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  le blog anthologie

Anne de Beaujeu

31 Janvier 2018 , Rédigé par gentle13

Anne aux trois noms : Anne de France puisqu'elle est fille de Louis XI, Anne de Beaujeu du jour où elle épouse Pierre, sire de Beaujeu, Anne de Bourbon lorsque son mari devient duc de Bourbon... Née à Genappe en 1461, au temps de l'exil de son père, et morte en 1522 à Chamelle, au cœur de la France, elle a connu quatre rois Louis XI, Charles VIII, Louis XII et François Ier.

On l'appelait aussi " Madame la Grant " parce qu'elle assura par deux fois la régence du royaume de France, lors de la minorité de son frère, Charles VIII (1483-1491), puis de l'absence du roi pendant la première guerre d'Italie (1494-1495). Mais depuis cinq siècles, l'Histoire l'a quelque peu oubliée. L'auteur, fasciné par le triptyque du Maître de Moulins qui l'a admirablement portraiturée, a voulu aller à la rencontre de cette grande dame qui a si bien servi la France. L'éclatement du royaume évité, les princes calmés, le pays pacifié, le rattachement de la Bretagne scellé, les menaces de guerre extérieures éloignées, les finances rétablies, le fonctionnement de l'Etat assuré : tel est l'impressionnant bilan de la politique conduite par Anne de France. Ce fut accompli en peu d'années, alors qu'à la mort de Louis XI elle avait contre elle la foule de mécontents à l'affût de toute défaillance du pouvoir central et qu'elle devait leur faire face au nom d'un enfant. C'est ainsi qu'elle a sauvegardé - en la consolidant - l'œuvre de Charles VII et de Louis XI qui, d'un pays en ruine au début du XVIe siècle, en avaient fait un Etat puissant.

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Louis XI : l'araignée.

31 Janvier 2018 , Rédigé par gentle13

je ne connaissais que très peu ce roi de France, comme il n'est jamais trop tard pour s'y intéressé je vous présente ce grand  personnage avec qui ce termine le moyen-âge.

Louis XI (1461-1483) est l'un des rois de France les plus connus du Moyen Àge, mais sa politique financière n'avait encore fait l'objet d'aucune étude globale. Or, son règne marqua une étape cruciale de la construction de l'État moderne avec la pérennisation de l'impôt, au lendemain de la guerre de Cent Ans qui l'avait fait accepter comme une nécessité temporaire. D'autre part, connaître les moyens mis en œuvre par ce roi pour financer son action permet de mieux comprendre ses succès et ses échecs : par là, l'histoire des finances et des institutions rejoint la « grande histoire ». S'appuyant sur la législation royale et les archives fiscales et comptables, mais aussi sur la correspondance de Louis XI et les témoignages de ses contemporains, l'enquête remonte des débuts des finances modernes à l'œuvre de son père et à sa propre formation avant de suivre l'interaction entre les événements et ses choix financiers tout au long d'un règne riche en péripéties. Le bilan de cette analyse chronologique est dressé dans une synthèse finale qui décrit les ressorts d'une stratégie de prélèvement et de redistribution tout entière au service d'une volonté politique. En montrant le fonctionnement de l'État royal dans le jeu de ses rouages internes comme dans ses rapports avec la société française ou les autres puissances, cette approche contribue à éclairer un épisode majeur de l'Histoire de France.

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Ravaillac

30 Janvier 2018 , Rédigé par gentle13

Le 14 mai 1610, le couteau de Ravaillac emporte la vie du roi le plus populaire de l’histoire de France. Treize jours plus tard, l’assassin est écartelé en place de Grève. Il y a eu enquête, torture minutieuse et procès. Mais la rapidité de la procédure laisse le champ libre à toutes les supputations.

Ce régicide était-il le geste d’un exalté mystique mû par sa propre folie ou l’acte d’un maniaque « instrumentalisé » – dirait-on aujourd’hui – par les auteurs de sourdes menées ? A-t-on voulu enterrer un vaste complot incluant des proches du « bon roi » ? Cherchait-on plus simplement à éviter que les interrogations du bon peuple de France n’en viennent à mettre à mal la continuité monarchique et l’héritage dynastique des Bourbon ?

 

Bienvenue dans le mystère Ravaillac. Il prend racine entre Dieu et diable, à l’époque de la sorcellerie vivace et des extases spirituelles, des flamboyants adultères royaux et des philtres d’amour. Il n’a cessé d’alimenter, depuis quatre siècles, les thèses les plus diverses.

 

L’auteur a choisi d’en recenser les principales et de les confronter au jugement contemporain. Cette démarche lui permet une approche originale, consistant à situer Ravaillac dans la très longue cohorte des assassins politiques de l’Histoire.

Dans un style vif, Jean-François Bège invite le lecteur à une promenade moderne autour d’un vieux sujet, revisité sans tabou ni conclusions trop hâtives.

 

Journaliste attaché à ses origines béarnaises, Jean-François Bège a longtemps été directeur de la rédaction de Sud Ouest à Paris. Depuis 2004, il se consacre au livre et à l’édition. Ce fin connaisseur des coulisses du pouvoir a notamment publié Les Béarnais en politique (Éditions Cairn), vaste fresque allant de Gaston Fébus à nos jours en passant par Henri IV et Bernadotte.

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Complainte du sage

30 Janvier 2018 , Rédigé par gentle13

 

Je n’ai plus envie de penser ni de réfléchir juste envie de faire un pas dans le vide, dans l’abîme, dans l’oubli de soi et des autres. Ne plus être dépendant mais être libre de ses propres choix et actions. Sombrer dans l’oubli, dans la contemplation et le recueillement, de vivre ma solitude comme un choix d’homme libre.

Le monde environnant est hostile et dangereux. Les règles les plus élémentaires sont bafouées.  Les gens sont devenus cyniques, la compassion n’est plus qu’un mot vidé de son contenus affectif tout comme l’empathie vidé de sa substance qui en faisait sa force.

A notre époque on meurt pour un geste un regard ou une parole, mais cependant je tiens debout contre vent et marée, drapé dans ma dignité je marche la tête haute, l’orgueil étant l’habit des sots, je reste chichement vêtu à l’abri du strass et des paillettes.

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La grande librairie : Les origines de l'homme

29 Janvier 2018 , Rédigé par gentle13

« Quatre-vingts ans de souvenirs, de rencontres, de voyages, d’initiatives, de résultats, de succès, de joies, de plein de petits plaisirs et de tout petits malheurs, de grands éblouissements.
La paléoanthropologie et l’archéologie ont le devoir scientifique et philosophique de reconstituer l’histoire de l’homme ; elles ont démontré que nos racines étaient animales, prouvé notre cousinage avec les grands singes, déclaré notre origine unique, tropicale et africaine, montré la logique de notre déploiement progressif à travers le monde, et expliqué comment conscience et connaissance ont peu à peu donné à ce drôle de petit mammifère que nous sommes des traits comportementaux que l’on n’avait pas encore vus poindre le long des 4 milliards d’années d’histoire de la vie et qui sont le libre arbitre et la liberté, la responsabilité et la dignité. »

 

Y. C.
Au travers de ses propres Mémoires, et à la lumière des découvertes les plus fondamentales qui ont rythmé sa vie, ce sont, en quelque sorte, les Mémoires de l’humanité que nous restitue ici Yves Coppens, conjuguant le savoir du scientifique, son humanité et le talent de l’écrivain.

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Arundhati Roy : L'indocile

22 Janvier 2018 , Rédigé par gentle13

Le Ministère du Bonheur Suprême nous emporte dans un voyage au long cours, des quartiers surpeuplés du Vieux Delhi vers la nouvelle métropole en plein essor et, au-delà, vers la Vallée du Cachemire et les forêts de l'Inde centrale, où guerre et paix sont interchangeables et où, de temps à autre, le retour à "l'ordre" est déclaré. Anjum, qui fut d'abord Aftab, déroule un tapis élimé dans un cimetière de la ville dont elle a fait son foyer. Un bébé apparaît soudain un peu après minuit sur un trottoir, couché dans un berceau de détritus. L'énigmatique S. Tilottama est une absence autant qu'une présence dans la vie des trois hommes qui l'aiment. Cette histoire d'amour poignante et irréductible se raconte dans un murmure, dans un cri, dans les larmes et, parfois, dans un rire.

 

Ses héros sont des êtres brisés par le monde dans lequel ils vivent, puis sauvés, réparés par l'amour et l'espoir. Aussi inflexibles que fragiles, ils ne se rendent jamais. Ce livre magnifique et ravageur repousse les limites du roman dans sa définition et dans sa portée. Vingt ans après Le Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy effectue un retour époustouflant à la fiction.

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La grande librairie: Correspondances 1944-1959

22 Janvier 2018 , Rédigé par gentle13

Le 19 mars 1944, Albert Camus et Maria Casarès se croisent chez Michel Leiris, lors de la fameuse représentation-lecture du Désir attrapé par la queue de Pablo Picasso.

L'ancienne élève du Conservatoire national d'art dramatique, originaire de La Corogne (Galice) et fille d'un ancien président du Conseil de la Seconde République espagnole exilé à Paris en 1936, n'a alors que vingt-deux ans. Parlant parfaitement français, elle a débuté sa carrière d'actrice en 1942 au Théâtre des Mathurins, au moment où Albert Camus publiait L'Etranger et Le Mythe de Sisyphe chez Gallimard. Albert Camus vit alors seul à Paris, la guerre l'ayant éloigné depuis deux ans de son épouse Francine, enseignante à Oran. Sensible au jeu, au tempérament et à la beauté de l'actrice, Albert Camus lui confie le rôle de Martha pour la création de sa pièce Le Malentendu en juin 1944. Et durant la nuit du Débarquement en Normandie, sortant d'une soirée chez leur ami Charles Dullin, Albert Camus et Maria Casarès deviennent amants. Il ne s'agit là encore que du prélude à une grande histoire amoureuse ; car Maria décide de mettre fin à cette relation qui lui semble sans avenir, au vu de la situation conjugale de son amant. Mais quatre ans exactement après leur première déclaration, le 6 juin 1948, Albert et Maria se retrouvent, par un heureux hasard, sur un boulevard parisien ; leur histoire commune reprend alors, plus passionnée que jamais, et sans interruption jusqu'à la mort accidentelle de l'écrivain, au début de l'année 1960. Durant toutes ces années, Albert et Maria n'ont jamais cessé de s'écrire, notamment lors des longues semaines de séparation dues à leur engagement artistique et intellectuel, aux séjours au grand air ou aux obligations familiales. Sur fond de vie publique et d'activité créatrice (les livres et les conférences, pour l'écrivain ; les tournées avec la Comédie-Française et le TNP pour l'actrice), leur correspondance croisée, demeurée inédite jusqu'à ce jour, révèle quelle fut l'intensité de leur relation intime, s'éprouvant dans le manque et l'absence autant que dans le consentement mutuel, la brûlure du désir, la jouissance des jours partagés, les travaux en commun et la quête du véritable amour, de sa parfaite formulation et de son accomplissement. Nous savions que l'oeuvre d'Albert Camus était traversée par la pensée et l'expérience de l'amour, jusqu'aux dossiers préparatoires du Premier Homme. La publication de cette immense correspondance révèle la pierre angulaire de cette constante préoccupation : l'amour, l'inévitable amour. "Quand on a aimé quelqu'un, on l'aime toujours", confiait Maria Casarès bien après la mort d'Albert Camus ; "lorsqu'une fois, on n'a plus été seule, on ne l'est plus jamais".

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La grande librairie : la rescapée des camps

22 Janvier 2018 , Rédigé par gentle13

« J’ai vécu puisque tu voulais que je vive. Mais vécu comme je l’ai appris là-bas, en prenant les jours les uns après les autres. Il y en eut de beaux tout de même. T’écrire m’a fait du bien. En te parlant, je ne me console pas. Je détends juste ce qui m’enserre le cœur. Je voudrais fuir l’histoire du monde, du siècle, revenir à la mienne, celle de Shloïme et sa chère petite fille. »

«  Le téléphone sonne. C’est Charlotte qui m’appelle d’Israël. Nous étions dans la même classe à Montélimar. Elle a été arrêtée après moi, mais je ne l’ai pas croisée à Birkenau.


 
―  Qu’est-ce que tu fais en ce moment  ? demande-t-elle.
―  Je travaille sur l’amour.
Un silence alors, comme si le mot amour s’égarait, se cognait dans sa tête. Elle ne sait qu’en faire.
―  L’amour au camp ou quoi  ?
―  Après les camps.
―  Ah, c’est mieux. L’amour au camp, j’en ai pas vu beaucoup.  »
 
Comment aimer, s’abandonner, désirer, jouir, quand on a été déportée à quinze ans  ?
Retrouvant à quatre-vingt-neuf ans sa «  valise d’amour  », trésor vivant des lettres échangées avec les hommes de sa vie, Marceline Loridan-Ivens se souvient…
Un récit merveilleusement libre sur l’amour et la sensualité.

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jack the ripper

15 Janvier 2018 , Rédigé par gentle13

Ceci est une histoire vraie. En 1888, la police retrouve le corps lacéré d'une prostituée, Polly, en pleine rue. Après Polly, quatre prostituées seront assassinées. Alors que Scotland Yard ouvre une enquête, les journaux s'enflamment, les suspects se multiplient, la police n'avance pas... Cent vingt ans après, l'enquête menée par Sophie Herfort est sans appel : Jack l'Éventreur a désormais un nom.
 


Née en 1977, Sophie Herfort est professeur de français à l'Alliance française, licenciée de philosophie et formée à la psychopédagogie et à la neuropsychiatrie. Elle a travaillé pendant vingt ans à la résolution de l'énigme Jack l'Éventreur, épluchant les rapports de police de l'époque, les articles de journaux et les lettres écrites par l'assassin présumé.


" Un travail sérieux et passionnant. "

Le Monde
 

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Olivier Adam ; la grande librairie

15 Janvier 2018 , Rédigé par gentle13

Je suis la fille du chanteur. La fille seule au fond des cafés, qui noircit des carnets, note ce qu'elle ressent pour savoir qu'elle ressent. La fille qui se perd dans les rues de Paris au petit matin. La fille qui baisse les yeux. Je suis la fille dont le père est parti dans la nuit.

La fille dont le père a garé sa voiture le long du fleuve. La fille dont le père a été déclaré mort. Celle qui prend un avion sur la foi d'un cliché flou. Celle dans les rues de Lisbonne, sur les pentes de l'Alfama. Qui guette un musicien errant, une étoile dépouillée d'elle-même, un ermite qui aurait tout laissé derrière lui. La fille qui traverse les jardins, que les vivants bouleversent, que les mots des autres comblent, la fille qui ne veut pas disparaître. Qui peu à peu se délivre.

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