’acquérir cet ouvrage unique en son genre qui comprend un court prologue évoquant la rencontre de George Sand avec Frédéric Chopin, suivi des 7 chapitres décrivant la vie à Nohant, sans oublier les séjours parisiens. Le livre s’achève par la séparation des amants.

"Adieu, mon ami, que vous guérissiez vite de tous maux, et je l’espère maintenant (j’ai des raisons pour cela/et je remercierai dieu de ce bizarre dénouement à neuf années d’amitié exclusive. Donnez moi quelque fois de vos nouvelles. Il est inutile de jamais revenir sur le reste."

Extraits

"L’été est chaud cette année et les amis restèrent à bavarder dehors. On leur apporte des sièges à l’ombre des tilleuls, devant la maison, au midi, sur la terrasse ornée de caisses d’orangers, de grenadiers, et de tamaris. Les conversations s’arrêtent lorsque parviennent de la fenêtre ouverte, les traits scintillants d’une valse que l’on connaît.

Mais bientôt, celle que le virtuose vient de plonger dans la ravissement lève ses larges yeux noirs devenus inquiets vers la chambre du premier étage... Tous les soirs des deux semaines que le couple passe à Nohant, Pauline et Frédéric les consacrent à leur art. Ils ont le même culte de la musique et une égale exigence dans leur travail. Pendant des heures, Chopin accompagne la cantatrice "pour qu’elle repasse" en entier des opéras italiens qu’il adore... L’hôtesse convie ses amis berrichons à partager le bonheur des ces instants privilégiés qui réunissent deux génies. Charles Duvernet se rappellera longtemps cette soirée où l’émotion fut si forte qu’il versa des larmes que George Sand l’emmena offrir en hommage à la jeune femme.

Grâce aux bons soirs de "la dame de Céans", comme il nomme avec pudeur dans ses lettres à ses parents, Chopin se remet des fatigues du dernier hiver et des angoisses dues à la préparation de son concert. Il travaille dans sa chambre, fait de courtes promenades ou, quand le temps ne le permet pas, rejoint sa compagne près de la cheminée pour lire avec elle les "Soirées d’un pèlerin" de leur ami Witwicki ou échanger les lettres du dernier courrier."

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Les bonheurs inaperçus ou le voile des chemins

29 Décembre 2007 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Ce n'est pas une nouveauté, bien au contraire, mais je pense malgré tout qu'il est nécessaire que je vous présente l'auteur et son livre. On reste dans le domaine de la poésie et de la rêverie, domaine qui me tient à cœur depuis très longtemps déjà et qui n'est pas prêt de me quitter. Malheureusement je n'ai pas trouvé grands choses à vous raconter à son sujet
Gentle13

Les Chemins de Plume nous proposent, pour honorer la halte des vacances, un nouveau recueil de Claude Artès dont la couverture est signée Pascal Olivier Reynaud.

Claude Artes : Les Bonheurs inaperçus

 

Claude Artes : Les Bonheurs inaperçus

Vous qui allez remonter le temps par les chemins d’un repos bien mérité, n’oubliez surtout pas de vous munir de ce petit recueil d’un poète authentique. Son nouveau format qui pourrait rappeler celui d’Actes Sud, invite au voyage et à la rêverie. Quelques mots suffisent à planter le décor et Claude Artès connaît, depuis sa tendre enfance, le royaume des sentiments.

L’évasion passe aussi par la marche éternelle et somptueuse des paysages. La nature se pare, selon les saisons, de brumes ou de lumière, de masques sévères ou de fragiles sourires.

La terre murmure à l’aube d’un baiser et dans le silence, on peut entendre la douceur d’un rêve qui passe.

Le poète partage avec le lecteur son enthousiasme et soulève ici et là un monde inconnu où l’image se balance au dessus de la vie.

N’oubliez pas ce recueil, il sera le confident et la mémoire de vos heures forgées sur l’enclume farouche des rires de l’été.

"Simplement aimer ton sourire
Qui se reflète dans l’eau
Ecouter le vent aiguiser
Son cœur à la pierre de l’amour
Et redécouvrir ces parcelles
De bonheur simple
Collectionner tes rires

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