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  le blog anthologie

LE CLEZIO

2 Janvier 2007 , Rédigé par gentle Publié dans #anthologie

Il est des auteurs que j'apprécie d'autres moins, lui, fait partie de ces écrivains qui m'incite à lire et à méditer sur la littérature, je veux parler de Jean Marie Gustave LE CLEZIO. Un auteur à succès qui sait très bien écrire et qui à le talent pour vous faire passer des nuits blanches tellement ses romans sont  intéressant à lire. J'ai pour ma part lu certains de ces livres et j'en suis positivement enchanté tel : "Etoile errante",  "Onitsha"et "desert" qui sont mes favoris. Mais tous les goûts étant dans la nature chacun se fera sa propre opinion en les lisant.  Pour vous aider et vous inciter à les lire j'ai mis en ligne des extraits des trois livres, je ne saurais vous décrire ,mieux que ce qui est fait, les livres donc je laisse les professionnels le faire.

Armando

Jean-Marie Gustave Le Clézio est né à Nice le 13 avril 1940, d'un père anglais et d'une mère bretonne, tous deux originaires de l'île Maurice. Est-il français, britannique, mauricien ? Il ne choisit pas, aime les frontières, se considère comme un exilé, mais la langue française est son véritable pays : « Pour moi qui suis un îlien, quelqu'un d'un bord de mer qui regarde passer les cargos, qui traîne les pieds sur les ports, comme un homme qui marche le long d'un boulevard et qui ne peut être ni d'un quartier ni d'une ville, mais de tous les quartiers et de toutes les villes, la langue française est mon seul pays, le seul lieu où j'habite. » Bilingue, il a l'idée au début de se faire publier en anglais. Toutefois, il commence à écrire en français, s'opposant ainsi à la colonisation de l'île Maurice par les Anglais.

Étoile errante


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Éditions Gallimard, collections "Blanche" et "Folio".

 

Pendant l'été 1943, dans un petit village de l'arrière-pays niçois transformé en ghetto par les occupants italiens, Esther découvre ce que peut signifier être juif en temps de guerre : adolescente jusqu'alors sereine, elle va connaître la peur, l'humiliation, la fuite à travers les montagnes, la mort de son père. Une fois la guerre terminée, Esther décide avec sa mère de rejoindre le jeune État d'Israël. Au cours du voyage, sur un bateau surpeuplé, secoué par les tempêtes, harcelé par les autorités, elle découvrira la force de la prière et de la religion. Mais la Terre promise ne lui apportera pas la paix. C’est en arrivant qu'elle fait la rencontre, fugitive et brûlante comme un rêve, de Nejma, qui quitte son pays avec les colonnes de Palestiniens en direction des camps de réfugiés. Esther et Nejma, la Juive et la Palestinienne, ne se rencontreront plus. Elles n'auront échangé qu'un regard et leurs noms. Mais, dans leurs exils respectifs, elles ne cesseront plus de penser l'une à l'autre. Séparées par la guerre, elles crient ensemble contre la guerre. Comme dans Onitsha, avec lequel il forme un diptyque, on retrouve dans Étoile errante le récit d'un voyage vers la conscience de soi. Tant que le mal existera, tant que des enfants continueront d'être captifs de la guerre, tant que l'idée de la nécessité de la violence ne sera pas rejetée, Esther et Nejma resteront des étoiles errantes.

Le Clézio cherche les signes du malheur et ceux de la paix au coeur même de la vie avec le soleil et la terre, la naissance et la mort, l'énigme des origines et de l'avenir, la mémoire et l'oubli. Rencontre fugitive que rien ne peut effacer, deux interrogations sur le mal, sur la survie, sur la guerre ; alliance de l'eau et du soleil, de la brume et du rocher, de la terre et du vent. Le Clézio dépouille sa phrase jusqu'à l'extrême, jusqu'à la limite de la transparence. Non, il n’est pas trop simpliste ou trop naïf. Au contraire, il envoûte avec ces phrases lumineuses qui bouleversent par leur beauté. L'écriture, par sa force, n'agit qu'en pénétrant le lecteur en attente d'un rituel qui s'apparente à la magie et qui lui donne la visibilité. « Les phrases passaient, c’étaient les ondes qui avançaient comme la trace du vent sur l’eau. »

« Étoile errante, dans sa beauté, dans son rythme, dans ses échos, imprime la conviction qu'on se condamne à ne rien comprendre, ni de la souffrance du monde ni de sa splendeur, ni des ravages de l'histoire, ni des blessures de la mémoire, ni des cicatrices du temps, si l'on ne se tourne pas obstinément vers l'énigme des commencements, vers le mystère de la création, vers l'aube de toutes les renaissances. » Pierre Lepape, Le Monde.

« J’ouvre les yeux, la mer et la lumière me brûlent jusqu’au fond de mon corps, mais j’aime cela. Je respire, je suis libre. Déjà je suis portée par le vent, par les vagues. Le voyage a commencé. » Bon voyage.

 

Pascale Arguedas

 

Onitsha


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Fintan Allen a douze ans lorsque, le 14 mars 1948, il embarque pour l'Afrique avec sa mère, Maou. Geoffroy Allen, qui avait laissé en France sa femme et son fils, leur a enfin demandé de venir le rejoindre à Onitsha, petit port fluvial, où il travaille pour la United Africa. Fintan ne connaît ni son père ni l'Afrique. Maou, elle, rêve d'une Afrique idyllique où elle pourra vivre près de l'homme qu'elle aime, à l'abri des préjugés familiaux qui condamnaient en lui le rêveur sans le sou, et anglais de surcroît. C'est une Afrique bien différente qu'elle va découvrir, dévorante, insaisissable. Et un conformisme plus oppressant encore : celui du milieu colonial, fait de haines, de mesquineries, d'échecs inavouables. « L'Afrique brûle comme un secret, comme une fièvre. Geoffroy Allen ne peut pas détacher son regard, un seul instant, il ne peut pas rêver d'autres rêves. » Ce livre est pareil à l'Afrique. S'il s'en dégage malgré sa violence un tel sentiment de sérénité, c'est que, chez Le Clézio, même la fièvre, même la révolte, même la défaite sont les couleurs de la paix.

Onitsha, que Le Clézio commença à écrire à huit ans, est un livre empreint de toute la sérénité de son auteur. Dans une prose poétique et émouvante, Le Clézio raconte l'itinéraire chaotique d'une famille éclatée que seule la révolte pourra ressouder, alors même que gronde le peuple d'Onitsha depuis trop longtemps sous le joug de la puissance anglaise. Trois rêves, trois révoltes, trois destins qui se construisent, loin des mesquineries du microcosme colonial. Trois personnes qui apprennent à aimer le monde âpre du continent noir, à découvrir ses secrets ancestraux, la lutte pour la liberté. Chez Le Clézio, le récit est une mosaïque de genres littéraires où se croisent poésie, mythologie et parabole. Onitsha est parsemé de métaphores et de phrases itératives, restituant un texte musical à la manière d'un refrain.

Pascale Arguedas

 

Lire le dossier sur JMG Le Clézio.

 

 

Désert


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Édition Gallimard, collections "Blanche" et "Folio".

 

La toute jeune Lalla a pour ancêtres les « hommes bleus », guerriers du désert du Rio de Oro, chassés et traqués du sud au nord par les conquérants français, puis impitoyablement massacrés. Mais le sang des hommes bleus a survécu en Lalla. La vie de la petite Maure, dans un bidonville d’une grande cité proche de la mer, est constamment doublée, dominée par l’épopée chantante, obstinée, orgueilleuse de la race que les maîtres d’autrefois avaient cru vaincre. Lalla, enfant du désert, est fascinée par l’apparition d’un mystérieux homme bleu qu’elle nomme Es Er, c’est à dire « Le Secret ». Marquée par la puissance de la nature et des légendes, par son amour pour le Hartani, un jeune berger muet qui lui révèle son corps, par son évasion manquée vers « leur » désert avant l’exil à Marseille dans un quartier misérable car ses frères immigrés végètent. Lalla a beau travailler dans un hôtel sordide, être enceinte du Hartani, devenir une cover-girl célèbre grâce à un photographe de mode ébloui par sa beauté, rien n’éteindra au cœur de la jeune femme sa foi religieuse et sa passion du désert. Un jour, elle y retournera toute seule, en rescapée de l’enfer des hommes.

Voici l’histoire de la jeune Lalla, aux prises avec les colonisateurs français (1909-1912), dans le Sud marocain. Nourrie au sein des déserts, abreuvée de légendes intimes et porteuse de l'histoire des peuples, Lalla erre inlassablement sur le chemin du retour. La certitude de l'appartenance, le souvenir des paysages perdus constituent les forces vitales que ne peuvent ébranler la vulgarité des hommes ou l'emprise de la ville. Lalla échoue dans le sordide quartier du « panier » de Marseille, mais avec la lumière du désert dans les yeux et le sang des guerriers du Rio de Oro dans les veines. Si la force de l'identité rend tout exil cruel, elle tient aussi lieu d'espoir. JMG Le Clézio traque une beauté originelle que notre civilisation a perdue mais dont la société des « hommes bleus » du désert a su conserver le souvenir, malgré le développement de la modernité. L’écriture est d'une simplicité trompeuse, élégante, raffinée, chargée de sens, de couleurs, de chaleur, de beauté, d’émotions. L’auteur le dit si bien d’ailleurs : « La langue française me va comme un gant »! Un roman envoûtant, magnifique !

JMG Le Clézio a reçu pour Le Désert le grand prix Paul-Morand, décerné pour la première fois par l'Académie française.

 
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P
Merci pour tes passages sur mon blog, cela me touche beaucoup, en mon absence j'ai eu beaucoup de bonnes surprises !!<br /> <br /> Et à bientôt j'espère.<br /> PS : Je reviendrai pour lire tes écrits...
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