Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
  le blog anthologie

La nuit surgit...

3 Août 2013 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

Que dire que faire, pleurer sur sort ?

Non ! dit l’homme il suffit de baisser la tête, le regard fier le torse bombé tel est l’attitude à adopter, plus de regret plus de remord. Tu as fais un choix, sûrement pas le bon, maintenant tu dois t’y tenir même si tu en souffre. Tu as beau te cacher derrière un sourire et une bonne humeur. Un simple mur que tu dresses mais tu te mens … et tu le sais bien. Ceux qui te connaissent ne sont pas dupes !!!

Tel est le constat de l’homme solitaire, le pseudo écrivain qui s’inventait une vie ou plutôt qui la fuyait dans l’écriture pour s’échapper de ce labyrinthe où le conduit ses pas, ce dédale de l’impuissance littéraire où il s’est égarait depuis un certain temps.

Tel est le constat de l’homme solitaire

Ce vieux loup des villes qui erre à travers les rues pleines de bruit et de fureur, il cherche à s’évader à fuir la promiscuité, cet espace restreint qu’il l’enserre et qui le prive de la liberté d’écrire.

Le monde n’est pas assez vaste se dit il ! Fuir n’est pas la solution maugréa-t-il l’ultime décision à prendre est d’affronter ses démons, de voir la réalité telle qu’elle est. S’affranchir de ses faiblesses c’est faire un pas vers la guérison, c’est voir le bout du tunnel, voir l’horizon s’élargir et d’un seul coup d’œil embraser l’avenir.

Tel est le constat de l’homme solitaire ce personnage futile qui n’existe que dans mon imaginaire se dit il…Mais pourtant quelque part dans sa conscience il sent quelque chose qui pointe, qui tente de se frayer un passage, aussi étroit soit-il, qui le conduirait à une sorte de délivrance, cette même délivrance qui le libérerait enfin du poids qui l’oppresse : Celle de l’incertitude où il se trouve ; Ecrire ou ne pas écrire se dit-il. Il ne peut y échapper c’est plus fort que lui c’est un leitmotiv, une rengaine qui l’obsède et qu’il ne parvient  pas à chasser de son esprit.

Soudain :

Voilà que surgit au détour d’une rue sombre une ombre maléfique qui de part son aspect repoussant même les animaux errant qui s’enfuient apeurés. Mais, la forme n’en a cure elle poursuit son chemin sans prête attention à ce qu’il l’entoure. La nuit tombe tout doucement, les lumières de la ville s’éteignent une a une pour laisser place à la nuit à l’angoisse et à la peur. Une peur irraisonnée, surnaturelle qui vous glace les os, une peur dont on ne connaît pas l’origine mais qui est tangible, palpable qui envahit chaque rue, chaque quartier de la ville qui s’insinue subrepticement dans les consciences. Rien ne sera plus jamais comme avant, pas de chemin de retour, le monde bascule sans qu’on puisse rien n’y changer et cela ne fait que commencer….

Un beau matin, alors que rien ne laissait prévoir ce qui allait arriver, il arriva sans cria gare et venant de nulle part comme s’il franchissait une porte. Une porte ? Oui ! Mais est-elle là avant? Aux dire des anciens il n’y a jamais eu ni porte ni ouverture quelconque de côté ci, comment cela se fait-il ! Cela reste un mystère elle est apparue soudainement comme si l’espace se déchirait d’un seul coup donnant sur un espace inconnu et un temps différent du nôtre et puis plus rien tout redevient normal… quoique pas tout à fait. Le mal est là bien en place. Notre monde se modifie, le passé s’efface, le présent se dissout et le futur n’existe plus, le mal agit en altérant les consciences humaines de manière irréversible.

Le matin suivant alors que la ville dort encore plongé dans les brumes matinales, un silence étrange se fait ressentir comme un présage néfaste, de quel danger est-il annonciateur ? Un silence anormal, un silence qui fait vous glacer le sang comme si la ville était emprisonnée dans un bulle, dans un sas étanche où rien ne filtre, un silence privé d’air que l’écho en disparaît, un silence à la figure étrange aux yeux exigus, froid, pénétrant qui sonde votre âme avec un sourire sardonique et qui semble vous dire votre heure est proche. Vous avez alors le sentiment d’être seul au monde, d’être isolé coincé dans cette ville où les issues semblent bouchées par des murs invisibles, le moindre petit interstice est colmaté par une pâte elle aussi invisible et pourtant l’air n’est pas raréfié. Ce n’est pas pour calmer votre peur bien au contraire cela l’intensifie, la décuple mais cependant vous êtes impuissant face à « ça ».  

Soudain

Comme si quelqu’un appuyait sur un interrupteur le jour devient nuit, la ville est alors plongée dans l’obscurité, un noir sombre, profond presque envoûtant…et la danse des ombres pouvait commencer, un ballet fantomatique sur une musique venue dont on ne sait d’où rythmait la cadence avec des instruments imaginaires. Personne ne comprenait ce qui se passait. Le temps, si on pouvait encore parler de ce concept, semblait arrêté, les aiguilles des montres étaient toutes figées sur la même heure comme si un horloger invisible les avait toutes stoppées. Pendant ce temps la musique continuait, elle augmentait crescendo, stridente et saccadée, comme si une armée de musiciens actionnaient tous les instruments en même temps. La danse des ombres battait son plein, ça virevoltait dans tous les sens, une danse endiablée. Puis la musique baissant insensiblement de volume jusqu’à s’éteindre totalement les ombres se figèrent. Une lumière vive vint éclairer la scène macabre et c’est là qu’on vit pour la première fois cette ombre maléfique qui en écartant les bras avait imposé le silence et d’une voix gutturale dis ceci : Le temps des ombres est venu vous ne pouvez y échapper vous êtes enfermé à l’intérieur du cercle et je suis le cercle à la croix tracée, le cercle de Pandore qui gouverne le monde des ombres.

Cependant

Rien n’est joué d’avance. Car s’il y a une part d’ombre il y a aussi une part de lumière. Les apparences sont souvent trompeuses, l’éternelle guerre entre le mal est le bien ne prendra fin quand le mal sera définitivement détruit. L’hiver s’estompe enfin. Au fin fond des landes écossaise, une terre oubliée des hommes, se trouve le remède final, la solution de tous les maux celle par qui la délivrance arrivera et mettra fin au règne des ténèbres. Celui qui croyait avoir fait main basse sur le monde d’ici-bas n’est pas au bout de ses surprises car en face il a un adversaire des plus redoutable : la justice. Le bras armé de l’ordre et de la morale, le glaive de la vertu et de la probité. C’est dans le plus grand des silences et dans l’humilité qu’il a forgé son plan de bataille, c’est dans les monastères, dans les temples, dans les abbayes qu’il a réunis son armée, celle qui ira combattre le moine maudit, le moine déchu, qui ira détruire le cercle à la croix tracé. Aidé par les descendants des druides qui ont su conservé tout ce temps dans des lieux bien cachés tous les secrets qui, dans des temps reculés, ont permis la victoire sur les armées du Nord ces envahisseurs sanguinaires. Le chevalier blanc, sorte de lancelot des temps modernes, pour qui il préférable de mourir debout que de vivre l’échine courbé, ira à la tête de son armée livrait l’ultime bataille. Bataille quasi inégale, car le mal n’a  pas de scrupule il ne s’encombre pas de principe vertueux. Alors Dieu dit au chevalier blanc je serai ton bouclier tu useras des mêmes armes que ton adversaire ses ruses seront tes ruses Dieu dit encore ceci : Si un des tiens meure dix des leurs mourront, je t’insufflerais force et courage.

Le jour fatidique arriva enfin, après des lustres passés dans les ténèbres il était temps de livrer bataille et délivrer le monde de l’empreinte maléfique, d’effacer le sourire ironique et le rire sardonique du moine, de lui faire ravaler la poussière. Sur les terres écossaise eut lieu ce jour-là l’ultime rencontre entre les forces du bien du mal et dans un dernier sursaut de courage les moines guerriers avec l’aide de Dieu mirent fin aux forces des ténèbres, on vit le ciel s’ouvrir et un grand éclair balayé le camp ennemi ainsi s’acheva le règne terrible du cercle à la croix tracé. Le bien une fois de plus avait triomphé, on chercha sur le champ de bataille celui qui par son courage cela fut possible mais ne trouva trace du chevalier blanc, il avait disparu comme il était arrivé dans la plus grande discrétion, dans l’humilité il était là pour servir le monde et non pour être servi. On ne revît ni on entendit plus jamais parler du chevalier blanc de sorte qu’il en devient une légende voire un mythe pour les générations suivantes.

Le monde renaîtra dans un sursaut de courage et de fierté. L'aube d'une nouvelle humanité se lèvera et le goût de la victoire à une saveur  bien meilleur que l'amertume de la défaite.
Quand on croit que tout est perdu, l'espoir lui est là au fond de chacun d'entre nous il attend toujours le moment propice pour se révéler à nous de manière inattendu et on ne sait jamais de quoi demain sera fait. Mille ans s’était écoulé le monde vivait en paix les hommes finirent par comprendre que la guerre et l’asservissement des peuples n’engendrerait jamais quelque chose de positif mais qu’appauvrissement de l’esprit et du cœur, car dans la vie il faut donner pour recevoir.

Lire la suite

Révélation

3 Août 2013 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

 

Révélation

 

Je suis la lumière et moi les ténèbres

Je suis la sagesse et moi la folie

Je suis le père et moi le fils, et à nous deux nous sommes qui ?

L’être et la lumière : De l’autre côté du miroir nous sommes condamné à être et à rester.

 

C’est le grand mystère ou le grand mensonge c’est selon !

Je suis Dieu et moi son contraire

Je suis le désir et la tentation, je vis dans l’esprit et par le corps. J’emprunte à ma guise ce véhicule grossier, lourd et empoté, celui qui me voit celui là n’est plus !

 

Je suis le gardien du temple, j’emprisonne les secrets et je détiens les clefs qui ouvrent les portes de la révélation. La vérité des uns c’est le hasard des autres.

 

J’use de ma liberté, ni entrave ni lien, je ne crains pas les ombres : je suis leur père.

Je suis le repère, le phare qui illumine les sentiers qui s’entrecroisent et dans lequel se perd la conscience.

 

Je suis sur le qui vive car en proie à des visions qui me poursuivent. Des bras qui m’enserrent des visages qui me sourient, des mains qui me caressent et des ongles qui me griffent : des rigoles, des crevasses où coule mon sang qui brûle comme de l’acide. Et l’angoisse qui m’étreint comme une épouse attentionnée, je cris je me débats impossible de me défaire de ses bras d’acier qui me comprime, je manque de souffle…

 

Je suis le cauchemar qui hante la nuit des hommes, je suis la conscience qui les traquent et qui leur montre leur passé, leur erreurs et leurs mensonges, leurs trahisons. Je suis l’envers du décor et ils devront mettre un genou à terre et demander grâce, faire amende honorable s’ils veulent se débarrasser de moi enfin de la mauvaise partie d’eux même que leur miroir ne reflète plus tellement ils ont arrogants.

Lire la suite
<< < 1 2