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  le blog anthologie

Il fallait que je le dise

22 Janvier 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

Encore une découverte que je viens de faire, comme toujours je tiens à vous les faire partager là s'en est une aussi. J’irais pour ma part me le procurer afin d'en savoir un peu plus long et de découvrir qui se cache derrière ce livre. Le titre là encore est pour moi une invitation ce paradoxe entre parler ou se taire me fait supposer que le livre doit être intéressant à lire d'ailleurs une phrase plus bas le dis aussi :
A lire absolument et à méditer
Je n'en dirais pas plus, juste de quoi vous mettre "l'eau à la bouche" et vous donner l'envie de lire encore et toujours, mais comme tous les goûts sont dans la nature, chacun se fera son opinion et mes choix ne sont ou ne seront pas les vôtres. L'essentiel c'est la curiosité de découvrir autre chose qu'on n'a pas forcément l'habitude de lire ou de faire.
Mes amitiés à toutes et vous tous

Armando

Il fallait que je le dise ou le refus du silence
vendredi 30 septembre 2005.
 
Les éditions Chemins de Plume, toujours à l’affût d’une poésie active, profonde, de qualité, nous invite à découvrir, dans sa collection Jet d’Encre, le dernier ouvrage de Maïr Rancher.
Maïr Rancher : Il fallait que je le dise
Maïr Rancher : Il fallait que je le dise
Editions Chemins de Plume, EAN :
La poésie au XXI ème ne peut plus se contenter de descriptions ou de soupirs fades et convenus. Les mots doivent prendre la parole. En aucun cas, ils ne peuvent poursuivre leur petit bonhomme de chemin à l’abri des bouleversements climatiques, financiers et sociaux culturels que nous connaissons aujourd’hui et qui modifient, à la fois nos attitudes et nos existences au quotidien.

Maïr éclate, elle ne peut plus demeurer muette, à contempler sur son grand écran, le film d’une série B qui raconterait les actions folles et souvent suicidaires, ordonnées par des êtres atteints du syndrome inguérissable du pouvoir.

Lorsqu’elle a décidé d’écrire ce livre, Maïr a pris conscience de la marche d’abord lente puis de plus en plus sourde et vive du monde vers l’abîme. Course d’autant plus insensée que les richesses financières amassées, le plus souvent au prix fort du sang, n’aura plus aucune valeur face aux catastrophes engendrées par nos attitudes irresponsables.

En rejoignant les savants qui dénoncent les erreurs et tirent la sonnette d’alarme depuis 1950, le poète reprend le rôle qui est le sien : celui de transmettre mais aussi de dénoncer, de mettre en garde. Maïr est donc dans son rôle primordial d’artiste. Elle a choisi la voie la plus difficile qui existe.

N’est pas pour cela que la plupart de nos poètes contemporains préfèrent nous entretenir de toute autre chose, "oubliant" que nous sommes assis sur le couvercle d’un volcan qui s’éveille ?

L’horreur, sous toutes ses formes, les catastrophes, les attentats, les accidents, ne sont plus que des faits divers banalisés par les grands médias. On déjeune entre une épidémie, une prise d’otages ou un nouvel incendie criminel. Quoi de plus banal ? La mort n’a plus de visage, elle est "statistique" uniquement.

Pour nous ouvrir les yeux du cœur, pour nous faire comprendre ce qui se passe réellement, Maïr a décidé de prendre les mots à bras de corps les métamorphosant ainsi en messagers de la vie.

Face à tant de vérités, tant de dangers véritables, certains prennent le parti de rire, mais le rire dans ce cas précis n’est que le masque de la peur. Courageuse, jusqu’au bout de la plume, l’auteur nous entraîne au bord de ce quotidien qui risque de nous aspirer un jour ou l’autre.

Poésie libre et ardente, passionnée mais lucide, les poèmes, sans concession aucune, nous obligent à regarder puis à réfléchir.

Ces imprécations de Maïr brisent le faux silence derrière lequel se déroule notre existence au jour le jour et nous place devant le miroir d’une vérité que nous n’aimons pas entendre mais qui, si nous n’y prenons pas garde, risque de nous asservir pour peut-être aller encore plus loin.

En achetant ce recueil, vous pénétrez dans votre quotidien par une autre fenêtre, celle qui permet de prendre le recul nécessaire face à une situation préoccupante.

A lire absolument et à méditer.

Maïr Rancher, Il fallait que je le dise, Editions Chemins de Plume - EAN :

Extraits

"Peurs,
Peux-tu vivre
Et croire
Que tous ces cadavres ne parleront plus !
Peux-tu penser
Qu’il n’y aura jamais
Des tombes ouvertes
d’où surgiront
Mille corps décharnés
Aux yeux troués.
Ils n’ont pu supporter
Les fleurs, les couronnes
Ni surtout le silence
Où pieusement tu les contrains !

Cassant leur bière
Ils hanteront tes nuits
Ils cracheront
Leurs vérités
Pour réclamer
Leur survie
Dans tes paroles...
Poète
Ne rêve plus de luth
Mais lutte avec tes mots
Et reconstruis."

Victor Varjac
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C
Armndo , <br /> Ca ne marche pas parce que tu n'as pas dû sélectionner un modèle par catégorie de ski ... il faut en choisir donc trois en tout , dont les beiges ans la catégorie deux ! bisous à toi , christel
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~
oh oh oh je découvre ton nouveau chez-toi<br /> et ta binette par la même occasion :-))
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R
Bonjour Armando ... Je profite a venir te souhaité un très bon Jeudi le temps que mon ordi fonctionne un peu mieux il rame un peu moins a cette heure, il annonce encore de la neige chez moi cette après-midi, Bisous de L’aude A bientôt …….rose<br />  <br />
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C
bisous enneigés , bonne soirée , christel
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L
Salut armando,<br /> Fallait le dire... Ce texte est notre quotidien à tous, il relève une vérité qui me fait froid dans le dos.<br /> Comme cette phrase: "vous pénétrez dans votre quotidien par une autre fenêtre"... Je l'a trouve effroyable, comme si on avait pas la possibilité de rentrer par la porte... (du vécu)<br /> Bises. Luna
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