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  le blog anthologie

Jean Marie Audrain

26 Septembre 2008 , Rédigé par gentle13 Publié dans #anthologie

Un ecrivain découvert ce matin sur :

 



Impression poète levant

Il n'existe ni université ni École Supérieure de Poésie !
Alors d'où sortent les poètes si ce n'est du ventre de leur mère ? Pour autant, sur les bulletins de naissance ne figure jamais la mention "poète"...
Je soutiendrais malgré tout que la poésie est la chose au monde la mieux partagée... mais la moins bien entretenue!
L'une des qualités premières de l'enfant n'est-elle pas celle de s'émerveiller de tout ? Et la poésie accepterait-elle un autre terreau ? Le langage de l'enfant va devoir s'arracher à sa polysémie primale pour devenir plus précis, plus adapté, plus "correct". Comme les langues, en gagnant en précision, il a perdu en richesse "connotative" et "imaginative". Or, la vie ne se réduit pas à ce que professe le langage sémantiquement correct". Elle est bien plus que cela ! En ce sens, René Char dit que le poète est le conservateur des infinis visages du vivant !
Alors, devenir poète ? Si tu ne l'es pas resté, tu dois vivre une seconde naissance ou plutôt une renaissance. Il faut retrouver au fond de tes yeux le regard de tes premiers jours. Un regard tout neuf, accueillant à la nouveauté et à la richesse des sons et des images. Un regard qui jamais ne pèse, ne compte, ni ne mesure. Un regard qui jamais ne critique, ne juge, ni ne compare.
Alors seulement ta plume pourra commencer à chanter et à dessiner ce que tes sens ont perçu dans le secret de l'intimité des choses et des hommes.
Alors, désormais, tu recevras le nom de fou... ou de poète !

 

 

 

 

Mot d’une vie

Au fond de sa gorge serrée
Depuis l’enfance elle gardait
Ce que la vergogne dictait
Bouche fermée.

Pour un doux baiser sur son front
Rien n’aurait pu baisser sa garde
Tête haute malgré l’affront
Qui trop s’attarde.

Ses souvenirs d’adolescence
Des repas aux regards murés
Autour d’une table encombrée
De ses silences.

Elle s’exila de la maison
Son ressenti en bandoulière
Noué au fond d’un baluchon
Son cœur trop fier.

Par les routes et sur les chemins
Chaque détour la ramenait
A l’aveu de livrer enfin
Son noir secret.

Puis le remords fit son travail
De nuits troubles en jours aigris
Semant la mort en ses entrailles
Pour un non-dit.

Son père quêta à son chevet
Le dernier mot, l’ultime son
Qui de ses lèvres s’échappait :
Juste « Pardon ».
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:0091: Lili-Flore :0010: 30/09/2008 14:48

La pluie du jour qui ravit le jardin ne m'empêche pas de te déposer des bigs bises

chrys 30/09/2008 07:53

bises d'Annecy !!! christel

:0091: Lili-Flore :0010: 29/09/2008 11:32

Petit coucou du jour pour te souhaiter un bon début de semain. bonne journée, bigs bises

:0091: Lili-Flore :0010: 28/09/2008 18:51

j'espère que tu as pu profiter de cette belle journée d'automne super ensoleillée, Bisous

:0091: Lili-Flore :0010: 27/09/2008 16:49

le texte de ce poète est très beau mais mais foutu la chaire de poule. C'est lugubre de voir mourir son enfant et de guetter le mot pardon. Ce poète doit navoir souffert. Bisous bien ensoleillés du jour