Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
  le blog anthologie

L'homme de la creuse( 2)

6 Janvier 2009 , Rédigé par gentle13 Publié dans #texte perso

Mais bon  que voulez-vous c’est comme ça la vie.  Une fois le dernier client parti, le patron ferma son bar et rentra chez lui. Seulement il ne pouvait s’empêcher d’y penser, sans  vraiment savoir pourquoi quelque chose chez elle l’intriguait, le tracassait même.  Le lendemain, une fois son établissement ouvert, plus aucune nouvelle et personne ne semblait l’avoir aperçue depuis la veille, elle avait disparue comme par enchantement. Décidément se dit il en aparté quelque  CHOSE ne tourne pas rond dans cette histoire, on ne peut pas disparaître comme ça du jour au lendemain sans laisser de trace. Il la chercha un peu partout mais en vain…

Anne-lise, était là au bout du chemin boisé par lequel elle avait quitté le village très tôt le matin, alors que tout le monde, en apparence seulement, dormait calfeutré au fond de leur lit les volets clos. Au bout dudit chemin, elle aborda une route goudronnée avec un panneau où était inscrit le nom du village Saint-Martin  de Vésubie  merci de votre visite

Ne connaissant pas du tout l’endroit, elle alla au hasard droit devant, elle finirait bien par arriver quelque part. En cours de route plusieurs voitures s’arrêtèrent à ses côtés pour lui demander si on pouvait la déposer quelque part, elle refusa poliment à chaque fois. Mais la fatigue, au bout d’un certain temps, qu‘elle eut du mal à définir, se fit sentir et elle ralentit le pas. Elle avait soif et faim elle devait trouver une solution pour y remédier combien de temps avait-elle marché ? Elle l’ignorait et au fond ce n’était pas important. Il fallait qu’elle mette le plus de distance possible entre elle et ce village, confusément elle sentait que si elle restait là il lui arriverait quelque chose de mal.

Derrière son dos les bruits de sabots d’un cheval la fit se retourner et là, elle vit une charrette chargée de foin avec un vieux paysan qui la conduisait, se sentant à ce moment en confiance, elle arrêta la charrette et demanda au paysan si elle pouvait monter à côté de lui, sans répondre il lui fit un signe de la tête. En cours de route, elle lui demanda où il allait ainsi il marmonna dans sa moustache le nom d’un village qu’elle eût du mal à comprendre « Saint-Sauveur-Sur-Tinée » mais ça ne lui disait rien vu qu'elle ne connaissait pas la région. D’ailleurs pour tout dire elle ignorait comment elle était arrivée ici. De charrette en voiture (sans faire de jeu de mot) elle finit sans encombre à quitter l’arrière pays niçois, une chance se dit-elle mais rien n’est joué d’avance non plus…

Entre temps, Jules Antonin, prit son courage à deux mains et décida à son tour de prendre la route  et d’aller tenter sa chance ailleurs. Ici, il était considéré comme un paria, un être à part qui croit aux pouvoirs guérisseurs des fontaines, qui interprète les signes de la nature ect ect, ce qui d'ailleurs était mal vu par les villageois très superstitieux. Mais s’était sans compter la témérité dont Jules faisait preuve, il n’avait que faire de ce que pensaient les autres. Il prit la route sans savoir que son destin était en marche et que rien n’arrêterait ce qui allait se passer. Lui aussi partit très tôt le matin afin de ne croiser personne dans les rues de cet infernal village, là encore c’était sans compter la malveillance de certains qui lui en voulaient d’avoir hérité de ce petit lopin de terre tant convoité par certains.  A la sortie sud du village, il prit le sentier pour le quitter discrètement, du moins le croyait-t-il! là, plantés comme des piquets « les vilains » l’attendaient de pieds ferme.

 

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
ah que j'aime tes histoires ! (et la sensation d'être à la veillée devant un feu dont les ombres dansantes dissimulent par instant le visage du conteur.. la nuit  au fond des bois... en sortirai je ?  non je ne le veux pas..bisous
Répondre
:
mais que tu es prolixe en cette nouvelle année alors que je lève un peu le pied, je viens de lire cet article et je reviendrai, pour les autres car j'ai du retard dans les réponses. Sous la neige et le grand froid encore -7, mais le soleil pointe son nez,  je te dépose des bigs bisous réchauffés au soleil d'un été virtuel
Répondre