Rémi Arnaud
Bonjour en ce dimanche matin où coincé au boulot je vous présente Rémi Arnaud un jeune homme de 28 ans mais au talent prometteur à ce qui me semble, mais comme toujours pour vous faire votre propre idée je vous soumets deux extraits de ces oeuvres pour faire une idée plus précise du personnage. Je n'ai pu trouver d'autres renseignements car il faut s'inscrire à "copain d'abord" au préalable, quoique je trouve ça un peu aberrant mais bon....
Gentle13
Fils du soleil et du vent, habitant le paradis terrestre entre Mont Ventoux et Sainte Baume, ma vie d’ermite lunatique est bercée entre autres par l’écriture de poèmes et de chansons.
Publiant mon premier recueil LA NUIT DES MIROIRS en 1997 (Librairie Galerie Racine), je recherche à entraîner mes lecteurs dans la valse lente et intense de l’enfance et de l’amour. C’est là précisément que je puise ma force et mes racines. Les seuls lieux que la société laisse à peu prés intacts. Mes poèmes renvoient à la façade éblouie des rêves et des souvenirs sans oublier les volets clos de la douleur si présents à notre époque.
L’été à Goult
Ici ce sont des vacances accessibles et qui se cachent pourtant. Le printemps est déjà passé, l’été meurt de soif encore et toujours dans la chambre des vertiges.
En nous agenouillant contre la terre humide, dans notre dos la colline fermait les yeux. Tout n’était qu’apparence vive. J’attendais quelqu’un et c’était presque vrai.
J’attendais obstinément la lumière, la chaleur, la terre et toujours cette sourde et envahissante mélancolie des longues plaines basses.
Elle était là debout à l’épaule de la nuit tombante. Les oiseaux nous mangeaient dans la main. La porte fermait mal.
Enfin la souffrance changea de corps dans le cri cinglant des cigales. C’est toute l’histoire du monde où nous fûmes. Ce bleu du ciel auquel j’espère et par lequel je m’échappe.
Revenir, je reviendrai, sans cesse loin de tout, d’halètements en halètements.
Dites-lui simplement que je la cherche.
PULSION PREMIÈRE
C’est un phénomène rare. Le vent, ses terres fracturées. Les ailes du moulin ne s’arrêteront plus désormais sur les bouches entrouvertes de la surprise.
Dès qu’elle eût lancé le harpon d’un rendez-vous, la lumière réglée à son maximum, je sus alors qu’elle ne reviendrait pas, n’ayant aucunement l’infinie patience des fenêtres.
Moi qui est la confiance d’une fourmi, il fut l’heure de pousser plus loin mes investigations. Entre mon miroir et son visage viendra la floraison des asphodèles
L’ÉTÉ A GOULT
LA VIE, INFINIMENT
GALETS DE DURANCE
PULSION PREMIÈRE
SOLEIL, BIEN ENTENDU
Gentle13
Fils du soleil et du vent, habitant le paradis terrestre entre Mont Ventoux et Sainte Baume, ma vie d’ermite lunatique est bercée entre autres par l’écriture de poèmes et de chansons.
Publiant mon premier recueil LA NUIT DES MIROIRS en 1997 (Librairie Galerie Racine), je recherche à entraîner mes lecteurs dans la valse lente et intense de l’enfance et de l’amour. C’est là précisément que je puise ma force et mes racines. Les seuls lieux que la société laisse à peu prés intacts. Mes poèmes renvoient à la façade éblouie des rêves et des souvenirs sans oublier les volets clos de la douleur si présents à notre époque.
L’été à Goult
Par la fenêtre beaucoup trop tard, la pluie est revenue soudaine et froide. La fille a compté et recompté toutes les terrasses. Le vent lui ôtait sa chemise.
Ici ce sont des vacances accessibles et qui se cachent pourtant. Le printemps est déjà passé, l’été meurt de soif encore et toujours dans la chambre des vertiges.
En nous agenouillant contre la terre humide, dans notre dos la colline fermait les yeux. Tout n’était qu’apparence vive. J’attendais quelqu’un et c’était presque vrai.
J’attendais obstinément la lumière, la chaleur, la terre et toujours cette sourde et envahissante mélancolie des longues plaines basses.
Elle était là debout à l’épaule de la nuit tombante. Les oiseaux nous mangeaient dans la main. La porte fermait mal.
Enfin la souffrance changea de corps dans le cri cinglant des cigales. C’est toute l’histoire du monde où nous fûmes. Ce bleu du ciel auquel j’espère et par lequel je m’échappe.
Revenir, je reviendrai, sans cesse loin de tout, d’halètements en halètements.
Dites-lui simplement que je la cherche.
PULSION PREMIÈRE
Sous le soleil plein de midi elle m’embrassa vivement. Le temps se mit à se refuser sans terme.
C’est un phénomène rare. Le vent, ses terres fracturées. Les ailes du moulin ne s’arrêteront plus désormais sur les bouches entrouvertes de la surprise.
Dès qu’elle eût lancé le harpon d’un rendez-vous, la lumière réglée à son maximum, je sus alors qu’elle ne reviendrait pas, n’ayant aucunement l’infinie patience des fenêtres.
Moi qui est la confiance d’une fourmi, il fut l’heure de pousser plus loin mes investigations. Entre mon miroir et son visage viendra la floraison des asphodèles
L’ÉTÉ A GOULT
LA VIE, INFINIMENT
GALETS DE DURANCE
PULSION PREMIÈRE
SOLEIL, BIEN ENTENDU
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