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  le blog anthologie

L’éveil

7 Janvier 2020 , Rédigé par gentle13

 

C’est la révélation par les mots, par les signes à venir, l’homme ne les voient ni ne les entend et pourtant il faudra bien qu’un jour il comprenne qu’il ne pourra pas y échapper Quand l’ombre s’abattra sur la terre, quand le soleil aura disparu la vie ne sera plus…

Le temps n’est pas important c’est la vie qui l’est, celle qui nous s’échappe qui nous fuit parce qu’elle n’est pas éternelle.

Arrêtons-nous à l’essentiel et laissons de côté le superficiel qui lui nous entraine sur le chemin de l’inutilité, de la futilité et de la vanité. L’ego nous emprisonne, l’orgueil nous enchaîne et il est difficile pour certains de s’en libérer. Pour être libre il faut être soi et pas le double de quelqu’un d’autre. Et puis ne l’oublions pas la liberté n’est qu’un concept abstrait, nous dépendons tous de quelqu’un ou de quelque chose. Être libre tout le monde en rêve mais en fait peu y arrive, car personne ne peut dire ou faire quelque chose sans jamais échapper aux conséquences des ses actions…

Je n’ai pas le temps à perdre avec les futilités quotidiennes, ce qui compte c’est l’essentiel, c’est le superflue qui contente l’ego. Je n’ai pas d’orgueil dit-il, seulement de la dignité rajoute-t-il devant celui qui le condamne et le juge. Ce n’est pas ce qui brille qui importe car ce qui est caché aux profanes se dévoile aux initiés, l’humilité c’est là leur force, leur bouclier contre les incultes et les pourfendeurs de la beauté de l’âme. L’éveille de la spiritualité c’est le chemin le plus rude et le plus long.

On est tous confronté à des choix, faire ou pas dire ou pas dire, une fois qu’une pierre est jetée on ne peut l’arrêter…Les mots c’est pareil, c’est une arme… Faisons attention dans tous les cas, celui qui se croit supérieur et qui se targue de l’être et qui s’en sert pour l’humilier l’autre ne vaut rien. L’orgueil est la pire des maladies, c'est l'habit des sots, c'est une gangrène qui pourris l'âme...

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Révélation

6 Janvier 2020 , Rédigé par gentle13

Révélation

Ecrire c’est source de conflit, c’est toujours difficile d’aller au-delà de soi, de se confronter à son moi intime et de s’affranchir de ses propres peurs et craintes d’être jugé. Ecrire c’est partager, c’est transmettre une partie de soi à l’autre, au lecteur, c’est aussi parler tout bas au fond de soi

Ecrire c’est être patient, c’est laisser venir l’inspiration, cette muse invisible qui peut surgir quand bon lui semble, on a aucun contrôle sur elle. Elle va elle vient à son rythme, le jour la nuit, chez soi ou hors de chez soi, elle peut surgit n’importe quand et n’importe où. Elle peut nous enlacer dans ces bras et nous pousser à écrire pendant des heures sans vraiment savoir d’où cela provient comme elle peut nous fuir, nous abandonner devant une page blanche. On est alors orphelin, privé d’une source à laquelle on aurait aimé s’abreuver, s’enivrer d’un verbe auxquels on n’est pas habitué. On lit les autres et on aimerait être comme eux, être lu partout et par tous, une forme de reconnaissance ou d’orgueil de se dire enfin j’y suis arrivé. Je suis allé au bout de moi-même franchit les obstacles un par un avec ténacité et persévérance. La route est longue et laborieuse mais ça vaut la peine d’y consacrer une partie de son existence, ne jamais abandonner son idée, de concrétiser son rêve.

Et puis, peut-être, un jour la révélation. Alors l’ombre petit à petit s’effacera, l’éclair d’un jour radieux viendra ensoleiller notre vie et nous rendra joyeux comme un petit enfant devant son cadeau de noël. Il faut hélas du temps et d’un peu ou beaucoup de talent pour aligner les bons mots et les bonnes idées, il faut aussi parler avec son cœur, laisser galoper son imagination comme un cheval fou ivre de liberté. Trouver la bonne formule, trouver les bons liants pour assembler le tout. Pour l’instant je n’en suis pas là et loin de l’être mais malgré tout je continue à essayer sans vraiment m’acharner non plus. Je ne désespère pas, je n’envie pas mais j’admire ceux qui y sont arrivés. Il y a évidement de la frustration, un peu de colère, un sentiment d’injustice devant mon incapacité à écrire. Mais d’un côté je me dit à quoi bon choisir un sujet, je dois laisser les mots venir à moi, la chance est capricieuse comme l’amour, on le cherche il se réfugie dans le jardin d’un autre qui n’aura lui rien demandé. Ecrire c’est parler de tout et de rien, c’est écrire son incapacité à le faire, c’est hurler dans la nuit sombre et froide, un lieu lugubre au fond de notre conscience, un lieu désolé où est on est bien seul.

L’homme sans joie

Je ne vais pas me suicider, 1er parce que n’ai pas le courage 2eme parce que je ne suis pas désespéré à ce point. Mais cette vie ne m’intéresse pas ou plus, qui sait ? Certes je vis, mais sans joie, avec cette peine résiduelle que je traîne comme un fardeau, comme un boulet ni lourd ni léger, une entrave invisible qui me retiens dans ce monde où comme disait Sartre « l’enfer c’est les autres » mais je vis dans ce monde et je côtoie cet enfer. Je m’enferme, je m’enfuie hors de ce monde de violence et de haine, je crée mon paradis intérieur et je m’y réfugie solitaire et en paix. C’est ma tour d’ivoire, mon refuge. Je suis entré dans l’antre de la bête j’ai côtoyé le bon et le mauvais, le verbe qui ensorcelle et le verbe meurtrier que j’en suis arrivé à ne plus distinguer le vrai du faux, le mensonge de la Vérité avec un V majuscule, la vérité ultime celle qui libérera le monde dans lequel il est enfermé ou plutôt où on l’a enfermé. Mais qui l’a fait ? Mais la bête, voyons !!! A-t-elle un nom au moins ? Mais oui mais on ne peut le nommer sous peine de gros problèmes qu’on ne pourra maîtriser, et pourquoi cela ? Evident voyons… parce la bête est puissante et malveillante. Sa mâchoire est forte et acérée. Le petit ne peut et ne doit vivre que pour servir le plus fort. Cela la bête le sait et elle en profite… du moins pour un temps. Et pourquoi ça ? Mais parce que rien éternel en ce monde, même les plus forts disparaîtront.

Voilà l’histoire à conter et raconter comme une légende urbaine qui prend racine qui prend corps, une légion de petit face à l’ogre tout puissant. Mais un goute à goutte est aussi puissant qu’un torrent, il s’infiltre tout doucement et insidieusement à travers les couches d’une société en décrépitude. Sun Tsu écrit dans l’art de la guerre « Toute campagne guerrière doit être réglée sur le semblant ; feignez le désordre, ne manquez jamais d’offrir un appât à l’ennemi pour le leurrer, simulez l’infériorité pour encourager son arrogance, sachez attiser son courroux pour mieux le plonger dans la confusion : sa convoitise le lancera sur vous pour s’y briser. »

 « Toute guerre est fondée sur la tromperie. » ou encore ceci :

« Il faut plutôt subjuguer l’ennemi sans donner bataille : ce sera là le cas où plus vous vous élèverez au–dessus du bon, plus vous approcherez de l’incomparable et de l’excellent. »

 « L’art de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combat. »

Nous devons en arriver là, l’affrontement doit être évité, dans la guerre il n’y a jamais de vainqueur mais que des morts qui jonchent le sol d’une patrie en perdition. Gandhi a dit ceci « œil pour œil et à la fin tout le monde est aveugle ». Il n’y a pas de honte à se soumettre à la loi du plus sage et non du plus fort. A ne jamais oublier le plus fort sera craint jamais respecter ni aimer. A nous de choisir qui nous voulons devenir : être ou paraître.

Et puis… il y a l’homme sans qualité, celui que personne ne voit et n’entend et pourtant il est là bien présent dans notre monde, silencieux et à l’écoute. Il n’est qu’une ombre dans ce monde désolant où les bien-pensants les méprisent et s’en servent en même temps. Les ombres ne sont qu’un rouage qui ne sont utiles qu’aux services des puissants. Ils n’ont pas vraiment d’existence légales on les tolère simplement. Je fais partis de cela, je n’en suis pas fier mais je ne me renie pas pour autant, j’ai même accepté ma condition d’ombre depuis longtemps maintenant. Je garde la tête haute parce que j’ai conscience malgré tout de mon utilité parce que sans nous rien ne se ferait, les bien-pensants ne servent qu’à ça, pensé sans jamais agir. Un jour les ombres se disperseront qu’adviendra-t-ils alors des bien-pensants, de ces puissants tapis dans leurs demeures à l’abri des vicissitudes. Ils seront confrontés ce jour-là aux aléas de la vie quotidienne, leur monde alors s’effondrera parce que privé de leur main d’œuvre très bon marché.

Nous voilà à l’aube d’une nouvelle ère, que nous réservent elles ? Là est le grand mystère, l’insondable mystère, le monde, un jour vacillera sans que personne ne puise y faire quelque chose. Nous serons confrontés à un seul choix, vaincre ou périr. Vaincre sous les ordres d’un tyran ou périr en ayant conscience de notre utilité à une communauté qui nous ressemblera et qui nous unira dans un même combat, celui de la justice et de l’équité. Sans fardeau à porter, débarrasser de l’orgueil, des préjugés, de la vanité d’être autre chose que ce que l’on est.. Serons-nous libres pour autant ? Je n’en sais fichtre rien. Mais en fait ce n’est pas grave, on aura au moins essayé, nous auront eu le mérite de nous dresser devant la bête immonde qu’est le pouvoir.

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Solitude

5 Janvier 2020 , Rédigé par gentle13

Je me suis perdu en chemin, l'avenir me paraissait sombre, mais la lumière ne s'est pas éteinte. Alors je suis revenu sur le sentier du possible. L'angoisse s'était atténuée mais hélas, était toujours là tapie au fond de ma conscience, prête à bondir, comme un fauve sur sa proie.

Ô solitude, tu m'enserre dans tes bras comme une maîtresse passionnée et aimante. Tu peux-être parfois jalouse et excessive, tu ne me laisse guère de répit...Mais je ne m'en plait pas non plus, je te tolère plus que je t'accepte.

Ô solitude tu m'en enfermé dans une routine auquel je n'ai pu résister. Tu es comme ces sirènes aux chants envoutants, qui ôtent toute volonté, pris dans tes filets il est difficile de s'en extirper. Je me laisse bercer par ta douce musique, mais ce n'est qu'une illusion.

Ta jalousie m'a poussé vers la "sortie" tellement tu es oppressante. Mais je ne te laisserait pas gagner la partie. Il y a une autre porte, elle, je ne la laisserait pas se fermer, elle me conduira sur un autre chemin, une autre route, une voie moins étroite qui me libérera de ton emprise parfois néfaste et parfois nécessaire à mon bien être. c'est là toute l’ambiguïté... 

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